Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Témoignage

  • Le 17 novembre révolte du pays réel ?

    Imprimer Pin it!

    derugy.jpgLe 17 Novembre c'est le pays réel qui se révolte à cause de la hausse des prix du diesel principalement mais pas seulement. Il s'agit surtout de protester contre la baisse du pouvoir d'achat, les injustices toujours plus criantes contre les salariés, tous ceux qui ne sont pas assez riches pour se passer des aides, pas assez pauvres pour en bénéficier. Le pays réel prend sa voiture pour aller au travail car il n'a pas le choix la plupart du temps, les transports en commun étant soient hors d'âge, soient bondés, soient subissant une insécurité dangereuse.

     

    Comme c'est un mouvement spontané hors de tout appareil de parti ou de syndicat, personne ne peut dire quelle en sera l'ampleur réelle...

     

    La dichotomie entre pays légal et pays réel ne commence pas avec Macron, cela fait des décennies que ça dure, entraînant une politique suicidaire pour la France.

     

    Le pays légal, c'est celui des élites, des représentants théoriques du peuple, des gouvernants, de ceux qui ont forcément les codes pour réussir et de leurs larbins. Le pays réel ce sont tous les autres, ceux qui ne sont d'aucune coterie, qui ne disposent d'aucun privilège, la classe moyenne en général, tous ceux qui n'ont pas les réseaux qu'il faut. La distance entre les deux a tendance à se creuser, de plus en plus profondément, Il y a des familles qui vivent avec moins de 1500 euros par mois d'autres beaucoup plus rares certes pour qui c'est l'argent de poche des enfants.

     

    L'abîme entre les milieux ne vient pas que de là d'ailleurs, ce n'est pas juste une question matérielle même si de temps en temps le pays légal coopte un de ses larbins pour en faire un des leurs, mais encore faut-il que celui-ci soit très docile, très obséquieux...

     

    Le pays légal est de plus en plus coupé de la base. Il est méprisant, dédaigneux, condescendant, voire complètement hors sol ainsi François de Rugy qui ose se plaindre du plafond (voir à ce lien) de son bureau devant deux « gilets jaunes » précarisés par la taxation toujours plus importantes de ceux qui travaillent, qui vont au boulot, qui sont obligés de le faire jusqu'à la retraite dont l'âge devient de plus en plus incertain. Ne parlons pas de Benjamin Griveaux évoquant les électeurs de Wauquiez qui seraient tous des « ploucs » la clope au bec (une « gitane maïs » évidemment) conduisant des « diesel » polluants (voir ma source). Le pays réel a été anesthésie par des années de décervelage intensif et de masochisme mémoriel constant qu'on lui impose à longueur de temps...

     

    On ne compte pas les génocides dont la France serait coupable, toutes les atrocités qu'elle aurait commise avant..

     

    Et je ne parle même pas de Paris bientôt interdit aux diesel d'avant 2001 donc aux précaires pas assez riches pour se payer une nouvelle bagnole...

     

    Quelle indécence que ces déclarations de Griveaux et de Rugy, quelle morgue !

     

    Le pays légal n'a qu'une préoccupation et une seule, préserver les intérêts matériels des vrais maîtres de ce pays ou de l'Union Européenne, les grands financiers, les grands patrons, les familles bourgeoises. Il n'y a aucun clivage au sein du pays légal, à peine distingue-t-on ceux qui sont plus hypocrites moralement (pour la morale individuelle) des autres. Rappelons qu'ils s'entendent sur un point, la morale est totalement étrangère à l'argent :

     

    En gagner, le dépenser en consommant les biens et les êtres de la même manière...

     

    La distinction entre pays légal et pays réel est de Maurras oui ami lecteur, frappé d'indignité nationale car antisémite et ayant soutenu un temps Vichy. Mais le concept est toujours pertinent. J'évite par la phrase précédente un effort de recherche aux éventuels flics de la pensée qui me lisent. Mais si on retenait les concepts uniquement de personnes moralement parfaites il ne resterait plus grand monde. Ne garderait-on sans doute que l’Évangile qui évoque elle aussi des êtres humains se trompant souvent et avec force .

     

    Le 17 Novembre peut être un début plutôt qu'un pétard mouillé...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    image empruntée ici

     

  • L'acceptation derrière les grands mots

    Imprimer Pin it!

    internet, web, société, politique, société, amaury watremezDans un excellent article du "Causeur" papier de ce mois Anne-Sophie Nogaret fait une réflexion à mon avis très juste, malheureusement. La plupart des témoignages #pasdevague sont anonymes sans que cela ne choque grand-monde, ils le sont car finalement ils acceptent encore l'humiliation quotidienne, l'ont intériorisée comme ils ont intériorisé le manque de courage. On peut étendre cette constatation à tous les commentaires, articles et autres que l'on trouve sur le réseau contre les dérives de l'Islam, pour soutenir -superficiellement- Asia Bibi, et autres grands déclarations très appuyées dénonçant les exactions fondamentalistes musulmanes.

     

    Beaucoup, toujours sur le net, toujours anonymement, reprochent aux "indignés" professionnels (éditorialistes bon teint, profs, chrétiens de gauche) de ne pas avoir organisé de "marche blanche", de ne pas avoir accroché de photos aux fenêtres de l'Hôtel de ville. Certes mais où, quand et avec qui une manif organisée par ces contestataires de la bien-pensance a-t-elle eu lieu ? On chercherait vainement. Ces reproches sont malgré tout légèrement injustes car la France officielle a proposé d'accueillir Asia Bibi par la voix du quai d'Orsay, même Anne Hidalgo sans doute par hypocrisie...

     

    ...Mais ils l'ont fait. Et quelques uns de nos politiques bien que terriblement imparfaits ont quand même réagi.

     

    Est-ce sincère ? Je ne sais pas sonder les reins et les cœurs mais ils l'ont fait. C'est déjà mieux que rien.

     

    La plupart des internautes énonçant des faits d'ailleurs très pertinents, très intéressants mettant en cause la progression des communautarismes, émanant d'expériences personnelles ne le font également que très rarement en leur nom propre. Pour quelle raison particulière se cachent-ils alors que par essence, par la loi, par l'histoire, par leur culture, pas leur lignée, notre pays qui souffre de la montée de l'islamisme est pourtant le leur ? Sa tradition n'a rien à voir avec la Chariah ou les hadiths. Ce sont pourtant les français dits de souche les plus nombreux. Mais c'est finalement assez simple. Ils sont également dans la même acceptation, la même intériorisation de leur lâcheté car il faut appeler les choses par leur nom. Et la pression idéologique n'excuse pas tout. Ni même la judiciarisation constante de tout ce qui pas conforme pour le politiquement correct...

     

    Après tout c'est encore le peuple qui est souverain, ou alors serait-ce que sa souveraineté est depuis longtemps méprisée et qu'il a pris l'habitude de ce mépris ? Il semblerait bien...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

  • L'hystérie mémorielle

    Imprimer Pin it!

    pétain, macron, vichy, histoire, société, politique, amaury watremezMacron a fait une déclaration honorant objectivement la mémoire de Pétain pour la Première Guerre ce qui a déclenché une hystérie généralisée. Il l'a fait sans doute par calcul, pour complaire à la droite de la droite. Mais dans le fond de l'affaire il faut bien admettre qu'il n'a pas entièrement tort...

     

    Depuis 1945 la France est semble-t-il dans une boucle temporelle, elle vit dans un présent politique continuel devenant très pénible qu'on l'évoque à gauche mais aussi à droite. On ne sort pas de la mythologie du pays entièrement résistant en fait mais en secret, ou de la version doloriste du "tous les français coupables" de la collaboration et du "Vel d'Hiv". Entre les deux, rien. Il me semble pourtant que l'on célèbre encore la "Fête des mères" instituée par Vichy et que d'autres de ses lois et intentions sont toujours suivies. C'est Vichy qui lança cette idée de grande école de hauts fonctionnaires par exemple.

     

    Rappelons qu'à Vichy on trouvait surtout de ce genre de personnages surtout soucieux de leur carrière avant tout, dont Bousquet, Papon et un certain président de la République de gauche élu le 10 mai 1981.

     

    A propos de tel ou tel homme politique, on n'en finit pas d'évoquer les figures tutélaires de De Gaulle, Pétain, Laval, Darlan et d'autres personnages perçus à chaque fois de manière très caricaturale. Pétain par exemple est toujours désigné comme le parangon du dirigeant d'extrême-droite, De Gaulle comme le résistant ultime. En 2018 Tout le monde d'ailleurs se revendique du gaullisme. Darlan et Laval sont des seconds rôles mais archétypes eux aussi du totalitarisme. A droite de la droite, Laval qui en a le physique il est vrai est le traître de comédie, le vrai méchant de Vichy. On n'en peut plus de ce fourvoiement constant, de ce déni de réalité, de cette volonté farouche de ne surtout pas réfléchir au présent.

     

    Nous sommes en 2018 et la France se trouve confrontée à des crises tout aussi graves que celle de l'été 1939 ou 45 et c'est celles-ci qui importent. C'est celles-ci que nous avons à résoudre.

     

    Le réel de ces périodes est quand même un peu plus complexe. De Gaulle était d'Action Française jeune quand il était lycéen, comme la plupart des camarades de son milieu il est vrai. Et dans un tract de ses jeunes années on retrouve un projet de restauration monarchique qui dans les grandes lignes ressemble beaucoup à la Vème République, qui est une monarchie républicaine. Le général était sans doute beaucoup plus à droite que Pétain qui obtint les pleins pouvoirs de l'assemblée du Front Populaire excepté 80 députés. Pétain est donc porté au pouvoir par la gauche après que la France ait connu une des pires défaites de son histoire.

     

    il faut se remettre dans l'époque. Ils ne furent pas vraiment nombreux ceux qui écoutèrent l'appel de Londres, ils ne furent pas vraiment nombreux ceux qui n'acceptèrent jamais la défaite. Parmi eux d'ailleurs on trouve surtout des anciens "camelots du Roi" dont Honoré d'Estienne d'Orves, le jeune Hélie de Saint-Marc ou encore ces jeunes anonymes d'AF se réunissant clandestinement les 11 novembre 1940 et 1941 et ayant tous fini dans les camps de concentration.

     

    Nous scandalisant pour beaucoup d'entre nous de l'attitude des français pendant cette période, essentiellement attentistes, le président de la ligue des droits de l'homme en visite à la fac de Nanterre en 1994 nous avait suggéré de nous poser franchement la question sur ce que nous aurions fait réellement ces années là. La réponse est assez simple, nous aurions sans doute été attentistes. alors plus de 70 ans après nous refaire encore et encore le même laïus masochiste mémoriel sur la question est extrêmement désagréable. Toute cette hystérie qui entretient la désagrégation du lien social et national est à oublier une bonne fois pour toutes.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Intégristes contre intégristes

    Imprimer Pin it!

    religions, islam, catholicisme, politique, société, amaury watremez, intégrismesA chaque fois que l'on tente d'évoquer sérieusement l'Islam fondamentaliste en France, un des deux fléaux déchirant nos banlieues avec la multiplication des "incivilités" pour reprendre le terme pudique des médias et nous amenant doucement à une guerre civile, on leur oppose les catholiques "tradis" ou dits "tradis" comme si c'était la même chose. Moi qui ai fréquenté ce milieu catho tradi et qui les connait bien, je trouve ça rigolo. Cela me rappelle cette descente en voiture avec quatre d'entre eux dans la Midi de la France. Comme nous étions vendredis de Carême les "dangereux" "tradis" suggérèrent de ne pas manger et boire, ou un quignon de pain et un verre d'eau. Ce que nous fîmes sur un parking d'aire d'autoroute.

     

    Notre chauffeur en profita pour faire le plein et désœuvrés nous errions dans les rayons du magasin collé aux pompes les yeux comme ceux du loup de Tex Avery dés que nous croisions quelqu'un avec un sandwich. Deux d'entre nous "fanatiques" que nous étions s'achetèrent quelque chose de plus consistant et de quoi se désaltérer. Voilà pour le fanatisme de ces dangereux catholiques qui de temps en temps participaient à des manifestations d'une violence indicible (récitation du chapelet dans la rue, procession avec des cierges aussi dangereux que des mitraillettes c'est bien connu).

     

    Je ne les renie pas, je n'ai aucun ressentiment à leur encontre. Avec le recul l'épisode est même plutôt amusant. Tellement de "non dits" au fond tout comme dans cet épisode de "Strip Tease" où l'on voyait de jeunes charismatiques affirmer s'être "guéri de la masturbation" et se regarder les uns les autres pour surveiller lequel aurait l'air le plus coupable...

     

    Je les quittai au moment de "la dernière tentation du Christ" quand les adultes manipulant ce mouvement de jeunes abandonnèrent à leur sort les exaltés qui ont mis le feu au cinéma saint Michel, exaltés qu'ils avaient embrigadés et dans le cerveau desquels ils avaient martelé la nécessité de commettre quelque action stupide. Et puis brûler un cinéma c'est comme brûler des livres, c'est pour moi strictement inconcevable quelles que soient les œuvres considérées. Je ne brûlerai même pas les romans de Christine Angot ou ceux de Marc Lévy c'est dire. La censure est encore bien réelle dans ce pays, de plus en plus insidieuse au nom d'une idée frelatée du respect.

     

    Quant au rôle des femmes chez les catholiques "tradis", si évidemment dans le discours il est perçu sous un angle très réactionnaire, dans les faits il en est tout autrement. Et je me rappelle plus d'une fine mouche, d'une maline qui contournait les cadres moraux très stricts sans aucune difficulté.

     

    La difficulté avec l'Islam radical est bien différente. C'est un contre-projet de société s'opposant à la nôtre, à notre histoire, à nos valeurs, à l'éducation que les  occidentaux prodiguent encore à leurs enfants pour certains d'entre eux, certes ils sont de moins en moins nombreux il est vrai. Ce contre-projet se manifeste à travers des signes concrets dont les voiles ne sont pas des moindres. Je parlais des femmes, mais si on évoque "le" voile mais il y en a en fait de différentes sortes, de celui couvrant un peu à celui couvrant beaucoup voire tout. Ces femmes le portent ou sont poussées à le faire pour cette seule et unique raison militante. Dans la plupart des cas elles finissent toutes par porter l'intégral.

     

    Quand ils jeûnent non seulement les croyants musulmans jeûnent avec ostentation pour la majorité d'entre eux mais ils incitent les autres à le faire voire suggèrent aux autres de faire pareil quand ils s'y adonnent Personne ne mange du tout y compris les non musulmans qui dans la presque totalité des cuisines scolaires françaises n'ont quasiment plus le droit de manger du porc. Si d'aventure il y en a au menu c'est indiqué par des signaux dramatiques ou bien marqués, écrit en rouge ou en caractères bien gras comme la "junk food". C'est celui qui mange ou qui consomme du cochon le coupable, l'enquiquineur dans de nombreux collèges et lycées de banlieue, et non le religieux imposant sa manière de voir par des intimidations diverses et variées.

     

    Celle ou celui dénonçant la violence bien réelle dans les établissements scolaires et ses quartiers est également de ce genre d'emmerdeurs. Il ne faut surtout pas rappeler le réel, c'est mal en soi, c'est mauvais, c'est interdit. Cela contredit tous les bons principes des uns et des autres, la vision rose bonbon qu'ils ont de notre société violente. Il faut dire que la plupart des bons apôtres n'est pas touché par le problème; ils n'habitent pas les quartiers dangereux à l'exception d'un ou deux illuminés pour lesquels c'est encore plus incompréhensible.

     

    Quand la déflagration sociale aura lieu, que diront-ils ? Est-ce que les bonnes intentions servent à quelque chose à ces moments là ? Ou deviendront-ils sans doute des adeptes d'une politique de collaboration...

     

    J'attend aussi la marche blanche pour soutenir Asia Bibi acquitté pour son "crime", avoir bu de l'eau dans un puits réservé aux musulmans...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Des solutions à la crise morale

    Imprimer Pin it!

    société, agriculture, culture, politique, écologie, développement, amaury watremezNotre société se croyant tellement avancée, tellement moderne traverse une grave crise morale, sans précédent, certainement la pire de son histoire. Elle affecte tous les aspects de notre vie et crée une aliénation à laquelle il est compliqué de remédier. La plupart des personnes sentent bien qu'elles vivent mal, sentent bien que beaucoup de choses -intangibles- leur manquent. Il ne s'agit pas de creuser bien loin :

     

    Je parle de l'alimentation, de la vie quotidienne, des habitudes déplorables prises très tôt, de l'addiction à des objets connectés qui s'ils sont des outils formidables ne doivent pas prendre trop de place. Je parle aussi du déni de l'histoire, de la littérature, de tout ce qui au fond peut mobiliser les individus vers plus d'indépendance d'esprit.

     

    Je ne suis pas le seul à faire ce constat sur tout le spectre de l'éventail politique on trouve des personnalités lucides dont les constats se rejoignent tous, de Jean-Claude Michéa à François-Xavier Bellamy en passant par Michel Onfray ou Christophe Guilluy. Sociologue, géographe, philosophe, ils en tirent tous les mêmes conclusions.

     

    Cette aliénation nous fait oublier un aspect fondamental de notre récit national, nous concernant collectivement, la France était un pays essentiellement rural, un pays où la terre devrait être le premier des patrimoines à protéger (voir celui de l'Europe, voir à ce lien l'initiative « People for soil » et la pétition qui s'en était suivie en 2017). Quand on lit le journal de Paul Léautaud, quand j'écoutais mes grands parents parler de leur enfance, même Paris était une grande ville paysanne, Montmartre était un village et personne n'oubliait ses liens avec la nature.

     

    Pourtant, dans les années 60-70, la grande industrie a encouragé le regroupement des parcelles et le développement d'une culture intensive dépensière en capitaux, en gas-oil, en maintenance, et donc impliquant un endettement maximum des agriculteurs. Certains actuellement gagnent à peine un RSA en travaillant beaucoup plus que 35 heures par semaine.

     

    Ceux qui n'y arrivent pas sont donc condamnés à remplir les rangs du « lumpenprolétariat » le plus précaire.

     

    Pourtant les solutions existent. Elles nécessitent bien entendu un discernement sur ses envies, ses capacités et sur notre perception du réel car elles supposent des efforts dont nous n'avons plus l'habitude et plus de patience que dans notre « Barnum consumériste » (TM°) adepte de l'immédiateté absolue. Celles-ci existent en dehors de tout discours politique ou idéologique, de tout enrobage intellectuel qui est souvent le fait d'ailleurs de bourgeois pédagogues qui idéalisent la campagne et une vie qu'ils seraient pour beaucoup incapables de mener. Ce n'est pas comme dans une pub de jambon sous vide...

     

    Combien de « retours à la terre » désastreux pour des ménages qui n'y avaient pas beaucoup réfléchi ! Et qui finissent par faire le spectacle pour des voisins qui s'en seraient bien passé...

     

    Il y a « le potager du paresseux » de Didier Helmstetter (voir à ce lien), une de ses idées parmi d'autres. Il préconise en effet beaucoup plus que cela, suggérant de revenir à une culture avec beaucoup moins de machines et qui permettent justement aux agriculteurs de vivre décemment, de revenir à des gestes anciens, des techniques pratiquées par nos ancêtres, de laisser du temps à la nature...

     

    Son « potager du paresseux » est cependant intéressant pour les familles, les ménages, tous ceux se souciant de vivre de manière équilibrée sans pesticides, sans engrais, sans travailler la terre à outrance, la tournant et la retournant en la maltraitant à outrance. Il tond l'herbe d'une prairie et recouvre la partie du terrain de foin, l'herbe en pourrissant nourrit et attire les vers de terre, ce qui la fertilise. La balle de foin vient d'un agriculture voisin, elle ne présente pas les risques de la paille ou du Bois Raméal Fragmenté (des branches d'arbres broyées) qui permet cependant d'économiser le foin en ayant juste un broyeur chez soi, le BRF convenant mieux à certains végétaux. Il est composé des parties les plus riches en nutriments pour la terre de l'arbre (voir la définition complète à ce lien).

     

    Cette technique permettrait aux particuliers de se nourrir sainement et intelligemment, en respectant le cycle des saisons, avec des efforts physiques minimum, de vivre sur leur production voire même d'en vendre une petite partie pour les plus doués. Bien sûr, cela suppose de se baisser, d'abandonner toutes les habitudes de facilité (prendre la nourriture sur les rayons du supermarché, payer en caisse des fruits et légumes sur-traités), de ne pas être paresseux justement.

     

    Bien entendu, profitant de l'aliénation des populations, de leur mal-être certains ainsi que le rappelle Didier Helmstetter, en profitent pour gagner de l'argent sur le dos de naïfs ne connaissant rien au jardinage et à l'agriculture. Ces charlatans laissent entendre que n'importe qui peut gagner un SMIC en se débrouillant bien sur une toute petite surface cultivable. Sa méthode ne tombe pas non plus dans l'écueil de la « permaculture » qui est une idéologie forgée dans les années 70 (voir à ce lien plus de détails). Elle naît avec le livre « Perma-Culture 1, une agriculture pérenne pour l'autosuffisance et les exploitations de toutes tailles » de Bill Mollison et David Holgren. Leur discours est teinté de toutes les idées « new age », d'un syncrétisme spirituel un peu pénible, toutes choses inutiles car il s'agit juste d'être pragmatique...

     

    En parlant de pragmatisme, je terminerai cet article en présentant l'initiative BRF 276. Celle-ci rejoint les initiatives et projets comme ceux de Didier Helmstetter et certains ingénieurs agronomes en évoquant l'utilisation du BRF pour la plupart des culture plutôt que des machines agricoles trop chères, et là encore sans pesticides, sans glyphosates d'aucune sorte, avec un rendement aussi important pourtant (voir les vidéos à ce lien). Il faut juste sortir du moule, des schémas imposés, des idées prêtes à penser sans se soucier de correspondre à tel ou tel camp politique, ni néo-pétainiste, ni écolo, ni baba-cool adorateur de Gaïa.

     

    Je songe aussi à ce rêve de mon grand-père paternel qui avait imaginé pour l'Aisne un semis de petites exploitations sur lesquelles des populations précaires auraient vécu largement mieux qu'en allant se paupériser à tous les niveaux, dont culturel et intellectuel, dans les grandes villes. Il rêvait, il n'avait pas pris en compte que son projet supposait de faire des efforts ce à quoi beaucoup encore maintenant ne sont pas prêts. Mais tout n'est pas perdu, les solutions existent, elles sont là, à nous d'en faire quelque chose, de reprendre la main...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    illustration empruntée ici

    (Camille Pissarro la cueillette de pommes de terre)

  • La démocratie en 2018

    Imprimer Pin it!

    politique, démocratie, élections, société, amaury watremezIl n'est pas rare maintenant que beaucoup lors des élections, en cas de victoire du candidat adverse, parlent d'élections truquées, bien entendu, sans preuves ni chiffres, ni faits. Alors que la réalité est simplement qu'ils sont passifs face aux gouvernants. D'autres encore se justifient de ne pas faire leur devoir civique qui dans d'autres pays peut conduire à la peine en arguant que cela ne sert à rien de se déplacer. C'est certain, s'ils ne bougent pas, s'ils ne votent pas, rien ne changera. Il en est encore qui évoquent le fameux gouvernement secret du pôle Nord, ou Sud, je ne sais jamais, pour se justifier dans leur apathie. Car les citoyens en 2018 sont le plus souvent apathiques.

     

    « L'épaisse sottise démocratique » est de plus en plus épaisse et molle...

     

    A quelques exceptions notables bien entendu. Ces exceptions ont le droit à un contrôle fiscal pour les calmer, à l'une ou l'autre admonestation, ou alors sont rangées dans le camp des « populistes », cette appellation fourre-tout bien utile au pouvoir et ses larbins. D'ailleurs chez ces « populistes » personne n'a compris l'utilité de s'unir, ou c'est juste que ceux-ci jouent leur partition et sont dans leur « emploi » de comédie pour complaire au pouvoir.

     

    Ou alors d'autres paresseux du bulletin de vote trouveront bien l'un ou l'autre bouc-émissaire comme excuses. C'est pas de ma faute si rien ne bouge, c'est de la faute des autres. Et tous de hurler régulièrement au déni de démocratie, aux atteintes à la liberté d'expression quand on les empêche d'injurier leurs têtes de turcs favorites, de voter blanc alors que le vote blanc n'est pas reconnu. Ce n'est pas très sérieux, car les vrais responsables ce sont les populations qui n'ont au fond pas réellement envie de se libérer. Ce n'est pas non plus les « chaînes » facebook (TM°) ou d'autres réseaux sociaux que comme d'autres je reçois régulièrement qui changeront quoi que ce soit.

     

    Ou arborer un gilet jaune le 17 novembre, là on imagine de suite la peur panique du pouvoir en place, la terreur de Macron et ses thuriféraires !

     

    Faire circuler une info c'est bien mais la circulation de celle-ci ne changera rien si ce n'est pas suivi d'effet immédiat dans le réel. Quand nos ancêtres apprenaient la mise en place d'une injustice ou d'une autre, beaucoup quittaient derechef leur confort et faisaient ce qu'il fallait. Ils laissaient en plan leur travail, leur famille, leurs amis, prenaient les armes, souvent se faisaient trouer la peau. C'est en partie grâce à eux que nous disposons du suffrage universel direct.

     

    Il suffit de toutes façons prendre le train de banlieue, n'importe quel train en fait, pour se convaincre de la superficialité de ce système que nous devons pour les hommes au moins à nos ancêtres de 1848 (pour les femmes un siècle plus tard en 1945) . Ce n'est pas que je me mets au-dessus des autres, que je m'imagine supérieur. Mais ce type qui écoute du rap à fond, cet autre qui parle dans son gadget comme s'il était sourd, cette dame qui fixe obstinément le plan des transports en commun pour ne pas avoir à croiser le regard des voisins, ces jeunes le nez fixé sur leur smartphone pour éviter toute interaction sociale, qu'on ne me dise pas qu'ils voteront en leur âme et conscience après avoir soigneusement épluché, lu et analysé les programmes des candidats aux élections. Sans parler de cette foule qui quel que soit le milieu social est prête on le sent à écraser l'autre pour rentrer plus vite dans le wagon, ou en sortir. Le règne du « moi d'abord ».

     

    Certains parmi eux se souviendront d'une des blagues de Coluche sur la démocratie ;

     

    « La dictature, c'est "ferme ta gueule". La démocratie, c'est "Cause toujours ».

     

    Coluche qui faisait ses blagues et appelait à voter pour un revenant cynique de la IVème République après sa candidature gag en 1981, d'autres se rappelleront de ce que disait Desproges dans « le manuel de savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis » :

     

    « Par exemple, l'enfant croit au Père Noël. L'adulte non. L'adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote.  »

     

    La démocratie existe toujours en 2018, mais personne ne s'en sert vraiment, ne veut aller jusqu'au bout, pour une seule raison, la peur terrible de perdre tout ou partie de son confort matériel et intellectuel. C'est la raison pour laquelle la majorité obéit aux injonctions pseudo anti-fascistes depuis quelques décennies déjà...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Témoignage de prof trouvé dans une bouteille rejetée par la mer

    Imprimer Pin it!

    marquise.jpgJ'ai trouvé ce témoignage dans une bouteille rejetée par la mer.

    Je le publie tel que...

    #pasdevague

    J'ai été professeur en Lettres-Histoire en ZEP de 2001 à 2014, j'ai vu croître et prospérer le problème chaque année un peu plus. Je me suis aperçu à quel point c'était devenu grave le jour où j'ai tenté de passer "Rabbi Jacob" à mes élèves. Des réactions violentes, haineuses d'une abjection sans bornes et ce malgré tout les litres de guimauve déversés depuis des années par l'administration.

     

    Des profs réellement idéologues j'en ai vu finalement très peu, ce n'est qu'une minorité folklorique, la plupart n'ont en fait pas d'idées. La légende du prof gauchiste forcément m'exaspère. En fait ils ont la trouille pour des raisons prosaïques (tu comprends si j'interdis le voile dans mon cours on me crève les pneus ce qui en 2002 quand il a commencé à y en avoir était faux). On pourrait évoquer aussi l'ignorance totale de l'Islam et de la religion musulmane. Le manque de culture religieuse est un grave problème, car il entraîne des réactions toujours inappropriés.

     

    Je crois également surtout que la plupart des collègues suivent le mouvement. Il serait faux de dire que la hiérarchie n'est pas derrière nous, à Evreux au moins elle l'était toujours. Je me souviens de cette fois où ayant envoyé valser la casquette d'un gamin celui-ci avait obtenu 48h d'ITT d'un médecin complaisant, un de ceux voulant s'assurer une clientèle dans les "cités", ma direction m'avait soutenu à fond sans barguigner. 

     

    Je me rappelle également de cette coordinatrice de matière nous faisant un superbe discours sur l'intégration par la culture, le savoir, tout ça, puis sincèrement surprise ensuite (j'avais déjà une réputation de malpensant) que je prenne des classes à majorité maghrébine sans me poser plus de questions. Sans parler de l'hypocrisie totale autour des filières dites techniques ou professionnelles où les collègues envoient toujours les gosses "par défaut". Curieusement les profs n'y mettent jamais leurs gosses. Étrange, non ?

     

    Le problème du corps professoral il est :

    - dans le recrutement, on recrute des gens qui n'ont aucune autorité. L'autorité on l'a ou pas. Point

    - dans la formation, assurée souvent par des gens n'ayant pas vu une classe depuis belle lurette. 

     

    Je suis maintenant dans un "bon" lycée mais c'est rigoureusement la même chose. Esprit consumériste des gosses et des parents face au savoir, mépris des profs, dédain envers leur boulot pédagogique, rejet de l'excellence, de l'idée d'effort, de travail, que tout don se cultive...Et l'atmosphère de se dégrader progressivement chaque collègue jouant sa partition de son coté. Et tout le monde fermer les yeux songeant qu'avec un peu de méthode Coué ça s'arrangera peut-être tout seul ?

     

    Mais tout va très bien madame la marquise...

    image empruntée ici

     

                                                                             Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Une société plus humaine avant

    Imprimer Pin it!

    feteforaine.jpgJe ne supporte pas les personnes qui noircissent l'époque hors de mesure. Si ça se trouve, nos descendants la verront comme un âge d'or, une période insouciante et légère. J'en suis même certain vu ce que nous leur laisserons en héritage :

     

    Du dérèglement climatique à une société en voie d'implosion, explosion à plus ou moins court terme.

     

    Nous sommes insouciants, fixés dans un présent perpétuel, politique et social, qui nous empêche de voir plus loin que le bout de notre nez. Y compris ceux qui sont persuadés de savoir, d'être des initiés aux secrets du monde, aux complots bien cachés derrière la politique de tout les jours. Eux aussi au fond s'amusent et dansent au-dessus du volcan...

     

    Si la politique avait dû être une solution aux problèmes et souffrances du monde, il y a longtemps que cela se saurait en effet. Les idéologies globalisantes qu'elles soient de droite comme de gauche n'ont au fond entraîné que des massacres divers et variés, une iniquité sans nom et des peuples dressés les uns contre les autres sans espoir de retour. Elles ont aussi profondément implanté en nous l'illusion que l'on peut changer le monde, faire évoluer les choses d'un trait de plume, quitte pour cela à forcer un peu la main de ceux qui ne sont pas d'accord, ou légèrement réticents en oubliant que la nature humaine n'est pas une mécanique que l'on règle selon ses désirs.

     

    Une loi empêchera forcément le racisme, une autre la violence, une autre encore la connerie (ah non celle-là ils n'ont pas osé la sortir)...

     

    En route, vivant dans ce présent perpétuel qui fait que beaucoup sont en fait bloqués dans leur adolescence, voire leur enfance et ne savent pas comment en sortir, ne le veulent pas, refusent de grandir dans un complexe de Peter Pan universel, Nous avons perdu en route le sentiment d'appartenance à un passé, à une lignée d'ancêtres. Nous avons oublié ce qu'ils nous transmettaient, leurs gestes, les liens qu'ils avaient construit entre eux. Parfois tel ou tel croit redécouvrir le Graal en en retrouvant certains, ils redécouvrent l'eau tiède ? Ce qui conduit de temps à autres certains d'entre eux à écrire alors un traité de « coaching » ou de philosophie vulgarisatrice qui fait fureur un temps et se vend toujours bien.

     

    Des petits malins surfent également sur ce besoin de fondamentaux perdus et font des affaires sur le mal-être et l'aliénation des populations...

     

    Bien sûr, tous n'ont pas complètement perdu cette solidarité ancienne, ces gestes d'avant qu'ils se font un devoir de perpétuer. Ils sont rares. Mais pas autant qu'on pourrait le croire. Il y a aussi tous ces gens qui reviennent dans la région de leurs parents et grands parents, s'y sentent mieux que dans un cadre urbain et qui préfèrent perdre quelques avantages matériels finalement superflus pour mieux vivre car on vit mieux en renonçant à tous ces plaisirs tristes qui nous semblent tellement indispensables de nos jours. Je ne les renie pas tous pour autant, les réseaux sociaux permettent des retrouvailles ou des rencontres qui n'auraient peut-être pas pu se faire auparavant. Ce sont des outils malgré tout formidables qui sont aussi des vecteurs de liberté, malgré la modération bien-pensante et les petits censeurs de joie.

     

    En constatant ce que nous subissons maintenant depuis des lustres, et l'absence de réactions des personnes, leur apathie quasiment totale face à un pouvoir bien plus arbitraire et intrusif que ne l'ont été les rois en France par exemple, contrairement à leur légende noire, on se dit qu'il n'y a pas de solution politique. La solution n'est pas dans le « survivalisme », cette nouvelle doctrine qui est une idéologie aussi inepte que les autres . Il est difficile également de faire les choses de manière aussi radicale que le personnage principal de « Captain fantastic », voir ci-dessous, bien que parfois on se le demande après tout.

     

    Je ne dis pas que c'était forcément mieux avant, on pouvait mourir d'affections mineures, ou de froid. La nature humaine n'était sans doute pas meilleure, mais plus humaine, la société l'était certainement. Elle n'était pas l'empilement d'individus de la société de 2018, les uns à côté des autres sans aucun lien réel les uns avec les autres en dehors de leur appétence commune pour ces « plaisirs tristes » dont il était question plus haut, rappelant les Elois de H.G Wells dans la "machine à voyager dans le temps"...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    image empruntée au groupe « nos villes et villages d'antan » sur Facebook

  • De l'aseptisation en politique

    Imprimer Pin it!

    politique, aseptisation, société, yann barthès, quotidien, amaury watremezPour évoquer l'aseptisation du discours en politique, et la peur panique des personnes qui la font de dire les choses clairement au risque de passer soient pour fâââchiistes soient pour populistes, à quelques exceptions près, rien de tel qu'évoquer « Quotidien » de Yann Barthès pour la critiquer où l'on parle tout le temps d'une politique qui serait lavée à l'eau de javel...

     

    Il est donc parfois intéressant de regarder -pas trop longtemps- cette émission car ainsi l'on connaît parfaitement le discours du système, et ses cibles prioritaires, ses détestations et ce qu'il porte aux nues, son point de vue aussi sur la forme idéale du discours politique. Barthès c'est le « nouveau monde » à l'état chimiquement pur, un donneur de leçons de morale en politique, et aussi un laudateur d'une certaine vertu en politique. On sait pourtant très bien ce que finit toujours par donner la dictature de la Vertu en politique, cela aboutit toujours à une privation de libertés des citoyens au nom d'un pseudo-intérêt général.

     

    Les cibles de Barthès ainsi que de tout les médias « mainstream » c'est Jean-Luc Mélenchon et son parti, Marine le Pen et le sien, car souverainistes à divers degrés. A jet continu. Ce sont des attaques grossières contre eux, toujours en partant d'exemples de militants présentés comme ploucs, extrêmes et soient racistes, soient violents. C'est facile comme procédé, simpliste, c'est un procédé d'indic en somme. Il suffit de choisir le beau parleur qui veut passer à la télé, ou le rigolo de service, ou le matamore local. Et il y en a toujours, un fier à bras ou deux, pour se mettre en avant souvent même contre les préventions des responsables.

     

    Par leur mépris, et leur dédain, qu'ils cachent à peine, les journalistes-militants de « Quotidien » provoquent parfois aussi des esclandres pour bien montrer à quelque points les ennemis de la doctrine libérale libertaire sont des salauds évidents. Avec les militants et les responsables LR, LaREM ou PS, ils sont « entre pairs ». On les taquine un peu, on rigole ensemble, mais cela reste très feutré. Sauf quand l'un d'entre eux dépasse les bornes du discours idéologiquement acceptable par les vrais maîtres et qu'il dépasse la ligne jaune de l'aseptisation généralisée, tel Laurent Wauquiez enregistré à son insu pendant un échange avec des étudiants, Gérard Collomb parlant de la situation réelle des banlieues, Martine Aubry disant les choses clairement sur les « cités » autour de Lille....

     

    Dire le réel est digne de l'excommunication également donc.

     

    Ce que Barthès et ses équipes dociles, en bons représentants du nouveau monde, et de la morale politique aseptisée, détestent visiblement aussi, ce sont les politiques s'exprimant en français soutenu, qui savent manier la langue et ses subtilités. Car alors cela suppose un effort de compréhension supplémentaire, cela suppose d'avoir un sens de la nuance dont l'utilité échappe complètement aux arbitres des élégances politiques. Et surtout parce que cela rappelle le monde et la société française tel qu'ils étaient avant, cet ancien monde qu'ils haïssent, cet ancien monde pourtant plus humain, plus solidaire et plus équilibré par de nombreux aspects.

     

    Et pus cette belle langue, cette belle expression, cela va contre leur conception d'une société forcément multiculturelle. Dans leur esprit en effet, la diversité selon leur terme hypocrite ne peut que s'exprimer en mauvais français, dans ce « sabir » des banlieues que l'on nous vend depuis des décennies maintenant. On se devrait de rincer également à grandes eaux politiquement correctes le français, de purger le dictionnaire de tout ce qui cloche, qui contredit les certitudes modernes. Au fond, rien n'a guère changé depuis le sinistre comité de Salut Public, tous les coups sont permis contre ce qui contrevient à la nouvelle bonne parole.

     

    Il n'y a certes pas que chez Barthès mais c'est un exemple parlant. Curieusement, cela me stupéfie toujours, la plupart des politiques sont encore intimidés par ces diktats pourtant insupportables. Ils, et elles, n'osent pas trop encore dire quoi que ce soit, répliquer par exemple, ils se murent dans le silence, ne se défendent que mollement. Et les militants de ces partis également, et tous les citoyens qui rejoignent la France insoumise et le Rassemblement National sur certaines idées, dont le souverainisme. Tous de se lancer dans des justifications laborieuses et timorées de leurs idées qu'ils finissent par relativiser malgré tout...

     

    Il serait temps de renvoyer ces journalistes militants et autres moralisateurs politiques à leurs chères études pourtant...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Savoir rire de soi

    Imprimer Pin it!

    avia.jpgSuite à l'épisode médiatique largement et servilement relayé par les médias montrant Mélenchon imitant l'accent d'une journaliste pour le tourner en dérision (voir à ce lien), une député LaREM, Laetitia Avia -la mordeuse de chauffeurs de taxi (petit rappel)- propose une loi contre cette discrimination selon elle par l'accent ou "glottophobie" (voir ici). Et beaucoup de repartir sur le couplet sur les parisiens qui seraient ceci ou cela, arrogants et prétentieux. Parisiens qui ont d'ailleurs un accent eux aussi, enfin surtout ceux du XVIème. Rappelons aussi que pour beaucoup de "sudistes" Paris commence au Nord de la Garonne voire de l'étang de Berre.

     

    Chaque région a ses préjugés les uns sur les autres, chacune a ses "belges" en quelque sorte réputés ridicules et risibles...

     

    J'adore les accents, les accents sont la richesse de ce pays, ils en montrent la diversité. Et je me suis aperçu, croyant ne pas en avoir, que j'avais celui de la Normandie où j'ai quand même vécu depuis 1977 en arrivant à la capitale il y a quatre ans, un accent provoquant une certaine condescendance de la part de collègues n'ayant jamais franchi le "périph". Pour eux la province est une sorte de "terra incognita" où il n'y a sans doute pas l'électricité, encore moins l'internet, sans parler des "bonnes" écoles. Alors que je suis né dans le XVème ! Je dois avouer que j'en rajoute dans le côté rural, c'est tellement drôle de ridiculiser ces préjugés sur les provinciaux.

     

    A l'inverse, ayant dit que j'étais né à Paris quand je travaillais en province, j'étais de temps en temps le "parigot de service".

     

    Cependant, je trouve que le respect des origines des uns et des autres ne doit pas empêcher de rire de soi, de ses propres travers et ridicules, l'auto-dérision étant la forme la plus élevée de l'humour, mais tout le monde n'en est pas capable. Cela demande une certaine intelligence il est vrai.

     

    Au lieu de cela, tout le monde en ce moment s'engouffre dans une judiciarisation des rapports humains. Certes, que deviendraient les rigolos de fin de banquet si on ne peut plus moquer l'accent belge ? Mais qui n'a jamais ri à une blague belge ? Ou française ? (si tu es belge ami lecteur). Par exemple, comment faire fortune ? Il suffit d'acheter un français au prix auquel on l'estime et de le revendre au prix auquel lui s'estime. Mais en quoi est-ce si mal d'avoir de l'humour envers un accent ? En quoi est-ce si mal de savoir rire de soi ?

     

    Si l'on va jusqu'au bout du raisonnement de madame Avia spécialiste en mièvreries donc, on interdit les chansons et films de Bourvil qui jouait sur ses origines paysannes, et normandes, on interdit les chansons et films de Fernandel dont l'humour se basait sur son identité du Sud. On met à l'index "Moi un noir" de Jean Rouch ou "les dieux sont tombés sur la tête" et tous les "comiques" qui jouent sur leur côté "lascar" de banlieue. Mais dans ce dernier cas sans doute, "c'est pas pareil"....

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Justice politique

    Imprimer Pin it!

    mélenchon.pngJean-Luc Mélenchon, le leader de la « France insoumise » a fait du bruit médiatique en filmant la perquisition de son appartement à 7h du matin par la police. Je ne suis pas à proprement parler un fan du monsieur mais il a raison, il y a dans ce pays une justice politique (voir à ce lien). Ce n'est pas le premier opposant au macronisme, aux libéraux libertaires avant lui, car finalement le macronisme n'est qu'une excroissance de l'hyper-libéralisme, qui se voit opposer une réaction judiciarisée à ses prises de positions, je songe entre autres à Fillon, Sarkozy et Marine le Pen. Et on doute que LaREM ou même le Modem subissent le même acharnement judiciaire.

     

    On ne doute pas vraiment, un petit rappel au « mur des cons » en dit long sur l'impartialité de nombreux juges (voir à ce lien). Le « mur des cons » ne contient aucune personnalité libérale libertaire étrangement.

     

    Certains se sont réjouis de l’événement rappelant que Mélenchon n'avait pas bougé le petit doigt pour l'ancien candidat Les Républicains ou le président avant Hollande voire la candidate Front National. Je dirais que ce n'est pas une raison après tout, puisque cette perquisition est clairement un acte politique, une manipulation pour sans doute montrer que Macron et son mouvement sont quant à eux immaculés, ont les mains propres (Rappelons que l'on a évoqué à leur sujet une cache d'armes illégale au siège des « En Marche » pendant « l'affaire Benalla »), voir à ce lien ce dont je parle.

     

    Mais ça ce doit être un péché véniel aux yeux du droit français certainement, non ?

     

    Mélenchon a tout à fait raison, les indics, les barbouzards, les manipulations pas claires avec la morale ont toujours existé en politique. On appelait même ces individus louches des « hambourgeois », (de « en bourgeois) on se souviendra aussi de l'affaire Philippe Daudet, le fils de Léon Daudet qui fut assassiné pour nuire à son père Bien entendu, déjà à l'époque on les repérait à plusieurs centaines de mètres par leur dégaine sentant le flic les « hambourgeois ». Dans certains partis politiques, généralement les plus groupusculaires, on trouve tellement de policiers que certains ne savent plus trop s'ils sont militants ou fonctionnaires. Les « fuites » sont organisées sciemment vers le « Canard enchaîné » ou autre « Médiapart » avec la complicité des journalistes de ces publications pour nuire aux gêneurs.

     

    Les scribouillards jouent alors leur partition, sont dans leur emploi de comédie, une comédie un rien sinistre, qui fait rire jaune au bout d'un moment, il suffit d'écouter Barbier et son écharpe rouge et Laurent Neumann ou de lire « le Monde » sur la perquisition chez Mélenchon pour s'en convaincre...

     

    Cela existait et était très voyant déjà durant la IIIème République, les voyous, les brutes travaillaient déjà avec les « premiers de la classe » pour garder le pouvoir. Macron a commis un véritable coup d'état en douceur. Il faut bien qu'il tienne, comme il n'a peut-être pas tous les réseaux encore qu'il faut dans le monde politique, la même collusion que les autres, il utilise la coercition. Comme tous les gouvernants la tentation est trop forte, trop attirante. D'où les individus un rien douteux que l'on trouve autour du président, y compris son nouveau ministre de l'intérieur qui a eu des amitiés sulfureuses avec un parrain marseillais formé par Gaétan Zampa...

     

    Ceux qui vont contre la doxa idéologique prescrite par le tout économique, à savoir les vrais maîtres , sont impitoyablement écartés, ou alors on leur offre une niche pour qu'ils se tiennent tranquilles, une niche bien payée. Qu'ils soient gauchistes ou pseudo-réactionnaires. Ils finissent tous par perdre de leur personnalité au bout d'un moment, par s'affadir, s'amollir et oublier leurs idées du début. Comme ils sont trop « mainstream » alors, ils finissent par devoir retourner à leur petit carré moins conformistes, mais c'est fini, ils ne sont plus crédibles.

     

    Je pense enfin que l'on attendra encore longtemps que ce genre de perquisition ait lieu dans de grandes banques et entreprises louches...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    (image capture BFM facebook live)

     

    voir ci-dessous la vidéo de la perquisition :

  • "La lecture ça sert à rien"

    Imprimer Pin it!

    littérature, société, politique, culture, école, enfance, amaury watremezQuand je fais visiter ma bibliothèque à des jeunes je leur demande toujours :

     

    "A quoi ça sert de lire ?" en rajoutant aussitôt après que c'est une question piège.

     

    Comme je fais cela dans un quartier bourgeois où les enfants sont bien élevés en général, ils sont tout  gentils, tout calmes et bien polis, et très scolaires, et me répondent généralement bien gentiment tout ce qui leur a été soufflé précédemment par leurs enseignants de Lettres. A savoir lire, ça permet de développer le vocabulaire, d'apprendre les conjugaisons etc...

     

    Il est très rare que l'un d'eux me dise que lire est pour son plaisir personnel, qu'il ouvre un livre par goût. Lire pour eux c'est une corvée imposée par l'école, un passage obligatoire pour obtenir une bonne moyenne et faire les études que l'on souhaite en répondant à tout ce qu'implique les obligations engendrées par le paradigme social en vigueur en 2018.

     

    Je leurs répond toujours de manière un peu provocatrice que lire dans l'absolu ne sert strictement à rien d'immédiatement quantifiable, mesurable avec une règle ou un pied à coulisse, que l'on peut très bien vivre et mener son existence en étant parfaitement et complètement inculte. Et Dieu sait qu'il y en a des ignares. L'inculture contrairement à ce que les ignorants prétendent (ils pensent avoir trouvé la parade ultime) n'est pas quelque chose de subjectif qui découlerait des "humanités" que Bourdieu appelait "bourgeoises" avec mépris, ou une question de "goûts et de couleurs". Rien de plus objectif que l'inculture et son corollaire habituel : la sottise "à front de taureau".

     

    Comme ce que l'on gagne en lisant n'est pas immédiatement mesurable, et donc pas contrôlable réellement, notre société déteste et fait mine de mépriser. En dehors de la figure du "nerd" ou du "geek" rendue sympathique ces derniers temps, celle de "l'intello" l'est toujours aussi peu dans les médias, dans la pub et les fictions en général. Le "méchant" des films d'action est le plus souvent un sale type lettré qui cite de la poésie avant d'exposer son plan machiavélique au héros, ou qui pose sur son fauteuil de salaud diabolique devant ses belles reliures tout en caressant son chat langoureusement. Le lecteur affirmé, avéré, est soit un prétentieux soit un pervers, c'est sûr et certain dans beaucoup d'esprits.

     

    Je demande d'ailleurs aux jeunes ensuite pourquoi "intello" est une telle insulte pour eux. Pourquoi on l'entend même dans les cours d'établissements scolaires très chics ? Ils sourient un peu, ont des attitudes gauches, ils ne savent pas trop quoi dire, la docilité au paradigme social leur ayant été martelée depuis leur plus petites enfance. On me dira que cela a toujours un peu existé, que la culture -je parle de la vraie pas celle qui fait dans l'épate bourgeois- a toujours été réservée à un petit nombre de personnes finalement, consentantes. La culture n'a pas à voir avec les diplômes, l'instruction ou les études mais surtout avec l'appétence de la personne ayant envie de s'élever, de grandir dans le savoir...

     

    Curieusement, je m'en étonne toujours, elle provoque chez la grande majorité des gens un complexe d'infériorité ahurissant alors que dédaignée apparemment ou très relativisée. Ce n'est pas si grave au fond car cela montre finalement qu'elle est toujours importante d'une manière ou d'une autre dans les esprits.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Enseigner l'Histoire : enjeu politique majeur

    Imprimer Pin it!

    Histoire, politique, société, enseignement, amaury watremezL'enseignement de l'Histoire, tout comme celui des Lettres, est fondamental dans la construction d'une nation, du lien entre les individus qui se rapportent aux mêmes événements, aux mêmes moments de courage et de grandeur, et qui parlent -normalement- tous le même langage. Ce sont des enjeux éminemment politiques et les idéologues, les porteurs de bonnes intentions creuses l'ont bien compris, en sapant progressivement la transmission jugeant de l'Histoire commune comme quelque chose de poussiéreux.

     

    Certains tenants de la doxa politiquement orthodoxe de l'époque pensent que les nouveaux programmes d'Histoire sont en somme paternalistes...

     

    On s'était dit aussi que les z-élites allaient vers plus de lucidité en entendant Giscard regretter le regroupement familial (voir à ce lien), Merkel reconnaître l'échec patent du multiculturalisme (voir ici), Gérard Collomb jouer les prophètes de mauvais augure (voir ici) et Martine Aubry ouvrir les yeux sur les "quartiers". On s'était dit que c'était pas mal, on avait même espéré que leur regard se dessille totalement et qu'ils soient totalement lucides. On rêvait tout debout et "on" est con comme il se disait avant, dans un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, tout ça, donc avant les mirifiques réformes de l'enseignement du français...

     

    Et voilà que je tombe sur cet article qui est loin d'évoquer un cas isolé, la plupart des bons apôtres persistent et signent contre l'évidence dans leur refus entêté et stupide de voir la réalité en face.

     

    Laurence de Cock, une "intellectuelle", je suis certain que c'est vrai si elle le dit, le dit dans un article de "Libération" (voir à ce lien), les programmes d'Histoire ne sont pas assez divers, pas assez féministes, bref ne sont pas encore suffisamment dans le masochisme mémoriel constant et une auto-flagellation. Et si je saisis bien son point de vue, les programmes ne se rattachent pas assez au présent. Car dans son esprit comme dans celui de tous les bien-pensants, de tous les bourgeois pédagogues, le seul intérêt de l'histoire est de démontrer le bien-fondé de leurs thèses, de leurs opinions.

     

    Et rien d'autres. Ils se comportent comme les missionnaires auparavant finalement, des prêcheurs. Seul compte le présent, un présent perpétuel qui dure depuis 1789 et un peu plus depuis 1945.

     

    On extrait deux ou trois grands personnages comme des archétypes, que l'on caricature au dernier degré, que l'on simplifie, qui jouent le rôle soient des méchants, soient des gentils. On pourrait parler de "fierté homosexuelle" au XVIème siècle, de la diversité dans la France du XVIIème siècle, de multiculturalisme dans la France de Saint Louis, de féminisme au temps des croisades. Parler d'histoire intelligemment, à savoir, en faisant de l'Histoire quoi, serait conservateur, suspect d'intentions inavouables.

     

    Le problème des personnalités comme Laurence de Cock ce n'est pas tant ce qu'elle exprime (après tout elle en a le droit) que le pouvoir dont elle et ses semblables disposent encore sur l'ensemble du peuple. Un pouvoir de sidération dirais-je. Un pouvoir tenant dans des menaces vagues de judiciarisation de toute contradiction, de mise en doute de celle-ci systématique ou comme relevant d'une nostalgie des totalitarismes du XXème siècle.

     

    Ils peuvent encore menacer l'un, éloigner l'autre, intimider, contraindre la parole par diverses pratiques niant toute pluralité en politique. Pendant que l'intégrisme religieux islamiste le plus obscurantiste progresse partout dans ce pays. Ce dont ils n'ont cure, ce qu'ils ne veulent pas voir.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Fermer sa gueule ou pas ?

    Imprimer Pin it!

    Lire et relire la "Lettre à Manu" à ce lien

     

    lettremacron.jpgNos ancêtres avaient la dent beaucoup plus dure que nous contre les puissants et les bourgeois, contre les riches et tous les nantis. On l'oublie trop souvent. Il faut voir la violence des libelles contre les rois, les nobles et certains ecclésiastiques depuis la Renaissance jusqu'à la Révolution. Et "le Canard Enchaîné" ou "Charlie Hebdo" de 2018 sont d'aimables bulletins paroissiaux bien sages à côté entre autres de "l'Assiette au Beurre". Certains grands écrivains, particulièrement les "dandys" comme Barbey d'Aurevilly ou Oscar Wilde sont réputés pour leurs bons mots vachards dont on se régale encore maintenant.

     

    Souvent, l'offensé demandait le règlement de la moquerie sur le pré à cinq heures choisissant soit l'épée, soit le pistolet. Notre époque est largement plus policée, on y est plus docile face aux puissants. Quant à la verve des satiristes elle s'est considérablement aseptisée. Il faut dire que la judiciarisation constante des pseudo-offenses envers telle ou telle communauté, les accusations de racismes ou de quoi que ce soit en 'phobies" n'aide pas les adeptes de la dérision à en faire preuve, sans parler de la violence terroriste, de la haine et de la connerie islamistes.

     

    Dans les instructions officielles afin de traiter de la caricature on affirme encore bien fort qu'il s'agit là d'un privilège de notre démocratie tout en insistant par ailleurs très vite sur les limites qui devraient être fixées au sens de la dérision. Ce que l'on peut trouver parfaitement absurde. La dérision, à ne pas confondre avec l'injure bête et gratuite, n'a pas de barrières.

     

    Michel Onfray a rédigé dernièrement une petite lettre-pamphlet bien sentie et très bien troussée à l'intention d'Emmanuel Macron (voir à ce lien). Il évoque dans celle-ci le contentement évident - son ravissement - du président à poser avec les deux antillais sur la photo dite "du doigt" à saint Martin, il rappelle aussi celle faite à l'Elysée avec des "artistes" durant la Fête de la Musique. On y pouvait constater sa félicité évidente d'être si bien entouré à ses yeux. Cela se voit comme le nez au milieu de la figure. Or, pour les bien-pensants habituels décrire juste une évidence c'est être homopbobe (dont un arbitre des élégances morales écrivant dans "les z-inrocks", voir à ce lien).

     

    Mais en quoi ? Il n'a fait que constater une chose éminemment constatable à moins d'être soit très naïf, soit ancien pensionnaire du couvent des oiseaux. Quoi que même là-bas, dans ce genre d'établissements si les murs des dortoirs non mixtes accueillant des pensionnaires de bonne famille pouvaient parler ils en auraient des choses à dire. Curieusement, les cris d'orfraie contre Onfray (on note l'allitération) viennent comme d'habitude de partisans effrénés à les entendre de la liberté d'expression, à condition bien sûr de penser comme eux. Leurs contradicteurs sont forcément soient fascistes, soient nostalgiques des nazis ou de Vichy, pas d'alternative.

     

    On connaît le refrain...

     

    Comme ils savent que cela n'empêchera pas Onfray de s'exprimer ils le censurent sur la télévision et la radio publiques mais pas seulement, l'accusant comme à leur habitude de "propager la haine" de rappeler les fameuses "z-heures les plus sombres de notre histoire" ainsi qu'ils l'ont fait pour Zemmour. On ne sait pas, ce genre de méthode Coué, ça peut fonctionner ? Tout ce qui pourrait compromettre la docilité des populations est mauvais en soi finalement. Comme soupape, comme "minute de la haine perpétuelle", il y a le net et les forums politiques où le citoyen-consommateur est libre de se défouler jusqu'à un certain point...

     

    S'il lui prend l'envie de l'indépendance, il lui en coûtera très cher...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Le ciné de Charles

    Imprimer Pin it!

    cinéma, société, aznavour, hommage, mort, amaury watremezSi j'aime bien quelques chansons d'Aznavour, j'ai largement tendance à le préférer au cinéma....

     

    Il promène sa gueule caractéristique dans de nombreux films "noirs" des années 50-60, son accent de "titi" parisien pur sucre, son physique faussement frêle car il jouait toujours des "hommes" des durs. Il disait très bien aussi les dialogues d'Audiard. Il les avait en bouche aussi bien que les autres habitués du "petit cycliste". Celui-ci, faux dilettante, avouait d'ailleurs s'inspirer des expressions originelles  des acteurs et les utiliser pour leurs personnages. La plupart des répliques de Ventura et Blier dans "les Tontons Flingueurs" sont des phrases que l'un ou l'autre a dit auparavant dans des contextes bien entendu différents...

     

    "Éparpillé par petits  bouts façon puzzle" par exemple, c'est de Blier, "il commence à me les briser menu" c'est de Ventura aussi à la base, ou "tu veux quand même pas qu'on forme une amicale", réplique qu'il lance à Annie Fratellini dans "La métamorphose des cloportes" également...

     

    Dans "Tirez sur le pianiste" de François Truffaut, d('après David Goodis, polar bavard qui se la raconte un peu, Charles est le seul intérêt du film avec la merveilleuse Marie Dubois. On me rétorquera que c'est déjà pas mal, mais ce film noir qui nous dit, nous hurle, qu'attention le réalisateur n'est pas dupe des ficelles du film de genre qu'il entend déconstruire, tout ça, ne m'enchante pas. Et certes bien sûr il y a aussi la scène avec Michèle Mercier au début de l'histoire pour la bonne bouche et l'anecdote gauloise. Je crois que l'on est en droit de préférer "la mariée était en noir", plus sobre, plus "à l'os". C'est Charles qui dans "un taxi pour Tobrouk", film de guerre inoubliable et pacifiste dans le meilleur sens du terme, qui dit la réplique immortelle :

     

    "Deux intellectuels assis vont moins loin qu'un con qui marche"....

     

    Dans "La métamorphose des cloportes" d'après Boudard, il est Edmond le copain d'enfance d'Alphonse qui finit par le trahir par trop de rancœur et de jalousies accumulées. Edmond, c'est le copain petit dur à carrure d'ablette, le petit voyou qui ne s'en laisse pas compter mais qui reste le petit qui a besoin d'un grand pour être protégé. Après avoir essayé de jouer la comédie de l'apaisement, du brave type transformé par la spiritualité indienne et tout le tremblement, Edmond finit par cracher son dépit à Alphonse qui le retrouve dans un petit pavillon meulière après avoir fait quelques années de "cabane" à cause de lui et qui veut lui casser la figure mais qui n'aura finalement pas à se donner cette peine.

     

    Et bien sûr il est le "petit" Kachoudas dans "Les fantômes du chapelier" (voir à ce lien) de Claude Chabrol d'après Simenon, le petit tailleur plus courageux que les tous les fiers-à-bras qui ose montrer à l'assassin Serrault qu'il le surveille, qu'il l'empêchera de commettre d'autres meurtres. Après ce film il ne tourna pas grand-chose de notable excepté un petit rôle dans "le Tambour". Quand je regarde ces films j'ai toujours l'impression que Charles est un de mes oncles parigots, un oncle de rêve, un de ceux que l'on sent un peu fragile derrière la carapace...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration  empruntée ici

  • Petit(s) hommage(s) à Aznavour

    Imprimer Pin it!

  • A chacun son Goldstein

    Imprimer Pin it!

    politique, 1984, goldstein, amaury watremezDans "1984" de Georges Orwell afin de maintenir la privation totale des libertés le régime en place évoque souvent un ennemi du régime, un certain Goldstein dont on ne sait pas s'il existe réellement ou s'il est une création "ex nihilo" afin de démasquer les réfractaires. Comme Winston Smith, le personnage principal du livre, lui en plus tombe amoureux "à l'ancienne" ce qui est le crime majeur dans le monde cauchemardesque de cette fable. En 2018 on est beaucoup plus subtil, des Goldstein on en a "créé" plusieurs qui jouent très bien leur rôle consciemment ou pas. Beaucoup y voient leur intérêt, ils y gagnent bien leur vie...

     

    Le Net et les nouveaux moyens de communication permettent d'amplifier considérablement leur place. La dynamique joue à plein et finalement les vrais maîtres se maintiennent ainsi sans problèmes, par là j'entends ceux du "tout économique".

     

    Il existe des "Goldstein" de droite pour les bien-pensants et ders "Goldstein" de gauche pour les réacs ou les "dedroite" assumés (il n'y en a pas beaucoup). Ils changent, le casting se modifie régulièrement, mais ce sont toujours les mêmes qui ressortent et au final la société telle qu'elle est, avec ses aliénations abyssales, se perpétue sans difficultés. Zemmour est le premier des Goldstein des bourgeois pédagogues, il a remplacé le patriarche le Pen dans cet emploi plus ou moins de comédie. Yann Moix et Hidalgo sont les "Goldstein" de gauche afin de permettre aux méchants - très très méchants- droitards de se défouler.

     

    Mais finalement tout le monde "se trompe de colère" pour reprendre le mot célèbre d'un ancien premier ministre...

     

    Et bien entendu il y a les "Goldstein" pour les plus radicaux les plus extrémistes, parfois sont-ils "complotistes". Cela va de Georges Soros à Rothschild en passant par tel ou tel tête de turc pourtant obscure. Cela va des fameux "reptiliens" aux "illuminati" en passant par le fameux gouvernement souterrain et clandestin à 300 mètres sous terre au Pôle Nord ou Sud je ne sais plus, et composé selon l'année, le moment, l'actualité soit de juifs et de franc-maçons, soit d'africains et d'arabes islamistes. Et je ne parle même pas de la théorie de la "Terre Creuse", encore plus délirante, mais qui trouve pourtant des adeptes sur le web et ailleurs.

     

    Ainsi, avec chacun "son" propre Goldstein personnalisé le système se perpétue et s'entretient et les privilégiés de conserver leurs prébendes et autres privilèges bien réels. Quand par hasard les contestataires de tout poil seraient un peu trop turbulents, un peu trop proches de se révolter pour de bon, ils sont impitoyablement sanctionnés : envoyés devant la justice, voire bientôt psychiatrisés.

     

    C'est sans doute la raison pour laquelle la majorité des populations se résignent à une docilité de comportement qui peut être effrayante, par peur aussi de perdre un peu de confort matériel et intellectuel.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    image prise ici

  • L'éléphant dans le magasin de porcelaine

    Imprimer Pin it!

    elephant-thumb.jpgQuand on est le nez plongé dans son malheur, dans sa tristesse, c'est comme un écran posé devant ses yeux, on ne voit pas clairement les choses, on n'est pas très lucide. Ce qui nous rend triste, ce qui nous fait de la peine est tout le temps présent, étendant une ombre sans pitié au-dessus de nous. Elle recouvre tout, modifie tout ce que nous voyons autour de nous. Ce n'est pas une accusation, juste un constat. Ce n'est pas un jugement globalisant et généralisant puisque ici en plus je parle de ma propre expérience et exclusivement d'elle :

     

    J'avais une petite vie tranquille. Elle n'était pas forcément très heureuse ni très drôle mais avec ses petites routines, ses petits plaisirs tristes dont surtout 2.0 je la menais malgré tout, pas d'accrocs, pas d'aspérités. J'étais tout le temps ou presque sur Facebook à dialoguer sur divers sujets, ce qui n'est pas forcément inintéressant, à échanger, à dragouiller aussi mais sans désir réel que cela aille plus loin, juste pour le petit frisson en somme. Les après-midi de libres, quand je ne m'étourdissais pas dans le travail et formations annexes, je les passais en terrasse devant un verre, toujours seul, à une ou deux exceptions.

     

    Ce qui m'allait très bien même si cela devenait à la longue une habitude préoccupante. La solitude était mon mode de fonctionnement. Je m'étais construit un bunker tout autour de moi, une solide carapace, mais je ne vivais plus vraiment, sans m'en apercevoir. Ce que je m'acharnais à faire, à prouver n'avait guère de sens puisque je cherchais de la reconnaissance de personnes ne pouvant ou ne voulant m'en donner. De temps en temps je rêvais à d'autres possibilités qui pour moi étaient désormais derrière moi car j'étais maintenant trop vieux. J'aurais bien aimé ceci ou cela quand j'étais plus jeune me disais-je, mais je ne l'étais plus...

     

    Et puis je me suis épanoui, j'ai trouvé le bonheur. Le bonheur c'est un éléphant dans un magasin de porcelaine, il renverse forcément deux ou trois tasses que l'on avait soigneusement rangées par ordre, taille et couleurs sur des étagères. On les regardait tous les soirs c'était rassurant, moi c'était mes livres mon magasin de porcelaine. Ils étaient là, présence calmante, seulement pour moi. De temps en temps, j'en prenais un, j'en éprouvais la matière, je tournais les pages, en lisais quelques lignes. Mais je n'en parlais vraiment que de temps en temps sur un site ou un autre et cela commençait à me peser.

     

    J'ai ramassé les deux ou trois morceaux dans le magasin de porcelaine, je ne l'ai pas fermé, je l'ai même redécoré. Il est plus gai, plus joyeux. Les clients ont plus envie de venir, de bavarder, d'entrer. Mais ce n'est pas pour autant que n'importe qui pourra entrer. Mon éléphant personnel en effet sélectionne à l'entrée...

     

    ...Soyez aimable avec lui !

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

    Amaury – Grandgil

    image empruntée ici

  • Pas de Médine nulle part

    Imprimer Pin it!

    musique, médine, bataclan, islamisme, société, politique, amaury watremezMédine, ce rappeur haineux, étalant sans vergogne sa haine de la France et de ses valeurs (voir à ce lien un exemple parmi d'autres), évoquant le Djihad violent mais attention c'est du second degré prétexte-t-il, n'ira pas « chanter » au Bataclan mais au Zénith. Il invoque dans un message sur les réseaux dits sociaux des « groupes d'extrème-droite » menaçant sa vie jouant les petites choses fragiles en position fœtale dés qu'elles risquent de voir ou d'entendre un peu de violence ou de contradiction envers son discours (voir à ce lien et sur son touitteure). Voilà qui la fiche mal pour un type qui se prétend tellement mâle, tellement rebelle. Comme tous les autres il se justifie finalement en invoquant des nostalgiques «des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire »...

     

    Tout contradicteur de la « bonne parole » en France l'est systématiquement. C'est une réponse intellectuellement très faible et historiquement fausse en plus mais qui a le mérite de faire peur encore à certains et certaines terrorisées d'être collés dans le camp du Mal (je songe à cette polémique, voir à ce lien).

    Lire la suite

  • Les habits neufs du président Macron

    Imprimer Pin it!

    politique, macron, emmanuel, benalla, société, sénat, amaury watremezCe qui est bien avec ce qu'a pu dire Alexandre Benalla contre le Sénat (voir ici à ce lien, et là la "plainte" du président) c'est que cela révèle la véritable conception des institutions du président, ressortie sans doute un peu maladroitement par son ancien nervi. Le Sénat serait une assemblée de "petites gens" qui ne serait pas élu démocratiquement, et devant qui il ne devrait pas avoir à se présenter. Et les institutions doivent toutes aller dans le même sens, toutes acquiescer au président, tels les députés godillots de LAREM, à l'exception notable de Sonia Krimi. Ils apprendront tous les deux qu'il ne faut jamais sous-estimer des bons vivants comme le sont certains sénateurs.

     

    Ce sont des Raminagrobis, on les croit des vieux chats ensommeillés, digérant tranquillement leur dernier repas, somnolant en goûtant la chaleur de l'endroit, alors qu'ils ont encore le coup de griffe acéré.

    Lire la suite

  • Le diable dans les bonnes intentions

    Imprimer Pin it!

    addiction, réseaux sociaux, politique, hypocrisie, facebook, twitter, mouni Mahjoubi, amaury watremezLe gouvernement actuel veut lutter contre l'addiction des jeunes, et des moins jeunes, aux réseaux dits sociaux. Il envisage même une loi pour en restreindre l'accès (voir à ce lien). On se doute bien que derrière ces bonnes intentions affichées ce n'est pas exactement l'addiction qui est le souci principal ici. Leurs gros sabots sont plus qu'apparents, on les entend venir. Et on se dit que la tentation était trop forte, qu'il fallait bien qu'ils y arrivent un jour...

     

    ...Nous y voilà donc.

     

    Ils ne varient pas dans leur discours. Il faut leur reconnaître cela. Dans l’Éducation Nationale, c'est depuis leur création que lorsqu'on évoque ou que l'on se doit d'évoquer les réseaux dits sociaux c'est obligatoirement en les diabolisant. Quant aux discours contredisant la « bonne parole » idéologique, ils sont toujours suspectés avec plus ou moins d'habileté de complotisme, de négationnisme, j'en passe et des pires. Alors que le respect de la pluralité devrait plutôt inciter à en parler de temps en temps afin de ne pas imposer un seul discours.

    Lire la suite

  • La ruralité qui meurt...

    Imprimer Pin it!

     ruralité, bern, Eure, société, politique, amaury watremezTout ce bruit médiatique autour de la menace de Stéphane Bern de laisser tomber sa mission car il craint de ne pouvoir sauver les monuments de la ruralité française est l'occasion rêvée de parler de celle-ci. Ce n'est pas du tout un sujet de préoccupation de nos gouvernants cette « France dite périphérique », ce n'est pas un électorat qui compte à leurs yeux...

     

    Pendant plus de seize ans, j'ai travaillé dans la plupart des lycées professionnels de l'Eure, de Gisors à Verneuil en passant par Gasny, Louviers et Vernon. Un remplaçant enseignant comme je l'étais ne gagne pas bien sa vie, c'est le moins que l'on puisse dire, raison pour laquelle ce métier est souvent exercé par des épouses pour qui c'est de l'argent de poche et cela permet de s'occuper des enfants le mercredi. Je voulais satisfaire enfin mes ambitions, montrer ce que je valais, revenir à Paris dans un établissement plus côté, ce que j'ai fini par atteindre.

     

    J'ai comme tant d'autres mangé de la vache enragée....

    Lire la suite

  • Où sont les pauvres ?

    Imprimer Pin it!

    société, pauvreté, économie, politique, amaury watremezAmi lecteur je te préviens, il y a peut-être un peu d'ironie de ci de là dans ce texte. J'aurais pu mettre des émoticônes pour t'aider à les trouver mais je préfère faire confiance à ton intelligence...

     

    La pauvreté n'a jamais été bien perçue par l'être humain, quelle que soit la société dans laquelle il vit, la latitude, la longitude. Être pauvre c'est risquer de crever de faim, de soif, cela fait donc peur aussi. Être pauvre fait honte forcément, on colle le « parent pauvre » en bout de table, parce que l'on veut être gentil, parce qu'il est de la famille, mais on ne veut pas trop le voir non ou qu'il risque de parler avec quelqu'un et d'ennuyer des invités plus chanceux. On compte les petites cuillères et les bouteilles à la fin du repas. On surveille ses poches, on ne sait jamais bien que les pauvres soient réputés avoir les poches crevées.

     

    C'est la raison pour laquelle on aime bien les pauvres exotiques même quand ils migrent pas loin de nos centre-villes, eux ne culpabilisent pas. On s'identifie plus difficilement à eux, donc leur pauvreté fait moins peur, voire elle paraît pittoresque. On les considère avec un peu de condescendance cependant.Et on évite d'aller vers eux de trop quand même car les pauvres ça sent mauvais n'est-il pas ? Les enfants des riches n'ont pas ces pudeurs quand ils vont acheter leur herbe en banlieue...

    Lire la suite

  • Viva Salvini

    Imprimer Pin it!

    salvini.jpgEn France on a Marine le Pen, « meilleure ennemie de droite » des bien-pensants. Elle est politiquement nulle et passe son temps comme tous ceux qui ne sont pas de gauche en France à chercher la justification de ses convictions face aux arbitres des élégances politiques. Elle est le meilleur repoussoir qui soit pour que les fameuses z-élites justifient leur haine des petites gens, des milieux précaires. Les « ploucs » rien que des fachos ! Évoquer sans la condamner, avec ne serait-ce que quelques nuances le vote Front National et les raisons y encourageant, c'est risquer de se faire « anathèmiser » immédiatement, rejeter dans les limbes extérieures de la vie politique, celles des fameux « nostalgiques » des z-heures les plus sombres et pire encore...

     

    Elle permet de parquer les mécontents tout en niant leur colère pourtant légitime, en l'assimilant à tous les maux de l'histoire possible. Tout comme à l'opposé de l'échiquier politique Mélenchon a le même rôle pour les électeurs de gauche.

    Lire la suite

  • Les cathos victimes consentantes ?

    Imprimer Pin it!

    religion, pédophilie église, société, politique, sexe, amaury watremezA chaque affaire de pédophilie dans l’Église (voir à ce lien), c'est le même « storytelling » qui ressort même si le Pape condamne sans ambiguïté (voir ici) :

     

    Suspicion sur l'ensemble du clergé et des catholiques, leçons de sexualité de divers « spécialistes », cathos en rupture de ban évoquant le mariage des prêtres, c'est haro sur les cathos ! Des « spécialistes » distribuent les bons et mauvais points (voir ici) et on reparle encore de « la manif pour tous », on insiste bien sur tous ces cathos tellement coincés, si possible on interroge des paroissiens de saint Nicolas du Chardonnet, des militants de « Civitas » qui sont pour beaucoup des idiots utiles, des charismatiques dans la dénégation fébrile d'être réac et de droite, ce qui ne sert à rien car ils sont déjà catalogués de toutes façons etc...

     

    Il faut dire que la communication des responsables est toujours plus qu'hasardeuse et hésitante, on sent leur malaise palpable. Il y a une constante, les pires sont souvent les plus progressistes, tel monseigneur Gaillot couvrant des années le père Vadeboncoeur dans son diocèse d’Évreux.

    Lire la suite

  • L'ignorance et la sottise en marche

    Imprimer Pin it!

    Flat-Earth.jpegL'ignorance et la sottise vont souvent de pair, cela se vérifie souvent au cours de l'histoire. Je ne crois pas personnellement au merveilleux « bon sens » inné qu'aurait les personnes dites « simples » n'ayant rien appris, moins « pourries » que les savantes. Ce « merveilleux bon sens » mène le plus souvent à massacrer dans la population ceux ne ressemblant pas à tous les autres. Ce n'est qu'une manière de se rassurer de la part des ignares. Je ne pense pas non plus que tout savoir s'apprend à l'école. Ce désir d'apprendre part de la volonté de s'élever de la part de ceux en faisant preuve. Et parfois ils apprennent par eux-mêmes. Tous finissent par comprendre que cela demande un effort, du travail, que cela ne se fait pas en claquant des doigts.

     

    Pourtant, le savoir est remis en cause de multiples façons...

     

    D'aucuns parmi les scientifiques eux-mêmes, on ne sait trop pourquoi, comme André Pichot remettent en question l'histoire des sciences sur la base de paradigmes que l'on a un peu de mal à entrevoir (ou trop bien), (voir à ce lien)

     

    L'hyper-féminisme, la communautarisation des individus mènent à donner à la sottise et l'ignorance de plus en plus d'importance au nom de la lutte contre le racisme, les stéréotypes, et j'en passe (voir cette vidéo où la femme s'exprimant est une universitaire). Il faudrait remplacer cela par d'autres normes, évoquer la magie, la sorcellerie pourquoi pas ? Pour ne risquer de ne complexer, de ne blesser personne, dans l'idée du « il ne faut pas stigmatiser ». Le savoir serait stigmatisant pour des populations d'origine immigrée se sentant inférieures de ce fait.

    Lire la suite

  • Billet d'été : haro sur les bermudistes

    Imprimer Pin it!

    bermuda.jpgEn été il est d'usage de traiter des sujets plus légers, moins prise de tête, ce qui permet généralement à nos gouvernements déjà depuis longtemps de passer en loucedé des lois et décrets qui susciteraient des tollés abominables à d'autres moments de l'année. Je m'étonne que personne ne songe à traiter du thème gravissime des porteurs adultes de bermudas, j'ai nommé les « bermudistes ».

     

    Il est devenu d'usage pour des hommes adultes, majeurs et vaccinés depuis quelques années déjà quand il fait un peu chaud de se mettre en bermuda et polo ou ticheurte pastel, à motifs enfantins voire infantiles, bref de s'habiller en gamins de douze ans retrouvant sans doute ainsi ce qu'ils pensent être l'innocence idéalisée de leur pré-adolescence pré-pubertaire.

     

    (voir illustration ci-contre, photo de l'auteur).

    Lire la suite

  • Les vacances de madame Macron

    Imprimer Pin it!

    brigitte macron, vacances, brégançon, société, politique, amaury watremezToutes ces vacances, les journalistes, indépendants, soucieux de leur liberté de parole, jamais serviles, toujours libres bien sûr, n'ont eu de cesse de nous raconter ce que la femme du patron faisait, disait, mangeait. Si elle nageait, ou pas, dans la piscine construire pour elle et ses enfants sans doute à grands frais (voir lien ici, une piscine hors sol à 34000 euros), si elle faisait du vélo, (voir photo : celle-ci n'est pas un montage mais une capture d'écran du « touitteure » de « Paris Match », avant que le stagiaire qui a trouvé ce titre pour le moins malheureux ne se fasse virer), si elle faisait du « jet-ski »....

     

    ...Toutes choses fondamentales à savoir.

     

    C'est un festival « d'anodineries » diverses et variées, d'éloge louangeur de la reine-mère et de son prince qu'on sort. Et le pire est que ça fonctionne. Des admirateurs du président, des fans de « pipole » que des mauvais esprits auraient vite fait sans doute de traiter de couillons béats, attendent bien sagement, bien docilement que le couple daigne se montrer de temps en temps à la foule populacière et teeeellement vulgaire ma chère (voir à ce lien).

    Lire la suite

  • A l'assaut des conformismes de la génération Z

    Imprimer Pin it!

    société, politique, génération Z, informatique, internet, zombielennials, amaury watremezEn France comme dans tout l'Occident, il n'est pas bien vu d'avoir l'esprit critique. Je veux dire par là le véritable esprit critique, celui qui remet en cause réellement la dogmatique actuelle. Il est de moins en moins bien perçu d'exprimer une opinion contraire au reste de la société. La pluralité est mal vécue, elle est anxiogène, et puis elle suppose de se conduire en adulte, de réfléchir par soi-même, de faire en somme un effort insupportable pour beaucoup en 2018. On dirait que la plupart aimerait se comporter en gamins irresponsables, à charge pour les « pions » de sonner la fin de la récré de temps en temps...

     

    Je ne vous dis pas dans cette optique le sacrilège qu'est l'acte de s'attaquer au conformisme des plus jeunes. Et pourtant ce n'est pas exactement eux qui sont pour moi le problème, mais leurs parents et tous les éducateurs qui ont omis de leur apprendre, de leur donner le goût de remettre les certitudes en question. Et conventionnels ces jeunes le sont, à un degré rarement atteint auparavant qu'ils. appartiennent aux « Millenials » ou à la très docile « génération Z ». Celle-ci frappe, elle fait peur, cette obéissance irréfléchie à des règles d'un arbitraire extrêmement fort, plus dures que celles qui pouvaient exister auparavant.

    Lire la suite

  • Collapsologiste ?

    Imprimer Pin it!

    réchauffement.jpgA la télévision, sur les réseaux dits sociaux, interviewé par un journaliste la chemise au col bien ouvert rigolard, on les voit l'air ravi, béat, un rien hébété, cela devient un « marronnier » dés qu'il y a un peu de soleil :

     

    « C'est super la chaleur, quarante degrés, c'est comme sous les tropiques ».

     

    Il y a ceux se réjouissant d'aller sur la plage à la mi-mai, ceux qui boivent un coup en terrasse, tous ceux qui se dépoitraillent progressivement comme tous les autres, pour montrer qui un tatouage, qui son épaule ronde et potelée. Parenthèse, les shorts des filles, de plus en plus courts, sont d'ailleurs de plus en plus un indice majeur en ce moment des conséquences de la crise économique, et donc de la pénurie de tissu.

    Lire la suite