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valls

  • les nantis en Marche

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    macronralliement.jpgAussi sur Agoravox

     

    Hier Valls s'est rallié à Macron car quoi qu'il en dise et quoi qu'en dise son nouveau champion, prenant tous les deux des grands airs et des effets de menton, c'est bien d'un ralliement qu'il s'agit. Il fallait s'y attendre, c'était prévisible. Ce ralliement ne s'est sans doute pas fait sans arrières-pensées. Il ne faut pas être grand clerc pour le comprendre. Le PS implosant et n'en finissant pas d'agoniser, regroupant des sensibilités idéologiques ne se supportant plus, à commencer par celle plus à gauche incarnée par Hamon.

     

    On a beaucoup de mal à comprendre également qu'il ne se soit pas allié à Mélenchon. Il est fort possible que les socialistes subiront une déculottée et une sévère aux prochaines législatives.

     

    Que les socio-démocrates, les libéraux libertaires de la rue de Solférino marchent maintenant avec l'ancien ministre des finances de Hollande assurent aux potentiels vaincus de bien s'en tirer malgré tout. Pas avec les honneurs, dont ils se fichent complètement, mais en gardant l'argent. Ils ne sont d'ailleurs pas les seuls, toutes les « petites mains » de « Les Républicains », tous les seconds couteaux de la droite dite républicaine voient également en Macron une excellente opportunité de continuer à faire une -petite- carrière grâce à l'ancien conseiller élyséen du président actuel.

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  • Réveils au réel difficiles

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    euro 2016, sport, politique, société, football, valls, hollande, amaury watremezHier soir, je l'avoue sans honte mais j'ai été presque ravi du but portugais contre la France. Je dis presque car aimant bien mon pays je préfère quand il est mis en valeur malgré tout, ne serait-ce que par du foot. Certains vont avoir ici l'impression que je suis véritablement un mauvais français finalement. Mais ainsi, ni François Hollande ni Manuel Valls ne pourront en profiter pour jouer sur ce « storytelling » habituel de la France « diverse » gagnant dans le rassemblement, l'effort commun et quelques sacrifices bien entendus indispensables pour que l'équipe soit efficace.

     

    Gagner en 2017 à la Présidentielle sera donc plus difficile et les chargés de com auront plus de travail à fournir pour les éléments de langage « ad hoc ».

     

    Car en cas de victoire de la France à l'Euro, le président actuel et son premier ministre seraient automatiquement remontés dans les sondages. C'est comme ça, sans doute engendré par de l'irrationnel national ou alors peut-on citer De Gaulle pour qui les français dans certaines circonstance « sont des veaux » ? On aimerait la même passion, le même emportement, la même colère, le même engagement lorsque des lois passent en force au mépris de la démocratie. Les gouvernants en tribune VIP s'obligeant à singer les comportements des « vraigens » autour d'eux en seront pour leur frais, la comédie ne servira à rien....

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  • Valls à trois temps mais pour la frime

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    politique, remaniement, société, gouvernement, Valls, Hollande, amaury watremezLe gouvernement de Manuel Valls a été remanié pour la troisième fois réjouissant certains oligarques, en mécontentant d'autres. Bien sûr l'on a entendu François Hollande et Valls évoquer un « gouvernement » de combat, toussa, resserré (alors qu'il y a six ministres de plus), comme d'habitude :

     

    Exit Fleur Pellerin, dorénavant ex-ministre de la Culture, et ses jolies jambes qui manqueront sur les photos de presse, au moins va-t-elle pouvoir enfin bouquiner un peu et découvrir Modiano...

     

    Exit Marylise Leranchu, ministre de la Fonction Publique entravée par les foutues directives européennes d'économies publiques, une des rares à être honnête et à ne pas pratiquer le « storytelling » face aux médias...

     

    A droite certains s'indignent de l'arrivée d'écologistes en rupture de ban dont Jean-Vincent Placé, l'opportuniste professionnel, Barbara Pom-pom pili, jolie blonde photogénique et piquante, et la confortable Emmanuelle Cosse, ancienne présidente « d'Act Up » et dirigeante de Europe Ecologie Les Verts, exemple parfait de « retournement de veste » pour un gros salaire et un maroquin bien dodu....

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  • L'agriculture ne supporte plus son joug

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    resize?key=1e6a1a1efdb011df84894040444cdc60&url=http%3A%2F%2Fpbs.twimg.com%2Fmedia%2FCKbTgDTWgAALUP-.jpgLes français descendent pour 90% d'entre eux de paysans, ils l'oublient la plupart du temps méprisant ceux travaillant la terre et s'occupant d'animaux. Ces paysans étaient extrêmement divers, chaque région, chaque province avait son terroir. On trouvait une ferme tout les deux-cent mètres. La campagne n'était pas ce désert pittoresque dans lequel des bourgeois pédagogues, y compris les bourgeois « verts pastèque » sont persuadés de retrouver du « lothentique » à la « Goupi Mains rouges », redécouvrant l'eau tiède, désert parsemé de loin en loin de lotissements de maisons « monopoly » pour « rurbains » pendulaires.

     

    Je me souviens aussi de villages encore très animés si l'on remonte une vingtaine d'années à peine. Il existait dans le moindre petit bourg une épicerie « à tout faire », un petit café, les « jeunes » y vivaient encore...

     

    Une petite agriculture vivrière subsistait et ces « petits » agriculteurs mangeaient à leur faim dessus même si cela demandait bien évidemment du travail et des efforts.

     

    La France des campagnes, la France des paysans, des éleveurs, c'est la « France périphérique » largement dédaignée par tous les éditorialistes, les z-élites et les politiques, à de rares exceptions. Cette « France périphérique » souffre de ce dédain de petits bourgeois, et elle a aussi un gros défaut aux yeux des bons apôtres, elle vote pour exprimer sa colère majoritairement Front National, l'autre étant qu'ils ne sont pas d'une « communauté » réputée « opprimée ».

     

    Et ça, ça c'est mâââl...

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  • Le retour de la revanche de la culture de l'Excuse

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    Depuis quelques jours, gravement, doctement, sur les plateaux télévisées, sur Internet et à la radio les « gazetiers » et les politiques se demandent comment on a bien pu en arriver là :

    La-France-peripherique-les-invisibles-sous-le-projecteur_visuel.jpg

    A la montée du fondamentalisme musulman dans les « cités » et les banlieues dites « difficiles » ,

     

    Au problème gravissime et très inquiétant des réseaux djihadistes en France...

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  • Manuel chez les ploucs

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    manuelorchestre.JPG

    image empruntée au site infoniooz

     

    Le gouvernement s'aperçoit qu'il n'est pas vraiment populaire dans la population française, à commencer par cette France « périphérique » évoquée par Christophe Guilluy dont je parlais hier, cette France méprisé, souvent rurale, constituée d'un tissu de petites et moyennes villes éloignées des métropoles de la mondialisation « heureuse » et autres non-lieux, composée de « travailleurs pauvres » et, ou de plus en plus précaires, trop riches pour métier d'être socialement aidés, trop précaires pour s'en tirer, une France méprisée qui vote de plus en plus le Pen pour toutes ces raisons et non par racisme ainsi que feignent de croire la plupart des bourgeois socio-libéraux que ça arrange.

     

    Donc, les conseillers en « com » de Manuel, et son orchestre, n'écoutant que leurs intuitions géniales ont conseillé au premier ministre d'aller chez les ploucs manger des spécialités locales, pour faire dans l'authentique, « tu 'ois coco ? ». Manuel, et son orchestre, sont donc allés en montagne chez des agriculteurs montagnards, logique, en Savoie, demandant « quelque chose de simple », « sans nappe » je cite pour faire popu. Ce qui montre leur méconnaissance totale et leur mépris de « ces gens-là ». Car dans le peuple, quand on reçoit on met les petits plats dans les grands, on sort justement les beaux napperons, le beau linge de maison, on s'habille, car on aurait l'impression d'insulter les invités en restant en habits de « tous les jours »....

     

    Tu me diras, ami lecteur, ça aussi ça se perd, trop de décervelage, trop de télé-réalité, trop d'Arthur, trop de Cyril Hanouna, trop de de Caunes et consorts à la télévision, entre autres.

     

    Manuel, et son orchestre, et ses conseillers « en com », ont juste oublié une petite chose, cela a déjà été fait par Giscard il y a à peu près quarante ans, le premier janvier 1975 qui s'était invité chez une famille de pl...populaire, trois personnes âgées, exactement de la même manière pour renouer le contact avec un électorat avec lequel les politiques avaient déjà perdu le contact. Il renouvellera l'expérience en mangeant avec des familles-types dont celle qui lui servira les fameux œufs brouillés, et se fera prendre en photo avec des éboueurs au petit matin l'histoire ne disant pas s'il a récupéré des trucs, un fauteuil « Voltaire » par exemple (comme celui sur lequel il s'assit lisant en attendant les résultats le soir du deuxième tour en 74 ?), dans le camion benne (anecdotes toutes racontées sous une forme hagiographique dans ce curieux blog faisant l'éloge du septennat Giscard qui fut en quelque sorte le début de la fin).

     

    Depuis le temps que d'autres et moi rappellent à Manuel, et son orchestre, et aux autres, qu'il y a en France une profonde coupure entre le « pays légal » et le « pays réel » ! Oui je sais, je suis un vieux maurrassien, l'idée vient de Maurras rappellerais-je, et aussi un sale petit bourgeois réactionnaire et hédoniste (je prévois la fiche de l'éventuel flic de la pensée qui me lit). Le « pays légal » même comprend de moins en moins le pays réel qui ne veut plus de ces z-élites qui ne pensent qu'aux intérêts de la même classe depuis que la populace a cru qu'en prenant la Bastille tous les privilèges avaient été abolis du jour au lendemain, ce qui est visible chaque jour on le voit bien : il n'y a plus aucun pauvre dehors en France. On me dira, même une bonne partie des catholiques ont oublié l'accueil des plus faibles, des « petits ». Il n'y a pas si longtemps, dans les familles chrétiennes on laissait certains soirs au moins une place pour quelqu'un qui aurait eu faim dehors, et au minimum on y pensait, on priait pour lui, pour elle.

     

    Manuel, et son orchestre, n'ont pas l'air de comprendre que cela ne changera strictement rien à la colère qui monte ces « coups » de « com », alors que des ouvriers sont licenciés de manière inhumaine encore aujourd'hui, et c'est ainsi qu'Allah est grand.

     

    Imaginer la scène, Manuel, et son orchestre, à table à la montagne m'a irrésistiblement rappelé la scène ci-dessous...


    Les Bronzés mangent à la montagne par tootoo49

  • J'aime pas les « remakes »...

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    Au cinéma, les remakes sont souvent ratés, à de rares exceptions comme par exemple celui des « Révoltés du Bounty » avec Marlon Brando et Trevor Howard en capitaine sadique tenant brillamment la comparaison avec celui certes plus âpre et moins psychanalytique, moins "Actors Studio" mettant en vedette Charles Laughton en capitaine Bligh et Clark Gable en « monsieur Christian ». Ne parlons pas des « remakes » de films dits de genre, de « série B » jouissives, complètement ratés, sans la poésie de leurs modèles...

    politique, remaniement, Valls, Najat Vallaud-Belkacem, Taubira, hypocrisie, socio-libéralisme

    Alors, ne me parlez pas des « remakes » de gouvernement, c'est encore pire...

     

    Le gouvernement de Manuel Valls est de la même teneur qu'un de ces remakes qui ne sert pas à grand-chose. On va voir quand même en espérant que cera aussi bien que l'original, et puis au bout du compte c'est nul. On met souvent une vedette populaire, que le public apprécie dans le premier rôle, Manuel, en se disant que cela fera recette, et puis c'est le seul qui reconnaît un peu plus que les autres que l'insécurité dans les « quartiers » n'est pas seulement un ressenti de « petits blancs » racistes, forcément, mais aussi une réalité concrète et mesurable.

     

    Certes, on a changé deux ou trois têtes par ci par là, on a pris des ministres qui ont voté « Non » au référendum sur le traité constitutionnel européen comme Benoît Hamon, on a gardé Montebourg pour faire plaisir aux souverainistes avant les élections Européennes, du moins espère-t-on que ce sera le résultat, mais la base idéologique est la même, et reste éminemment sociétalo-libérale, avec Christiane Taubira qui reste à la Justice et Nadjate, mon amie Nadjate, qui reste au ministères du Droit des femmes, de la Jeunesse et des Sports, et, « last but not least », des minijupes photogéniques ce qui est un atout non négligeable pour une femme libre comme Nadjate on en convient.

     

    Je ne comprend d'ailleurs pas trop pourquoi madame Taubira, « Marie-Thérèse Saint-Just » (TM°), reste une icône de la gauche de la gauche, de la gauche « dure » qui si elle ne se retenait pas très fort procèderait immédiatement à la redistribution de ses ressources, car pour le moment elle n'a mené aucune réforme me semblant spécialement propre à améliorer le sort des plus précaires en France à l'exception il est vrai d'une réforme pénale plus laxiste qu'autre chose où l'on reste dans le refrain habituel de « célafotalasociété » si les jeunes se conduisent mal qui est à gauche comme disons un curé progressiste, espèce maintenant quasiment disparue, à l'exception de quelques dinosaures qui ont vidé leurs églises.

     

    Quant à monsieur Peilhon qui a été remplacé par monsieur Hamon il aide à la mise en place d'un pédagogisme selon les préceptes de saint Philippe Meirieu qui découle directement des philosophies américaines libertariennes, socio-libérales en version « light », donc très loin de la gauche telle qu'on la conçoit. Surtout pas de contraintes éducatives en matière de savoir ou de droits ou de devoirs, l'élève, l'enfant consomme ce qu'il veut comme il l'entend.

     

     

    C'est finalement comme un de ces absurdes et grotesques « remakes » colorisés de films qui fonctionnent mieux en noir et blanc, avec un peu plus d'audace apparente, entre autres Valls est réputé « de droite » pour la gauche « vraiment à gauche » qui si elle ne se retenait pas reprendrait le « Cuirassé Potemkine » le soir-même à Vladimir Poutine, promis, juré, craché depuis le « Manifeste du Parti Communiste » de Marx et Engels. Notez que je ne serai pas forcément contre pour plus de justice sociale, si cela ne procédait pas seulement de bonnes intentions depuis longtemps déjà. Les producteurs espèrent toujours que la « colorisation » attirera un nouveau public, qui jette un œil le premier soir, et tout rentre dans l'ordre.

     

    image, site de libération.fr édition du 2 Avril

  • Valls et l'interdiction du "printemps français" mais pas que - Les masques tombent...

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    520571-le-ministre-de-l-interieur-manuel-valls-quitte-l-elysee-le-22-mai-2013-a-paris.jpg?modified_at=1369380028&ratio_x=03&ratio_y=02&width=476Quand des manifestants ne sont pas dans la logique de la société libérale libertaire, on songe à les interdire.

    Voir ici et


    Les masques tombent, ce n'est pas du mépris, ce n'est pas du dédain, la contradiction portée par la rue les fait enrager, ils fulminent, ils la rejettent violemment, n'en veulent pas.

    Ils n'y répondent que par des injures, des calomnies, ne veulent surtout pas débattre.

    Cela ne me suprend pas et vous ?

    Nous voilà de retour aux "fiches"...

    Voir ici ce que le ministre a demandé à la DCRI concernant l'armée et les militaires favorables à LMPT

    Cela montre aussi que le clivage le plus marqué n'est pas d'être de gauche ou de droite, il est dans la conception de la morale individuelle et de la famille.


    Rappelons aussi que le gouvernement profite de la polémique pour faire passer cette proposition de Moscovici sur "l'autorégulation" du salaire des grands patrons, proposition que je ne peux lire ou entendre sans rire, amèrement, devant tant de cynisme tranquille.

    Encore sur le clivage politique, entre ce gouvernement social libéral et le gouvernement libéral libertaire de Sarkozy il n'y a guère qu'un papier à cigarettes de différence...

  • La Corse une exception française ?

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    En débat sur Agoravox

     En Corse lors d'une « nuit bleue », sous le prétexte de la fête de la nation corse, une vingtaine d'explosions ont détruit une vingtaine de résidences secondaires dont certaines en construction.

    politique,corse,ump,ps,valls A ce propos, on se dit qu'il faut être maso pour faire construire là-bas du fait de « l'impôt révolutionnaire » obligatoire, réclamé par des petits malins qui ne sont souvent ni nationalistes ni même révolutionnaires mais surtout opportunistes, ou des risques de violences que l'on peut subir si l'on est « du continent » ou d'origine étrangère en général, par exemple arabe.

    On s'étonne d'ailleurs que ces pseudo "nationalistes" puissent tenir impunément des conférences de presse aux médias sans être inquiétés en quoi que ce soit par les forces de l'ordre.

     Beaucoup de personnes d'origine maghrébine témoignent clairement de ce racisme qu'elles retrouvent partout en Corse, ne serait-ce que sur les murs avec le slogan « arabi Fora » (« les arabes dehors ») tagué partout.

     Elles entendent aussi dire avec de moins en moins de complexes qu'un « bon arabe en Corse doit baisser la tête ».

     Personne n'a l'air étonné face à ces violences diverses, tout le monde trouve ça en somme quasiment normal alors que la Corse c'est quand même encore la France, excepté le ministre de l'intérieur Manuel Valls qui souligne le mutisme des élus corses et des personnalités de l'île sur les groupuscules violents qui gangrènent la vie politique et sociale dans cette région portée à bout de bras quant à l'emploi par l'État français, qui appelle le reste de la classe politique à condamner davantage ces actes qui mettent en péril le fonctionnement normal de la démocratie en employant ces termes :

     « On ne peut pas accepter dans une démocratie que l'on agisse avec des bombes pour des motifs politiques. »

     Ces actes de violence sont généralement minimisés qui par le fameux « contexte » qui par les traditions corses et la culture clanique de ce territoire, comme si la loi de la République française ne concernait pas ces deux départements.

     Le racisme et la xénophobie, que l'on trouve là-bas, dépendrait donc du contexte et des traditions corses ?

     Il serait donc plus ou moins acceptable selon les régions et leur histoire ?

    Les revendications « nationalistes » cachent bien mal la plupart du temps des ambitions locales de petits roitelets et familles qui espèrent faire un maximum de bénéfices en profitant par exemple des directives européennes sur les euro-régions, qui leur permettraient d'avoir une fiscalité « allégée » qui leur donnerait la possibilité de bétonner tout le littoral sans scrupules ni remords.

     On ne compte déjà plus les escroqueries à divers niveaux au sein même de la fonction publique en Corse, le clientélisme un peu plus développé qu'ailleurs en France.

     Beaucoup de corses savent très bien tout cela, tout en jouant la comédie de la Corse pittoresque, des corses « susceptibles », comme dans un des albums d'Astérix, mais au fond bien sympathiques, du corse « pastoral » qui vit très simplement de fromages de chèvres et de plantes sauvages en gardant ses chèvres dans le maquis, qui nargue les représentants de l'autorité, dans le style Robin des bois agraire, hâbleur et beau parleur et tellement accueillant...

     Le tout contredit par les faits.

    politique,corse,ump,ps,valls Alors, certes, il n'y a pas qu'en Corse que tout cela existe, Marseille est également un de ces territoires où la République ne contrôle plus grand-chose, gangrené par la lie de la société qui y trouve un terrain de jeux très confortable pour s'y ébattre sans risquer quoi que ce soit car les politiques y ont renoncé depuis longtemps à s'y conduire fermement ou à faire respecter les valeurs de la République sous couvert de respect des diversités culturelles que l'on peut croiser dans cette ville, la deuxième de France.

     Manuel Valls a d'ailleurs également signalé ces dysfonctionnements flagrants dans la métropole du Sud et le fait flagrant que la politique soit-disant spectaculaire mené contre ces phénomènes inquiétants n'était qu'une longue suite de coups de pub.

     Ce renoncement dont parle ce ministre s'explique par trois raisons :

     Le manque de courage à mettre en place une politique éducative et sociale courageuse, les différentes raisons qui veulent à gauche comme à droite aussi d'ailleurs que l'état n'a pas à jouer les gendarmes, car cela conduirait à « stigmatiser » (TM°) certaines populations pour la gauche, du fait des options libérales et du nécessaire désengagement des institutions, du « détricotage » indispensable selon eux des services publics à droite, et aussi leur indifférence car au fond ils s'en fichent, méprisant les populations précaires qui habitent les quartiers souffrant le plus des conséquences de ces violences.

     Bien entendu, on ne compte pas partout ailleurs en France les quartiers mis en coupe réglée par des petits caïds, au profit des économies souterraines, qui alimentent et profitent à celle qui se fait en plein jour, ces petits caïds étant eux-mêmes sous l'autorité de plus « gros poissons » étrangers qui ont parfaitement intégré les mécanisme de la mondialisation libérale.

     De même qu'en Corse et à Marseille, c'est souvent au nom de la « diversité culturelle » (TM°) que les responsables, les politiques et autres se gardent bien d'intervenir.

     Et il n'y a pas qu'en Corse et à Marseille que sévissent népotisme et clientélisme grâce à la décentralisation qui permet à un maire et ses adjoints, par exemple, de nommer, même à des postes subalternes, des proches ou des copains, voire des copains de copains.

    illustration en haut prise sur ce site

    illustration du bas empruntée sur le site de RFI

  • Manuel Valls le méchant de service à gauche

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    Aussi sur Agoravox  

    Le nouveau ministre de l'intérieur depuis quelques mois ne fait pas l'unanimité au sein de son camp théorique qui trouve que parce que ferme, ou dans une apparence de fermeté avec les « sans papiers » par exemple, ou les « squatters » de Notre Dame des Landes, ou d'autres dossiers, il est supposé être de droite voire même d'extrême-droite comme si être un politique de gauche supposait d'être forcément laxiste ou de refuser toute coercition, celle-ci étant pourtant parfois nécessaire du fait de la nature humaine même.

    politique, PS, présidence Hollande, Valls, hypocrisie, foutue gauche "morale" (TM°)A gauche de la gauche on n'en démord pas, Valls est un nouveau Sarkozy, ce qui est pour eux l'abomination de la désolation, l'ancien président, et ancien "méchant de service" préféré à gauche dans une obsession à le critiquer ou le moquer qui tourne souvent au quasi-pathologique.

    En ce sens, Valls a le courage d'énoncer des faits tangibles sur tous ces sujets, sans passion, mais simplement de dire les problèmes posés au quotidien par le choc des cultures qui, quelles que soient les bonnes intentions dont on veut faire preuve au départ, est bel et bien une réalité, par toutes les questions liées à l'insécurité bien réelle dans des « quartiers difficiles », est-il normal que, entre autres, les bus de ville, service public pour tous, ne puissent circuler correctement dans certains endroits sans craindre une agression, un caillassage voire pire ?

    Ce n'est pas que cette insécurité ne soit due qu'aux populations précaires d'origine étrangère, il y a parmi les « lascars » et les voyous des « petits blancs », tout aussi précaires d'ailleurs, leurs conditions de vie expliquant en partie leurs comportements mais pas seulement.

    Il s'agit par exemple, parmi les adversaires de Valls, de nier les conséquences néfastes de l'afflux constant depuis plusieurs années, y compris pendant l'ère Sarkozy, d'immigrés dits « sans papiers », ce qui profite au marché clandestin du travail, ce qui fait le bonheur des patrons à qui cela évite de payer des charges ou de respecter des contraintes horaires quant à leurs employés, ce qui entretient l'économie souterraine et les marchés parallèles, suppléant au « détricotage » des services publics par les institutions européennes, « détricotage » mené par la droite et la gauche.

    Juste énoncer ces quelques faits n'implique pas l'absence de compassion bien au contraire envers ces personnes, mais à ceux qui pensent que la France peut toutes les accueillir je suggère d'être cohérents jusqu'au bout et de les loger par exemple chez eux ou de leur offrir la moitié de leur salaire par exemple ?

    Ou alors, est-ce que les détracteurs de Manuel Valls ont intériorisé au fond toutes les critiques faites habituellement à la gauche et les ont faites apparemment les leurs :

    Son angélisme, concernant le modèle d'intégration à la française, un « ascenseur social » qui est en dérangement depuis des lustres, son laxisme là encore, sur l'insécurité, réduite à des vociférations de fââchiistes (TM°) ou de « skins » bas du front, croyant bon de se conformer à ces clichés pour s'affirmer de gauche, accordant donc du crédit à ces clichés pour se donner une image de gauche alors qu'ils ne sont donc que très superficiellement de gauche comme à droite, ceux qui se conforment seulement aux clichés du militant de droite ne sont également que très superficiellement de droite.

    On a l'impression que cela fait partie du débat politique actuel ou tout le monde peu ou prou semble oublier toutes nuances, radicaliser son discours jusqu'à la caricature, limitant celui-ci à des slogans grandiloquents mais creux, qui sonnent bien mais qui ne signifient rien.

    Vociférer contre ceux qui ne font que parler de tous ces sujets afin d'en débattre en les traitant de racistes ou de fachos (TM°) c'est facile, cela évite entre autres choses de faire des propositions réelles concernant une politique éducative forte et la réaffirmation absolument indispensables de valeurs communes et non de quelques vagues dénominateurs communs qui font certes plaisir entre la poire et le fromage mais qui n'apportent rien, le tout saupoudré de quelques fêtes caritatives collectives marquées par une sur-affectivité superficiellement sympathique et finalement hypocrite, un chouïa de condescendance, et sans retombées ou évolutions quelconques ensuite pour les personnes en souffrance, dont le « Téléthon » (TM°) bientôt de retour pour faire pleurer Margot dans les chaumières.

    A ce propos, d'aucuns dénoncent, c'est leur droit, le coût des illuminations de Noël mais tout cet argent dépensé pour des évènements qui prennent pour prétexte les chtits n'enfants n'handicapés ne serait-il pas mieux employé pour aider la recherche contre ces maladies ?

    Ne pas chercher à développer l'éducation dans les « quartiers », à favoriser l'intégration des populations d'origine étrangère, ce n'est pas de la grandeur d'âme, c'est à la fois de la lâcheté et de l'inconscience, car il y aura forcément un jour un « retour de bâton ».

    Les critiques contre Manuel Valls feignent d'oublier une chose. S'il est sincère, et que ses intentions le sont aussi, ce que je ne saurais juger, ne sachant pas jauger les reins et les cœurs, il n'a de toutes façons pas les moyens de sa politique, que le président ou le premier ministre ne lui laisseront pas mener car elle serait contraire aux intérêts du système tel qu'il est en ce moment.

    Et Valls est bel et bien de gauche, mais de cette gauche républicaine et jacobine qui n'est ni dans l'angélisme ni dans le masochisme mémoriel ou le déni constant des valeurs communes...

    image prise sur ce site

  • Le petit Nicolas et les primaires du PS – un hommage à Goscinny et Sempé

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     Je ne vous ai pas raconté la seule bêtise qu'Agnan a faite. Agnan on ne l'aime pas, c'est le premier de la classe et le chouchou de la maîtresse et un sale cafard qui rapporte quand nous faisons les guignols, et alors la maîtresse nous punit et nous devons rester silencieux pendant toute la récréation.

    petit-nicolas-390055.jpgAgnan a voulu organiser des élections « primaires » comme en Amérique pour les élections des délégués de classe. Il avait vu un candidat des « primaires » aux élections présidentielles américaines, il recevait plein de petits bouts de papier sur la tête comme pendant le carnaval, et il était dans une grosse voiture dans les rues d'une grande ville. C'était chouette.

    Il est allé demander au directeur, il est fou Agnan, qui lui a tapoté la tête gentiment et lui a dit qu'il était d'accord tant que ça ne gênait pas le travail dans les classes et les récréations.

    Il fallait s'inscrire pour participer aux « primaires », un grand papier était affiché sous le préau. Il y avait surtout des amis d'Agnan des autres classes, des bons élèves : Marie-Ségolène, une amie de Marie-Hedwige qu'elle suivait partout, Marie-Ségolène elle voulait être maîtresse plus tard, elle en était sûre, mais à chaque fois que sa maîtresse la laisse surveiller la classe quand elle s'absente, Marie-Ségolène sort en pleurant, et elle veut punir tout le monde ; Martine, elle ressemblait un petit peu à mon copain Alceste, qui est très gros et qui mange tout le temps, elle aussi, elle voulait être maîtresse plus tard mais avec elle on ne rigolerait pas souvent en classe ; Arnaud, qui est un ami de Geoffroy, qui l'aime bien parce qu'il dit qu'Arnaud ressemble à un comique qu'il regarde souvent à la télévision qu'il a chez lui (son Papa est très riche), ), Michel Leeb ; Manuel, on l'aime bien Manuel, quand il était à la maternelle, il voulait être pompier, puis cosmonaute, maintenant, il voudrait bien être Superman, mais comme il est petit encore et pas très costaud, Eudes, mon copain qui est très fort et qui donne des coups de poing sur le nez si on rigole de lui, se moque de lui quand il nous en parle.

    Et il y avait aussi François, qui était comme Alceste avant, avec lui on rigolait bien, mais depuis qu'il s'était inscrit sur la liste, il ne voulait plus nous parler et aller s'amuser avec nous. Lui aussi, il avait souvent les mains pleines de beurre à cause des petits pains au chocolat qu'il y avait dans son sac mais au moins, il était plus sympathique, maintenant, il se conduisait comme Agnan ce sale cafard.

    Quand il a vu la liste, Dominique, un autre ami d'Agnan qui voulait s'inscrit, a rigolé un peu drôlement et il n'a rien dit. Mais comme il a été puni car il était allé regarder les filles dans les toilettes pendant la récréation, il ne pouvait pas. Monsieur le directeur s'était fâché tout rouge et Dominique avait dû aller au coin pendant toute une journée.

    image prise ici

    Primaires-PS-lemediascope.fr-.pngLe jour où il fallait aller voter pour les « primaires », monsieur le directeur nous réunit tous dans le préau et nous devions donner notre petit papier avec le nom de celui que nous voulions élire « en silence et dans le calme comme de futurs citoyens raisonnables » comme nous dit le directeur en souriant gentiment en essuyant ses lunettes.

    Jean-Luc, un copain qui est souvent en colère, leva la main et demanda au directeur si on était obligé de voter car il n'y avait que des cafards dans la liste et qu'ils étaient tous de sales guignols.

    Le directeur appela le Bouillon qui vint chercher Jean-Luc et l'emmena copier des verbes dans la salle d'études. Jean-Luc disait au Bouillon qu'il avait le droit et qu'on était en république et qu'il allait le dire à son père. Et comme il a promis au Bouillon d'être sage, il a eu le droit de revenir.

    Le Bouillon ce n'est pas son vrai nom ce sont les grands qui l'on appelé comme ça car dans le bouillon il y a des yeux et le bouillon dit toujours : « regardez moi dans les yeux ».

    Quand le directeur et Agnan ont regardé tous les petits papiers après l'élection, tout le monde avait mis son nom et personne ne pouvait être élu. Il y avait beaucoup de bruit sous le préau car tous ceux qui étaient sur la liste disaient que c'était eux qui étaient les délégués. Agnan était tout rouge et pleurait en se roulant par terre. Finalement, il a été puni.

    Et c'est Dominique qui a été nommé délégué car monsieur le directeur a dit qu'il avait fait de gros efforts et qu'il avait été très sage. Il ne savait pas que Dominique continuait à regarder dans les toilettes des filles pendant la récréation, il avait fait un petit trou dans une autre porte, mais là on pouvait moins le voir, mais je ne le dirais pas car je ne suis pas un sale cafard qui rapporte.