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vacances

  • Ce soir je suis chez une vieille maîtresse

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    Maison de Barbey d'Aurevilly à Barneville Carteret bourg qui est le théâtre de son roman "Une Vieille Maîtresse"

    blog, vacances

  • Journal de vacances 1 -les bourgeois et l'amour en 2011

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    Le début du journal est aussi sur Agoravox

     devoirs de vacances en cours :

    lecture du « Bestiaire » de Léautaud, admirable, un emmerdeur au style superbe, en habits de clown.

    lecture de la correspondance de Céline avec la NRF, où l'on peut découvrir, à moins qu'on ne le sache auparavant que l'âme des prétendus salauds est largement plus complexe que ce que l'on veut bien croire.

    ci-dessous portrait de Léautaud pris ici

    176777_866386055_paul_leautaud_H162029_L.jpgImpressions de vacances :

    «Qu'est-ce que le bourgeois ? C'est un cochon qui voudrait mourir de vieillesse.»

    Léon Bloy dans « l'Invendable »

    Je passe, après certains articles, pour un mauvais français, un malfaisant vraiment pas gentil qui n'aime pas les gens, un sarcastique méchant comme une teigne, un jaloux, un pas beau. De cela je m'en fiche complètement, ça ne me déplait pas en plus de déplaire aux cons, aux valets, aux serviles, aux bonnes têtes de troupeau bien dociles qui classent, classifient, rangent et catégorisent par paresse intellectuelle. Les injures des tarés haineux ne me gênent pas tant que ça, même si c'est parfois dur à encaisser, mais après tout, cela montre que ce que j'écris touche dans le mille et qu'à défaut de leur donner le grand de coup de pied au cul qu'ils méritent, j'ai donné un grand coup de pied dans la fourmilière.

    Les imbéciles ne comprennent pas grand-chose, et le pire c'est qu'ils sont persuadés d'avoir tout lu, tout vu, tout sur, et que « la chair est faible ». Ils se révèlent un peu plus bas dans leurs moqueries.

    « Dire qu'il faudra partir un jour, alors que tant de gens continueront à faire l'amour. »

    Paul Léautaud dans son journal...

    Voilà un homme bien ridicule à leurs yeux qui tombe amoureux fou d'une jeune femme très différente de lui, et qui en plus, préfère les femmes.

    Quel con se disent-ils !

    Quel con !

    Il ne réfléchit pas ou quoi ?

    Comment peut-on aimer quelqu'un sans espoir en plus ?

    Quel con !

    Vouloir vivre des sentiments un peu plus élevés, un peu en dehors des normes, des rails, et des conventions actuelles, voilà qui est très con à leurs yeux car au fond ce sont des con-formistes.

    Chercher à vivre ces sentiments un peu plus élevés c'est aussi se tirer du néant, car rien d'autres n'a vraiment de sens le reste n'en ayant aucun, fût-ce pour un croyant cette personne que l'on aime être Dieu.

    image de Céline prise ici

    lettres%2Bnrf%2Bchoix.jpgL'amour, cet "infini à portée des caniches" selon Céline dont l'hypersensibilité du verbe montre qu'il disait cela surtout par amertume, par colère devant la sottise et la lenteur des autres êtres humains à le ressentir, était considéré comme un sentiment ridicule par les paysans et les familles dites bourgeoises sous l'Ancien Régime, et pas seulement, c'était encore ainsi il y a soixante soixante-dix ans, on se mariait pour réunir des terrains, pour s'approprier quelque chose, les sentiments venaient après, si il y en avait, c'était tant mieux, sinon, cela n'était pas bien grave, tant que mari et femme exerçaient leur devoir conjugal régulièrement.

    Depuis « Soissantuite » et la libération « sessuelle », on parle beaucoup d'amour, que l'on confond surtout avec le cul. Il s'agit de baiser à droite à gauche un maximum, on imagine presque des juges comme au championnat de gymnastique. Exprimer des sentiments amoureux un peu plus élevés que simplement exprimer le désir de se vider les génitoires est perçu comme tout autant ridicule que par nos ancêtres . L'amour est toujours aussi ridicule aux yeux de leurs descendants, pseudo-libertaires de mœurs qui restent au bout du compte des bourgeois amoraux ressemblant beaucoup à ceux du XIXème siècle.

    Rien n'a changé contrairement à ce qu'ils voudraient nous faire croire.

  • Blog en vacances

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    MM-0.jpgLe glorieux leader lumineux vous l'indique lui-même, "il est parti par là" (l'auteur du blogue)...

    Ce blog est donc en vacances.

    Son auteur se repose des pros-sionistes délirants, des pro-palestiniens de même acabit, des adeptes du grand soir vite fait tout debout, des petits marquis du libéralisme, des soutiens des partis (divers) de DSK, des complotistes fous, des maniaques de l'indignation hargneuse, des illuminés qui sont persuadés que le Ternet leur parle directement....etc

    Et il lit : plein d'auteurs qui emmerdent les bigots du littérairement correct.

  • Vacances j'oublie tout

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    Ce blog est en mode vacances.

    Il y aura des articles si je veux (d'abord !)

    Le tube ci-dessous, bien kitsch, bien désuet finalement, et assez sympathique pour un tube de vacances, en parle très bien.

    MMmmmh, ça sent bon les années 80...

    En vacances, on oublie les faux culs, les hypocrites, les lâches, les andouilles, les prétentieux, on se repose...

  • Bernanos à toutes les sauces

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    L'intérêt de quinze jours de vacances, c'est que l'on peut se passer de tout ce qui est finalement complètement futile comme Internet, relire les livres que l'on aime et simplement apprécier la vie qui s'écoule. On peut aussi en profiter pour peaufiner la réponse que l'on a envie de faire à certaines assertions de plus en plus entendues à la radio, à la télévision et lues sur le réseau ou dans les journaux. On y réfléchit sans s'énerver, en regardant la mer étinceler sous le soleil de juillet, et les gosses qui s'amusent dans les rouleaux...

    guerre_miliciens.jpgJ'ai relu pour ma part « les enfants humiliés » de Bernanos, un manuscrit paumé par Bruckberger alors qu'il était militaire dans la Sarre, car celui-ci l'avait prêté à un de ses supérieurs qui l'avait égaré, et heureusement sauvé après la guerre pour paraître peu de temps après la mort de l'écrivain. La lecture de ce livre, comme d'ailleurs de tous les écrits de combats de Bernanos contredit tous les poncifs entendus sur son compte. Comme celui que l'on entend parfois énoncé par les historiens ou les exégètes de l'œuvre « Grand d'Espagne » : il y aurait un Bernanos catholique, traditionaliste monarchiste, anti-démocrate, antisémite, avant la Guerre d'Espagne, un fâchiste d'Action Française et celui d'après, un Bernanos rallié à la gauche, devenu démocrate-chrétien presque et catholique social, main dans la main avec les communistes. Les deux clichés sont deux énormes contresens, Bernanos est d'abord et avant tout un amoureux de la liberté qui déteste les compromis, les manquements à la vérité, les petites malhonnêtetés pour se maintenir à flots, qui se dira anti-démocrate jusqu'à la fin de sa vie ; peu de temps avant qu'il ne meurt, un journaliste américain l'interroge en commençant par « Vous qui êtes maintenant du camp des démocrates... », ce qui fait hurler Bernanos qui clame qu'il est toujours et monarchiste, et catholique et qu'il rejette la démocratie, du moins telle qu'elle se pratiquait à l'époque et se pratique encore maintenant.

    Et il n'est certes pas parfait.

    Mais l'amour de la vérité, et de la liberté sauvent tout chez lui.

    On le voit mal lécher les bottes d'un grand homme, ou inaugurer des statues, celui-ci fût-il un général expatrié, et encore moins trahir ses idéaux de jeunesse. On le voit mal gaulliste, on ne l'imagine pas une seconde adhérer à l'UDR ou au RPF. On a du mal à l'imaginer courbé devant De Gaulle comme Mauriac.

    De plus Bernanos ne pouvait se rallier aux soutiens d'une idéologie foncièrement arbitraire et réductrice, d'où qu'elle vienne, les intentions de cette idéologie fussent-elles généreuses au départ. En tant que chrétien et catholique, il sait tout le poids de sa conversion, que l'on ne peut être à la fois son ancienne enveloppe et le nouvel homme que l'on devient une fois que l'on comprend ce qu'implique la foi à savoir la Croix et la Résurrrection, que dealer avec l'un ou l'autre, modérer ses élans en s'adaptant au langage de la société telle qu'elle est contribuera à faire avancer les hommes vers un peu plus de joie, vers la communion des saints quitte à parfois passer pour un salaud qui ne joue pas le jeu (par exemple, je pense qu'un chrétien ne peut pas rigoler en entendant un/e ami/e raconter ses dernières frasques sexuelles alors que celui-ci est déjà engagé/e et prendre ça à la légère, et pour cet/te ami/e et pour ses conquêtes, et pour la personne avec laquelle il/elle est en couple). Un chrétien se doit de dénoncer l'eugénisme, les avortements en particulier, de se rappeler de la souffrance de la mère qui s'apprête à commettre ce geste, mais aussi de celle du médecin qui pratique l'IVG et des infirmières qui l'assiste, et surtout que chaque histoire est unique et donc irréductible à des slogans ou de grandes déclarations péremptoires ; dans « les enfants humiliés », Bernanos en parle sur quelques pages, prévoyant parfaitement les évolutions actuelles. De même il perçoit parfaitement la naissance de la société spectaculaire qui a besoin de sa dose quotidienne de violences virtuelles, de sexe au kilomètre, de plaisirs devant être immédiatement satisfaits, fussent-ils bestiaux.

    Bernanos est un « fils de la Lumière » au sens où l'entend très bien Fabrice Hadjaj dans son livre, « la Foi des démons », ceux-ci ne sont pas très doués pour les ronds de jambes, l'obséquiosité et la frilosité des sentiments, ils ne savent pas se mettre en valeur et encore moins se comporter comme il faut dans le monde. Ils arrivent avec leurs gros sabots et mettent tout par terre, comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, ils révèlent les hypocrisies, les petites mesquineries. Il faut les excuser, ils sont tellement heureux d'échapper à leur condition de primates encore livrés à leur animalité, celle-ci étant entretenue par le consumérisme, et de commencer à être un petit peu plus humains. Ceux qui se complaisent dans les ténèbres ont la nostalgie de la lumière hors de leur grotte platonicienne, ils voudraient bien en sortir mais c'est tellement confortable et puis il suffit parfois de se réclamer de Bernanos, ou Bloy, pour se sentir alors presque absous des petites saloperies que l'on est bien obligé de commettre pour plaire et rester en place ou plaire à au moins une partie du troupeau bêlant qui déteste qu'on mette en cause son confort intellectuel et spirituel mais aime bien faire comme si. Ces petites saloperies paraissent tellement peu importantes que l'on finit par ne plus y prendre garde.

    Ceux-ci ne sont jamais éblouis par les soleils trompeurs, y compris ceux qui jouent les outsiders, les contradicteurs politiquement incorrects de service que l'on entend partout ce qui ne les empêche pas de clamer pour la plupart qu'ils sont censurés, ce qui est faux. Le monde est plein de salauds malgré eux de ce type, persuadés que leur compromission est indispensable à la bonne marche du monde, au progrès, que sais-je. Ceux qui se terrent au fond de leur caverne sont jaloux finalement de leurs congénères qui ont su se rapprocher un peu de la lumière, ils les envient, ils les rejettent, les insultent, les conchient sous différents prétextes, toujours un peu les mêmes. Pour eux, celle ou celui qui ne se compromet pas est un fou, un taré. Heureusement que ces salauds ont un discours finalement souvent inaudible, du café du commerce un peu amélioré à coups d'imparfaits du subjonctif et de considérations nombrilistes foireuses qui appâte le chaland. Ce sont des putes qui font des manières en somme pour causer d'eux et chercher qui dans une cause qui dans la vie du grand homme qu'ils se choisissent une manière de personnalité, ce dont ils sont cruellement dépourvus.

    197_13.jpgBernanos étant un « fils de la Lumière » il n'est sûrement pas un maître à penser comme j'ai pu l'entendre. Bernanos est plutôt un capitaine d'infanterie, de ceux qui s'exposent au feu avec courage, et que l'on suit pour leur courage. J'ai personnellement horreur des maîtres à penser, des directeurs de conscience envahissants, des saints hommes ou réputés tels dans le troupeau qui sont souvent sincères au début de leurs prêches quant à leurs intentions et finissent toujours par poser au gourou et jouir du pouvoir, comme Jean de Leyde il y a longtemps, dont on peut lire l'histoire dans le livre passionnant de Greil Marcus, « Lipistick Traces » dont le propos est très proche de celui des « enfants humiliés » ou bien l'on peut aussi songer à certaines têtes pensantes, qui sont très proches finalement de Jean de Leyde, issues des communautés chrétiennes dites nouvelles actuelles, qui n'hésitent pas en plus à avoir recours à des techniques sectaires pour fidéliser la clientèle. La royauté de Jean de Leyde avait très bien commencé, sous les meilleurs auspices utopiques, bien sûr, elle s'est terminée dans un bain de sang. C'est le cas de toutes les utopies quand celles-ci sont appliquées de force au bon peuple pour le forcer à un bonheur qui ne saurait être qu'artificiel et arbitraire.

  • La vie des djeuns avant la rentrée

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    7d91f11619perry1.jpgQuatre djeuns attendent devant le Café des Arts à Evreux. Comme on va le voir, ce sont quatre jeunes rebelles épicuriens qui veulent vivre à fond, ou plutôt, pardon, "à donf"...

    Deux en djins baggys, une avec total louque : frange, chemise d'homme à carreaux et chorte en djin, collant opaque et tennis rouges, une autre avec un pantalon de sultan des Mille et une nuits également à la mode...

    -Salut dit-elle

    -Ouais salut disent les autres, c'est pas coule  rajoutent-ils c'est la rentrée.

    -Ouais moi j'en ai déjà trop marre de l'école

    -Moi je suis trop content on va avoir Madame Rivière en français, elle est trop sympa, on travaille pas avec elle, elle nous fait des photocopies et puis on parle avec elle avoue la jeune fille à frange (note : coupe ringarde il y a dix ans, et maintenant tendance, ça va, ça vient la mode).

    -Elle est naze Rivière, rispostent les trois autres, nous on s'en fout, on préfère profiter des vacances à donf.

    Un ange passe, visiblement occupé à téléphoner sur le dernier modèle de portable.

    -Ouais moi j'en profite à donf dit la jeune fachionista tout en relevant sa frange qui retombe aussitôt, elle ajoute : Qu'est-ce qu'on fait ?

    - Ben Ch'sais pas, disent les trois autres.

    -On va au café ?

    -Ouais, bof, y'a que des vieux

    -Ouais, mais pas çui là, y' a un prof. (Là je crois que je suis repèré)

    -Mon refrère il l'a eu, il vannait trop les élèves, ça se fait trop pas, je trouve.

    -Heureusement qu'on peut en profiter à donf jusqu'à mardi, moi je rentre à 10 heures, ça le fait pas, ça me fait ch...er (lecteur jeune, comme tu es pudique, je censure ce vilain mot), rajoute la djeun fachiône victime qui est décidément une sorte d'épiicurienne, crois-je comprendre.

    Note personnelle : Cela fait bientôt vingt minutes qu'il profite à donf des vacances plantés entre l'arrêt de bus et le café.

    Ils décident enfin de lever le camp, la jeune sultane croit alors bon de persifler : "T'as vu le prof y boit un Perrier-menthe, comme ma daronne (mère en langage djeuns), trop un truc de vieux..."

  • Les vacanciers et les locaux en été

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    plages1.jpgEn vacances, on distingue deux catégories, les vacanciers, appelés aussi « les parisiens » par les locaux, et les locaux, dont le village passe en été de 2000 habitants à 25 ou 30000 pour certains endroits. Par parisien, bien sûr, on entend tous ceux qui ne sont pas de la région. Le « parisien » a un rôle appréciable, on lui vend le litre de lait, la douzaine d'œufs deux fois plus cher que pendant l'année, et il ne dit rien car il est en vacances et ne veut pas se prendre la tête. On lui présente également des croûtes innommables comme des toiles de maîtres locaux, tellement authentiques dans l'esprit pittoresque, des vêtements traditionnels fabriqués à Taïwan, des saloperies immangeables (brioche élastique, crêpes sableuses) comme des spécialités séculaires, et il ne proteste jamais. Mais on ne l'aime pas beaucoup, car il est réputé mauvais conducteur, arrogant dés qu'il ose élever le ton, et envahissant. Parfois il arrive même qu'il proteste quand des locaux amènent leurs clébards sur la plage afin que ceux-ci s'ébattent un peu partout autour des châteaux de sables des gosses, forcément mal élevés, des « parisiens », ou des serviettes, prétentieuses, des parents. Le "parisien" est à peine toléré sur la plage.

    Plusieurs spécificités locales :

    File1_04613bfbf02aba.jpg- le magasin "typique" : s'appelle comptoir de la mer, magasin de la plage, ou Superstore Beach 3000 quand on n'est pas loin d'une plage de djeuns. On y vend des produits typiques qui doivent reflèter les désirs de la clientèle des vaches à lait de l'été : des biscuits réputés traditionnels, des bonbons traditionnels, des crèmes traditionnelles, des alcools traditionnels, tout un tas de produits réputés de tradition, mais une tradition revue et corrigée par la publicité ou "les choristes".

    Ce genre d'endroits est souvent tenu par les filles de notables locaux (médecin, notaire etc...) qui font la plupart du temps un concours de mauvaise volonté et de mauvaise humeur. C'est là que l'on vend aussi les produits habituels consommés par les "parisiens" pendant l'année, mais à des prix exorbitants car on est en vacances.

    On y parle beaucoup de la concurrence des supermarchés proches, dans lesquels on accuse tous les parisiens de se ruer : il faut dire que l'on y trouve les mêmes produits beaucoup moins cher.

    - Le maître-nageur sauveteur : C'est un djeuns du coin, habillé d'un ticheurte jaune ou rouge pétant. Idole des cours de récréation locales, il pense l'être aussi de la plage et se verrait bien comme un avatar des personnages d'"Alerte à Malibu", ce qui est évident assez difficile à évoquer dans la Manche ou sur les plages de Mer du Nord. Entouré de plusieurs midinettes jeunes et moins jeunes le soir au bar, il aime bien que les filles le tutoient afin de contribuer à sa légende de Don Juan des bords de mer. Quand il fait beau, il dira jovialement, les jumelles à la main : "Fait beau aujourd'hui !" et quand il pleut : "Fait pas beau aujourd'hui !".

    - Le magasin qui vend de tout : On y trouve des revues, pour adultes, souvent des trucs allemands bien dégueulasses d'ailleurs, des journaux pour les enfants, placés la plupart du temps juste à côté, "Mickey Parade" voisine avec "Valeurs Actuelles" et "Libération" avec "Mon tricot". Il y a plusieurs présentoirs de friandises, et également de souvenirs "typiques" : bateaux en céramique, phare sous cloche de neige, marins en poupée de chiffon, des cartes postales pour tous les goûts qui vont de la carte "drôle" (ou qui devait l'être en 1923) à la carte patrimoniale hors de prix. On y distingue les "habitués" qui connaissent bien le marchand et la marchande, et les petits nouveaux que l'on considère non sans hauteurs. Les "habitués", locaux ou pas, souvent retraités, y ont l'habitude commenter la politique : leurs commentaires se résument rapidement, "les jeunes c'est rien que des fainéants" et "maintenant c'est pas comme avant". Ou bien l'on se contente de ragoter sur les "parisiens" râleurs, arrogants et mauvais conducteurs etc...

    Quand il pleut ou qu'il fait frais, les "parisiens" stagnent dans ce genre d'endroits, sans particulièrement oser ouvrir les revues ou feuilleter les livres, qui en intimident la plupart, surtout quand l'un d'eux se retrouve au hasard des mouvements du troupeau réfugié devant les magasines juste le nez sur tel ou tel magasine masculin ou féminin livrant tous "les secrets de l'orgasme en vacances" (texto); ou "les plages les plus chaudes".

    - la famille type de "vacanciers" : Le père (vêtu d'un caleçon de bain/short qui aura tendance à flotter au vent ou se coller de manière arbitraire à la sortie de l'onde) continue à travailler en vacances, il adore le montrer pour bien appuyer sur le fait qu'il est quelqu'un d'important en période normale, sérieux, docile avec son patron et toute cette sorte de choses. La mère est active, elle veut bien s'occuper des gosses mais aussi conserver une image de femme moderne consciente de son temps et son époque. Il y a souvent parmi leur progéniture un ado ou une ado maussade et revêche, qui trouve que ce serait tellement bien que la famille aille en vacances à Ibiza "hein Môman ce serait chouette", des enfants parfaitement normaux qui veulent faire des châteaux de sable, nager dans l'eau et se dépenser, bien que de plus en plus apparaissent le gamin odieux qui a le nez collé sur l'écran de sa console portable constamment. On les retrouve souvent dans les crêperies attablés devant les crêpes typiques, la bolée de cidre typique, jusqu'en Méditerranée, et la glace typique.

    D'autres, comme on le voit ci-dessous ont une conception des vacances qui impliquent un retour à la nature radical en quelque sorte, on y pratique "le mélange des varices" ou "le partage des couches graisseuses". Eux aussi aiment bien partir pour oublier la foule et la cohue de la ville....

    Boue_9943.jpg


    Quelques souvenirs de vacances de Florence Foresti ci-dessous en complément.

     

  • Les gosses de Maltot : des vacances pour les gosses de Drancy

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    Quand des gamins s'occupent à jouer au foot, faire du canoé, s'essayer au base-ball, et qu'il y a des personnes formées à cela pour les entourer, cela donne des gosses épanouis et heureux de vivre, mieux dans leur tête et leur corps. C'est ce que ce blog dont Eric, le directeur du site de Maltot, entre autres activités, m'a envoyé le lien, démontre.

    Sur la photo, ils sont au match Caen/Valenciennes

    match.jpg

  • La SNCF modernisée c'est beaucoup moins rapide

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    sncf.jpgEn revenant hier de vacances de Cherbourg, j'ai pu expérimenter le fonctionnement de la SNCF paraît-il modernisée et en passe d'être privatisée : le train que je prenais avait été supprimé et remplacé par le train précédent, en retard quant à lui de 50 minutes, le train supprimé devait s'arrêter à Lisieux, Bernay et Evreux, finalement le train dans lequel on nous fît monter fonça jusqu'à Paris après un arrêt à Caen. Le contrôleur répétait régulièrement, cerise sur le gâteau, que nos réservations n'étaient plus valables, de même pour les correspondances, sans pour autant expliquer ou excuser le retard. Arrivés à Paris, devant le tollé soulevé par tant d'incompétence, on s'est décidé à distribuer aux gens des enveloppes de remboursement, procédure qui on le sait dure à peu près six mois.

    Comme pour mieux narguer le "cochon de payant" de voyageur, deux panneaux affichaient fièrement la "régularité" des lignes de Saint Lazare...

    Quand je relis "Confessions d'un enfant du rail" de Vincenot qui parle des cheminots d'il y a cinquante ans, un train en retard était vécu comme une honte par tous ces travailleurs. Maintenant, tout le monde s'en fout, dans la SNCF actuelle qui privilégie les TGV, donc les plus riches, et laisse tomber progressivement sa mission de service public.