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vérité

  • Pacte de protection à Lens

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    voixdunord.jpgCet article n'est absolument pas écrit dans l'intention d'exciter la xénophobie de certains, elle me hérisse, leur haine des musulmans, mais simplement afin de remettre les choses au clair sur ce qui s'est passé le soir de Noël à Lens...

     

    Dans cette ville, des musulmans ont proposé de protéger les églises le soir de Noël en particulier afin de montrer que tous ne sont pas des djihadistes, que tous ne sont pas des terroristes. Ce geste apparemment très beau a été très apprécié des paroissiens et du curé Lemblé. Il est vrai que cela représente un beau symbole, des musulmans s'affirmant tous français protégeant ceux qui sont visés par les assassins fanatisés de Daech, le soit disant Etat Islamique . Très vite, les images du « cordon sanitaire » musulman entourant le bâtiment ont été reprises par des catholiques bien gentils mais déconnectés du réel (voir en particulier à ce lien dans « la Croix »).

     

    C'est aussi une manière de « méthode Coué » pour se convaincre que tout est revenu à la normale après les massacres atroces du 13 novembre...

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  • Réaliser la vérité

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    Que dire d'autre, c'est juste la réalité de notre société consumériste, libérale-libertaire...

    Les gouvernements ne sont au mieux que des "employés du mois", le vrai pouvoir ce sont les banques et les grandes entreprises qui l'ont, celles qui te vendent du rêve pré-mâché, pré-digéré et à l'obsolescence programmée ami lecteur.

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  • Le goût du simple et le goût du vrai

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    littérature, politique, société, simplicité, véritéL'époque a comme sainte patronne, avec Saint Stéphane Hessel, Amélie Poulain, l'héroïne de la décennie, le goût des « choses simples », des plaisirs dits minuscules tellement modestes, l'affectation de la simplicité, il convient d'être « simple jusqu'à l'affectation » ainsi que pouvait dire Saint Simon d'un ecclésiastique de la Cour qui n'eut pas déparé dans « Tartufe », de la pseudo « lothenticité » pénible qui est une lubie de « rurbain », de bobo rural en milieu pavillonnaire. Le gnangnantisme sur-affectif et frelaté continuel à l'eau de rose envahit tout, il est là pour empêcher toute remise en cause du monde tel qu'il est, toute ébauche de réflexion, tellement fatigante pour l'intellect.

     

    Celui qui critique ou qui se pose des questions est considéré soit comme un malade, soit comme un aigri, d'autant plus s'il le fait sans exercer un « emploi » au sein du grand cirque que devient chaque jour un peu plus notre société spectaculaire. L'écrivain, l'artiste, le cinéaste est montré comme dans « Goupi mains rouges » comme un personnage ambigu, suspect de turpitudes morales diverses et variées, ayant un désir de raffinement qui ne peut que témoigner de son ambivalence sexuelle.

     

    Elle est curieuse cette propension de notre époque de progrès progressiste, de notre société libérale libertaire, qui idolâtre le progrès technique à avoir sur les individus hors des rails un point de vue qui ressemble fort à celui que l'on retrouve dans les laudateurs du gouvernement de Vichy et de la Révolution Nationale. N'oublions pas les écologistes actuels qui exaltent la nature, l'agriculture naturelle et la « terre qui meurt » exactement de la même manière que dans le livre qui porte le même titre de René Bazin.

     

    C'est souvent lié à un discours que je trouve d'une sottise sans nom sur la prétention qui serait reine à Paris, et la simplicité et la vérité d'âme et de cœur supposées infiniment supérieure en province alors que Simenon l'a souvent montré dans les « Maigret », la nature humaine est généralement aussi déplorable en province qu'elle peut l'être à Paris. Simenon peint admirablement l'essence même de l’atmosphère parisienne dans les lignes suivantes, au début de « Cécile est morte » que j'ai déjà abondamment citées, ami lecteur mais régale toi encore, c'est du nanan sur Pantruche :

     

    « Il passait devant un petit bistro. La porte s'ouvrit, car c'était la première fois de la saison que la fraîcheur de l'air obligeait à fermer la porte des cafés. Au passage, Maigret reçut une bouffée odorante qui demeura pour lui la quintessence même de l'aube parisienne : l'odeur du café-crème, des croissants chauds, avec une très légère point de rhum ; il devina, derrière les vitres embuées, dix, quinze, vingt personnes autour du comptoir d'étain, faisant leur premier repas avant de courir à leur travail. »


    Sur Paris les amateurs de "choses simples" évoquent toujours le fait qu'ils aimeraient bien visiter mais qu'ils ne pourraient y habiter à causes des "trépidances" de la vie urbaine.


    Ces choses simples qu'ils ont toujours à la bouche, et qui sont aussi une manière de camoufler leur inculture crasse, ce sont des mièvreries hyper-positivistes, infantilisantes, déréalisantes, toutes choses qui me semblent toujours aussi artificielles que dans une pub pour jambon sous vide, moi je leur préfère les plaisirs « compliqués », ceux de la ville toujours perçue dans l'esprit de ces militants du bonheur à tout prix comme « corruptrice » ainsi que la percevait leurs ancêtres ruraux, les livres qui vont plus loin que la simple exemplarité ou le témoignage si bouleversif, des livres sur lesquels je veux pouvoir dire tout et son contraire car penser, polémiquer, discuter jusq'à « potron minet » de sujets prétendument futiles permet aussi de vivre un peu plus intensément. Je veux des bagnoles dans les rues, des cafés qui sentent le tabac, que l'on y fume, qu'on y sente le vieux rhum, le bon vin et le café fraîchement moulu et que l'on y boive de l'alcool, je veux les lumières de la ville jusqu'à pas d'heure:::


    Je veux des vins capiteux aux parfums enivrants, des mets mélangeant les saveurs, et qui aient du goût, des jolies femmes qui savent s'habiller. Je veux des messes sans "flash mob" mais qui incitent à se confronter au monde. Je ne veux plus de la suraffectivité montrée en long, en large et en travers...

     

    Cerise sur le gâteau, ce qui m'irrite le plus, c'est la fausse gentillesse telle qu'elle doit se montrer en 2013, une gentillesse qui n'est pas faite pour aller un peu mieux vers les autres, elle sert surtout à ce que celui ou celle censé en faire preuve « se sente bien », et ne ressente surtout aucune sensation de culpabilité ou de carence de sa part envers les autres. La culpabilisation est une des facettes de ce qui est le mââââl aux yeux des contemporains. Le petit bourgeois ne veut pas se sentir coupable de ne penser qu'à lui, donc, de temps à autre, pour prouver sa gentillesse et qu'ainsi il se sente mieux on lui dit que le chocolat qu'il grignote devant la télé en regardant « le petit Journal » est équitable, par exemple...

     

    Ce n'est pas, ami lecteur, amie lectrice, que je refuse la gentillesse, que je veux la méchanceté reine, mais simplement un tout petit peu plus de vérité dans ce monde, ce qui lui apporterait un tout petit peu plus de beauté... 

     

    D'ailleurs moi-même qui passera encore, peut-être, pour un ours, après ce texte, on m’apprivoise facilement et je suis d'un commerce agréable (une fois apprivoisé bien sûr ou séduit !).

     

    photo du haut prise ici


    ci-dessous une des publicités frelatées évoquées (je n'ai pas d'actions chez l'annonceur évoqué)