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  • Ubu éditorialiste : ode à Jean-Michel Aphathie

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    La scène se passe au château royal de Pologne, c'est à dire nulle part. Deux valets de part et d'autres du trône du père Ubu en pleine méditation euphorique. La mère Ubu sur un tabouret s'agite soudain.

     

    aphatie.jpgMère Ubu : Que t'arrive-t-il Père Ubu, ta figure me semble plus rougeaude que d'habitude ? Qu'est-ce qui te réjouis autant grand faquin ? Je ne t'ai pas vu ainsi depuis que tu récoltas tous ces impôts il y a dix ans.

     

    Père Ubu : Merdre Mère Ubu, de par ma chandelle verte, je suis en effet fort réjoui ! Que n'ouis-je plus tôt les saillies drolatiques de ce bougre de bougre de Jean-Michel Apatie qui a l'accent chantant des cigales du sud de ma Pologne natale ! Tu devrais changer de ton bougresse et te montrer moins insolente. Prends garde à ce que je ne te donne de mon bâton à phynances !

     

    Mère Ubu : Tu ne me fais pas peur grand coquin. Je t'approuve, le sieur Apatie sait se montrer respectueux des grands comme nous le sommes, il est moins insolent et vantard que mon regretté capitaine Venceslas. Il adore nous passer la brosse à reluire dans tous les coins de notre personne. Que ne le fais-tu maréchal de par le pouvoir de ton bâton à phynances ?

     

    Père Ubu : Il veut que nous rasions ce bête château de Versailles beaucoup trop beau avec son jardin dispendieux, trop sublime pour nos sujets. C'est une idée que nous aurions pu avoir, cela ne va pas du tout. Il ne faut pas que nos bougre de bougres de sujets pauvres et crottés voit de la beauté sous leur nez, ce n'est pas pour eux cette splendeur ne crois-tu pas Mère Ubu ?

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  • Ubu au supermarché - 88 sous de noix de cajou

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    Un vieil homme à la barbe blanche et longue s'approche du devant de la scène.

    Vieil homme, Boleslas : Je vous ai déjà narré l'histoire d'Ubu et des terrasses de café chauffées, voila l'histoire d'Ubu au supermarché.

    Le rideau se lève sur Ubu et sa femme devant une caisse de supermarché, en grands habits. Ils sont avec une caissière et un garde royal :

    ubu-king.jpgUbu : Que n'entends-je Mère Ubu ? Il paraît qu'un vil coquin nous déroba pour 88 sous de noix de cajou en attendant d'aller payer ses emplettes dans un de nos grands magasins d'Auchan ? Je lui ferais donner du bâton à phynances !

    Mère Ubu : Grand pendard que tu es ! Le pauvre homme était gourmand, il faut faire preuve de clémence.

    Ubu : C'est trop tard, il est déjà suspendu à un de nos porte-manteaux royaux par son cordon à merdrer. Garde, confirmez mes dires où  je te rosse avec mon bâton merdeux.

    Garde : Affirmatif !

    Ubu : Comment cela, affirmatif, tu veux de mon bâton merdeux ?

    Caissière : Il voulut me payer ses 88 sous de plus, je suis triste qu'il pourrisse maintenant dans un cul de basse fosse du Père Ubu. (en aparté) Mais comme je ne veux pas goûter de son bâton merdreux, je me tais. (Elle se tait)

    Ubu : Ma victoire fût grande dans nos grands magasins d'Auchan, les siècles se souviendront de cette prouesse remarquable.

    Mère Ubu : Tu aurais encore mieux fait de te taire, on va encore se moquer de moi chez le barbier.

    Ubu : Ah ! Gredine ! Je vais te faire tâter du bâton à phynances !

    Le rideau se baisse sur les cris perçants de la mère Ubu

    Boleslas : En effet, la postérité se souvint de cet épisode, elle en rigole encore. Et elle est parfaitement authentique.

    Note du traducteur : un homme qui avait mangé pour 88 centimes de noix de cajou dans un supermarché Auchan a dû passer un test ADN et a risquéde se faire condamner alors qu'il avait proposé de les payer...