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  • Le diable dans les bonnes intentions

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    addiction, réseaux sociaux, politique, hypocrisie, facebook, twitter, mouni Mahjoubi, amaury watremezLe gouvernement actuel veut lutter contre l'addiction des jeunes, et des moins jeunes, aux réseaux dits sociaux. Il envisage même une loi pour en restreindre l'accès (voir à ce lien). On se doute bien que derrière ces bonnes intentions affichées ce n'est pas exactement l'addiction qui est le souci principal ici. Leurs gros sabots sont plus qu'apparents, on les entend venir. Et on se dit que la tentation était trop forte, qu'il fallait bien qu'ils y arrivent un jour...

     

    ...Nous y voilà donc.

     

    Ils ne varient pas dans leur discours. Il faut leur reconnaître cela. Dans l’Éducation Nationale, c'est depuis leur création que lorsqu'on évoque ou que l'on se doit d'évoquer les réseaux dits sociaux c'est obligatoirement en les diabolisant. Quant aux discours contredisant la « bonne parole » idéologique, ils sont toujours suspectés avec plus ou moins d'habileté de complotisme, de négationnisme, j'en passe et des pires. Alors que le respect de la pluralité devrait plutôt inciter à en parler de temps en temps afin de ne pas imposer un seul discours.

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  • Fiche aussi ça imbécile de barbouze

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    La tentation est toujours tellement forte, ils ne peuvent s'en empêcher, allez tiens imbécile de barbouze fiche aussi ça...

    La CNIL va enquêter sur le fichage des tweets liés à l'Affaire Benalla

    La CNIL va enquêter sur une étude des tweets liés à l'affaire Benalla

  • La dictature de l'émotion et du premier degré

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    politique, société, blog, net, twitter, hypocrites, amaury watremezPour conjurer le Mal, le désespoir, les enfants engloutis par la boue, les peuples mourant de faim, il existe une arme assez efficace, l'humour. Aucune discussion n'est possible face à des êtres humains se laissant aller à leurs instincts les plus abjects, il est par contre beaucoup plus sain de les ridiculiser, de se payer leur tête, les mettre en face de leurs contradictions, leur veulerie, leur sottise.

     

    Pierre Desproges par exemple le disait il aurait « contrepété aux portes des chambres à gaz » pour faire la nique aux salopards. Jonathan Swift pendant la grande famine irlandaise dont il a souffert autant que beaucoup de ses compatriotes écrit un livre de cuisine pour accommoder les petits enfants. N'oublions pas l'humour juif, celui des frères Marx ou de Robert Scheckley. Continuer à faire rire et à rire soi-même pour éviter de sombrer dans la grisaille de la sinistrose, de la pensée vulgaire, au sens de commune, oublier les salauds...

     

    L'humour caustique a souvent été la première politesse du désespoir face au malheur du monde...

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  • Victor Hugo et les jeunes cons

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     Sur l'illustration (prise ici), le jeune grec tient un poème de Victor Hugo tiré de "les Orientales" qui évoque l'arbitraire

    poeme+victor+hugo.jpg

    tombé sur l'île de Chio, un poème qui incite à être indocile face aux "puissants"...

     

    Les « touites » des gamins ignares sur le Net m'ont rappelé cet incident caractéristique qui est arrivé dans une bibliothèque fréquentée surtout par des jeunes par obligation. Leur dernier jour de présence, ceux-ci se déguisent, ce qui pourrait être sympathique, ils ont cru bon d'ajouter comme activité le saccage de l'endroit qu'il déteste car il représente tout ce qu'ils haïssent à commencer par l'indocilité aux diktats absurdes du « vulgum pecus » qu'engendre souvent la culture. Ils ne voyaient pas le problème, ils mettaient de l'ambiance croyant également utile de se filmer pour en faire un « Harlem shake » visible sur « Ioutube », cette quête de célébrité « kleenex » même pour rien étant de leurs aspirations les plus répandues...

     

    Je précise que cette bibliothèque n'est pas dans un « quartier » chaud, même pas dans une zone à problèmes sociaux où les lieux culturels sont paradoxalement peut-être plus respectés, et que ces jeunes n'étaient pas des « racailles ».

     

    Dans notre société hyper-matérialiste surtout préoccupée par le pognon : en avoir ou pas pour consommer les objets tous plus inutiles les uns que les autres que le tout économique imposent de posséder pour être considéré par le reste du troupeau, cela fait longtemps que la culture, et en particulier la culture littéraire, est méprisée, considérée comme inutile, même s'il y avait quand même auparavant des restes de pudeur à s'avouer ignare ou inculte, du fait aussi de quelques complexes d'infériorité sociale mal digérés.

     

    Ce n'est pas que de la faute des parents qui depuis quelques décennies ont fait en sorte de ne surtout rien transmettre à leur progéniture. Ce n'est pas seulement de la faute de l'institution scolaire qui devrait peut-être se poser la question du « collège unique » ou du « bac pour tous », fixant comme but 80% de bacheliers, donnant des notes parfois absurdes (comme 21/20) à des élèves certes méritants. Ce n'est pas non plus la faute seule de la formation des professeurs dont certains choisissent la voie de l'enseignement des lettres non par goût personnel mais par défaut sans parler des élèves eux-mêmes qui prennent la filière « L » car elle est réputée « facile ».

     

    La littérature, ça sert à rien ! La littérature ça ne peut pas se quantifier en équations, ça suppose de réfléchir par soi-même ! Et en plus ça rend malheureux le consommateur docile qui s'aperçoit en lisant les classiques ou les modernes de la vacuité des aspirations que la société actuelle, festiviste et libérale-libertaire, lui propose, lire l'obligerait à remettre en question sa docilité à des sottises et son allégeance abjecte à la standardisation des choses et des esprits, bref à se poser des questions.

     

    Les imbéciles en nourrice, les boutures de crétins, les jeunes cons gardaient néanmoins leur haine de ce qui était élevé pour eux, ils faisaient montre encore d'un certain respect. Maintenant, du fait des merveilles du progrès technique, le crétin et en particulier le jeune crétin peut étaler son inculture devant le monde entier ainsi qu'on l'a vu après le bac français sur « Touitteure » mais pas seulement, où le père Hugo en a vu de toutes les couleurs, certains contributeurs ignorant visiblement qu'il est mort depuis quelques temps déjà. On en rirait si ce n'était pas dramatique. Ces gosses étalent leur incompréhension assumée et totale de la poésie, lui préférant une trivialité crasse. Ce sont déjà des éléments représentatifs de cette « nouvelle humanité libérée du passé » que d'aucuns parmi les idéologues appelaient de leurs vœux, y compris chez les adeptes du « Gender », des hommes et des femmes nouveaux à l'aise dans l'utopie qu'est pour eux ce monde, ayant déjà accepté une forme aiguë de totalitarisme de la pensée dans leurs têtes, celui-ci commençant toujours par un bon petit autodafé fût-ce au nom de bonnes intentions.

     

    Bien sûr, il y a aussi encore parfois des adolescents, comme cette jeune fille que j'évoquais il y a un an, des enfants, qui ont encore la passion des Lettres, de la lecture voire de l'écriture, qui sont obligés de ne pas trop le dire étant assimilé rapidement à la figure détestée de « l'intello » qui veut se hausser du col, se mettre en valeur au détriment des autres, ne pas obéir aux mêmes règles absurdes et complètement débiles.

     

    Bien sûr, Il y a encore un peu d'espoir mais si peu...