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témoignage

  • Gros lard !

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    société, politique, témoignage, gros, obèse, physique, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    On ne peut plus dire comme Pierre Desproges il y a une trentaine d'années que l'Occident est en train de crever de sa mauvaise graisse. Ce serait plutôt l'inverse, il crèverait plutôt d'anorexie. Il ne s'agira pas dans ce petit billet de dire du mal de ce qui peut nous tenir en bonne santé, mais juste de se moquer encore un peu de l'hygiénisme quasiment totalitaire sévissant en 2017 afin de standardiser les corps humains. Les femmes se doivent d'être minces jusqu'à l'absurde, jusqu'à l'anorexie, jusqu'à la maigreur, les hommes également. Il s'agit de montrer que l'on est un individu performant, sportif et dynamique.

     

    Je n'ai rien contre la pratique du sport sauf quand elle devient une manière d'affirmer à tout crin son adaptation, combien on est un rouage docile des diktats totalement délirants que sont les normes modernes pesant sur chaque personne, des normes étouffantes et aliénantes ne serait-ce que pour les jeunes filles. Juger une personne sur son physique est de mise, des « quartiers » aux salons feutrés des bourgeois pédagogues où «vraiment ma chèèère on ne supporte pas les zobèzes ». Je pense particulièrement à celles qui cherchent par exemple à avoir le même « drop tights » que les mannequins maigrichonnes à la mode.

     

    Elles font des régimes ahurissants pour y arriver, se font vomir, sont dans la compétition par l'entremise des réseaux dits sociaux et finalement sont tout aussi soumises que leurs aînées au regard des mâles, lui-même biaisé par la pornographie omniprésente, celle-ci allant de pair avec une ignorance -apparemment paradoxale- de la sexualité.

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  • Chronique du pays réel - les animaux dénaturés

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    Les animaux dénaturés

    chienchien.jpgCe n'est pas la première fois que j'observe ce genre de spectacle à la fois drôle et pathétique dans la rue, car cela souligne aussi la profonde solitude bien réelle des gens dans notre société. Je l'ai observé partout et chez tous les âges dans tous les milieux que ce soit en banlieue ou que ce soit comme ce matin chez une quinquagénaire potelée à la blondeur suspecte dans le XVIème arrondissement, maquillée comme un camion volé et habillée d'une très chic « veste » « Barbour » (TM°).

     

    Cela montre à chaque fois par l'exemple dans ce cas comme dans d'autres que les animaux sont dans nos sociétés dénaturés. La mode de « l'antispécisme », nouvelle lubie bourgeoise, ne fait qu'exacerber ces tendances au sentimentalisme le plus stupide avec les animaux. Ils comblent un vide, quelque chose, on ne sait trop quoi, certainement la vacuité et l'Ennui profond qui tient lieu d'âme aux bourgeois pédagogues.

     

    Elle avait son chien dans les bras, devant son opulente poitrine, un minuscule roquet « vêtu » d'un manteau pour son espèce dans le goût écossais. Tout en marchant elle lui parlait :

     

    « Tu sais je vais te poser, parce que quand même tu fais ton poids »

     

    Elle le pose, le clébard grogne tout bas :

     

    « Ah non je ne te porte plus, tu n'as qu'à marcher »

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  • Aux amis dont je n'ai pas sauvé la vie

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    politique, société, témoignage, solitude, nostalgie, amitié, amaury watremezCe n'est pas seulement mon scepticisme qui m'enjoint de ne pas croire et encore moins suivre les idéologies globalisantes. Faire mon bonheur contre mon gré et selon des modalités insupportables qui passent toujours par quelques massacres préliminaires n'est pas exactement ma tasse de thé. Mais c'est aussi l'expérience de la vie et de la tragédie qui m'encourage à être beaucoup plus méfiant si c'est possible envers toutes ces théories le plus souvent fumeuses, et aussi à détester encore un peu plus profondément cette époque tellement médiocre.

     

    Je suis loin d'être le seul à avoir perdu des proches dramatiquement. C'est même le lot commun de la plupart de mes semblables. Tout le monde subit de telles pertes. On continue pourtant à se croire très fort, plus que tout le monde, à se dire qu'on réussira à sauver ceux qui ne le veulent pas, qui sont déjà trop blessés pour être secourus, qui ont d'ores et déjà trébuché au fond de l'abîme. Personne n'est assez fort pour porter les souffrances des autres, leur joug. Et puis avant de sauver les autres, il conviendrait

    aussi de se sauver soi-même, de savoir raison garder.

     

    Mais la nature humaine est ainsi faite que l'on oublie tout cela constamment, moi le premier.

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  • Des filles en maillots de bain contre les tarés fanatiques

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    Les tarés fanatiques qui ne supportent pas la beauté des corps, ce blog décide donc de mettre quelques femmes en maillots de bain en valeur, et de risquer la "Fatwah"? La décapitation ? La lapidation ? L'anathème ? L'excommunication ?

     

    Peu importe...

     

    Le montage du haut est de Sabine Retout, merci à elle

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  • Insupportable Utopie

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    politique, société, témoignage, Orwell, 1984, utopie, amaury watremezIl y a ceux qui s'inquiètent, il faudrait absolument nous prémunir contre les changements de la société disent-ils sans pour autant émettre la moindre remise en cause du fonctionnement de celle-ci, de son socle inique et abject originel. Ils sont souvent de ceux se réjouissant « des effets dont ils chérissent les causes ». Ils savent très bien que le confort matériel dont ils bénéficient est engendré par celles-ci. Ils comprennent qu'ils ne pourront pas en bénéficier encore très longtemps encore, ils font du pied au bourreau pour que la corde leur soit passée au cou le plus tard possible...

     

    Il y a ceux également se souciant d'une évolution continue de notre système, l'appelant de leurs vœux. Pour eux les transformations ne vont pas assez vite. Le progrès est pour eux leur dogme absolu, une certaine conception du progrès, la leur bien entendu....

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  • Un cloporte peut-il être politiquement incorrect ?

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    politiquement-incorrect-de-petillon.1176784159.thumbnail.jpgNote germanopratino-bobo-socialisante ou d'un petit bourgeois hédoniste réactionnaire selon le camp

     

    Sur le net c’est la grande mode, tout le monde est « politiquement incorrect », transgressif, hors normes, à droite comme à gauche, enfin à la droite de la droite et à la gauche de la gauche. Etre politiquement incorrect consiste surtout pour les uns à injurier les bougn…arabes pour qui ils ressentent de la haine, confondant invective et argumentation et pour les autres à décerner des certificats de bonne vie et mœurs politiques, confondant généralement également insultes et réflexion politique poussée, rajoutant à gauche un zeste de prétention à poser en guides du peuple qui n’a rien demandé.

     

    Je les imagine tous, devant leur écran, dans leur « open space », en chemises à manches courtes avec stylo assorti, déjà amers à trente ans à peine, derrière leur comptoir au « Pôle Emploi » ou à la CAF, se défoulant de leurs rancoeurs, de leurs frustrations, se vengeant de complexes d’infériorité divers et variés. Bien sûr, ils s’expriment anonymement. Ils ne sont pas complètement fous. Bien entendu, ils ne s’exprimeraient jamais avec autant de fougue et d’emportement passionné dans la vie de tous les jours. Ils n’ont pas envie de se faire mal voir du patron et, ou de leur bouchère…

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  • La démocratie ce chouette système

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     Ce matin en écoutant les conversations confondantes de banalité, de lieux communs, de préjugés d'un autre temps, des gamins, et gamines, virtuelles ou réelles, des cadres dynamiques attendant le train, fiers d'être taillables et corvéables constamment grâce à la technique moderne, et des VRP en veste orange, ou jaune, à queue de cheval et calvitie, 6949769.pngen regardant également les « selfies » d'abrutis posant devant des SDF sur les réseaux dits sociaux, en apprenant qu'Anders Breivik, finalement un produit logique de cette société libérale et spectaculaire et non un monstre asocial, se plaint de l'obsolescence de sa console de jeux (Breivik n'est qu'un gamin décérébré hyper-violent et narcissique qui est allé au bout de la logique de la société libérale-libertaire), je me suis dit que la démocratie était vraiment un chouette système politique, qui leur permet à tous de s'exprimer sans limites.

     

    Si tu me permets d'ouvrir une parenthèse, ami lecteur, je me suis demandé aussi de quoi se plaignait encore les adversaires de la morale traditionnelle, chrétienne, fort odieuse à leurs yeux ?

     

    Elle est quasiment complètement annihilée d'ores et déjà, les crétins sinistres et décomplexés sont légions, et n'ont plus aucun scrupules moraux, ni barrières, car il ne faut surtout pas émettre de jugements de valeurs sur leur comportement de boutures de miliciens sous peine de passer pour un nostalgique des fameuses « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°). « L'homme nouveau » que les idéologies globalisantes appelait de leurs vœux, la cause de pollutions nocturnes de nombreux dictateurs, il existe donc déjà en fait.

     

    Cet « homme nouveau » a une relation ambivalente avec la démocratie, il tient par dessus tout à faire entendre son opinion, en particulier sur Internet, même si il sait parfaitement que ce qu'il pense naît de ses frustrations, son goût pour la haine grégaire, sa jalousie, et paradoxalement vote de moins en moins considérant que « ça ne sert à rien », il ne va plus voter également par paresse car cela supposerait un effort de sa part, et surtout parce qu'il a la terreur absolue de perdre, s'il contredit ses maîtres, le peu de confort matériel dont il dispose encore.

     

    Il aime que le « tout économique » décide à sa place de ce qui est bon pour lui et il ne remet jamais véritablement en question les diktats imposés par les dirigeants du grand cirque spectaculaire grâce auquel il abrutit ce qui lui reste d'intelligence.

     

    Il abhorre du reste l'intelligence et la culture. Les deux, quand il croit les percevoir chez d'autres, lui rappellent cruellement combien il est soumis à des stupidités arbitraires sans nom, combien il est grégaire, conformiste et incapable d'un raisonnement personnel sain et construit, et ce jusqu'à la psychose, remâchant sa haine sans arrêt.

     

    democratie_560.jpgSous le prétexte d'un humanitarisme très vague, très « light », voire « équitable » ou « citoyen », il en viendra bientôt à brûler des livres ou des œuvres d'art qu'il juge contraires à son style de vie, qui tient de celui du cloporte, ou plutôt du bousier, à la différence qu'au lieu de pousser une boule d'excréments divers, il pousse un « caddie » (TM°) de supermarché, ce qui revient plus ou moins au même on me dira...,

     

    Ce qu'il veut c'est tout le monde ait les mêmes aspirations médiocres, les mêmes désirs abjects que lui. Il ne veut pas réfléchir, il demeure dans l'affectif frelaté et juste là pour justifier le darwinisme social éliminant les plus « faibles » dont il ne veut plus entendre parler.

     

    Des livres, des œuvres d'art sont retirées des bibliothèques, des musées sous prétexte de protéger les populations, ceux qui les tiennent se comportant comme les pompiers pyromanes de « Farenheit 451 » de Bradbury, jetant les livres ne convenant plus à l'époque en se réclamant d'une plus grande tolérance, accusant de tous les maux ceux pouvant les contredire :

     

    Georges Bernanos et Paul Claudel, ou François Mauriac, trop catholiques, Georges Bataille, trop charnel, Balthus, soupçonné de pédophilie, tout comme Henry de Montherlant, Drieu la Rochelle, Céline, Marcel Aymé et les « Hussards », trop de droite, Desproges, trop pessimiste sur la nature humaine et puis « il disait des choses terribles », les classiques, Racine, Corneille, Molière, "poussiéreux" que tout cela, et ainsi de suite « ad nauseam »...

     

    La photo des deux crétins du haut a été prise ici

    La photo du bas ici

  • Mon journal de Jérusalem "work in progress" mis à jour

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    Mon journal de Jérusalem, de 1998 à 2000

    mis à jour...

    à ce lien également

  • Bernanos encore un peu

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    Bernanos encore une fois d'actualité
    une méditation du grand d'Espagne Bernanos écrite au milieu du 20eme siècle et qui n’a pas pris une ride
    bernanos.jpg"Depuis que la Commission des Scandales siège en permanence, le cynisme ne se porte plus, l’honnêteté revient à la mode, et avec elle une espèce d’hommes jadis assez diffamés qu’on voit d’ailleurs pulluler, par un curieux paradoxe, sur toutes les sociétés en décadence... lorsqu’elles ont perdu jusqu’au courage de leurs vices. Louis Veuillot les appelait autrefois "les respectueux". Nous les nommons plus volontiers aujourd’hui "les Bien-Pensants". Il y a du mérite à penser. Un plus grand mérite encore à bien penser. Là où le Bien-Pensant prête à rire, c’est qu’il ne tient que de lui-même ce brevet du Bien-Penser. Comme le Mondain, son frère frivole, déclare avec un irrésistible mouvement du menton que "ça ne se fait pas", lui décide que "ça ne se pense pas" et reste perché sur cette affirmation sans preuves avec la gravité du condor sur la plus haute cime des Andes."
    L'article de Grandgil sur "l'église morale" sur Antidoxe
    photo de Bernanos prise sur le site de Maurice Pialat, autre écorché vif, qui a réalisé une des meilleures adaptations de Bernanos avec "Sous le Soleil de Satan" dont il a eu une compréhension immédiate.

  • "Mémoires d'un rouge" - Howard Fast

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    people1.jpgIl suffit que quelqu'un me dise que la lecture de tel livre est indispensable et fabuleuse pour me donner envie de ne pas le lire. Ainsi pour ce livre où Howard Fast raconte sa vie, axant son livre autour de deux pôles, son engagement politique, dans le parti communiste américain mais pas seulement, et son amour de la littérature. Son engagement communiste a ceci de sympathique qu'il est pur, que c'est une recherche d'idéal, bien qu'il parte, à mon avis, d'un postulat faussé qui veut que l'homme est bon par nature alors que ce n'est pas le cas. Comme l'affirmait Maupassant il n'y a rien de plus cruel qu'une cour de récréation enfantine. Fast se disait innocent quand il était jeune et il le reste.

    Il n'irait donc pas jusqu'à dire comme Sartre que "tout anti-communiste est un chien", refrain repris en coeur en ce moment par ceux qui s'étranglent d'indignation au fait que l'on puisse seulement évoquer les horreurs du totalitarisme soviétique, pourtant décrites par Gide dés son "retour de Moscou" ; et pour lui son engagement communiste n'est que la suite logique de son combat contre le nazisme pendant la guerre. Au discours de Fast sur la politique, illustré par une nouvelle de SF utopique et un rien mièvre sur des enfants mutants, je préfère celui d'Orwell, infiniment plus subtil, Fast reste un militant. On l'excusera vu les souffrances de la pauvreté et de la faim subies quand il était enfant, ou ses vadrouilles dans les rues de New York comme gosse des rues et gamin débrouillard. Il raconte son premier contact avec les insultes judéophobes (ça ne date donc pas d'hier) et l'envie de se battre qui découlera de tout ses malheurs. Fast était fasciné par la théorie de la "gestalt" qui veut que chaque être humain soit en fait relié par un seul et même esprit et non une multiplicité d'individualités. Quant à moi cela ne me passionne pas une seconde, la multiplicité des individus, le fait que chacun d'eux est unique me paraît beaucoup plus exaltant. Pour son engagement, Fast a dû subir la sottise de "la chasse aux sorcières".

    fasts.jpgEn littérature, Fast est un boulimique et un autodidacte, ce qui va souvent de pair, lisant un peu tout et n'importe quoi quand il était jeune, tout ce qui lui tombait sous la main. Il lui vient très vite l'envie d'écrire et de trouver son style, un style qu'il veut dense. Le polar est pour cela une bonne école, de dureté apparente, d'exigence, de sécheresse des descriptions mais tout en complexité quant à la psychologie. J'ai cependant malgré tout une certaine préférence pour le baroque et la démesure des romans de James Ellroy.

    Il écrivit ensuite des romans plus tard adaptés au cinéma dont le plus connu reste "Spartacus" et "Sylvia", roman sur une femme rêvée, une passion naissant du récit d'une vie : Un homme d'affaires richissime engage Macklin, le personnage principal du livre, archétype du loser magnifique à la Chandler pour qu'il découvre la vérité sur sa future jeune et belle épouse. Sylvia semble n'avoir aucune famille ni attaches. On ne sait rien d'elle excepté qu'elle écrit des poèmes et qu'elle possède déjà une fortune personnelle. A l'origine Macklin se destinait seulement à enseigner l'histoire ancienne mais le destin en décida autrement. Il vivote en suivant et en espionnant des individus pour quelques dollars. Un métier proche de celui de privé qu'il estime lui-même répugnant. Il traversera les Etats-Unis jusqu'au Mexique. Il tombera amoureux de Sylvia sans même l'avoir rencontré, après avoir reconstitué sa vie et son parcours. Howard Fast a écrit des romans dont les titres sont des prénoms féminins, (cela devient de plus en plus rare, des romans qui ont un nom ou un prénom comme si les non-lieux et les non-individus envahissaient également la littérature).