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télévision

  • Vieilles lunes

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    politique, société, idéologies, france, télévision, médias, amaury watremezLes vieilles lunes ont la vie dure, très dure. Elles sont hors d'âge, elles sont rances, mais encore bien vivaces. Elles sont plus que mûres voire blettes, normalement prêtes à tomber, mais qu'importe. Elles sont solidement accrochées aux esprits. On aurait pu croire pourtant s'en être débarrassées depuis longtemps déjà. Dés qu'un sujet est évoqué, elles apparaissent, on les ressort du placard. Elles existent pour interdire toute discussion constructive, toute réflexion sur des thèmes qui pourtant mériteraient autre chose que leur évocation systématique, automatique, sans nuances.

     

    Dés qu'un politique, un éditorialiste ou n'importe qui d'autres osent s'attaquer aux mythes du communautarisme, de la pseudo "diversité", à souhaiter le retour de valeurs nationales, elles sont rondes, pleines et larges ces vieilles lunes et envahissent tout le ciel médiatique à perte de vue. C'est à qui dira le plus fort "plus jamais ça !" avec le plus de larmes à l'œil, à qui sera le plus énergique dans la dénonciation du nazisme ce qui convenons en plus de 72 ans après son effondrement le 8 mai 1945 est d'un courage extraordinaire, à qui assimilera tout discours raisonnable sur ces questions à du racisme.

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  • Les perles précieuses et moins précieuses du cinéma d'exploitation

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    Aussi sur Agoravox 

     

    à propos de « Drive-in & grindhouse cinema : 1950's-1960's » paru aux éditions IMHO

     

    cinéma, télévision, société, grindhouse, amaury watremezLe cinéma est un tout, ce n'est pas seulement les « grandes » œuvres, les « classiques » reconnue comme tels, les œuvres réputées obligatoires. Le cinéma c'est aussi et surtout le « cinoche », ces films populaires qui se permettaient parfois d'innover et d'aller beaucoup plus loin que les œuvres plus honorables. Rester curieux sur les « petits » films permet de temps en temps de dénicher des talents extraordinaires. Henri Langlois lui-même voulait sauver tout les films, s'angoissait à l'idée d'en oublier un seul.

     

    Le cinéma dit « bis », les « séries Z » selon le terme en vigueur un peu méprisants, sont devenues à la mode depuis déjà quelques années. N'importe quel pékin moyen peut se déclarer cinéphile en déterrant de l'oubli un film d'épouvante, de SF fauchée ou d'horreur. Un peu à cause de Tarantino, se voyant comme grand cinéphile devant l'éternel, et de « Pulp Fiction » où il cite de nombreux films « d'exploitation » qu'il connait par cœur. Car plutôt que d'évoquer des « séries B » ou « Z » sans trop savoir ce qu'il y a derrière ces termes, il convient plutôt de parler pour les longs métrages parfois transgressifs, parfois talentueux, mettant en scène des extra-terrestres aux yeux pédonculés poursuivant des jeunes filles terrifiées en bikini, ou sans bikini.

     

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  • Une campagne des présidentielles scénarisée comme une téléréalité

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    politique, société, télévision, présidentielles 2017, amaury watremez

    Aussi sur Agoravox

     

    Face au "risque" de passage au Second Tour des élections présidentielles de Marine le Pen on se disait bien que les autres nous referaient le coup de "l'Union nationale" contre le risque de fâââchiisme et de retour des z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°). Enfin vous connaissez les formules habituelles. Cette "Union Nationale" de pacotille, "ni de droite, ni de gauche" ("bien au contraire !") est en train de se réaliser derrière Emmanuel Macron en attendant le deuxième tour où d'autres appelleront à voter pour lui contre la candidate du Front National.

     

    Pour une fois c'est fait plus finement que d'habitude car les français sont moins dupes...

     

    L'histoire est racontée exactement comme dans les émissions de téléréalité passionnant malheureusement les français étant donné leurs taux d'audience, que ce soit une compétition de cuisiniers, les tribulations d'aventuriers du dimanche ou la vie quotidienne de débiles profonds décervelés sous les antipodes. Il y a le jeune premier réputé innocent, le méchant de comédie, le vieux barbon, les "losers" pathétiques etc...

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  • Pitié pour Poutou

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    politique, vanessa burgraf, société, télévision, présidentielles 2017, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Je n'ai pas l'intention de voter Philippe Poutou, le candidat du NPA, au premier tour ni au second. Et je pense d'ailleurs qu'il sait très bien qu'il n'y sera pas. Mais je trouve que les médias, les éditorialistes dans la ligne et les journalistes le traitent avec un mépris à peine dissimulé en disant long sur le « progressisme » concret de ces gens et leur véritable ouverture à l'autre. Cela me conforte dans la conviction de l'existence d'une coupure abyssale entre les nantis du système et les petites gens. Et je ne pense pas seulement à Vanessa Burggraf et Yann Moix se retentant à peine de rire grossièrement face au candidat d'extrême gauche lors de la dernière livraison de l'émission de « On n'est pas couché ».

     

    On a vu pleinement leur manque totale de correction élémentaire. Mais pourquoi auraient-ils été corrects alors que Poutou ne sera jamais de leurs maîtres, de ceux qui distribuent les -bonnes- places, qui maintiendront ou non leurs « ronds de serviette » et le salaire -confortable- allant avec. Ils ne sont pas fous, ils ne se permettraient jamais un tel comportement avec Bolloré ou Pinault, Arnault, Charles Beigbeider, Dassault voire Pierre Bergé. Ils ne se le permettraient pas non plus avec un politique des partis dits « républicains », ceux qui se partagent le pouvoir en alternance depuis une cinquantaine d'années selon une mécanique bien huilée.

     

    Du moins jusque là...

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  • La banlieue va brûler

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    aulnay sous bois, politique, société, théo, télévision, maître dupont moretti, amaury watremez

    Sur Agoravox aussi

     

    Cela n'a pas l'air d'inquiéter grand-monde durant la polémique Fillon qui alimente la sphére politico-politicienne depuis plus de deux semaines mais la banlieue va brûler, la banlieue dite « difficile », la banlieue des cas sociaux inextricables et de la diversité pas vraiment heureuse. Depuis quelques jours, Aulnay sous Bois brûle déjà depuis qu'un « jeune », Théo, a accusé un policier d'avoir exercé sur lui une tentative de viol avec sa matraque. La scène aurait été dûment filmée. Dans les médias parmi les grandes consciences on accrédite sans écouter celle de l'agent des forces de l'ordre la version du « jeune » sans chercher plus avant.

     

    La banlieue peut brûler d'autant plus rapidement par l'habitude des jeux de guerre en réseau, de l'utilisation des « smartphones » et des réseaux dits sociaux. Ceux-ci créent l'émulation, une émulation débile, c'est à qui mettra en ligne la vidéo montrant le plus de violences contre la police.

     

    Dans ces quartiers la loi et les valeurs républicaines n'ont plus vraiment cours. Ce n'est pas qu'ils soient d'ailleurs forcément agités, les dealers, tous les « lascars », faisant du « business », des « grossistes » au petit guetteur, y font le plus souvent régner une loi d'airain, une discipline de fer, une omerta bien plus dures que ne pourrait l'être celles de la République. Tout ce petit monde a parfaitement intégré les lois du marché qu'il reproduit dans son microcosme. Et tout le monde sait bien que ça fait marcher le commerce. Le trafic permet de consommer les biens vendus dans les zones commerciales à proximité de ces quartiers zones qui sans cet apport d'argent frais et douteux ne seraient pas viables.

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  • Les observateurs politiquement incorrects et le vote le Pen

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    radio, télévision, médias, politiquement incorrect, société, politique, amaury watremez, primaires, le Pen, FN, LR, PSParmi les observateurs avisés, du moins c'est ce qu'ils prétendent, dits politiquement incorrects et reconnus ainsi, que ce soit un peu, moyennement, beaucoup, on ne comprend goutte non plus au vote le Pen. Il est toujours assimilé en 2016 à un vote protestataire, un vote d'humeur, et ce depuis les élections européennes de 1984. Les électeurs qui vont vers ce côté « obscur » de la démocratie française y restent, ils ne reviennent pas du côté des partis réputés « traditionnels ». Cela fait trente-deux ans que ça dure et qu'à chaque grande soirée électorale les politiques affirment avoir je cite « compris la colère des français »...

     

    ...Et qu'ils ne font strictement rien afin d'y remédier.

     

    Pour ces observateurs, quel que soit leur niveau d'incorrection politique le FN demeure encore le mal absolu, la pire alternative. Ce n'est pas un parti républicain à leurs yeux, ce n'est pas un parti fréquentable. En plus, on y trouve beaucoup trop de « beaufs » et de « ploucs ». Pour ces grands esprits, ce serait une mésalliance intolérable, terrible. Ils n'ont pas saisi non plus que le problème le plus brûlant, incandescent, en ce moment, c'est d'abord et avant tout l'inquiétude grandissante des ces mêmes « beaufs » et « ploucs » envers toutes les problématiques liés à la « diversité » :

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  • Ubu éditorialiste : ode à Jean-Michel Aphathie

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    La scène se passe au château royal de Pologne, c'est à dire nulle part. Deux valets de part et d'autres du trône du père Ubu en pleine méditation euphorique. La mère Ubu sur un tabouret s'agite soudain.

     

    aphatie.jpgMère Ubu : Que t'arrive-t-il Père Ubu, ta figure me semble plus rougeaude que d'habitude ? Qu'est-ce qui te réjouis autant grand faquin ? Je ne t'ai pas vu ainsi depuis que tu récoltas tous ces impôts il y a dix ans.

     

    Père Ubu : Merdre Mère Ubu, de par ma chandelle verte, je suis en effet fort réjoui ! Que n'ouis-je plus tôt les saillies drolatiques de ce bougre de bougre de Jean-Michel Apatie qui a l'accent chantant des cigales du sud de ma Pologne natale ! Tu devrais changer de ton bougresse et te montrer moins insolente. Prends garde à ce que je ne te donne de mon bâton à phynances !

     

    Mère Ubu : Tu ne me fais pas peur grand coquin. Je t'approuve, le sieur Apatie sait se montrer respectueux des grands comme nous le sommes, il est moins insolent et vantard que mon regretté capitaine Venceslas. Il adore nous passer la brosse à reluire dans tous les coins de notre personne. Que ne le fais-tu maréchal de par le pouvoir de ton bâton à phynances ?

     

    Père Ubu : Il veut que nous rasions ce bête château de Versailles beaucoup trop beau avec son jardin dispendieux, trop sublime pour nos sujets. C'est une idée que nous aurions pu avoir, cela ne va pas du tout. Il ne faut pas que nos bougre de bougres de sujets pauvres et crottés voit de la beauté sous leur nez, ce n'est pas pour eux cette splendeur ne crois-tu pas Mère Ubu ?

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  • Trump, le Brexit et le Pen la faute du Net

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    Taubira, liberté, net, 13 novembre, radio, télévision, société, amaury watremezCe qui est pratique avec madame Taubira est qu'elle exprime tout haut ce que la gauche dite "morale" et moralisatrice pense tout bas. Elle n'a aucun problème non plus à dire tout son mépris des "ploucs" qui votent le Pen ou Trump ainsi que la majorité des tenants de cette gauche de bourgeois pédagogues. Ce 13 Novembre sur Europe 1 elle a dit ceci qui est frappant : "Internet pose un vrai problème parce que c’est un espace de liberté, de circulation de connaissances, de savoirs."

     

     Le pire est que la droite dite "républicaine" est tétanisée encore maintenant par ces diktats totalement arbitraires...

     

    La Liberté d'expression de tous lui pose donc problème.

     

     En effet, cela gène considérablement la propagation de la bonne parole du progrès constant et des évolutions sociétales réputés inéluctables. Internet permet la contradiction des petites gens, des "fascistes" qui auparavant n'avait pas voix au chapitre. Elle permet aux souverainistes, aux patriotes de s'insurger contre les méfaits de la mondialisation réputée heureuse. Et abomination de la désolation, elle autorise les adversaires de l'avortement pour toutes et de la contraception libéralisée à défendre leur point de vue.

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  • Zemmour affole les élites

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    Zemmour, télévision, société, politique, tribunal, amaury watremezLe procès en sorcellerie fait à Zemmour est un signe évident de l'affolement des pseudo élites s'apercevant de leur totale déconnexion d'avec le peuple. Elles s'affolent car après avoir accusé Zemmour de racisme elle l'accuse de faire l'éloge des islamistes. Et quand elles s'affolent, elles montrent surtout leur haine profonde de toute contradiction d'avec les dogmes de leur pensée réputée progressiste. Cela ne date pas d'hier ainsi que leur tendance à judiciariser leurs ripostes. On trouvera bien toujours (parmi ceux du Syndicat de la Magistrature au hasard...) des juges enthousiastes pour condamner les errements des salauds de réacs. Ceux-ci ne font pourtant qu'évoquer le réel et la dégénérescence du lien républicain dans notre pays.

     

    Les réacs ou soit disant réacs comme Zemmour gênent. Ils empêchent la réalisation du bonheur ultime pour l'humanité de se noyer dans le grand tout universel et très flou de la mondialisation heureuse. Du moins, c'est ce que les élites voudraient que le peuple pense. Mais le peuple hélas n'en fait qu'à sa tête l'ingrat et plébiscite ce qu'écrit Zemmour dans son dernier livre. Ce qu'il décrit dans ses écrits, dans ses chroniques il faut dire que c'est ce que vivent tous les "français périphériques" depuis des décennies. Toute la classe moyenne sacrifiée dont les enfants et les petits enfants ne peuvent plus emprunter l'ascenseur social s'y retrouve.

     

    Ou alors dissolvons le peuple comme le proposait Brecht dans "la Solution". C'est un peu ce que l'auto proclamée "France d'en haut" a fait en tentant de remplacer dans l'électorat de gauche ces français les ayant quittés par les enfants d'immigrés, nouveau prolétariat. Hélas, ce sont aussi des ingrats qui ne veulent pas du tout des innovations sociétales amenées entre autres par la loi Taubira du "mariage pour tous". Je suis surpris que l'homophobie sévissant durement dans les "quartiers" dits sensibles ne soit jamais évoquée car elle est terriblement plus violente que celle supposée des lecteurs de Zemmour.

     

     

    Même en constatant cet affolement conduisant les pseudo élites à réagir avec une violence abjecte, même face à cette haine avérée, les défenseurs de Zemmour continuent pour beaucoup et malgré tout à se croire obligés de donner des gages de bonne conduite à la gauche moralisatrice ! Ils défendent le polémiste mais, attention, ils ne sont pas d'accord sur tout donnant au bout du compte des arguments à la curée contre lui. Ces défenseurs encore un peu timorés sont finalement toujours dans la terreur des leçons de morale des bourgeois pédagogues.

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  • Courir vers l'abîme

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    sport, running, télévision, société, politique, bâtise, hypocrisie, amaury watremezNote ami lecteur que je nie pas le fait que courir peut faire du bien pour sa santé. Mais courir en 2016 ce n'est pas seulement courir, c'est un acte politique, c'est montrer son allégeance à des règles arbitraires absurdes. C'est rèver de réussite, de célébrité, harnaché d'objets connectés pour compter ses pas, ses battements de cœur, ses gouttes de sueur coulant sur son front. On ne court plus d'ailleurs, on fait du « running », on est un « runner ». C'est presque être un « winner » en somme, à deux lettres près « Runner » c'est sans doute aller plus vite que « jogger », c'est plus efficace.

     

    Et c'est dans la même fascination de l'Amérique que tout le reste de la société, une Amérique qui n'existe pas, celle des décors en dur hollywoodiens.

     

    Le matin et le soir, on peut croiser de plus en plus un peu partout en France ces personnages étranges, tous sur le même modèle, des clones sans doute, avancer rapidement à petites foulées sur les trottoirs, au milieu de la route parfois. Les hommes ont le bras gauche tatoué de ces motifs géométriques ressemblant aux motifs que l'on dessinait distraitement lorsque l'on était au téléphone. Ils ont la barbe soigneusement taillée, le cheveu rasé sur les tempes, long au-dessus comme il se doit. Les femmes sont en collant sculptant leurs formes « travaillés » au « fitness ».

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  • Les contradictions de l'auteur politiquement incorrect

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    politique, société, médias, télévision, politiquement incorrect, hypocrisie, amaury watremezInternet est une providence pour les auteurs politiquement incorrects de gauche et de droite ou du moins se prétendant tels, plus lucides, plus raisonnables, plus fins, plus ceci, plus cela. L'auteur politiquement incorrect n'a de cesse de dénoncer le système et les oligarques, de se donner une image de justicier courageux, sans peur et sans reproches. Il ne devrait donc pas se plaindre de rester dans l'ombre car finalement cela demeurerait logique dans son optique d'indépendance politique. Etre un redresseur de torts masqué est son destin et son horizon.

     

    Seulement voilà...

    Parfois il arrive qu'un de ses articles parvienne au regard d'un "pipeaule" quel qu'il soit et que ce "pipeaule" lui réponde. Le "lone ranger" du clavier, le "zorro" de l'azerty, ne pourra alors s'empêcher de se sentir flatté. Voilà qu'il entre dans l'intimité d'une vedette, d'un des "grands" de ce monde. L'un d'eux s'adresse au petit littérateur du net qui n'en revient. Ébloui, voilà qu'il trouve des qualités à la célébrité que quelques jours plus tôt il s'évertuait à descendre en flammes.

     

    Comme celle-ci est magnanime, elle peut même faire de l'écriveur du web un "bon client" de la télé, un de ceux qui font le "beuze", une des "grandes gueules" prétexte afin de laisser entendre que le pluralisme est toujours une réalité dans les médias. L'auteur politique correct ne se sent alors plus de joie, il est transporté et les cuisses de l'attachée de presse dans sa mini-jupe en cuir lui semblent bien attirantes. Il commence alors à mettre de l'eau dans son vin. Pas trop, un peu, tout doucement, progressivement son foie s'amollit, s'engourdit ainsi que ses tripes...

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  • La masturbation intellectuelle des bons apôtres

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    intello.jpgLe retour des mauvaises habitudes n'a pas entendu bien longtemps après l'égorgement du père Hamel et la mort d'une religieuse à Saint Étienne du Rouvray. Après quelques jours de lucidité, les arbitres des élégances politiques ferment à nouveau les yeux s'adonnant à des plaisirs politiques honteux sans aucun remords et plus ou moins consciemment...

     

    L'adolescent boutonneux dans l'intimité de sa chambre découvrant la masturbation maladroitement en tirera un peu de plaisir ahané en guettant la porte de sa chambre et cela le poussera à rechercher la compagnie du beau sexe. Plus tard s'il est célibataire ponctuellement, il considèrera cela comme une habitude plus ou moins bonne, un rien honteuse, une manière hygiénique de se consoler de l'inassouvissement de ses désirs, de sa solitude. Et gloire soit rendue au progrès technique Internet et le rouleau de Sopalin permettent depuis quelques années de faire l'économie de l'achat de « magazines pour hommes » souvent onéreux. Certains acharnés peuvent ainsi se noyer dans le porno H24...

     

    « Monsieur est connaisseur » me rétorquera-t-on, je sais. Mais je suis sans doute loin d'être le seul.

     

    L'intellectuel bien pensant, l'éditorialiste assermenté de gauche ou de droite « républicaines », le journaliste comme il faut, le prélat dit de progrès médiatique ou non, tous aiment beaucoup également la masturbation mais intellectuelle. C'est pour eux également une de ces mauvaises habitudes dont ils ont beaucoup de mal à se défaire sauf qu'ils n'en ont absolument pas conscience et encore moins honte. Ils font toujours cela au grand jour, au vu et au su de tous les passants. C'est aussi leur manière de se consoler de la réalité en fantasmant dessus. Ils fantasment d'ailleurs comme au sein de toute l'élite sur quelque chose qu'ils ne connaissent plus depuis belle lurette ou de très loin, sauf s'ils ont du personnel de maison (NB : C'est encore mieux si celui-ci est « issu de la diversité »).

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  • S'en fout du foot

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    Ce texte est dédié aux deux flics au carrefour proche de chez moi qui laissaient faire d'un air débonnaire les hurlements divers, les cornes de brume, les pétards et klaxons jusque deux trois heures du mat' sans intervenir...

     

    cet article est aussi sur Causeur (avec un sondage en bonus)

     

    football, sport, politique, Euro 2016, télévision, amaury watremezJe n'ai aucune animosité contre le sport, encore moins contre le football en tant que tel y ayant joué avec plaisir en UNSS (comme arrière gauche) pendant ma scolarité dans le secondaire. Par contre j'ai toujours été complètement indifférent à toute l'hystérie, l'adulation excessive, autour des joueurs. Enfant, ou adolescent, je ne comprenais pas ce qui poussait mes camarades à s'échanger des images « Panini » de types jouant avec plus ou moins de talent au ballon. Je me contentais de boire du « Fruité » pomme-cassis avec Platini en photo sur l'étiquette parce que « Fruité » c'était plus musclé. J'étais sans hostilité, je faisais même des efforts pour m'intéresser mais c'était peine perdue.

     

    Je n'y arrivais pas c'est tout sans que cela par ailleurs ne me traumatise.

     

    Ce n'était pas par vanité, je ne me suis jamais en outre prétendu plus intelligent ou moins conformiste que les « footeux ». Je ne me sentais pas et ne me sens toujours pas supérieur à eux, c'était simplement que je m'en foutais du foot à la télé comme spectacle pénible car pour moi surtout ennuyeux à mourir...

     

    ...Et surtout, comme encore aujourd'hui, l'obligation de me réjouir de la façon la plus primaire possible car le reste du troupeau se réjouissait et se réjouit avec fracas m'emm..bêtait et m'embête toujours prodigieusement....

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  • Dommages des hommages

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    Cette nécro est aussi sur Causeur

     

    Dans notre société où tout n'est plus que communicationnel, dés qu'un « pipeaule » casse sa pipe, ce qui leur arrive aussi et arrivera à la totalité de l'humaine espèce, tout le monde ou presque de sortir sa nécrologie ou son hommage toujours d'une mièvrerie appuyée, dégoulinante de bons sentiments marqués, et manquant singulièrement d'intelligence ou de nuances. Par le « miracle » de la technique et en particulier celui des « réseaux -dits- sociaux » n'importe quel pékin peut également déposer sa gerbe peu odoriférante au pied du piédestal en carton-pâte dressé par le grand Barnum médiatique.

     

    On a le droit à des dizaines de milliers de « Salut l'artiste » se voulant à la fois familiers et respectueux, et larmoyants, à des « RIP un grand meussieur » et autres « il nous manque » et autres formules toutes faites sorties de la méthode « Assimil » du festivisme ambiant.

     

    Aujourd'hui c'était le tour de Jean-Pierre Coffe dont la première intervention télévisuelle, dans « le Petit Rapporteur » de Jacques Martin, reste de loin la meilleure, car la plus vraie, la plus authentique. Il joua également dans quelques films des années 70 des crapules visqueuses avec une délectation évidente. Par la suite, de « la Grande Famille » de Delarue sur Canal Pelu dans les années 80 aux « Grosses Têtes » de Bouvard puis de Ruquier, les fausses colères de Coffe virèrent au procédé en somme de comédie. Ses fureurs entrèrent dans son « emploi » de scène.

     

    Coffe est bien vite devenu le Géronte faisant rire de la bouffe contre-balançant – un peu- l'hygiénisme à la noix d'une société de plus en plus repliée sur des petites certitudes rassurantes, une société de plus infantilisée par un « coaching » collectif lénifiant et au fond de plus en plus puritaine :

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  • Desproges bande encore

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    A propos de « Desproges bande encore » de Francis Schull aux éditions « les échappés »

     

    humour, politique, société, télévision, humour, amaury watremez, desproges« Les échappés » après les chroniques culinaires de Desproges, sortent cette biographie en forme de recueil d'entretiens avec ses amis, ses filles, sa femme et d'autres proches, des témoignages parfois lus ou entendus ailleurs. Le tout dessine un portrait vivant de l'humoriste, « écriveur » de talent inventeur de diverses formules que ceux les citant encore en 2016 oublient de rappeler la provenance, à commencer par le fameux « On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui » dit au moment de la venue de le Pen au Tribunal des flagrants délires en 1982 où Rego fût meilleur que le procureur pour de faux de l'émission, celui-ci sombrant alors dans un « prêchi-prêcha » indigne de lui et beaucoup plus lourd que ses textes habituels.

     

    A chaque évocation d'un comique anciennement populaire mort, Coluche, Guy Bedos, Le Luron ou Desproges qui l'était un peu moins, populaire, c'est la même rengaine : « Ahlala, il nous manque ! C'était le bon temps etc... ». On est toujours dans la logique du présent perpétuel dans lequel nous vivons depuis quelques décennies, la plupart des « grandes personnes » se prétendant raisonnables étant incapables d'accepter de mûrir, de penser simplement. Il y a un fait objectif, certes, l'incompréhension quasiment totale par notre époque de la dérision, du second degré, de l'ironie et la dictature de l'émotionnel qui interdit toute nuance, tout recul, toute ironie...

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  • Je suis un gilliamesque

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    à propos de « Gilliamesque » ou « Mémoires presque posthumes » de Terry Gilliam aux éditions Sonatine

     

    politique, société, cinéma, télévision, humour, monty python, amaury watremezIl y a une originalité manifeste et incontestable dans tous les films de Terry Gilliam, le « Python » qui « avait le moins de diplômes » ainsi que ses anciens camarades John Cleesse et Eric Idle, ou Graham Chapman l'appelait, parfois sans second degré, était aussi le plus créatif. Après avoir été chargé par les autres des intermèdes animés dans leur émission de télé commune, intermèdes se terminant toujours par le pied de Bronzino écrabouillant tout, son désir d'indépendance a pris son envol. Et il est devenu cinéaste, ce qui était son rêve depuis l'enfance, rêve initié par sa fréquentation du parc de Disney en Floride, et de le désir de concrétiser son imagination.

     

    Il fait partie de ses électrons libres irréductibles à des étiquettes arbitraires, trop indépendants pour se rattacher à une école ou une autre de création. Quand il adapta « Fear and loathing in Las Vegas » de Huntet Thompson, il était le plus à même bien que cela donnât un film « malade » qui n'atteint pas l'universalité de ses autres œuvres tout comme « The Fisher King » sa création la plus marquée par son humanité.

     

    Terry Gilliam a tourné au moins deux films que la postérité retiendra :

     

    « Brazil » et « l'Armée des douze singes »....

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  • Mais qui donc regarde encore « Touche pas à mon poste » ?

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    télévision, Hanouna, Malagré, touche pas à mon poste, amaury watremez, spectacle et décombresCe petit billet est la suite de celui-là

     

    Pourquoi parler de ce spectacle navrant si ce n'est car il est symptomatique de la médiocrité de ce temps...

     

    Cyril Hanouna, son équipe de chroniqueurs tous riches à en crever, et leur émission « Touche pas à mon poste », mélange abject de bizutage, d'humiliations des mêmes boucs émissaires, font de l'audience tout comme « On n'est pas couché » de Ruquier pour une raison et une seule, les multiples pseudo-« buzzs », « clashs », mini-scandales anodins, provoqués sur le net, réseaux dits sociaux, blogs et forums après leur diffusion.

     

    Et aussi pour leur vulgarité intrinsèque.

     

    Des millions de cons par paresse, suivisme ou juste par sottise crasse toute simple, regardent et ensuite se ruent sur le réseau pour s'enflammer, en discuter, défendre l'un ou l'autre ou moraliser entretenant le spectacle, le Barnum (raison pour laquelle je ne parlerai pas de l'horaire de cette saloperie télévisuelle immonde et encore moins de la chaîne la diffusant). Et les comptes en banque dodus d'Hanouna qui dernièrement à touché 250 millions d'Euros de par son succès, de ses larbins et de Bolloré leur patron à tous....

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  • Un des meilleurs rôles de Galabru

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    Plutôt que d'écouter Drucker évoquant Galabru (ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers, Drucker nous enterrera tous), ou l'hommage vibrant de Fleur Pellerin qui appréciait beaucoup sa peinture regardez cet extrait d'"Uranus" de Claude Berri sorti en 1990, d'après Marcel Aymé.

    Le monologue de Montglat...


    Uranus (1990) - Extrait - Monologue de Galabru par Seskapil

  • Boualem Sansal et l'apathie occidentale face au fanatisme

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    politique, société, télévision, 2084, Boualem Sansal, amaury watremezBoualem Sansal me rappelle des étudiants et des professeurs que j'ai rencontré à l'université de Bir-Zeit à Ramallah dans les Territoires palestiniens, ces intellectuels soucieux d'équilibre, de culture et d'ouverture. Leur parole s'est généralement perdu dans la sottise des partisans des uns ou des autre. Les pro-palestiniens considèrent que seul le Hamas résiste vraiment à Israël et sur l'autre rive l'on considère que tout palestinien est un terroriste en puissance. Enfin plus généralement, de par l'ignorance crasse sur les pays arabes, beaucoup d'européens sont incapables de simplement envisager que dans ces régions du monde il y ait une réflexion politique généralement moins superficielle que leurs slogans ronflants mais creux.

     

    Boualem Sansal est un grand écrivain algérien qui s'est maintes fois élevé contre l'intégrisme musulman dans son pays. Il a particulièrement dénoncé la collusion des militaires, des riches, et des occidentaux avec les fondamentalistes islamistes que ce soit au Maghreb ou au Proche Orient. Il pose un problème aux beaux esprits en France, aux bons apôtres. Il n'est pas possible de dire de lui qu'il « fait le jeu de le Pen » ou que sa prose est nauséabonde, ou qu'elle rappelle les fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire. C'est, tu le sais ami lecteur, la parade habituelle pour éviter toute réflexion nuancée sur la question gravissime de la montée en puissance partout dans le monde d'un Islam de plus en plus radicalisé....

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  • Éloge de Maître Dupont-Moretti

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    Dédié à mon copain Julien Beau de "le Petit Journal" pour qui je suis un de ces fââchiistes avançant masqués...

     

    La première fois que j'ai vu et écouté Maître Dupont-Moretti à la télévision, j'avais bien aimé son intervention, il allait contre la morale commune, la morale populacière même dirais-je pour défendre des accusés n'ayant même pas l'avantage d'être photogéniques, des anciens accusés d'Outreau, jetés en prison, soumis encore à la vindicte des médias et de ceux qui les écoutent. Ils subissaient la loi atroce de la rumeur, du ragot abject les désignant comme des pervers sexuels qu'ils n'étaient pas. Si l'on écoutait la rumeur publique, les vrais salopards seraient tous en liberté car ils savent tourner les choses à leur avantage.

     

    Et puis c'est devenu un « bon client » comme on dit sachant faire des effets de manche heureux, de moduler les émotions :

     

    Eric Dupont-Moretti a une belle voix profonde, grave, apparemment sérieuse, il sait en jouer à l'envi comme d'une contrebasse. Il me rappelle Jean-Luc Hess lorsqu'il présentait le 19h de « France Inter » il y a déjà longtemps, journal que j'écoutais surtout car il commençait juste après la « chronique de la haine ordinaire » de Desproges (c'était le bon temps, parfois c'était Patrice Bertin, dans un autre genre). Jean-Luc Hess était digne de confiance, preuve en était de sa voix mâle et assurée, un journaliste sérieux à n'en pas douter...

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  • Toi aussi fais le jeu du FN

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    La gauche sociétale, la gauche des beaux quartiers ne percevant les « classes dangereuses » et les minorités « issues de la diversité » que de très loin ou en vacances « Nouvelles Frontières », a trouvé la parade qu'elle estime imparable. Quiconque contredit ses sentences définitives, sa morale et sa moralisation « fait le jeu du FN ». La droite dite républicaine également en est convaincue, car chez eux aussi l'on est de progrès progressiste, et chez eux aussi, on aime bien les « classes dangereuses » surtout de loin, ou derrière les grilles au « Club Med »...

     

    politique, société, télévision, hypocrites, amaury watremezAccuser l'infâme contradicteur surtout coupable de contredire de cette accusation terrrible et définitive à leurs yeux c'est éviter toute réflexion, tout raisonnement sur des questions demandant plus que le larmoiement ou le masochisme mémoriel...

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  • « Blacklist » – l'ambiguité morale en « prime time »

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    Ou comment se trouver un alibi pour regarder TF1 le mercredi soir...

     

    télévision, société, blacklist, amaury watremezJ'ai toujours trouvé que les polars et romans noirs en disent beaucoup plus long que bien des pensums emmerdants comme un clair de lune à Maubeuge (entre autres choses emmerdantes). Le roman noir décrit les marges, ce que les paravents des apparences et des hypocrisies voudraient camoufler habilement. Les âmes noires décrites dans ces œuvres ne font souvent qu'appliquer un peu plus hardiment que les autres les règles en vigueur de manière plus douce dans le reste des groupes sociaux. Les imbéciles pontifiants, légions dans les médias, ne peuvent pas comprendre que cette « sous-littérature » à leurs yeux n'a pas besoin d'afficher des prétentions aussi énormes que leurs égos pour être pertinente.

     

    Les meilleurs de films dits de genre en ce moment sont bien souvent des séries télévisées. « Blacklist » n'échappe pas à la règle...

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  • Le fantôme de l'esprit Canal

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    648x415_locaux-canal-1984.jpgJ'ai regardé Canal depuis la création de la chaîne, comme tous mes camarades lycée à l'époque, et j'ai continué à regarder depuis même si je regarde de moins en moins. J'ai même fait partie régulièrement du public de "Nulle Part Ailleurs". A l'époque, en dehors de l'almanach Vermot « avec des poils » (TM° pour la formule Desproges) de Coluche, et des sketchs un peu lourds des shows des Carpentier, le rire n'était pas toujours léger. Il y avait bien « les Flagrants Délires » à la radio le midi...

     

    On est loin depuis déjà une dizaine d'années de l'esprit des « Nuls » ou de celui par exemple de l'interview d'Arrabal par Edouard Baer et Ariel Wizman où le provocateur installé, ayant « la carte » se faisait ridiculiser proprement dans un échange de gifles surréaliste. J'aimais bien aussi « monsieur Manatane » et ses conseils de « bonne » éducation et civilité (voir vidéo ci-dessous), les interventions de Michael Kael, journaliste nul et obséquieux, comme d'autres de cette profession. Dernièrement « la connasse » (cf vidéo re-ci-dessous), Camille Cottin, était une des rares à demeurer encore -très- drôle.

     

    J'avais apprécié ce qu'avait dit Beigbeider de « l'esprit Canal » lors de la « dernière » de son éphémère « Hyper Show », du fait de ne plus rien prendre au sérieux tout en se vautrant dans une gravité grotesque. On est graves surtout pour le pognon et pour entretenir le Barnum consumériste. Après ce discours étonnant et pertinent comme il en a sur la littérature, ainsi dans « Dernier inventaire avant liquidation », Beigbeider est hélas rentré sagement dans son créneau « type culturel pas chiant qui est aussi didjay »...

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  • La toute dernière aventure de Steed

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    Patrick MacNee est mort, avec lui c’est encore un pan d’un monde moins cynique qui disparaît…

     

    3034819689_1_2_sYeATDAb.jpgLe vieil homme était dans son salon à relire encore une fois un volume de Tennyson, son auteur préféré. La soirée était douce sous le ciel de Californie, au « Rancho Mirage », et au loin il entendait ses chevaux hennir de temps à autre. Soudain il entendit un bruit étrange, celui d’un coup de fouet déchirant l’air et juste après le vacarme de la porte d’entrée principale tombant au sol, cela lui disait quelque chose mais il n’arrivait pas à se souvenir quoi. Il reposa le livre qu’il lisait, encore ce bruit suivi de celui plus sourd d’un corps s’effondrant, celui de son infirmière supposa-t-il ! Et un pas lourd montant les marches de l’escalier menant vers la pièce où il se trouvait…

     

    …Un cybernaute ?

     

    Mais le docteur Armstrong était mort depuis longtemps  ainsi que toute sa parentèle connue des services de sa majesté. Le professeur Penrose était quant à lui enfermé dans un hôpital psychiatrique depuis plus de quarante ans. Il se dit qu’il était un vieil homme perdant la tête. Il s’apprêtait à reprendre sa lecture quand il se remémora l’étrange visite de cet homme tellement affable qu’il avait reçu il y a deux jours....

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  • Souvenir pieux pour une parisienne

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    Au moins Johnny ne lui en donnera plus de la Série Noire... 


    Magali Noël "Fais-moi mal" de vian par chantalounette

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  • La haine du « vivrensemble »

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    1271252_3_5d07_patrouille-de-policiers-lundi-23-novembre_7b0182d8321eac7752fde50581ca9996.jpgAu hasard d'un zapping paresseux de célibataire glandouillant devant sa télévision hier soir, je suis tombé sur une de ces émissions racoleuses de la TNT suivant des équipes de police ou de gendarmerie en France, dramatisant au maximum les péripéties, insistant lourdement avec une musique grandiloquente. Les bourgeois pédagogues n'aiment pas du tout ces émissions (bien entendu poujadistes selon leur opinion) non pas à cause de leur racolage mais car celles-ci montrent l'envers du décor, la réalité de l'insécurité et des incivilités en France, des faits contredisant leurs certitudes sur les bienfaits supposés de la « mondialisation heureuse ».

     

    C'est en décrivant les marges d'une société que l'on perçoit la profondeur ou la superficialité des valeurs censées la guider, les auteurs dits « de genre », en particulier de « romans noirs » le savent depuis longtemps. Pour que cela soit intéressant bien entendu mieux vaut éviter la moralisation et la condescendance envers les masses laborieuses...

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  • Les cinquante ans de « l'Age d'or » des « Avengers »

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    Je sais bien que je m'arrange un peu avec la chronologie : 

    télévision, avengers, société, cinéma, amaury watremez, nostalgie

    « The Avengers », alias « Chapeau Melon et Bottes de cuir » en France, est né en fait en 1961. Au départ, Steed n'en était pas le héros, il n'était que l'acolyte d'un médecin, incarné par Ian Hendry, désirant venger sa 

    fiancée en s'en prenant à de méchants espions. Cela n'avait rien de bien réjouissant contrairement à ce que prétendent quelques « geeks » et « initiés heureux » ayant vu cette saison originelle aussi trépidante que 

    « les Cinq dernières minutes ».

     

    télévision, avengers, société, cinéma, amaury watremez, nostalgieL'idée d'une partenaire féminine aussi forte que le héros, indépendante et plus intelligente, ne commencera qu'à être exploitée timidement avec la deuxième saison, et ses quelques épisodes avec Cathy Gale, jouée par Honor Blackman, son personnage s’inspirant d'aventurières du XXème siècle comme Alexandra David-Néel ou Isabelle Eberhardt. Le tout était tournée « en direct » comme le « Doctor Who » de l'époque et en vidéo, sans aucuns extérieurs. Les scènes d'action manquaient singulièrement de rythme et il manquait le grain de folie « nonsensique » que Brian Clemens commençait cependant à instiller dans quelques scènes, « pour voir »....

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  • Neverland everywhere

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    télévision, société, Neil Gaiman, littérature, fantastique, amaury watremez« Neverwhere » de Neil Gaiman aux éditions « J'ai Lu »

     

    illustrations extraites du feuilleton de 1996 de la BBC inspiré de ce livre

     

    Richard Mayhew jeune homme aisé, écossais d'une famille simple ayant réussi à Londres sauve un jour une jeune fille étrange, « Porte », blessée, étendue sur le trottoir sans que personne ne s'en inquiète. Elle se dit désolée sans préciser de quoi et disparaît sans crier gare. Aussitôt après, Richard se souvient de son oubli du rendez-vous qu'il avait avec sa fiancée Jessica un peu collet monté. Le lendemain, progressivement, il découvre que plus personne ne se souvient de lui au bureau ou ailleurs, pire encore, dans la rue personne ne le voit. Il est obligé d'abandonner son logement et de s'enfuir à la recherche de « Porte » afin de retrouver sa -morne- vie d'avant.

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  • L’obscénité des bourgeois pédagogues sans qu'il ne soit besoin d'en dire plus

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  • Le retour du Docteur

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    télévision, doctor who, science fiction, amaury watremezLa saison 8 de « Doctor Who » devrait bientôt être diffusée sur France4 si tout va bien, celle-ci devait commencer le 26 février, puis le 6 mars et maintenant le 26. Peu importe, pour les « happy few » et les néophytes il y a toujours les dévédés en vente depuis une semaine. Tout fan de Science-Fiction en dehors de la France, trop cartésienne peut-être où elle est injustement méconnue, et méprisée, apprécie l'originalité de ce feuilleton britannique jusqu'à la moelle.

     

    Quelques rappels :

     

    Le « Docteur » dont on ne connaît pas le véritable nom, jamais prononcé, est un extra-terrestre de la planète Gallifrey un « Seigneur du temps » renégat, et ce malgré son aspect humain.

     

    photo empruntée à "Oblikon.net"

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