Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

syndicats

  • La grève au secours de la privatisation

    Imprimer Pin it!

    grève.jpgLe paradigme du pouvoir a changé mais la majorité ne l'a pas encore compris et quand ce sera le cas, il sera trop tard....

     

    En 1995 au moment des grandes grèves contre les lois Juppé il était encore en France, encore un petit peu national. Ce n'est plus le cas en 2018. En 2018, le vrai pouvoir est à Bruxelles et Luxembourg, sur les marchés financiers mais certainement plus aux mains des politiques.  Le gouvernement d'Edouard Philippe et d'Emmanuel Macron derrière la comédie de l'Union Nationale n'est composé que de meilleurs employés du mois zélés et dociles aux injonctions européistes. Ce sont pour la plupart des cyniques, des opportunistes sachant très bien ce qu'il en est de leur rôle, de leur importance...

     

    La logique voudrait que les manifestations et les conflits sociaux liés aux débrayages aient lieu dans un cadre plus large.

    Lire la suite

  • Devoir(s) de réserve

    Imprimer Pin it!

    politique, société, droite, gauche, syndicats, fonctionnaires, devoir de réserve, hypocrisie, amaury watremezEn France un fonctionnaire quel que soit son rang est, selon la loi, tenu au devoir de réserve et à souscrire voire à défendre au besoin les valeurs républicaines. Il se doit aussi de rester neutre sur le plan politique et religieux. Normalement, on devrait préciser : et ce quelles que soient ses opinions personnelles....

     

    Mais en France, pour leurs syndicats et la plupart des politiques, ce sont les valeurs de gauche qui sont les seules valeurs républicaines et les fonctionnaires de gauche les plus en avance sur le sujet, les plus à la pointe. C'est l'opinion qui court à droite également, enfin la droite dite « républicaine » souffrant toujours d'un incompréhensible complexe d'infériorité intellectuelle vis à vis de la gauche sociétale ou de celle étant « plus pressée » de faire la Révolution (enfin si le temps le permet).

     

    Ce complexe absurde est à s'arracher les cheveux car lorsqu'une opinion est raisonnablement présentée et argumentée pourquoi en interdire l'expression légitime ? Être de droite et l'affirmer ne veut pas dire que l'on fera l'éloge des camps de concentration. Las ! Il faut toujours et encore que l'électeur de droite se justifie de l'être sous le feu nourri des questions de procureurs politiques improvisés encore plus sévères que Fouquier-Tinville lui-même. Jusqu'à ce qu'il rende grâce ou qu'on lui fasse rendre gorge et s'inflige une sévère pénitence.

    Lire la suite

  • Sacro saint statut

    Imprimer Pin it!

    politique, syndicats, philippe sanchez, grèves, blocage du pays, amaury watremezLes grèves à répétition, on l'entend de la bouche des journalistes et des syndicalistes depuis plusieurs semaines, seraient la seule manière de lutter contre la précarité sociale que la « Loi travail » portée sur les fonts baptismaux par Myriam El Khomri et préparée par des technocrates n'ayant jamais travaillé dans le privé engendrerait. Il est tout à fait exact que ce texte imposé par les fameux critère de convergence budgétaire, ceci ayant commencé avec la Loi d'Orientation Loi de Finance imposée à la Fonction Publique dés 2002, implique un plus grand « turn over » des salariés et plus de « flexibilité sociale ».

     

    C'est même son but premier, par contre lutter contre ne me paraît pas du tout le souci majeur des grévistes.

     

    La plupart devraient bénéficier plus tard de ces « régimes spéciaux » de caisses de retraite, cette « exception culturelle » française que le monde nous envierait faisant que l'égalité de parcours professionnel et de fin de parcours est un mythe. Ils sont de ces travailleurs ultra-protégés, disposant d'avantages dits acquis, bénéficiant comme à EDF ou à la SNCF de privilèges indus au regard de leurs mérites : trajets quasiment gratuits, comités d'entreprise très riches. C'est toute une « usine à gaz » de micro-féodalités où l'on singe les comportements de protection des oligarques de l'étage du dessus. L'on s'accroche furieusement à des bribes de pouvoir, des bimbeloteries matérielles estimées parfaitement légitimes....

    Lire la suite

  • Et le niveau de vie des contractuels de la Fonction publique ?

    Imprimer Pin it!

     Je n'ai pas long à dire sur la grève d'aujourd'hui dans la Fonction Publique...

     politique,société,grève,fonction publique,syndicats,précaires,contractuels

    Concernant la précarisation des salaires, et le gel des augmentations, les salariés du secteur public en première ligne sont les contractuels, remplaçants et autres intérimaires.

     

    Ils sont employés selon des principes de « turn over » tout ce qu'il y a de plus libéral ce qui ne gêne pas leur collègues de gauche, et font souvent tourner la machine car coûtant moins cher et enclins à la docilité car précaires. C'est pourtant avec eux que les gouvernements ont fait les plus grosses économies en premier depuis l'instauration de la LOLF (loi d'orientation loi de finances).

     

    Ils ont eu le droit, ces gros gâtés, à UNE augmentation en quinze ans, en 2008.

     

    Or, dans les tracts syndicaux, dans les mots d'ordre il n'est question d'eux nulle part ou alors en tout petit en dernier paragraphe.

     

    Il faut dire qu'ils sont méprisés par les agents titulaires car ils n'ont pas le "statut" qu'il faut, qu'ils subissent quant à leurs compétences une force d'inertie très lourde à supporter, qu'ils ne sont que rarement reconnus..

     

    Parfois leur précarité dure depuis une dizaine d'années.

     

    Ces "précaires" sont des "invisibles" dont tout le monde se fiche bien...

     

    Donc pour moi la grève c'est pas demain la veille...

     

    image prise sur ce blog excellent

  • Contractuels de l'Education Nationale – un scandale bien caché à la Rentrée 2013

    Imprimer Pin it!

    precarite_m1.jpgUn contractuel est un professeur remplaçant, ou professeur documentaliste remplaçant nommé pour quelques semaines, quelques mois, voire pour l'année scolaire. Même s'il reste contractuel d'une année sur l'autre son ancienneté n'est pas prise en compte et son salaire stagne autour du SMIC, et ce, selon son emploi du temps car il ne touchera ce salaire, 1400 Euros nets en moyenne, que s'il est à plein temps. Certains contractuels travaillent pour l'équivalent d'un RSA, et on leur recommande de ne pas se plaindre...

     

    Il peut espérer un Contrat à Durée Indéterminée, mais de par des conditions tellement drastiques que c'est très compliqué. Un contractuel en CDI n'a aucune certitude de garder son emploi, il n'a aucune garantie. Cela ne change que peu de choses finalement à sa précarité, alors qu'il prouve par son expérience sa compétence, expérience évaluée par des « visites conseils » des stages, des inspections.

     

    Il n'a pas le droit d'être handicapé, le handicap n'étant reconnu que s'il est titulaire, ou si il y a des besoins dans sa matière. Il n'a pas le droit d'avoir des difficultés de circulation. Il ne doit pas avoir des problèmes de santé. Il est toujours « suspect » et doit sans cesse prouver ses compétences et ses diplômes (il arrive souvent qo'on demande aux contractuels « s'ils ont le bac », on le soupçonne toujours d'incompétence etc...)

     

    Il peut espérer passer les concours, mais il faut savoir que les formateurs des ex-IUFM, maintenant ESPE, n'aiment pas du tout les contractuels qui ont souvent une expérience contredisant la formation qu'ils donnent, et que les « précaires » du public tentant ces concours sont plus sévèrement jugés.

     

    Quelques chiffres :

    Dans l'Académie de Rouen, sur 800 contractuels employés en 2012/2013, seuls 324 ont retrouvé un emploi.

     

    Pour une raison, beaucoup de collègues titulaires ont souhaité se mettre en « reconversion » et ont été favorisés dans l'attribuation des postes, parfois pour travailler dans le même établissement que le conjoint, qui fait jouer son ancienneté dans l'établissement. Ces collègues en « reconversion » sont par définition novices dans leur nouvelle matière, donc moins compétents que les contractuels qui exerçaient sur le même poste avant.

     

    De nombreux contractuels enseignants sont en grande majorité en surendettement, en grande précarité de logement, ce qui ne leur offrent pas toutes les conditions pour espérer réussir qui une formation, qui un concours.

    Ce scandale qui revient chaque année de ces « intermittents du tableau noir », la précarité enseignante est méprisé par la gauche, enfin, le PS, par la plupart des syndicats et par le gouvernement qui parlait de résorber la précarité comme par l'UMP...

     

    Enfin, une recommandation aux collègues contractuels : Surtout ne pas avoir peur d'évoquer cette précarité et de la faire connaître, la seule conséquence que cela risque d'entraîner c'est que celle-ci soit résorbée. Ecrivez à vos recteurs, à vos élus, à la presse.

     

     

    Grandgil (alias Amaury Watremez) – contractuel depuis 2001, et qui n'a plus peur


    image prise ici

  • Le deuxième livre de Frédéric Seaux

    Imprimer Pin it!

    seaux.jpegL'image s'agrandit en cliquant dessus.

    C'est un livre d'histoire très intéressant de Frédéric Seaux, éditeur, journaliste, correspondant de presse, animateur radio et professeur en lycée professionnel.

    C'est aussi le premier livre publié par sa maison d'éditions, "Cogito Ergo Sum".

    Le blog de cette toute nouvelle maison

  • Ce qui est fait pour les travailleurs précaires en France - un état des lieux...

    Imprimer Pin it!

    Sur Agoravox aussi

    Qu'est-ce qui est réellement fait contre la précarité en France non seulement par les institutionnels mais aussi par ceux qui sont censés défendre les salariés ? On en parle ponctuellement au moment de l'action des "Don Quichotte" au Canal Saint Martin ou lors des premières manifestations de "Génération Précaire" mais sinon le sujet est vite expédié alors qu'en ces périodes de post-élections cantonales et de pré-campagne présidentielle il devrait être central.

    L'état des lieux est inquiétant, il pousse à la fois à la colère et l'effarement. Celui qui suit ne se prétend pas exhaustif, il peut cependant constituer à mon sens une base de réflexions sur la question.

    place-de-precarite.jpgLe salariat public et privé est de plus en plus précaire en France : appel à des intérimaires, à des contractuels, multiplication des CDD, au mépris de lois et des directives europénnes, (un lien sur celle concernant les CDD à répétition, un autre sur son application réelle en particulier dans la fonction publique où la gestion des ressources humaines est aussi déplorable que dans le privé) qui lorsqu'elles concernent le social ne sont que rarement appliquées, et licenciements sans contrôle ni contraintes, remise en cause de tous les statuts, de tous les acquis, délocalisation (voir par ici un rapport très complet sur la question), et abus de toutes sortes dont « Continental » est l'emblème en France, tout comme le courage des ses ouvriers qui ont vite compris qu'ils étaient tout seuls (le rappel des faits par ici).

    Face à cette situation, on se dit que la précarité est le principal souci des syndicats, leur principal cheval de bataille.

    Il n'en est rien.

    Face à des gouvernements qui ont très peu de pouvoir réel, et une marge de manoeuvre infime, non pas d'ailleurs parce qu'ils y sont contraints, mais du fait avant toute chose de l'abandon progressif et quasiment total de leurs prérogatives aux institutions européennes, financières et bancaires.

    Attaquer le gouvernement, contester ses décisions, c'est le droit de tout citoyen, c'est totalement légitime mais c'est un rideau de fumée, un paravent pudique de l'hypocrisie de ceux qui ont une situation stable et acquise et ce à tous les niveaux car au bout du compte s'attaquer au gouvernement c'est s'attaquer à des lampistes, et rien que des lampistes, qui profitent , qui ont des avantages énormes à leur situation, mais des lampistes (Comment calcule-t-on le seuil de pauvreté en France ? http://www.inegalites.fr/spip.php?article270).

    Alors certes, un précaire au RSA en France sera toujours proportionellement plus riche qu'un précaire dans un Pays en Développement, qui le sera encore plus, où parfois le salaire est inférieur à 100 euros par mois (par ici un rapport sur la question au niveau mondial)...

    ...Mais un pauvre est un pauvre, que ce soit n'importe où sur la planète.

    Et il serait cynique de mettre les souffrances que la précarité et la pauvreté impliquent en balance.

    Il y a plusieurs définitions de la précarité (et donc plusieurs chiffres quant au calcul de ses proportions en France), il existe celle qui arrange les politiques et les responsables économiques, et celle qui reflète plus la réalité.

    Les syndicats s'intéressent-ils aux précaires, en particulier dans la fonction publique, l'Éducation Nationale et l'administration ?

    Dans la plupart des manifestations et autres rassemblements, quand on lit les tracts, il y a toujours une référence à la précarité des salariés, soyons justes, mais on constate peu de grande mobilisation et revendications concrètes contre celle-ci. Il y a beaucoup de bonnes intentions, de déclarations d'intentions sincères mais finalement, à de rares exceptions, ce sont ceux qui disposent déjà -pour combien de temps ?- d'un statut qui sont défendus.

    Dans le meilleur des cas, la titularisation des contractuels et intérimaires est demandée, ce qui est quand même déjà un pas, mais rien de tangible n'est proposé pour y arriver, ce qui est le plus important, comme si c'était surtout un mot d'ordre pour donner une image positive mais seulement une image.

    Quand on creuse un peu, les syndicats font finalement un rappel de la loi aux contractuels : pour être titularisés passez les concours !

    En réclamant plus de places aux concours certes mais sans indiquer ce qui est suggéré pour l'augmentation du nombre de places.

    Et quant à certaines mesures concernant par exemple le réemploi à des postes d'aides au devoir ou de documentation de professeurs retraités, aucun n'a vraiment protesté, alors que ces emplois pourraient être donnés à des étudiants ou des personnes en recherche d'emploi. On peut comprendre que ces personnes veulent augmenter leurs revenus mais il est dommage que cela soit aux dépens de salariés qui commencent dans la vie active.

    Cela concernait au départ seulement l'Éducation Nationale, il semble que cela s'étend aux hôpitaux et aux prisons.

    On m'objectera qu'il s'agit aussi de mettre en concurrence deux catégories, de diviser pour mieux régner en somme mais ces retraités disposent aussi d'une conscience qui devrait leur permettre de dire « non » et de savoir quelles sont les conséquences de leur réemploi.

    6a00d8341cdf0d53ef0120a832b7ba970b-800wiOn oublierait aussi que le contractuel est la plupart du temps soumis à la pression constante d'un chefaillon ou d'une chefaillonne, aux appréciations souvent peu amènes de ses collègues pour qui il « prend la place » parfois d'un titulaire de manière illégitime. Comme il ne peut guère protester sans risques, on lui fait payer telle ou telle vexation réelle ou imaginaire.

    Bien que sa compétence soit souvent remise en question, paradoxalement, il est toujours considéré comme parfaitement capable d'assumer toutes les corvées dont les autres ne veulent pas.

    On a pu constater également lors du licenciement de personnels contractuels enseignants, dans certaines académies, que si les collègues titulaires s'en désolaient de vive voix, la plupart s'en réjouissaient plus officieusement car cela a permis de dégager un grand nombre d'heures supplémentaires à leur avantage, donc des revenus plus conséquents. Il n'y a pas de statistiques concrètes sur la prise abusive d'« heures sup' » car c'est un rien tabou d'évoquer ce problème pourtant épineux, et que si quelques uns assument d'en prendre afin d'accroître les revenus du ménage, la plupart non.

    Il est enfin à constater que le statut des titulaires a été remis en question sans pour autant titulariser abusivement les « précaires » qui ont été un peu plus licenciés à grandes charretées.

    (Nota Bene : Il arrive aussi que dans quelques établissements, malheureusement rares, les professeurs titulaires se contentent d'une heure supplémentaire chacun afin de rendre possible l'emploi d'un précaire comme au Lycée professionnel « Louise Michel » à Gisors, dans l'Eure, par exemple).

    Dans le secteur privé, c'est le sort des stagiaires qui est le plus précaire, multipliant les stages qualifiants ou pas, les CDD et autres petits boulots subsidiaires pour vivre et n'obtenant jamais le poste qu'on leur promet pendant toute la durée du stage ou du contrat court. Le pire est que bien souvent le poste promis est donné à un autre sur des critères qui n'ont rien à voir avec la compétence de la personne promu, et beaucoup avec la capacité d'obséquiosité du candidat, sa docilité, voire ses liens avec son employeur - familiaux, sentimentaux, sexuels...- mais aussi son appétence, quand il s'agit d'une jolie femme à choisir la « promotion canapé ».

    Les stagiaires sont taillables et corvéables à merci et permettent de payer moins de charges ou de distribuer moins d'avantages, ainsi que l'indique « Génération Précaire » sur son site. De plus, leur accorder plus revient pour ceux disposant d'un statut à perdre une partie de leurs fameux « avantages acquis ». Et comme les contractuels dans la fonction publique ils subissent une très forte pression quotidienne au travail.

    Il est curieux que ce thème n'est que bien rarement abordé de manière frontale, concrète et directe, et dans tous ses aspects, par la gauche française qui reste très vague sur la question, se contentant de promettre en fait une "resucée" des "emplois jeunes"...

  • « Le 4 et le 7 Septembre : journées nationales des baby-boomers concernés ».

    Imprimer Pin it!

    Article sur Agoravox où il va sans doute provoquer quelques réactions

    Le Père Fouettard en remet une couche.

    GRBJ0590.gifOn nous parle d'une rentrée socialement très chaude et agitée, dangereuse pour le gouvernement, et on nous dit que l'on va voir ce que l'on va voir, attention. On se dit qu'on aimerait bien que soit remises en cause l'hyper-consumérisme et la politique de rigueur ce que n'a pas fait François Hollande il y a quelques jours, en affirmant qu'il faudra bien augmenter les impôts en 2012.

    Ce matin déjà, Régine et Jane Birkin sont allées chanter sous les fenêtres d'Éric Besson, qui n'en doutons pas, a eu très peur. On pouvait voir aussi à leurs côtés des artistes engagés et compassionnés que l'on avait déjà pu apercevoir, pour un grand nombre, aux côtés du ministre de la culture pour défendre la loi Hadopi, et leurs droits d'auteur. Et même Carla B. s'est ému d'un plan Gabon d'un ministre (attention un contrepet se cache dans cette phrase sauras-tu le retrouver ?). Certains esprits chagrins s'étonneraient également du fait que les hommes et femmes de progrès aient attendu la rentrée pour dénoncer le sort des 1000 Roms expulsés entre temps, mais ils méditaient leur réponse, c'est évident, comme Cécile Duflot par exemple. Pourquoi la pauvre femme aurait-elle dû être culpabilisée et rentrer de vacances trop tôt ?

    Bertrand Blier dans une interview à un journal qui pense, lui aussi c'est un mauvais sujet, le disait plus clairement, « en France les artistes sont de gauche quant à la politique, et de droite quant au portefeuille ».

    Régine est une habituée des combats contre la discrimination, elle laisse entrer tout le monde chez « Castel », je suis sûr qu'il n'y a pas de physionomiste, comme par exemple, Steevy, bien sûr à condition que l'on puisse payer les consommations, ce ne sera pas possible de demander seulement un verre d'eau gratis. Quant à Jane Birkin, il y a très longtemps qu'elle fait partie des « sans-voix » ce qui lui donne une légitimité, bien entendu. Je suis un mauvais sujet doublé d'un mauvais esprit, mais je serais curieux de voir comment ça se passerait si des roms s'installaient rue de Verneuil ou devant « Castel ».

    Peut-être qu'il arriverait ce qui est arrivé aux tentes des « enfants de Don Quichotte », pendant une semaine, les « bobos » riverains du Canal Saint Martin trouvaient cela tellement sympâââ et tellement authentique, pensez donc, des pouilleux que l'on n'a même pas besoin d'aller chercher à l'autre bout du monde pour se sentir concerné et équitable, voilà que ceux-ci s'amassaient sous leurs fenêtres, ce qui faisait l'économie d'un billet d'avion pour l'Inde ou le Pakistan sans compter les soucis de santé et de fatigue dus au décalage horaire. Au bout de trois semaines, les « bobos » riverains trouvaient cela beaucoup moins sympâââ et ont demandé l'intervention de la maréchaussée à cause du bruit et de l'odeur. Et puis les pouilleux ça se fiche de savoir si Marie N'Dyaye est une bonne écrivaine ou pas, et un symbole d'une société multicul' en devenir (une société multicul a une très bonne assise de par son coté multiple pense-t-on souvent).

    La question ce n'est pas de se faire plaisir en balançant quelques lieux communs entre la poire et le fromage, ne serait-ce pas de proposer de complètement changer les structures d'une société entièrement basée sur le fric et l'apparence et l'iniquité sociale ? Curieusement, personne ne semble ne se soucier des discriminations au physique ou au louque dans notre beau pays, mais je le répète je suis un mauvais sujet et un mauvais esprit, c'est pour cela que j'aime poser les questions qui fâchent.

    Le 7, mardi, on devrait voir ce qu'on va voir également, Nicolas Sarkozy n'en dort pas, et il est à peu près certain qu'il a convoqué les chefs des armées pour défendre sa place mardi soir, quand la foule marchera sur l'Élysée. Bien sûr, je suis assez étonné que pour le moment, dans les tracts annonçant ce grand mouvement, on ne trouve quasiment aucune trace de l'inquiétude réelle, j'en suis sûr, de tous ces hommes et femmes de progrès, concernant les « précaires » de la fonction publique, contractuels et vacataires, qui ont perdu leur emploi pour cause d'économies des ministères. Pour l'instant il n'y a pas un mot les concernant. Mais je suis persuadé que les hommes et femmes de progrès qui réfléchissent pour changer la société mûrissent leurs phrases et qu'elles vont bientôt nous éclabousser de leur sagesse définitive.

    baby-boomer-health-1.jpgJe n'ai vu de traces nulle part également de quelconque analyse concernant la Crise que nous serions en train de vivre, subie surtout par les classes moyennes et les classes les plus défavorisées qui se doivent, j'en conviens, d'être éduquées à plus de solidarité, on n'éduque jamais assez le peuple. Étrangement les plus riches ne subissent pas la crise. Le clientélisme a toujours existé, tout comme le népotisme, mais là aussi je m'étonne de voir que personne ne semble s'étonner qu'il atteigne à ces jour des niveaux encore insoupçonnés à d'autres époques, des petites mairies de villages, où la secrétaire est souvent la copine de la femme du maire qui elle-même est chargée des activités pour les jeûnes et de la culture, aux antichambres feutrées ou non des ministères en passant même parfois par les syndicats dont certains ont encore le sens de la famille intact, pendant que Papa et Maman débattent et réfléchissent, le neveu et la nièce trient les tracts et collent les timbres mais pas à la cave (dans cette phrase se cache une allusion graveleuse, sauras-tu la retrouver ?).

    Enfin, last but not liste, personne ne s'inquiète de la responsabilité des « baby boomers » qui ont joui le plus possible de la société de consommation jeunes sans penser une seconde au futur, sans faire de gosses, ce qui permet de plus consommer, et qui entendent bien continuer à jouir le plus longtemps possible encore de ce monde spectaculaire et consumériste. Il faut quand même leur reconnaître qu'ils sont écologiquement des plus responsables, c'est surtout pour la sécurité on le sait qu'ils achètent des 4X4 ou autres voitures solides qui dépensent très peu en essence, tout le monde le sait, et cela est prouvé par une étude de Claude Allègre. Les générations qui viennent après, ils n'en ont rien à carrer, diront les mauvais sujets comme moi. Heureusement que certains parmi eux sont réalistes et pragmatiques et ont proposé intelligemment que le gouvernement français taxe les produits de la bourse, ce qui on le sait est tout à fait réalisable et envisageable car comme chacun sait le système financier est encore national et pas du tout mondialisé.

     

    Signé : Le Père Fouettard

  • Les cons qui ont un (petit) pouvoir

    Imprimer Pin it!

    Un contractuel m'a raconté l'anecdote. Elle concerne la "grande maison de l'Éducation Nationale où nous sommes tous frères" (geste) (rires du public)  mais on retrouve ce genre de comportement décrit ci-dessous partout.

    StandardTelephonique.jpgIl téléphone à son syndicat pour se tenir au courant des dernières décisions de l'institution qui l'emploie concernant les "précaires", elle commence en lui disant qu'il faut attendre que tous les TZR (des profs titulaires du concours qui sont remplaçants pour 700 Euros de plus que les précaires enseignants, le plus souvent dans une matière qui n'est pas la leur d'ailleurs, donc paumés) soient nommés ce qui est normal selon elle car ils "ont le concours" (sous-entendu "pas toi gros naze", comme beaucoup elle pense que le concours, donc celui qu'elle a obtenu, mesure la capacité pédagogique alors que ce n'est que la docilité). Comme elle "n'a pas de temps à perdre", elle lui demande perfidement si il a lu l'imprimé que le syndicat lui a envoyé en juin et qu'il n'a que le lire pour trouver les réponses. Elle ne se trompe pas, il ne l'a pas vraiment lu car cela ne fait que répéter des éléments de réflexion qu'il connaît déjà mais il ne va tout de même pas l'avouer. Elle dit alors qu'"elle attend", "comme lui", ce qui lui donne envie de ruer dans les brancards mais il reste poli car elle son salaire à la fin du mois et une décharge syndicale qui lui permet d'assumer moins (beaucoup moins) d'heures de cours par semaine bloquant un poste complet, et puis elle a un pouvoir sur son avenir, qui, même si il est tout petit, compte quand même. Il m'a dit qu'il sait qu'il doit ravaler sa colère, et attendre sans broncher.

    Ce qui est dangereux, c'est donc bien la connerie sûre d'elle, soumise aux pires diktats intellectuels mais qui sont reconnus quand même comme la norme en matière de réflexion.

  • La dette extérieure française a-t-elle diminuée ?

    Imprimer Pin it!

    sarko.jpgCette année, le montant total de la dette extérieure française se montera à 1250 milliards d'Euros tous ronds, soit bien plus que prévu par madame Lagarde, ce vieux cheval de retour du libéralisme. Curieusement, on n'en parle pas beaucoup dans les journaux télévisés et les quotidiens (excepté un encart dans "le Canard", le volatile étant toujours bien renseigné). Donc, la politique de réduction des coûts de la fonction publique française, de suppression de postes dans l'Enseignement, de précarisation accrue des salariés (le nombre de précaires va augmenter de manière exponentielle, on prévoit l'embauche de 30000 à 40000 "intermittents du tableau noir"), de baisse des subventions, des aides aux associations, ne donne strictement rien contrairement à ce qui avait annoncé aux retraités friqués, aux jeunes cons décérébrés qui sont la base de l'électorat sarkoziste. On reconnaît un arbre à ses fruits et une politique à ses résultats, celle de monsieur Sarkozy et Fillon est nulle. En plus, un des conseillers proches du nabot en chef, Nicolas Baverez, s'est permis de se réjouir de la "capacité d'adaptation" des français quand ils ont moins de pognon. C'est pas possible, mais il semble que on a moins de pognon, on dépense moins. C'est dingue, non ? 

    Sur la photo on voit le président en compagnie de représentants des nouvelles "classes dangereuses" définies par la loi Dati.

  • On va voir ce qu'on va voir à la rentrée

    Imprimer Pin it!

    t-m_Manif1111.gifSur pas mal de blogs, je lis que la rentrée sociale va être agitée et que l'on va voir ce qu'on va voir. Vous voulez dire que les profs ne vont pas faire leur rentrée, les élèves investir les collèges et lycées, les salariés bouffer du saucisson et boire du rouge dans les usines et les bureaux avec les jeunes filles en fleur qui passent, les chômeurs se révolter ? J'aimerais bien que le peuple se réveille un peu, un tout petit peu, que les leaders de l'opposition, où est-elle au fait ?, arrêtent de se bouffer le nez entre eux, que les électeurs comprennent enfin pour quoi ILS ont voté à 54% sans réfléchir. J'aimerais bien que les gens comprennent que quand la maison brûle, il faut ou aider l'incendie à s'étendre ou à s'éteindre, ou bien encore à protéger les plus faibles des flammes. Or, les fonctionnaires mettent eux-mêmes en place des réformes qu'ils rejettent (c'est quelque chose que je ne comprends définitivement pas, chaque personne ayant une conscience pour refuser de commettre un acte qu'elle juge abjecte), les salariés se demandent surtout s'ils auront assez de fric pour remplir le réservoir de la bagnole, les jeunes se passionnent plus pour deux ou trois crétins décérébrés enfermés dans un loft comme des rats de laboratoire, et les chômeurs comme les précaires se résignent à leur sort peu ou prou, et n'ont plus le courage de se battre.

    Quant à ceux que l'on appelle les "bobos", ils voudraient que ça change à condition bien sûr de pouvoir continuer à vivre sur Paris intra-muros sans croiser trop de banlieusards, de petites racailles ou de prolos, ce qui a comme conséquence une hausse des prix sur Paris sans commune mesure avec ceux qui se pratiquaient auparavant (deux tranches de Poilâne, trois tranches de sauciflard à l'ail, quatre feuilles de salade, une tomate, ce que l'on appelle pompeusement "salade paysanne", c'est 23 Euros maintenant dans un bistro ripoliné de manière "amélipoulinesque"). Ils feraient vite comme ces riverains du Canal saint Martin qui trouvaient "hypêêr sympa" les premiers temps les tentes des "Enfants de Don Quichotte" installées le long des police.jpgrives, puis au bout de quelques semaines ont pétitionné pour virer ces "squatters" parce qu'un pauvre ça boit du mauvais pinard, ça a du mal à se lever et ça se fout complètement de la dernière expo nombriliste de Sophie Calle (la prochaine fois que nous racontera-t-elle, sa coloscopie ?). Comme tous les bourgeois, de droite comme de gauche, ils se soucient surtout de leur petites personnes. Les "bobos" justement trouveraient cette constatation "paternaliste" et "réactionnaire" (est paternaliste ou réactionnaire ce qui les arrange pas ou les empêche de s'adonner à leurs névroses distinguées), mais avant dans les familles il y avait toujours une assiette pour un pauvre ou quelqu'un qui n'a rien à manger, je connais aussi des familles où l'on invitait ces pauvres à entrer et se restaurer.

    Nous ne parlerons pas bien sûr du clientèlisme roi et du népotisme hallucinant de notre société française que certains voient encore comme le phare des nations développées, tu parles. On me rétorquera que les jeunes se sont battus contre le CPE et qu'ils ne sont pas si indifférents, alors que ce CPE n'est qu'un épiphénoméne et que le problème est global. Des étudiants de lettres, d'arts ou de sciences humaines se sont aperçus en maîtrise que leur formation ne mène à quelque chose en France qu'à condition que PapaMaman aient des relations, ou un Tonton ou g8.jpgune Tata gâteau (un exemple : chacun sait que c'est pour leurs "talents" littéraires que Lolita Pille chez Flammarion ou Virginie de Clausades chez Grasset trouvent des éditeurs). Il faut dire qu'en France, les créatifs sont considèrés comme bien sympathiques mais tout à fait inaptes à autre chose, qu'il faut des matheux bien dociles qui voient le système en équations et théorèmes, suivant des chemins tellement balisés que c'est toute l'Éducation qui finit par s'embourber. De toutes façons, les jeunes savent très bien ce qui leur arrivent quand ils bougent un minimum (voir photo). On leur envoie les CRS ou on leur colle des "casseurs" dans les pattes. Certains rêvent alors du retour de l'ancien système scolaire. J'ai compris combien c'était une erreur en regardant "le Vieil Homme et l'enfant" de Claude Berri, excellent film sur l'occupation et l'antisémitisme soit dit en passant, beaucoup plus intéressant que le film surestimé de Begnini, qui montrent quelques scènes à l'école primaire, on punissait quand même parfois les fortes têtes en leur rasant le crâne et les moins scolaires étaient tout aussi rejetés.

    Ce serait trop dangereux aux yeux des décideurs et ça leur colle une trouille bleue visiblement d'embaucher des personnes sortant du cadre. Pour relier à l'international, il ne faut pas trop critiquer les américains sur le sujet de l'éducation, même sous Bush, l'université d'Harvard avait l'an dernier un budget de 35 milliards de dollars à elle seule soit le budget total de l'enseignement supérieur français qui préfère financer des travaux prioritaires pour le progrès de la science comme la thèse sur l'astrologie d'Elisabeth Tessier (dont le talen fût lié un temps à son beau fp.jpgfessier maintenant rechapé, ah, ah, ah, suis-je spirituel ?). A ce propos, hier Darcos et Fillon m'ont fait bien marrer à la télé en expliquant pourquoi ça allait mieux en supprimant des postes dans l'Éducation Nationale  et en diminuant les budgets. Cette époque c'est un peu la revanche du minable qui était en fond de classe il y a vingt-cinq ans, qui se passionnait pour sa mob transformée, pour le fric qu'il gagnerait plus tard, qui n'écoutait pas de musique, ne lisait pas de livres et n'allait jamais au cinoche, en 2008, maintenant qu'il est trentenaire tout le monde raisonne comme lui. Il y en a un peu trop qui mettent tout sur le dos de Sarkozy, qui écrivent des livres, dont certains défendus sur ce blog, pas si mal (décevants un peu plus tard quand on découvre un de leurs textes dans un magasine défendant le même Sarko becs et ongles, le magasine pas l'auteur, on a bien sûr le droit d'écrire dans une revue contraire à ses opinions mais après un pamphlet anti-Sarko c'est se dédire), mais ce n'est pas Sarko le problème. Sarko n'est qu'un opportuniste qui a ramassé le pouvoir qui était à terre et profite d'une société apathique et complètement sclérosée (c'est très dangereux la sclérose de ce genre, ça précède souvent la crise finale) perdue dans ces vieux démons.

    On s'autoglorifie tous dans la célébration de la Libération (qu'est-ce qu'on était bien quand même !) en sachant très bien que les vrais résistants furent rares, on traite les adversaires de pétainistes ou de staliniens (ça revient à la même connerie), on cite l'un ou l'autre mais bien sûr on ne fait rien pour que ça change, et l'on continue à balancer dans la gueule des cathos la Saint Barthélémy ou l'Inquisition alors qu'il y a des catholiques qui auraient certainement quelque chose à apporter à la société ne serait-ce que par la doctrine sociale de l'Église : au lieu de cela malheureusement on a d'un côté des tradis qui jouent à la poupée en rêvant d'un passé révolu ou des progressistes qui ne croient plus en grand-chose sauf en une sorte de syncrétisme panthéiste sans intérêt. Sur les rapports entre protestants et catholiques, je rappelle quand même que les deux confessions chrétiennes se sont réconciliées en 1994 à l'initiative de Jean-Paul II. Cela vaut bien certes ces cathos de droite, on me dira, qui s'inquiète du retour des dictatures communistes alors que c'est surtout le nationalisme arrogant le danger, qui accusent le gauchisme de "soissantuite" de tous les maux feignant de ne pas comprendre l'influence beaucoup plus néfaste du consumérisme. J'ai mis une photo du Front populaire volontairement émeutes.jpgcar les mesures pro-famille prises à la fin de la guerre, et avant, l'on été gràce et sous l'inspiration de ce moment de l'histoire contemporaine, en particulier la création des Caisses d'allocations Familiales, ce que je trouve assez ironique, les gens de gauche maudissant quiconque défendant la famille actuellement, ceux de droite vouant Blum aux gémonies encore maintenant.

    Il y a aussi la frilosité remarquable des banques dans notre pays. Celles-ci investissent dans ce qui n'est pas risqué, dans le long terme pas trop angoissant. A une personne qui veut créer une micro ou une moyenne entreprise, on préfèrera prêter à quelqu'un qui offre des garanties, pour construire une baraque. Tant pis si le créateur d'entreprises créaient aussi deux ou trois emplois, de deux ou trois emplois en deux ou trois emplois on finirait par résorber le chômage endèmique et qui dynamiserait l'économie. Non, on donne le fric à un couple de retraités ou un couple de profs. C'est d'ailleurs une contradiction remarquable du libéralisme français qui favorise démesurèment le capital en lieu et place du travail comme ces patrons incompétents (Alcatel, Société Générale, LCL et Bernard Tapie...) qui se paient avec largesse et font couler leur entreprise. A ce propos je suggère à tous les clients de banque de demander une commission de médiation à l'amiable dés que la banque les embête pour un découvert, comme actu330.pngça juste pour voir. Je crois que la France est encore un pays insouciant, qui croit encore être un pays sans problèmes ; car bien sûr on ne parle jamais des 900 000 SDF, ni des 7 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté, on ne montre les bidonvilles (hé oui, il y a des bidonvilles en France) que sous l'angle de la dangerosité sociale, la justice laisse dehors des gens qui auraient besoin de soin, en enferme d'autres pour des broutilles.

    Il y a trop de Münich sociaux, il serait temps que la France se réveille de son passé et s'inquiète de ce qui se passe dans le monde, comme les émeutes de la faim ou les manquements aux droits fondamentaux en Chine même pendant les jeux du cirque, la destruction progressive de la planète. Je ne veux plus rêver de tel ou tel héros, de tel ou tel pamphlétaire de talent d'avant. Je ne veux plus lire les citations que s'envoie au visage les uns et les autres. C'est ici et maintenant que le pays doit changer et en profondeur.