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surveillance

  • Tous censeurs sur Internet ?

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    Aussi sur Agoravox

    Dédié à Eugène Lampiste

    Internet est un formidable espace de liberté.

    C'est une évidence.


    politique, net, blog, hypocrisie, censure, surveillanceCelle-ci fait peur aux institutions et aux tenants du pouvoir, politiques et économiques, mais aussi à tous ceux qui pourraient l'exercer, à savoir tout le monde, et qui finalement ont très peur de le faire, un peu comme ces enfants sages qui ne veulent pas prendre leur indépendance par rapport à leurs parents ou à leurs maîtres, qui ont très peur de penser par eux-mêmes.


    J'en veux pour preuve entre autres cet ami m'affirmant que ce que j'écris dans mes articles, sur mon blog, en statuts « Facebook » (TM°), et sur Agoravox, est dangereux en soi car contrevenant gravement aux idées énoncées par tout le monde par ailleurs, que cela me fait remarquer et courir un risque grave amenant la perte de toute possibilité de vie sociale.


    D'après son argumentaire, ce qui était le plus dangereux était surtout de se singulariser par rapport aux autres, et non d'avoir des idées différentes.


    Pour lui qui a des idées apparemment opposées aux miennes, ce n'était pas les opinions qui étaient dangereuses mais de sortir du standard de pensée ou de réflexion, de ne pas rester dans sa case bien définie, le « catho réac », selon l'étiquette dont on m'affuble le plus souvent, se devant d'être forcément « bégueule » sur le plan du sexe, libéral en économie, et bourgeois, forcément bourgeois, voire si le méchant réac insiste un émule de Jorge de Garcia l'inquisiteur malfaisant du « Nom de la Rose »,


    Celle ou celui qui prendrait le risque de cette comparaison s'étant contenté du film de Jean-Jacques Annaud n'ayant jamais lu l'excellent livre de Umberto Eco qui parle aussi de la puissance de la littérature.


    Tout comme à l'inverse, quiconque critiquant le libéralisme étant désigné à la vindicte comme une sorte de « moujik » dangereux le couteau entre les dents, et forcément marxiste, alors qu'on peut être anti-libéral sans être obligatoirement un émule de l'auteur du « Capital »...


    Bien souvent, j'ai d'ailleurs compris que ce n'était pas mes idées qui m'étaient en fait reprochées, mais mon désir d'indépendance face au collectif, mon désir de ne pas être inclus forcément dans le troupeau selon une appellation contrôlée bien définie. Cette volonté de sortir du confort intellectuel collectif est vécue et perçue par ses esclaves consentants comme une atroce prétention, une vanité insupportable quand celle-ci n'est pas psychiatrisée, assimilée à une volonté de contrôle de ses semblables, un mal-être du à des traumatismes vécus durant l'enfance.

    Internet par cette expression tous azimuts a ses risques inhérents, ses extrémistes qui ont la parole de plus en plus décomplexée, ses maniaques du complot, mais ce sont après tout des risques à prendre afin de se confronter à tous les sujets, ce qui permet parfois de démasquer les faux-semblants, les mensonges, l'hypocrisie.


    Et les poncifs les plus éculés qui sont la plupart du temps la base de réflexion de tous ceux qui prétendent se conduire en véritables humanistes sur le Net, ayant le courage insigne à leurs yeux de se dire contre la violence, la haine et l'injustice, pour la liberté, l'égalité et la paix surtout quand il n'y a aucun risque à le faire et que cela n'implique aucun acte concret...


    Le réseau des réseaux est un terrain privilégié pour ceux qui les expriment sans aucuns scrupules ni remords réels, ces poncifs, privilégiant les échanges manichéens qui font du « beuzze » (TM°) sans remettre l'essentiel en cause aux discussions réellement argumentées qui sont autrement plus dangereuses, et subversives, le « beuzze » (TM°) étant ce qui fait tourner le mieux le système spectaculaire qui distrait l'individu moderne, le citoyen consommateur, de toute réflexion un peu construite sur sa place dans la société contemporaine.


    Tout ce qui pouvant prêter à débat est traité sur le mode affectif et des procédés qui bien que grossiers fonctionnent à chaque fois.


    Est-il devenu dangereux d'exprimer des opinions à contre-courant sur Internet comme dans la vie ?


    Ce n'est pas qu'il y ait une réelle censure officielle. C'est beaucoup plus pervers...


    Celle-ci a à première vue disparu.


    Par contre, c'est l'ensemble des individus qui devient censeur du voisin, et ce pour diverses raisons dont la jalousie, l'envie, la peur de ne pas être comme les autres, la lâcheté par peur de ne plus pouvoir se faire une place à cause de personnes que l'on voit comme supérieures car ayant des velléités d'indépendance, les frustrations ressenties à ne rien sentir de particulier chez soi, la simple sottise aussi, celle de l'imbécile docile et satisfait de l'être.


    Les collègues « gougueulisent » les nouveaux dans un service sans que la direction n'ait à le faire, les ragots vont bon train suite à ce que les un ou les autres laissent de « traces numériques ».


    Et celui qui oserait montrer un embryon de différenciation ou d'indépendance d'esprit est lentement mais sûrement ostracisé sans que les tenants du pouvoir n'aient à bouger le petit doigt, il suffit d'évoquer les sanglots dans la voie la Crise et les difficultés qu'elle implique, la construction d'une mondialisation montrée comme heureuse, forcément heureuse, et le contradicteur qui se conduirait en trublion irresponsable, en enfant gâté qui serait responsable de tout ce qui pourrait bloquer l'avènement de l'utopie universelle ou supposée telle.


    Ces dangers bien réels pourraient décourager de s'exprimer réellement librement sur le web, moi cela m'inciterait à rajouter quelques cuivres et grosses caisses....

    image empruntée au blog la quadrature, excellente source sur les risques de censure du net

  • Une citation contre le totalitarisme soft (pour notre bien)

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    surveillance-cameras-4001295465418.jpg"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux."

    Benjamin Franklin