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spectacle

  • Le mini-Messie est revenu

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    politique, société, Sarkozy, spectacle, hypocrisie, Barnum libéral (TM°)

    image prise sur melty.fr

     

    Le mini-Messie est enfin revenu après des semaines de suspense pas vraiment insoutenables et de tergiversations bidons. Il y a eu entre deux un livre d'ancienne « régulière » qui avait besoin de se refaire du pognon qui a fait beaucoup de « bruit médiatique » et le premier ministère a viré les ministres qui avaient mauvaise genre dans son gouvernement. Tout cela a fait reculer le moment fatidique sans compter les écossais qui voulaient leur indépendance, des types en jupes qui ont encore un peu plus retardé le moment fatidique, des salauds qui ne mettent même pas de culotte, des allumeuses encore en plus...

     

    Et puis dimanche soir, gloria, hallelouya, sur France 2, « il » est revenu, apaisé-serein, toussa ! Il a quand même engueulé Delahousse à la fin, « chassez le naturel... » Il va pouvoir distraire le débat politique, entretenir le spectacle pour distraire le peuple. Les antisarkozistes professionnels se frottent les mains, celui qui les fascine violemment dans une relation d'amour/haine passionnelle est de retour, certains parmi eux en ont même eu une légère érection, j'en suis sûr, ça leur manquait avec le « petit pot à tabac » qui se prend la flotte dés qu'il met le nez dehors.

     

    Ce retour leur promet des « rêves humides » et leur permet de ne pas avoir à faire semblant de réfléchir à analyser la crise dont ils se moquent, leur « rond de serviette » dans la presse « kipense » ou dans les émissions d'« infotainement » étant la seule chose qui compte pour eux, le petit adorant qu'on parle de lui encore et encore et encore, même pour dire du mal, ils ont devant eux une avenue, que dis-je des champs élysées pavés d'or.

     

    « Faut être honnête » comme on dit au zinc des bistros, « faut reconnait' » mais la débâcle actuelle elle est également due à la politique désastreuse de Sarkozy autant que de celle de Hollande, le premier étant juste libéral-libertaire alors que le deuxième est sociéto-libéral, ce qui revient à peu près au même concernant la politique économique et ses conséquences pour les plus pauvres et ce qui reste des lambeaux de la classe moyenne, le deuxième se persuadant d'être encore de gauche et d'avoir encore envie de changer le monde en édictant une ou deux lois sociétales qui n'auront comme résultat que de défaire les liens qui reliaient encore les individus entre eux les soustrayant ne fût-ce encore qu'un court moment à la toute puissance des sacro-saints marchés et retraités allemands qui doivent maintenir leur niveau de vie quand ils seront plus nombreux que les jeunes d'ici quelques années.

     

    Le premier rendez-vous du mini-Messie après son élection serait pour madame Merkel comme tout le monde, on s'étonne qu'une femme aussi peu accorte sans tant courtisée, et il irai faire ensuite un petit coucou à Mario Draghi, un des rares vrais dirigeants européens ayant le pouvoir de décider quoi que ce soit. Mais « Show must go on... »

     

     

    Je m'étonne que des catholiques pour certains issus de « LMPT » soient convaincus que Sarkozy une fois revenu au pouvoir, s'il y arrive, remettra en question ces lois et remettra d'aplomb la société sur des valeurs solides. Sarkozy est totalement indifférent à la crise morale même si comme la plupart des politiques il est certainement persuadé d'être sincère et légitime, au moins quand il est sous le feu des projecteurs et maquillé comme il convient à la télé. Quant à moi ami lecteur, ce sera sans moi...

  • La justice en France est-elle impartiale ?

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     Nicolas Sarkozy, mis en examen, réagit et se défend après sa garde à vue largement médiatisée. Je ne suis pas exactement un de ses fans, mais il se trouve que même si c'est pour se défendre, lui, et non pour poser les bases d'une réflexion sur la magistrature et sa partialité idéologique déjà perçue à travers le fameux « Mur des cons », sur lequel on trouvait quelques parents de victimes ayant osé se plaindre du laxisme des magistrats envers des coupables avérés, issus de la diversitude, il faut dire, donc certainement moins coupables qu'un méchant, un réac déloyal c'est sûr, avait filmé alors qu'en reportage au Syndicat de la Magistrature (voir ci-dessous).

    image ci-dessous prise ici

    Justice-aveugle.jpg 

    Éric de Montgolfier a essayé de lutter dans le sud de la France contre les réseaux occultes de la République, dont une bonne partie de la franc-maçonnerie locale qui participaient -et participent encore certainement- de la corruption. Il fût mis au placard assez vite alors que s'approchant très près. Dans un article il évoquait l'instrumentalisation de la justice par tous les politiques, y compris ceux au pouvoir actuellement, dont madame Taubira, actuelle garde des Sceaux qui a placé des proches aux postes clés, s'indignant du « racisme » de ceux qui osent en parler, comme les autres me dira-t-on ce qui n'excuse rien, et François Hollande, président de la République sans parler de ceux qui viennent donner des leçons comme monsieur Cambadélis :

     

    L'ancien procureur de Nice n'a jamais caché que la « promotion » dont il a bénéficié n'en était pas exactement une et qu'il s'agissait surtout de l'envoyer se faire voir ailleurs, à Bourges, ceci certainement à l'instigation du maire et du préfet de la ville de « la promenade des anglais » et des retraités friqués. Il s'était approché d'un peu trop près des « affaires » de ces beaux « messieurs coquins » ce qu'ils ne comprennent pas estiment que leurs privilèges et autres z-acquis les dispensent de tout respect de la loi commune.

     

    Les politiques entendus hier, comme Bruno Le Roux entre autres semblent avoir la mémoire courte, comme j'ai le sens du service ami lecteur je leur rappelle quelques faits. Le 2 juin 2006, Cambadelis est reconnu « coupable de recel d'abus de confiance », il est condamné, à six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende, dans l'affaire des emplois fictifs de la MNEF, par la 11ème chambre du tribunal correctionnel de Paris. Bien sûr, on se rappelle aussi de l'affaire Cahuzac ou de DSK sans oublier les tribulations judiciaires des Balkany (réélu à 73% dans sa ville ce qui fait dire que c'est beau la démocratie quand même !) dans les années 90. Dans les pays anglo-saxons, des politiques ayant vécu ce genre d'affaires ont la décence de ne pas revenir et de se faire tout petits.

     

    Coq-gaulois.jpgPas en France, certainement à cause de notre « exception culturelle », chez nous les pourris peuvent continuer à « faire carrière » en toute quiétude. Rappelons que le coq gaulois aime chanter les deux pattes baignant dans la merde et le purin..

     

    .(image ci-contre prise ici)

     

    En France, ils sont même très populaires, il y en a tellement sur le Net ou au zinc des cafés du Commerce pour regretter le travail qu'aurait pu faire DSK et d'autres à droite pour trouver que Juppé est encore « le meilleur d'entre nous ». Alors certes, ce n'est pas pour faire de la moralisation facile, mais si un politique ment sur un point qui regarde sa morale personnelle, il n'hésitera pas à mentir sur des éléments qui engagent le pays et à tromper les citoyens sans vergogne.

     

    Madame Taubira est-elle impartiale ? On ne peut pas reprocher son passé à quelqu'un me dira-t-on pour le décrédibiliser mais elle a été une militante trotskiste radicale, indépendantistes guyanaise dans un mouvement n'inclinant pas vraiment à la non-violence, et ses prises de positions dernièrement montre, y compris à travers sa réforme pénale, qu'elle n'y a pas entièrement renoncé. Manuel Valls qui parle de « faits graves » reprochés à Sarkozy connait le dossier et n'est pas impartial ? François Hollande encore moins, cela fait partie de sa stratégie pour se faire réélir au deuxième Tour en 2017, se retrouver face à Marine le Pen, en appeler à « l'Union Sacrée » et emballé c'est pesé c'est du moins ce qu'il croit...

     

    Cette instrumentalisation de la justice, ce n'est d'ailleurs que ça, un outil pour préserver les ambiions personnelles et opportunistes des uns et des autres...

     

    Ci-dessous "le mur des cons"

  • Libération des femmes et mini-jupes

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    yutyitiyty.jpg

    Ami lecteur, je précise que je n'ai rien contre les mini-jupes, au contraire, c'est une initiative civique de développement durable puisque incitant à consommer moins de tissu., l'article  parle d'autre chose tu l'auras compris.. J'ai déjà dit tout le bien que je pensais de ce vêtement...


    Dans le bus en face de moi, une jeune fille debout fait tomber son billet par terre par inadvertance. Elle ne sait pas trop comment faire pour le ramasser, c'est délicat, elle regarde autour d'elle en rougissant, elle est vêtue d'une mini-jupe très mini et de bas résille « fantaisie » émoustillant, elle vient de réaliser et se demande visiblement intérieurement ce qu'il lui a pris de s'habiller comme ça ce matin, et il faut qu'elle s'agenouille pour opérer.

     

    Elle s'accroupit progressivement et le plus lentement possible en tirant inutilement sur sa jupe devant ce qui a pour effet de la raccourcir un peu plus derrière. Ce n'est pas sa faute pense-t-elle, elle est obligée de s'habiller comme ça, pour "être comme les autres", ressembler à une "star" du porno montée en graine, "comme les autres", et les "vedettes" du genre ayant réussi leur reconversion en animation d'"entertainement" décérébrée. Je ramasse alors le billet rapidement à sa place et le lui donne, ce qui la fait rougir jusqu'aux oreilles. Elle bredouille un remerciement, piquant de nouveau un fard, et rajuste nerveusement sa tenue, le regard un peu perdu, qui est celui de la plupart des jeunes filles aujourd'hui, notons le, et qui comme la société libérale-libertaire actuelle, sont perdues dans le spectacle permanent et navrant destiné à consoler le citoyen consommateur de la vacuité des valeurs.

     

    Pour se donner une contenance, elle sort son « smartefône », bien sûr de la marque qu'il convient, et le tripote jusqu'à la station comme toutes les filles de la génération qui est la sienne. Elle regarde ailleurs, évitant soigneusement de croiser les yeux des personnes qui l'entourent, en particulier les miens. Elle regarde à plusieurs reprises son écran, sourit, lève les yeux au ciel ou soupire montrant ses réactions de manière un rien exagérée pour bien souligner, espère-t-elle, son appartenance à un réseau d'amis qui comme elle sont systématiquement reliés par la technique moderne (c'est bô) et qui possèdent tous le même genre de simulacre de tétine électronique permettant d'éviter de rencontrer véritablement l'autre et donc par là même de mûrir un peu...

     

    A la station où elle descend, elle retrouve un garçon qui porte l'« uniforme » qui convient : mèche « choucroutée », « djinn » très moulant, « Tennis » avec la bonne signature. Il étreint la jeune fille de manière très marquée ainsi qu'il l'a vu faire dans les émissions dites de « téléréalité » ou de divertissement qu'il regarde, spectacles donnant le « la » de la sensiblerie sur-affective dont il faut absolument faire preuve afin transformer la moindre « anodinerie » que l'on fait ou que l'on prononce une « aventure ».

     

    L'« anodinerie » grâce aux mânes du progrès progressiste peut être très vite mondialisée, monter à 36000 kilomètres d'altitude, jaillir jusque la stratosphère, et redescendre sans effort à destination du monde entier laissant croire au pékin lambda que la possibilité d'universaliser sa sottise le rend plus intelligent et surtout plus remarquable au sein du troupeau, et le consoler de son isolement du fait de la destruction méthodique et systématique de ce qui le reliait encore un peu aux autres il y a quelques années : la famille, le quartier, l'idée de morale commune etc...

     

    Toutes choses conchiées et rejetées par les élites « kipensent », souvent autant « d'idiots utiles » du « tout économique » qui exerce le vrai pouvoir, dans les « poubelles de l'histoire » pour « réaction » et nostalgie inavouée des fameuses « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°).

     

    Toutes choses qui sont à l'origine du regard perdu, paumé, de ces jeunes filles.

     

    Il la tripote un peu partout avec la douceur et la grâce d'un pithécanthrope sou acides en la regardant avec ce qu'il pense être un air de tension sexuelle tellement séduisant, comme dans une pub pour déodorants bon marché « pour hommes », et elle prend une pose extatique rejetant la tête en arrière (pour dix secondes après « l'extase » rajuster de nouveau inutilement sa mini-jupe alors que son copain cherche un truc dans son sac et qu'il a la tête ailleurs).

     

    Et moi je détourne le regard presque malgré moi et c'est mon tour de me sentir un peu perdu dans ce monde aussi faux, aussi dur, aussi triste...


    Je ne suis pas vraiment toujours fan de Groland mais la vidéo à ce lien dit beaucoup de choses...


    image prise ici

  • « La France « black, blanc, beur », mon cul » (article rappelant les z-heures les plus sombres de notre histoire)

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    Depuis lundi soir, les « pleureuses », « pleureurs » et commentateurs sincèrement sensibles, plus rares, nous ressortent le vieux refrain de la « France, black, blanc, beur », unie dans sa diversité, qui a montré que dans l'adversité, elle pouvait gagner, à condition de faire confiance. Depuis hier soir, l'on pointe du doigt les méchants, les caustiques, les cyniques, les malveillants, les « skeptiques » qui faisaient rien qu'à dire du mal des bleux et qu'ils ont gagné, ce qui ferait que les « skeptiques » l'auraient dans l'os depuis le 3-0 qui permet à de nombreux patrons de se rassurer sur les bénéfices qu'ils feront du spectacle, des maillots vendus, le spectacle lui-même conservant sa dynamique intacte ce qui permet de distraire le citoyen-consommateur du reste...

     

    karim-benzema-c-fete-avec-ses-co-equipiers-la-victoire-de-l-equipe-de-france-de-foot-le-19-novembre-2013-contre-l-ukraine_4532010.jpg

    Attention, minute !, les bleus ne sont pas Athos et son valet coincés par les gardes du cardinal à cinquante contre un dans la cave d'un aubergiste félon, ce sont des sales gosses, des « affreux jojos », qui sont restés des gosses de banlieue, de milieux pauvres, intellectuellement et matériellement, sans connotation péjorative, des milieux où pour s'en sortir et réussir, on ne peut pas faire « normale sup », on n'a pas d'autre choix que de courir derrière un ballon.

     

    Un vrai beau symbole de réussite d'union nationale, ce serait plus de gosses de « cités » en « prépas », quelle que soit leur origine, plus de médecins issus de ces « quartiers » du fait d'un système d'éducation favorisant l'excellence et le goût de l'effort, le mérite. Un vrai beau symbole d'intégration, ce serait aussi de ne pas brandir l'oriflamme de l'anti-racisme dés que l'on souligne que les droits légitimes des « affreux jojos » supposent aussi des devoirs, et qu'évoquer ces devoirs ce n'est pas être xénophobe ou sectaire.

     

    A propos de sectarisme, la France issue de la diversité hier c'était surtout des drapeaux portugais et algériens qu'elle avait dans les mains sur les Champs Elysées...

     

    C'est avoir une haute idée de ces gosses et considérer qu'ils sont capables du meilleur. En quoi est-ce raciste ? Il faut m'expliquer.

     

    Vendredi soir, ils se sont fait engueuler par le proviseur du lycée et lundi soir, ils ont mis un coup de collier et se sont mis à bosser vraiment, s'apercevant avec une candeur touchante, je ne raille pas, combien l'effort et la passion pour la nation peuvent enthousiasmer beaucoup plus que le nombre de zéros sur un chèque de sponsor. C'est un début on me dira, mais ce n'est qu'un début. Ce serait dommage de s'arrêter là.

     

    Des opportunistes dont le locataire actuel de l'Elysée, plus un genre de squatter qu'autre chose vu sa côté de popularité bientôt négative, en ont profité pour bien insister sur la mise en parallèle entre les nouveaux héros du jour, jusqu'à la prochaine connerie, le prochain caprice, la prochaine bouderie, et le gouvernement Ayrault (note l'allitération de la phrase ami lecteur).

     

    Il a dit cet opportuniste :

    «L'entraîneur ça compte » (gros clin d’œil et coup de coude, l'entraîneur c'est lui).

     

    Et aussi :

    « C'est une victoire d'une équipe qui s'est battue de la première à la dernière minute, qui y a cru, qui s'est rassemblé», (re-gros clin ; re-coup de coude).

     

    Et enfin le dernier clin et le dernier coup de coude, un peu plus appuyés encore que les précédents si on n'avait pas encore tout compris :

     

    « C'est souvent le cas en France, on prend pas le chemin le plus direct. Le principal c'est d'y arriver ». On voit à peine où il veut en venir, à ce point on ne parle plus de gros sabots mais plutôt de semelles orthopédiques.

     

     

    On note qu'au départ, il n'y croyait pas à la victoire des bleus, il n'était pas présent au stade au début du match par peur de se faire huer sous le feu des projecteurs en cas de défaite, puis sentant le vent tourner, finalement, son service de com lui a conseillé d'y aller, c'était mieux pour le « storytelling ». Heureusement qu'il n'est pas venu plus tôt me dira-t-on, ainsi, on a évité la flotte.


    la photo  vient de

  • Des gosses généreux pour Leonarda, ou l'Enfer pavé de bonnes intentions

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    politique, société, spectacle, barnum consumériste (TM°), hypocrisieLes jeunes qui manifestent et bloquent leurs lycées pour Leonarda, cette Rom en situation irrégulière emmenée devant ses camarades, ne sont pas de mauvais gosses, cela part d'intentions généreuses et certainement pures, d'un désir d'absolu mal compris, mal canalisé, mais ils se font manipuler et se fourvoient complètement. Comme beaucoup d'adolescents qui ne sont jamais partisans des représentants de l'autorité, ils pensent qu'ils sont du côté de « Robin des Bois » contre les oppresseurs. En grandissant, en mûrissant, en théorie, l'adulte comprend que les situations sont plus complexes que ça, qu'il n'y a pas de noir, pas de blanc mais une infinité de nuances de gris.

     

    Bien entendu, ils ne voient pas, du fait d'un « bourrage de crâne » continu depuis des décennies, que cette misère atroce et cette immigration clandestine massive de par celle-ci sont surtout dues à une politique européenne essentiellement monétariste et hyper-libérale par essence, sous la coupe du pouvoir « tout-éconnomique », qui détruit les classes dites moyennes et enrichit un peu plus ceux qui sont déjà riches à milliards, politique européenne que l'on présente comme irréversible et fondée sur des bonnes intentions humanitaires et vaguement, très vaguement, humanistes.

     

    Ils ne voudraient pas voir non plus, car ce serait incofortable pour leurs certitudes, que c'est à cause de ce système consumériste dont ils profitent à plein, qu'ils font vivre en achetant un nouveau « smartphone » ou n'importe quel autre gadget électronique tous les deux mois, que naît en grande partie cette misère. Et que résoudre au moins en partie la douloureuse question de la misère ne se fait pas en partant de bonnes intentions qui ne suffisent pas. Et que si il y a la profonde misère matérielle, il y a aussi la profonde misère morale des peuples européens à qui l'on a fait comprendre que la foi et les grands idéaux d'antant ne servaient à rien, ne menaient qu'à la guerre, et qu'ils convenaient donc d'y renoncer.

     

    Rappelons à ce propos que les plus virulents à dénoncer le scandale de la misère des Roms ont été l'ancien Pape, Benoît XVI, et le nouveau, le Pape François que les chrétiens de progrès progressiste feignent d'aduler, étant visiblement sourds quant aux demandes de manifestations concrètes de charité et de partage...

     

    Il est bien sûr à noter que lorsque certains parmi ces jeunes désirent aider leur prochain par des réalisations tangibles la plupart des adultes, qui sont eux des personnes raisonnables, posent tellement de conditions, de cadres, de normes, de standards, d'idéologie, que ces jeunes généreux sont finalement découragés de faire quoi que ce soit, qu'on ne les laissera pas mener à bien surtout car fond la plupart du temps les adultes n'ont pas envien de faire tous ces effrots auxquels ils ne croient plus.

     

    Ces manifestants sincères et raisonnés sont une infime minorité, car il y a tous les « suivistes » et « opportunistes » du mouvement afin de « sécher » qui une heure de maths avec madame Lagneau qui a une moustache sur la lèvre supérieure, qui une heure d'histoire pour ne pas subir monsieur Meignant et son collier de barbe étrenné en 1973 avec son « baise-en-ville » en cuir. Et puis il y a évidemment tous ceux qui ont envie de traîner en ville à dragouiller et rêvasser à la terrasse des cafés, toutes occupations qui sont loin, j'en conviens, d'être malsaines.

     

    Pour eux, je n'en jugerai pas, mais pour ceux qui les embrigadent et manipulent, pour les tireurs de ficelles, je doute que ceux-là soient prêts à partager leurs richesses, à installer des Roms chez eux, voire à se démettre de l'un ou l'autre privilège ou z-acquis social afin de remédier à la pauvreté endémique de ces populations en France, en Roumanie, ou en Yougoslavie. Ces sacrifices matériels concrets, curieusement, je n'en entends jamais parler à de rarissimes exceptions.

     

     

    Après tout, dans une situation dont on nous dit partout que c'est une situation d'urgence, à peur près depuis Hiver 54 chaque hiver, et même avant, il faut préconiser des solutions d'urgences, des solutions radicales, mais là encore il y a loin de la coupe aux lèvres...


    image prise sur le site de "Le Parisien"

  • Muray cause toujours mais l'écoute-t-on ?

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    A propos de « Causes toujours » - recueil de chroniques parues dans « la Montagne » de Philippe Muray

     

    Littérature, société, philosophie, Muray, politique, spectacle, hypocrisieCurieusement, ami lecteur, je sais ça va te paraître bizarre mais si « la Montagne » décide d'éditer en recueil les chroniques qu'Alexandre Jardin a écrites pour ce journal, je serai beaucoup moins enthousiaste pour les acheter que celles de Philippe Muray déjà parues aux Belles Lettres en 2010, du même niveau de lucidité, d'intelligence, d'humour et de finesse que celles de Vialatte. Muray est de la même trempe, ainsi que de celle de Marcel Aymé qu'il connaissait par cœur. Céline devient trop souvent la « tarte à la crème » des pseudo politiquement incorrects, qui ne l'ont pas lu, ne l'apprécient pas pour son style, mais pour son antisémitisme obsessionnel et compulsif.

     

    Je ne suis pas tout à fait certain que Philippe Muray eût goûté ce genre prétendûment politiquement incorrect qui maitrise parfaitement les codes du Barnum spectaculaire (TM°) dans lequel nous vivons, son refus du réel, et ne fait que jouer en somme un contre-emploi dans le système dans lequel il est parfaitement intégré et dont il ne remettra jamais en question les bases libérales libertaires ou sociales libérales (c'est pareil quant aux résultats) par peur de perdre un peu du confort intellectuel diffus qui embaume toute notre société. Je ne suis pas convaincu que l'on puisse être de la « gauche morale » et apprécier Muray, tout comme je sais que l'on ne peut être libéral et le lire sans frémir.

     

    La plupart des individus « politiquement incorrects » que l'on croise sur le Net ou dans la vie ne le sont d'ailleurs pas réellement au fond, ils font comme tous les autres, ainsi que le souligne Muray ils font « comme » si ils l'étaient. Et continuent à se soumettre au reste ensuite, achetant le dernier gadget déréalisant un peu plus leur vie, les faisant remonter un peu plus ainsi qu'ils le souhaitent aussi vers le jardin d'enfants globalisé qui est également leur idéal...

     

    A gauche, la gauche qui pense, la gauche morale, Muray est vu comme un « réac » car apprécié des « réacs », ce qui permet de ne pas dire pourquoi il serait « réac », et surtout pourquoi il ne faudrait pas le lire. Quand un auteur écrit ou prononce des paroles gênantes, il est soit « fââchiissss » soit « réac », d'autant plus si comme Muray il s'attache corp et âme au réel, et à dénoncer tous les ridicules d'une époque s'imaginant au nadir du progrès progressiste.

     

    D'aucuns penseront un peu vite qu'il n'aimait pas son époque, ce qui le range parmi les réactionnaires, et ce qui est un crime impardonnable en nos temps d'autosatisfaction généralisée, mais ainsi que François Tailliandier le rappelle, Muray se tenait au courant de tout, lisait tout, s'intéressait à tout ce qui la concernait. La lucidité n'a jamais été du dédain, de la condescendance ou du cynisme envers l'humanité, c'est justement parce qu'on l'aime profondément, et qu'on veut l'aider à se sauver de l'abîme vers laquelle sa part occidentale se précipite avec enthousiasme.

     

    A droite, Muray est également perçu comme un réactionnaire, qui regretterait ce temps béni de la bourgeoisie triomphante quand le peuple savait se tenir, et que l'hypocrisie morale inhérente à cette classe sociale suffisait pour maintenir les apparences. A l'époque où celle-ci se voulait un exemple de moralité, au moins en apparence, on chassait ceux et celles qui gênaient dans le tableau vers les marges.

     

    Depuis 68, et que la bourgeoisie a envoyé au diable les apparences après une révolution de pacotiflle, celle-ci se veut toujours un exemple de moralité sans reproches, mais à un niveau de prétentions supérieures, prétendant moraliser non seulement la société occidentale mais aussi le monde entier, en étiquetant les problèmes et en les résolvant à coup de lois de plus en plus infantilisantes.

     

    Muray c'est un peu le vieil oncle « intello » qui dit des horreurs qui font rougir les dames entre « la poire et le fromage », des horreurs qu'à droite on n'ose pas trop répéter quand même par peur de se faire mal voir de « l'Empire du Bien ».

    C'est une chose de citer Muray sur son mur « fèce-bouc », c'est une chose de « liker » ce qu'on lit et qui venge des humiliations réelles ou non que l'on subit dans la vraie vie. C'est autre chose d'affirmer des convictions fortes, et sans faiblir, de lutter contre « l'onirisme » de cette société qui nie la nature car celle-ci contredit les alibis et prétextes qu'elle se donne afin de ne surtout pas sortir de la « fin de l'histoire », et donc de mûrir, d'entre dans l'âge adulte.

     

    Le plus effrayant dans notre monde, ainsi que le souligne l'auteur de « Causes toujours » c'est le refus en particulier de toute pensée contradictoire face à l'unanimisme, face aux évidences étiquetées, face à l'hyper-festivisme, et le refus en général de toute pensée. On ne peut être que sidéré par l'anti-intellectualisme qui sévit de la gauche à la droite en France, et le rejet de toute culture dont celui de la littérature considérée comme le reflet d'un hédonisme immoral et égoïste, ni

    «  citoyen », ni « durable », ni « équitable ».

     

    Lire Muray finalement c'est se libérer complètement...

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand.

  • "Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre"

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    Science-Fiction, politique, société, spectacle« Sommes-nous tous des numéros ? » - Pierre Sérisier, paru aux PUF en avril 2013

     

    Ce livre n'est pas le premier sur la série créée presque de « A à Z » par Patrick McGoohan, re-découverte en France grâce à « Temps X » des frères Bogdanov dans les années 80, mais il a l'avantage pour moi énorme de ne pas être le fait d'un « fan boy » aveugle qui ne serait que dans l'hagiographie et la louange hors de propos qui est très vite grotesque. L'auteur montre que cette série « culte », au vrai sens du terme, nous questionne encore maintenant sur notre société, nos us et coutumes, le spectacle continuel qui nous est offert pour endormir nos consciences, les écrans omniprésents, et notre allégeance parfois enthousiaste à des règles totalement absurdes et arbitraires.

     

    Il évoque aussi non sans un certain amusement le fait que cette œuvre peut donner lieu aux interprétations strictement inverses sans qu'elle n'en souffre. Ainsi, certains y ont vu un éloge des théories « libertariennnes ». Selon Pierre Sérisier, et selon moi, ils font un contresens énorme car ce que montre « le Village » c'est notre société spectaculaire en miniature où chaque habitant devient une variable d'ajustement comme une autre, y compris les « numéros 2 » qui sont interchangeables, sauf un, joué par Léo MCKern, qui revient deux fois dans l'histoire du « numéro 6 ».

     

    Celle-ci commence par la démission d'un homme, incarné par Patrick MCGoohan, personnage dont on ne saura jamais le nom, certainement un agent secret, ou du moins une personne ayant un rôle souterrain dans les arcanes du pouvoir. On le voit ensuite faire sa valise chez lui, ayant prévu de partir en voyage lointain, quand un corbillard se gare devant sa maison, du gaz soporifique l'endort.

     

    Lorsqu'il se réveille, sa chambre est exactement la même, mais lorsqu'il regarde par la fenêtre, il se retrouve dans un étrange « Village », amalgame de diverses architectures, lieu à la fois plaisant et un rien inquiétant. Il y est prisonnier et est dorénavant le « numéro 6 ». Il comprend vite qu'il n'est pas le seul prisonnier et que derrière les façades riantes se cachent des tortures et des interrogatoires continuels. On lui demande des renseignements et de se soumettre par des stratagèmes machiavéliques, mais jusqu'au bout il résiste et s'évade enfin, quoi que cela ne soit pas entièrement certain...

     

    « Le Prisonnier » montre que la télévision peut être le vecteur de réalisations remarquables, qui remettent en question fortement et de manière transgressive d'ailleurs son rôle dans le décervelage des cerveaux modernes.

     

    On pourrait croire qu'un livre paru aux PUF, donc sans illustrations soit un « pensum » indigeste, intellectualisant à outrance et mal écrit, ce qui est souvent le cas pour ce genre de travail se voulant sérieux ou universitaire, comme si un style imbuvable était une caution de travail sérieux.

     

    La plupart des séries américaines et britanniques actuelles ont quasiment toutes la prétention d'être des séries « culte » (« Lost », « Homeland » etc...) sur le modèle du « Prisonnier », œuvre « télé-visionnaire » (Alain Carrazé TM°), courte série géniale de dix-sept épisodes seulement, imaginée, pensée, écrite en grande partie et même réalisée par un seul homme, également interprète du personnage principal Patrick McGoohan. Selon Georges Markstein, producteur du « Prisonnier » et à l'origine de nombreuses trouvailles, McGoohan, ce catholique admirateur d'Ibsen, est bel et bien le prisonnier, ayant été emprisonné depuis et à jamais par sa propre création.

     

    Selon l'ironie du sort...

    Le générique de Ron Grainer siffloté au compositeur par MCGoohan, présent donc même pour la musique !

  • Un documentaire "partial, poisseux, visqueux" sur Outreau ?

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    Aujourd'hui 6 mars sort en salles un documentaire intitulé « Outreau l'autre vérité », jugé « partial, poisseux, visqueux » par un des avocats d'une « accusée d'Outreau », Roselyne Godard, maître Eric Dupond-Moretti. Le film est produit par Bernard de la Villardière, producteur et animateur sur M6, spécialisé dans les reportages, que les mauvais esprits dont je ne saurais être reprocheront d'être racoleurs, sur l'insécurité et la prostitution avec images choc à l'appui.

    politique, cinéma, journalisme, histoire, spectacle, beuzze


    Le film remet en question l'acquittement de certains parmi les accusés de cette affaire, suite à un travail d'« experts » et de juristes qui « démytifieraient » cette erreur judiciaire qui a déjà détruit quelques familles et couples sans que le système et ses rouages, dont les journalistes ne se soient pour l'instant remis réellement en question.


    Certes Bernard de la Villardière a raison dans l'absolu de parler d'injustice à l'égard du juge Burgaud qui ne fut pas le seul à prendre des décisions parfois malheureuses et à en porter la responsabilité, mais il oublie également que ce magistrat n'a jamais été réellement inquiété, ni ne s'est vraiment questionné lui-même sur ses actes, ayant même été promu suite à toute une série de bourdes et de maladresses due principalement à une chose qui est sa formation.


    En effet, et on ne le constate pas seulement en droit, les formations des personnes qui travaillent « sur l'humain » sont de plus en plus théoriques, abstraites et déconnectées du réel, sans que ne soit évalué une seule fois la capacité des étudiants à faire preuve d'altérité, de compréhension, de respect.


    Leur formation les pousse à appliquer les lois, les grands principes directeurs, voire idéologiques, qui les sous-tendent stricto sensu sans se soucier des conséquences humaines parfois dramatiques, sans les encourager une seconde à faire preuve de recul sur eux-mêmes.


    Le juge Burgaud n'a commis aucune faute quant à l'application du droit, certes, mais il aurait dû faire preuve d'écoute, a minima.


    Ce film et le pseudo-travail des pseudo « experts » vient aussi et surtout d'un profond mépris de ceux qui font partie du système pour les « accusés d'Outreau », maintenant acquittés, je le rappelle, mépris qui n'est jamais véritablement dit mais qui se sent face aux traitement médiatiques toujours sur le mode du « deux poids deux mesures » selon que les accusés soient puissants ou misérables. Je songe également à maître Lombard évoquant le fait que la mère du petit Lubin soit « centralienne », pour la disculper.


    Ce qui choquait à l'époque, c'est que Magali Guillemot ait pu si facilement sortir de prison du fait de son milieu, de son parcours et de ses relations professionnelles quant à elle contrairement aux accusés d'Outreau.


    Ce mépris est également induit par l'incapacité des acteurs du système français, qu'il soit éducatif, judiciaire ou social, à se remettre en question, remise en question qu'ils considèrent de toutes manières comme une remis en cause personnelle.


    Le film qui sort aujourd'hui fait preuve d'un total irrespect des souffrances endurées par ces accusés d'« Outreau », accusés rappelons le encore sur la base essentiellement de ragots.


    Il faut dire aussi qu'ils ont contre eux de ne pas être « issus de la diversité » (TM°) ou d'une communauté ayant « la carte » dans la « bonne presse ». Bernard de la Villardière ne voit d'ailleurs pas le problème quant aux conséquences possibles sur la vie des acquittés d'Outreau et le fait que leur reconstruction peut voler en éclats du jour au lendemain de par son documentaire.


    Je me souviens bien du tout début de « l'Affaire d'Outreau ». On nous présentait le tout dans les journaux, à la télévision, à la radio, sur le Net, comme du Chabrol en plus glauque encore, les ciels bas du Nord aidant à en rajouter dans l'ambiance « trash » :


    Un ancien prêtre ouvrier prêtre donc forcément pédophile, un clerc de notaire de province forcément malsain, des familles populaires forcément « tuyaux de poèle » habitant en HLM donc forcément mal dégrossies et j'en passe, certains journalistes insistant particulièrement sur le vote le Pen à Outreau, sans que les faits reprochés à ces gens ne soient une seconde remis en cause à l'époque (à ce lien un résumé utile des faits).


    Je me souviens également des réactions courroucées des politiques demandant plus de sévérité et surtout de surveiller beaucoup plus « ces gens là », les mêmes politiques se hâtant de défendre quelques années plus tard DSK au moment de l'affaire du Sofitel ou un cinéaste, certes au talent incontestable, mais défendu car du gotha, les mêmes politiques et commentateurs hurlant alors au retour de « l'Ordre Moral » face aux réactions des petites gens de la « France d'en bas » (TM°).


    Ce documentaire a été réalisé essentiellement pour « faire le buzz », entretenir le système spéctaculaire dans son immédiateté, sans penser une seule seconde cette affaire sur le long terme, et aussi par dégoût de la simple vérité, une des constantes de notre société faut-il dire...

    illustration empruntée à ce site

  • Le « jeu de la mort » entre Tartufferie et racolage

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    J'ai regardé hier « le jeu de la mort », le documentaire de Christophe Nick, journaliste et producteur, qui n'a pas arrangé ma misanthropie et ma légère tendance à la causticité ou jeudlm.jpgl'indocilité.

    Pour dénoncer les méfaits de la téléréalité, entre autres, le producteur a reconstitué l'expérience de Milgram menée de 1960 à 1963 : un quidam, « le professeur », pose des questions à un comparse des scientifiques, « l'élève » sur une liste de mots qu'il est censé avoir mémorisé juste avant, ce qui est quasiment impossible, et lui envoie des décharges électriques -fictives- à chaque erreur. Cette expérience était menée à Yale et l'on offrait quatre dollars aux cobayes, ce qui représentait le revenu moyen d'une journée. 60% d'entre eux allaient jusqu'au bout de l'expérience sans sourciller. Les expérimentateurs utilisaient des phrases types pour inciter le « professeur » à continuer, ou à se poser des questions quant à la validité de l'expérience. C'est le film « I comme Icare » qui a popularisé ce test dans l'inconscient collectif. Il apparaît d'ailleurs que les concepteurs du « jeu de la mort » se sont inspirés du décor utilisé dans le film.

    Les candidats de ce pseudo-jeu sont allés quant à eux à 80% jusqu'à la décharge mortelle, parce qu'ils passaient à la télé, parce que la télé leur disait de le faire.

    Bien que l'émission soit très racoleuse et finalement utilise le même dispositif que la téléréalité qu'elle prétend dénoncer, les intervenants sont comme filmés en caméra cachée, Le procédé est donc digne de Tartuffe, très faux-cul donc, elle montre cependant que des quidams, des bonnes gens, sont prêts à obéir à un ordre inique et à tuer, car, bon dieu de bois, concrètement 460 volts tuent, parce qu'on leur dit de le faire, parce qu'on va les voir dans le poste, parce que ce sont des salauds ordinaires. Voilà qui révolte jusqu'à l'os de voir tous ces pékins moyens sans âme pousser les manettes jusqu'à la dose létale sans se poser de questions, qui n'osent pas se révolter, qui ne se lèvent pas pour voir si la personne qu'ils électrocutent va bien ou mal alors que ce devrait être leur seule réaction, la première devant être de refuser l'expérience, qui ont la trouille au ventre de sortir ne serait-ce qu'un instant de la horde.

    Ils semblent bien que tous acceptent pourtant de se soumettre dés le contrat. Le contrat devient le seul garant de la moralité ou de la bonne tenue d'un acte, quand il est signé on peut tout faire, hors de toute autre considération. Et le Bien et le Mal, la Liberté, l'Humanité n'existent plus. Les personnes laissent leur libre-arbitre au vestaire, elles sont totalement sous domination, leur allégeance est complète et presque euphorique, l'euphorie du troupeau. Ionesco n'avait pas besoin d'inventer de fausse émission de télévision, il le montre très bien sans dans « Rhinocéros » qui est une pièce que l'on réduit un peu trop vite à la critique du nazisme ou du stalinisme. La rhinocérite est transmise aujourd'hui par la télévision, l'épidémie est donc bien plus rapideà se répandre.

    article_jeu.jpgTous les participants du jeu sont pourtant persuadés d'être des individus libres de toutes contraintes, ouverts au monde et tellement gentils, modernes et sans tabous, éduqués, formés à réfléchir, de cette bonne femme d'un certain âge habillée « djeuns », ne manque même pas la mèche sur l'oeil, en passant par la vieille dame genre « Mamie-gâteau équitable », soucieuse du bien-être des chtits n'enfants, à ce type l'air doux et sérieux « qui fait plein de choses pour les personnes âgées », qu'Hondelatte enjoint ensuite pendant le débat d'avouer son homosexualité, totalement dans la logique de téléréalité d'extimité, et d'obligation de l'aveu, ce que décrit déjà Michel Foucault dans « Surveiller et Punir ». Et comme le disait déjà Montaigne, « il n'est de pire bagne que ceux de l'esprit ». La télévision semble transformer la psychologie sociale en psychologie carcérale.

    Tous sont habités par la pensée positive à la con actuelle. Et 80% d'entre eux n'hésite pas à risquer de flinguer quelqu'un parce qu'il ne veut pas se faire mal voir du public débile présent, qui hurle son mécontentement ou sa joie quand on lui dit de le faire, que ce soit l'animatrice ou le "chauffeur" de salle. La pensée positive ne mène à rien d'autres qu'à la docilité, à la folie, à renoncer à toute .

    On en retire plusieurs choses, comme le dit le sociologue pendant le documentaire, c'est un totalitarisme tranquille qui est en marche, un totalitarisme du spectacle, du choc en prime-time, du consumérisme, une société assez pourrie pour permettre une telle allégeance, une société de cons. C'est de là que vient l'abstention. Une société obéissant à des diktats immondes, sur le corps, l'apparence, la pensée, imposés par la télévision, les médias, le système consumériste.

    Le débat qui suit est racoleur et relève plus de l'extimité et de l'aveu obligatoire, de l'injonction au spectateur, que d'une éducation réelle à la liberté et à l'analyse des images. Le spectacle reprend ses droits, et se prolonge sur Internet, avec la polémique opposant Alexis Lacroix et Hondelatte, soutenu quant à lui par Morandini. Il y aurait eu des choses à dire, les andouilles décérébrées qui poussent des cris d'orfraie ou de vierges effarouchées et s'alarment du retour des « HLPSDNH » ((TM) « les z-heures les plus sombres de notre histoire »), devraient réfléchir, le totalitarisme est déjà là, la libéralisation de la société n'est qu'un leurre. On va chercher l'arbitraire et la dictature dans les ordres noirs. On ne veut pas les voir dans notre société.

    Nous sommes déjà dans la matrice en somme, un monde de surveillance globale. Et le pire est que nous y entrons sciemment. Nous préférons abandonner notre liberté afin de profiter encore un peu des rayons des hypermarchés géants, il nous faut notre dose de foule, notre fix d'achats en troupeau dans les centres commerciaux qui sont à la fois les temples et les agoras de notre époque, des non-lieux sans âme pourtant.

    En toute quiétude et sans risques, à l'abri.

    Et nous ? Où nous serions-nous arrêtés ? Voilà la question primordiale.

    Serions nous atteints par la rhinocérite ?


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  • Dans la rubrique on s'en fout : la polémique Marie N'Dyaye, Raoult ; Ségolène à Dijon

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    etre_francais.jpgMarie N'Dyaye conchie la France actuelle, elle le dit, elle en a le droit, mais accepte quand même le prix le plus prestigieux du pays, non pas qu'elle en soit fière, et non pas qu'on parle encore de littérature, mais faut pas déconner, coco, un Goncourt, ça se vend toujours, les gens l'achètent même sans le lire. Elle se prend pour une réincarnation d'Hugo alors qu'elle n'a pas la stature, n'ayant même pas le talent de l'apologiste sénile des infanticides, Marguerite D., ou je ne sais quel autre ectoplasme glorieux de la bien-pensance mais revient quand même pour être devant les caméras à la sortie de Drouant. Sur ce, Eric Raoult réagit et invoque un devoir de réserve de l'écrivain, que celui-ci n'a pas à avoir. Il a raison sur un point, Marie N(Dyaye conchie la France mais n'est pas très cohérente avec ses grands principes affirmés dans l'interview aux z-Inrocks.

    Ce n'est rien d'autres en somme qu'une polémique de cloportes qui ne changent pas, attendant vainement la métamorphose.

    Ségolène va à Dijon à une réunion de cerveaux très musclés pour parler des thèmes que l'opposition devrait aborder. C'est son ancien porte-parole qui organise cette sorte de jamboree d'egos, car en fait, il s'agit surtout de déterminer pour cette belle bande de faux derches, aussi hypocrites que des grenouilles de bénitiers clochemerlesques, qui c'est qui va être le chef en 2012. Et voilà que monsieur Peillon s'époumonne et pousse les hauts cris : "et comment ! Et que c'est à moi maintenant d'être le chef ! Scandale !". Mais Ségolène reste et ne se barre pas, telle Jeanne devant Orléans avec Gilles de Rais, qui aurait apprécié les "boxeurs quadragènaires thaïlandais" lui aussi. Rappelons que l'opposition ne devrait aborder qu'un seul thème, fondamental, qui est celui de la montée inquiétante de la précarité des moins bien lotis, de la classe moyenne aux RMIstes tous suspects, tous coupables car précaires que l'on désigne comme feignasses aux moutons UMP, surtout les retraités qui tremblent dans leurs caleçons de flanelle pour leur magot.

    On reste dans le cloporte...

    Ci-dessous, chanson d'actualité

  • Overdose de sucreries - les funérailles de Michael Jackson

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    13966.jpgOn voit bien que les médias de nos pays riches, et les habitants des pays riches, n'en ont strictement rien à battre de l'Iran et de la répression qui s'y déroule presque en toute quiétude. Non, il faut dire qu'il y a plus important, il y a la mort d'un chanteur meilleur employé du mois, apothéose de la réussite selon les critères libéraux-libertaires : du fric, du sexe (qu'il soit pédophile laisse donc complètement indifférent) et des larmes pour consoler le troupeau de sa médiocrité : il a réussi mais il était bien malheureux. Je me suis souvenu aussi d'un passage de la famille Addams dans lequel des chefs d'un camp de vacances torturent les enfants de la famille excentrique en leur passant des Disney et les clips de Michael. Les Addams sont des "freaks" et s'en foutent complètement, ils adorent au contraire montrer leur différence, Michael était un freak qui voulait absolument montrer combien il était soumis aux rêves de l'"Americana" qui est encore un mirage pour des millions de naïfs.

    Au moins aura-t-on gagné ça, les gosses vont pouvoir sortir tranquilles à Los Angeles;

    Notre société spectaculaire est quand même une belle fabrique à guimauve. J'ai de la chance (sic) je reçois les 18 chaînes de la T-ène-T et même parfois "Paris Première" en clair. Hier soir, sur dix-neuf chaînes en clair, quatorze retransmettaient en direct la cérémonie en hommage à l'autre pantin plus gros vendeur de disques de tous les temps. C'était pourtant le triomphe du corps mutant, de l'être humain qui renie complètement son humanité, ses origines, bizarrement on le présente encore comme noir alors que finalement il détestait ses racines afro-américaines. Berry Gordy, l'ancien patron de Motown, maison de disques qui en gros a "blanchi" le "rythm and blues" pour le vendre aux petits blancs qui sinon ne l'auraient pas écouté, à laquelle je préfère Stax ou Atlantic, Berry nous sort que c'était le plus grand artiste de tous les temps. Berry ne prend pas assez de DHEA à mon avis. Il perd le nord et les pédales. Madgic Djohnson nous apprend ensuite, j'étais impatient, non sans blagues, que Jacko adorait manger des trucs de chez Kentucky Fried Chicken, là il restait bien dans le cliché. On a réentendu tous les grands tubes du chanteur mort "qu'était aussi un être humain comme les autres" comme nous dit Lionel Ritchie, je crois, non ? Sans blagues, là aussi. Il y avait mieux que Michael, il y avait Marvin Gaye, Otis Reding, James Brown ou Ray Charles, qui eux, se sont rarement compromis, ne sombrant dans la guimauve qu'une ou deux fois, il faut bien payer les impôts. Dans la rue ce matin, des gamines et des djeuns tristes se baladaient avec leur MP3 ou leur téléphone cellulaire braillant les inepties de l'autre, surtout le pire, "Heal the world" (îîle ze ouolrde ! bi euh beteure plèceeee ! Fore iou èneforemi....").

    christina-ricci.jpgHier soir, notre société hyper-spectaculaire était en plein délire.

    Sinon j'aime beaucoup ce petit extrait des "Valeurs de la famille Addams" qui remet en place quelques petites choses concernant le corps mutant, le consumérisme, le rêve américain. Depuis, Mercredi Addams (Christina Ricci) a bien grandi et pris des formes esthétiquement très attirantes, voir ci-contre.

  • ABC Dick

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    Inventaire dickien – ABC Dick, Ariel Kyrou

    (note sponsorisée par Ubik en aérosol,Ubik s'utilise partout dans la maison, et fera la joie des petits et des grands !!)

    canbegwti.gifSi on aime bien les récits linéaires, bien charpentés, avec un début, un milieu et une fin, voire un happy end bien reconnaissable, il ne faut pas lire Dick, et encore moins cet inventaire des thèmes et objets hantant les livres de cet auteur, découvert quant à moi comme beaucoup grâce à « Blade Runner » et surtout « Docteur Bloodmoney »,après avoir lu des romanciers beaucoup plus classiques dans le traitement des récits et du style, et du thème, Asimov et Silverberg ou Theodore Sturgeon. Cet abécédaire dickien me faisait au début un peu peur, il sentait à mon goût l'opportunisme commercial car l'auteur est à la mode au cinéma. Après en avoir feuilleté quelques pages, j'ai ressenti au contraire beaucoup d'enthousiasme pour les analyses d'Ariel Kyrou.

    Ses romans commencent souvent par un cauchemar, une catastrophe, un cataclysme, qui ne s'arrêtent pas avec la fin mais continuent ensuite, parfois il advient même que ce soit arrivé avant le début de l'histoire. Dick ne fait en somme que transcrire d'autres réalités, où les androïdes sont plus humains que leurs créateurs, où il est normal de voyager de planète en planète, la question ne se pose pas. Il ne s'embarrasse pas de détails techniques incongrus qui de toutes façons finissent bien par vieillir un jour, certains de ses personnes sont précognitifs parce qu'ils le sont, sans autre justification. Chez Dick, un « squib » est une sorte de voiture volante mais on ne sait pas sur quel principe cela fonctionne, et l'on s'en fiche, car il se tromperait sûrement et il le sait, chez lui tout le monde a un « swibble », on ne sait pas ce que c'est exactement mais qu'importe, le lecteur finit par s'en faire une idée presque précise et tangible. Ce qui compte en fait, et cela l'auteur de cet inventaire l'a parfaitement compris, c'est sa manière de raconter, et l'anticipation y est à la fois psychologique et sociologique. Et juste le plus souvent, il est effarant de constater un peu plus chaque jour que nous vivons dans un livre de ce dingue de Phil Dick que d'aucuns limitent à sa grande consommation d'amphétamines dans les années 60, drogue qu'il prenait pour écrire le plus possible et entretenir souvent chahotiquement d'ailleurs sa famille et non pour les trips. Et contrairement à la légende, il n'a pris du LSD qu'une fois. Il lui avait semblé que le quart d'heure de « trip » qui s'ensuivit avait duré plutôt quelques siècles de souffrance exacerbant un peu plus sa sensibilité déjà mise à mal, son associabilité et son inadaptation à un monde aussi médiocre que le nôtre, que ce soit la société faussement permissive des années 60, tant que l'on continue d'entretenir le système, ou notre société encore plus spectaculaire, et envahie un peu plus chaque jour par des simulacres.

    dicko.jpgOu est-ce alors que nous vivons dans l'univers d'« Ubik » ? Et que nous sommes tous des morts cryogènisés sur une lune de Mars et que Dick est encore vivant ? Pour Dick, l'hypothèse est parfaitement envisageable et réaliste.

    C'est une multitude d'univers en poupées russes, et l'on se trompe généralement sur le sens des récits dickiens. D'aucuns pensent que la réalité alternative décrite par le roman dans le roman est la nôtre, dans « le maître du haut château », qui se déroule dans un monde où les nazis ont gagné la deuxième guerre mondiale. Mais c'est encore autre chose. Il n'y a qu'un seul personnage de cette histoire qui perçoit vraiment la réalité, fugacement, juste en s'asseyant sur un banc. Pour Dick, il est évident que nous vivons dans un cauchemar, que c'est lui qui est mort et non sa sœur jumelle, le trauma originel et absolument indispensable à connaître si l'on veut comprendre le monde dickien. Mais il n'y a pas que ça car l'œuvre est complexe comme le montre ce livre, c'est aussi une autofiction, le récit du propre parcours de Dick qui finit, après son accident mystique de 74 par trouver un sens à l'absurdité, ou du moins en partie car dans « SIVA » ou « Radio Libre Albemuth », le monde reste parfaitement non-sensique. Un autre thème passionnant est finalement que ce qui fait le plus horreur à Phil Dick est l'uniformisation des esprits, des corps, des comportements, afin de maintenir un ordre social vermoulu qui n'a plus d'autre justification que l'avidité de quelques uns et plus aucune légitimité acceptable.

    Et le monde de cauchemar que décrit Dick que ce soit dans les deux romans cités ci-dessus ou dans "Le dieu venu du Centaure", c'est le nôtre...

    Ci-dessous un petit film, en anglais, sur l'auteur, "the afterlife of Philip K Dick". On y parle de son oeuvre et de son expérience religieuse...

  • Coupat et la justice de classes

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    5904-julien-coupat-menace-ou-fantasme.jpgJulien Coupat est bientôt libre, peut-être déjà à l'instant où j'écris ce petit texte. Il a profité de ses réseaux ou de ceux de sa famille et ses relations pour sortir de prison. Tant mieux pour lui, un jour de prison est un jour de trop surtout s'il s'avère que l'on est innocent, encore plus quand une personne subit le traitement d'isolement réservé aux terroristes. Mais finalement, son cas montre que la justice en France est bien une justice de classes. Sa libération rappelle celle de Magali Guillemot, libérée parce qu'elle était centralienne, connaissait bien les rouages du système et que sa famille y était bien implantée et respectée.

    A l'inverse, Patrick Dils n'aura pas eu la même chance, soupçonné, condamné parce qu'il était au mauvais endroit au mauvais moment ; il subit le pire en prison, quotidiennement, car les criminels sont beaucoup plus durs que la justice avec les présumés assassins d'enfants et les pédophiles, et puis la police comprend que le meurtre a sûrement été commis par Francis Heaulme. Patrick Dils n'est pas un petit bourgeois qui pense, c'est un gosse un peu paumé, avec des aspirations toutes simples, ses parents ne lui versent pas un pécule pour qu'il puisse vivre ses rêves librement. Mais dans le Landerneau qui pense, on s'en fout des Patrick Dils. Il ne fait pas partie du système, il n'a pas beaucoup lu, il n'écrit pas des livres qui se vendent à la FNAC.

    Je pense aussi aux innocents d'Outreau, condamnés sur la base d'accusations lancées par une mythomane, le tout gobé par un petit juge qui a certes suivi la loi avec application, avec sérieux, mais a oublié qu'elle doit s'appliquer avec humanité, sinon autant le remplacer par un robot. Et puis « n'est-ce pas, il n'y a pas de fumée sans feu chez ces gens là,  » : le résultat en est plusieurs familles brisées, un suicide, des couples éclatés, des enfants perdus. Eux ont d'abord été unanimement condamnés par les médias, car « chez ces gens-là, des prolos du Nord, il n'y a pas de fumée sans feu n'est-ce pas ? », avant qu'on puisse les entendre. Eux non plus n'ont pas bénéficié d'une tribune dans le Monde pour se défendre ou de l'indignation de beaux esprits.

    Justement, parlons de celle de Coupat qui en gros est anti-démocrate et révolutionnaire, révolution qui est "cruelle" mais ensuite, rassurez-vous, ça va mieux. J'en ai pour ma part ras le bol, par dessus la tête de tous ces gens à droite comme à gauche, y compris ces gamins chez Samuel Étienne sur France 4 dont je parlais hier, qui chipotent gravement, avec des mines de grands phares de la pensée qu'ils ne sont pas, sur la liberté d'expression ; on aurait trop de libertés en France, ou comme Besancenot incapable de dire ce qu'il adviendrait de ces libertés le lendemain du grand soir (on me dira qu'il n'a uranus.jpgpas besoin de le dire), balançant des idioties qui singularisent, certes, mais qui sont des idioties, comme cette cruauté nécessaire de la révolution. A partir du moment où l'on tue pour des idées, ces idées sont au moins perverties et puis tuer par amour de l'humanité c'est un peu contradictoire. Coupat, par ses propos, rappelle fort le personnage de Jourdan  (voir ci-contre) dans « Uranus » de Marcel Aymé, joué par Luchini dans le film de Claude Berri, professeur d'histoire enflammé par le communisme, affichant de très belles idées mais méprisant au final des prolos comme un autre militant, Gaigneux, joué par Michel Blanc. Les utopies qui commencent par un massacre, en l'occurrence un massacre d'innocents, sont inacceptables et non négociables, mais c'est aussi parfois la raison qui fait qu'elles attirent les âmes perdues, coupables ou souffrantes, en bonne voie d'autodestruction.

    Et puis, comme le dit très bien un commentaire de Causeur sur le sujet, Coupat est une marchandise de la société spectaculaire, celle-ci fabriquant elle-même sa propre contestation, disponible en magasin dans les rayons des supermarchés de la connaissance, ce qui annule son pouvoir de réel nuisance. En jouant un jeu de pistes dangereux avec la police, Coupat a en somme outrepassé son rôle défini par le système et a été puni pour cela. et peut-être n'y a-t-il derrière tout ça que la tentation du néant ? Quand il n'y a plus de but ni de sens à l'humanité, il ne reste que la violence comme le soulignait J.G. Ballard qui vient de mourir.

  • Les cinquante ans de la Motown

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    Personnellement, si j'aime bien les artistes de la Motown de Gordy Berry, copain de Quincy Jones, je préfère peut-être les chanteurs et musiciens de Stax, plus adultes, plus doués aussi, et parfois plus conscients du monde qui les entoure, ainsi Marvin Gaye, ou comme ceux du label Atlantic tel Ray Charles qui fera dans la sucrerie à la fin de sa vie. Il faut dire aussi que c'est de la guimauve en tubes, ou par paquets de douze, la plupart des chansons de la Motown, excepté Martha and The vandellas ou Aretha Franklin. Si Obama s'est fait élire, il le doit quand même un peu à David Palmer de "24" mais aussi je pense à ces chanteurs sirupeux ou un rien mièvres, comme quoi une chansonnette peut changer les mentalités.

    So, Happy Birthday Gordy and Enjoy your fonk !

    Ci-dessous "Martha an the Vandellas", le groupe Motown que je préfère aux "Supremes"