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  • Orwell, coupe ultra-courte et hooliganisme

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    Skinheads-John-King.jpgCe livre relève de cet ensemble vague que l'on peut appeler « l'écriture Rock » ; l'on y trouve aussi bien Lester Bangs et ses chroniques toujours incisives sur une musique qu'il déclare morte dés son premier texte, que Nik Cohn, qui écrit sur les mêmes thèmes que John King dans « Anarchy in UK », ou Greil Marcus dans le grandiose « Lipstick Traces », des auteurs pour la plupart anglo-saxons à l'exception de Patrick Eudeline ou Alain Pacadis en France. Ceux-ci s'interrogent sur la culture populaire : des films dits « de genre », désignation facile dans laquelle les arbitres des élégances culturelles collent tout ce qui ne défend pas leur « vision » idéologique et.ou politique à la musique « populaire ».

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  • Un taré commet un meurtre...Est-ce le retour des z-heures les plus sombres de notre histoire ? - la mort du jeune Clément

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    SKIN HEADS.jpgUn taré, skin-head, militant d'extrême droite voire d'extrême extrême droite, a tué ou quasiment un jeune homme hier soir, militant du Parti de Gauche. Cet acte est inqualifiable par sa violence, il ne mérite aucune légitimation, aucune minimisation. Pour autant, il ne justifie pas le discours sur le vote de droite ou d'extrème-droite que l'on nous ressort depuis ce matin, nous resservant encore une fois le coup des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°) qui seraient à nos portes, « fââchiistes » qui infesteraient nos villes et nos campagnes, mugissant comme des féroces soldats attendant qu'un « sanguimpur » abreuve nos sillons, sans que la police ne bouge.

     

    Notons que ces groupuscules de tarés sont tous noyautés au dernier degré par la DCRI, comme les autres groupuscules, qui les sait violents dans leurs attitudes et leur vocabulaire, plus rarement physiquement, à de rares et dramatiques exceptions, et au fond globalement inoffensifs. Ils permettent à des types ayant le goût des amitiés saines et viriles, des déguisements collectifs, et des douches entre hommes, souvent issus du « Lumpen-prolétariat », abandonnés, méprisés par ceux qui auraient pu les éduquer, les former, laissés à la merci du premier gourou extrême qui passe de se défouler.

     

    Cela permet comme d'habitude à la droite et la gauche « kipensent » de feindre de ne pas voir que le problème n'est pas là et qu'il y a beaucoup plus dangereux quant au retour éventuel d'heures sombres.

     

    Les personnes qui habitent dans les « quartiers », que l'on n'écoute jamais quand elles parlent de l'insécurité qu'elles vivent, ces populations précaires, européennes de souche, vivant le chômage, ayant peur de la pauvreté, et avec raison d'ailleurs, qui se sentent toutes « invisibles », se sentent rejetées, car comme elles n'appartiennent à aucune communauté, aucun groupe de pression, aucun lobby, on a tendance la plupart du temps à les oublier, à les moquer, les dédaigner quand elles osent confier juste un peu leurs inquiétudes, leurs colères aussi, comme ces familles nombreuses maintenant imposées par exemple, comme ces personnes qui s'angoissent de la multiplication des voiles islamiques ou des incivilités...

     

    Non, ce sont des populistes ou des poujadistes (rayez la mention inutile)...

     

    skin.jpgLes petits et grands bourgeois « de progrès » aiment se faire peur avec les skins, avec ces types dont la violence exprimée de manière primaire les fascine finalement, et ces petits et grands bourgeois n'attendent que la confrontation eux aussi. Les mêmes, tout comme le chœur habituel des « pleureurs » et des « pleureuses », n'a rien exprimé quant au fait que ce soit par exemple surtout des populations « issues de la diversité » (TM°) qui ont insulté les mariés de Montpellier, et non des réacs de « La Manif pour tous », ou des fâââchiistes. On pourrait évoquer également le sort des jeunes filles en banlieue, ou des homosexuels des « cités ».

     

    Est-ce étrange ? Là ce sont des violences moins graves, moins dérangeantes ?

    C'est un peu comme si les belles âmes songeaient que tomber à bras raccourcis sur les tarés skins-heads permettaient de ne surtout pas parler de toutes ces questions qui sont autrement préoccupantes et à la racine du vote FN qui est un vote populaire et un note qui dure, car contrairement à ce qui est dit partout dans « la bonne presse », ce n'est plus un vote protestataire. Pour les mêmes, cette violence des groupuscules serait de la faute de LMPT ou de Patrick Buisson, et pas du tout due à tous les motifs exposés ci-dessus. Il n'est de pire sourd que ceux qui ne veulent pas entendre, et cela nécessiterait de leur part une telle remise en question qu'ils refusent d'écouter...


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