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sexualité

  • La vérité sort de la bouche siliconée des bimbos

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    pamela anderson, weinstein, sexualité, sexe, télévision, cinéma, amaury watremez

    Aussi sur Agoravox

     

    L'actrice Pamela Anderson a créé une polémique monstrueuse aux Etats Unis en affirmant que les victimes de Harvey Weinstein n'avaient pas d'excuses (voir à ce lien). Elle a raison de rappeler qu'en allant seules dans sa chambre où il les invitait et alors qu'il ouvrait en peignoir elles pouvaient avoir une idée claire de ses intentions lubriques. De plus, ainsi qu'elle le rappelle le personnage était connu pour être un queutard de première bourre (si j'ose m'exprimer ainsi). A moins d'être des oies blanches qui ne sont jamais sorties du "couvent des oiseaux" mais personnellement, et je ne crois pas être le seul, j'en doute.

     

    A mon avis, elles ont déjà toutes vues le loup ainsi que disait ma grand-mère...

     

    La vérité sort de la bouche siliconée des "bimbos". Force est de reconnaître qu'elle a raison Pamela. Elles nous prennent pour des idiots toutes ces pauvres choses feignant de se scandaliser d'avoir été accueillies par un satyre. Et tant que leur carrière marchait bien, elles se sont bien gardées d'évoquer tous ces moments tellement dégradants à leurs yeux pourtant. Le pire là-dedans est que la plupart sont issues d'un milieu ultra-favorisé, en particulier Léa Seydoux ou Marion Cotillard.  

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  • Amour hors norme ou déviance ?

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    André Cayatte reviens ils sont devenus cons !

     

    moeurs, sexualité, macron, brigitte, politique, amaury watremezDans un beau film, très polémique aussi (voir à ce lien), André Cayatte évoquait le cas de Gabrielle Russier, enseignante amoureuse folle d'un de ses jeunes élèves, suicidée en prison alors que des torrents de boue se déversaient sur elle. Le film n'approuvait pas la liaison, il montrait juste que les protagonistes d'une telle histoire ne sont généralement pas d'un bloc, il racontait d'une manière nuancée et intelligente ce qui s'était passé quitte à choquer. C'était dans l'ébullition de l'après 68 quand tout et n'importe quoi était dit sur la sexualité.

     

    Même si comme Humbert Humbert persuadé que Lolita vit très bien leur relation, l'enseignant de 31 ans condamné hier (voir à ce lien) et Gabrielle Russier se leurraient sur la passion qu'ils pensaient vivre. L'époque du film avec Annie Girardot et Bruno Pradal était il est vrai un temps où la délation collective en meute ne valait pas condamnation...

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  • Le harcèlement dont personne ne parle

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    sexualité, féminisme, balancetonporc, harcèlement, amaury watremezSur Agoravox

     

    L'auteur de cet article ne nie pas une seconde que les hommes de sa culture, de son pays se soient mal comportés avec leurs compagnes au cours des siècles. J'ai particulièrement horreur des vanités de « mâles alpha » que l'on peut constater dans tous les milieux. J’exècre les vantardises de gorilles excités, tous ces comportements grossiers se prétendant irrésistibles, de tous ces types qui ont un besoin maladif de prouver leur virilité comme si ils n'en était pas convaincus.

     

    Il ne prétendra même pas s'être toujours conduit en gentilhomme...

     

    Mais le harcèlement sexuel depuis l'affaire Weinstein semble à entendre les commentateurs et les amateurs, amatrices de dénonciation l'apanage exclusif des mâles blancs de culture occidentale, et, ou judéo-chrétienne. Les féministes, les éditorialistes distingués semblent très discrets sur les rumeurs autour du comportement de Tariq Ramadan. Alors que le pire harcèlement depuis des années est plutôt dans nos rues le fait des hommes dits « issus de la diversité ».

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  • L'homophobie quotidienne ...de gauche !

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    politique,société,sexualité,homosexualité,homophobie,amaury watremezDans les médias, il est souvent question avec des mines graves et compassées d'homophobie, surtout celle supposée des catholiques ou des électeurs de droite, forcément tous réactionnaires et moralisateurs. Cette homophobie « médiatiquement correcte » concerne seulement les homosexuel/les des milieux protégés, les relations et bons copains des CSP++ urbaines sur-représentées dans les médias et les allées du pouvoir. Les lois sociétales, y compris celle passée en douce après les attentats sur la facilitation de l'avortement, sont d'ailleurs toujours édictées pour ces privilégiés.

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  • Le petit Nicolas et la « Théorie du Genre »

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    Le petit Nicolas revient aussi sur Agoravox

    Cela fait bien longtemps que je n'avais pas fait de pastiche du Petit Nicolas, alors que c'est extrêmement agréable à écrire. Visiblement, l'idée de parler de sujets de société à travers les yeux de ce personnage ne semblant pas mauvaise, je me suis demandé ce que cela donnerait sur le « Gender ».

    Toujours en hommage à Sempé et Goscinny...

    arton1698.jpg?1270662054Monsieur le directeur est venu dans notre classe ce matin avec une dame qui avait un grand carton dans les bras. Cela n'arrive pas souvent, et quand il vient nous savons que nous ne devons pas faire les guignols sinon la maîtresse ne sera pas contente du tout.

    Quand il est entré, la maîtresse a dit « Debout », le directeur a dit « Assis ». Le directeur a soupiré en regardant dans la cour et en rajustant ses lunettes puis il nous a dit que la dame qui était avec lui allait nous parler des théories sur le genre pour notre éducation citoyenne et qu'il fallait bien l'écouter. Il a essayé de sourire à la dame qui était à côté mais nous sentions bien qu'il n'avait pas envie, il a soupiré de nouveau et est sorti.

    La dame a eu les yeux comme Eudes quand il a envie de donner un coup de poing sur le nez à quelqu'un et la maîtresse a dit doucement qu'elle allait s'asseoir au fond de la classe, comme Clotaire quand il est puni à la récréation quand nous avons eu interrogation et Clotaire est puni après chaque interrogation.

    La dame s'est assise à moitié sur le bureau en balançant ses jambes, elle ressemblait un peu au « Bouillon » ce qui était normal car c'était sa petite nièce qui avait des longues études comme elle nous l'expliqua pour se présenter. Elle avait les cheveux coupés courts comme Eudes et une grosse voix comme lui.

    Elle se mit debout et elle demanda si quelqu'un avait entendu parler des « théories du Genre ». Agnan leva la main tout de suite et expliqua que selon cette théorie les garçons n'étaient pas vraiment des garçons, et les filles pas vraiment des filles, mais que c'était les parents et les professeurs qui nous obligeaient à le devenir, la pression sociale dit-il.

    Il est fou Agnan.

    Il se rassit tout rose, comme quand il est content de lui, la dame avait l'air très contente aussi.

    Eudes se leva pour protester et dit qu'il était un vrai garçon, et il dit aussi que Agnan était un sale cafard; et une vraie fille, et qu'il allait lui donner un coup de poing sur le nez s'il disait le contraire non mais sans blagues monsieur.

    Agnan se mit à pleurer, à crier et à se rouler par terre en hurlant que personne ne l'aimait, qu'il n'était pas un sale cafard et qu'il allait porter plainte pour harcèlement moral, homophobie et injures contre Eudes.

    Alceste aussi se mit à dire qu'Agnan était un cafard de dire ça et qu'il était un vrai garçon lui, c'est alors que Maixent répliqua en disant que lui plus qu'Alceste qui était un gros qui mangeait tout le temps. Alceste déposa soigneusement son deuxième pain au beurre de la matinée et cria : 

    « Qui est gros monsieur, je vous prie ? ».

    J'ai bien vu que la maîtresse faisait semblant de ne pas rigoler mais qu'elle se cachait derrière le pupitre.

    Tout le monde faisait les guignols, on rigolait bien, c'était chouette. La dame se passa la main sur la figure comme le photographe en début d'année quand il essaie de prendre une photo de notre classe, et elle était toute rouge. Elle fit son truc avec son regard, et tous les copains et moi on s'est assis très vite, et on a arrêté de rigoler, et aussi la maîtresse derrière son pupitre qui était comme Clotaire quand elle le prend à dire des blagues à un copain..

    La dame a fait comme si elle était calme comme « le Bouillon » quand il ne veut pas avoir à crier dans la cour et elle se passa la main sur le visage très lentement.

    Elle a dit à Agnan que ce n'était pas la faute de son petit camarade qui était victime de son conditionnement machiste et d'un environnement conservateur. Elle dit qu'il y avait même encore des éducateurs, en regardant la maîtresse, qui rougit, qui était encore soumis au modèle maternant absurde qu'on leur imposait.

    Elle rajouta que c'est à cause de cela que les jeunes femmes modernes et intelligentes qui ne correspondent pas aux canons de la beauté moderne ne trouvent pas de mari dans ce monde phallocrate, mais que ce n'était pas grave car les jeunes femmes modernes peuvent très bien se débrouiller sans mari.

    Elle était un peu agitée quand elle dit cela.

     

    7526537.jpgElle a dit juste après qu'elle devait sortir pour boire un verre d'eau, qu'elle se sentait un peu lasse. Elle est sortie très vite, et nous avons recommencé à faire les guignols, mais la maîtresse était revenue à son bureau et nous n'avons plus eu envie de rigoler car elle avait ses yeux en colère.

    La dame n'est pas revenue. Mais à la place le directeur est venu nous dire que la nièce du Bouillon était tombée malade, que nous allions être très déçus mais qu'elle ne pourrait pas continuer à parfaire notre éducation citoyenne. Nous n'étions pas déçus du tout, cette fois-ci même Clotaire trouvait cela très chouette de faire un problème de mathématiques avec un train qui part à 15h42 de Montbéliard et un autre qui part, mais en omnibus, à 14h54 de Lyon.

    Le soir je suis allé voir Marie-Hedwige dans son jardin. Je lui ai dit que selon la dame, elle n'était pas une vraie fille. Elle a fait son coup de battre des cils très vite en me regardant avec ses yeux très bleus, et alors j'ai un peu chaud aux joues et j'avais le cœur qui battait un peu plus vite.

    illustration du haut prise ici

    portrait de Marie-Edwige pris ici

  • Pilule amère

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    Aussi sur Agoravox

     Un professionnel de santé m'a confié un jour ceci concernant la réalité des conséquences de la contraception et de l'avortement pour les jeunes femmes y ayant eu recours, une réalité crue, triviale, brutale parfois, très éloignée des bonnes intentions et des grands discours :

     bayer.jpgLe plus souvent, c'est le petit ami, le « copain » qui vient acheter pour sa copine la pilule « classique » voire la « pilule dite du lendemain ». C'est lui qui décide abruptement de ce que son amie doit faire et non elle.

     Plus le quartier est défavorisé, plus les décisions seront d'ailleurs prises abruptement et moins les filles seront libre, soumises aux « grands frères », au machisme ordinaire le plus bas qui est loin d'être seulement dû à une compréhension radicale de l'Islam, mais aussi et surtout des « modèles » (sic) sexuels que sont trop souvent pour les adolescents les acteurs et actrices de films pornos auxquels ils ont accès de plus en plus tôt, et qui véhiculent une image des plus déplorables de la sexualité.

     Et le plus souvent la plupart des jeunes sont totalement ignorants de l'usage concret des moyens contraceptifs, y compris du petit capuchon en latex généralement perçu quotidiennement comme un « tue-l'amour » redoutable.

     Mais cela, il ne faut pas le dire, il faut garder le silence sur la réalité des faits qui contredit les dogmes portés pour le bien du peuple par les belles consciences « kipensent » (TM°).

     Le simple fait d'émettre un doute raisonnable, même anodin, sur les risques objectifs induits par la contraception chimique suffit pour se faire taxer de « réac » ce qui sera à n'en pas douter également le cas pour l'auteur de ce texte qui en a l'habitude.

     Je suis persuadé qu'en fait la « gauche morale » ou « gauche olfactive », ces belles consciences, n'en ont strictement rien à faire des jeunes filles et jeunes femmes, ou du sort des homosexuels, des quartiers moins aisés que les autres.

     La liberté sexuelles, les droits des femmes, la libération des moeurs, ils les conçoivent pour leur milieu bourgeois, libéral-libertaire, en premier.

     Bien sûr, la gauche morale a un peu évolué depuis 68 comme on peut le constater depuis le début de la bagarre autour du mariage gay. A cette époque, elle proclamait aux femmes que leur corps leur appartenait, en 2013, elle dit aux femmes – aux plus précaires d'entre elles- que leur corps appartient aux couples modernes qui voudront en disposer.

     Depuis quelques temps déjà il y a de graves problèmes de santé induits par les pilules de « troisième » et « quatrième génération », des problèmes ayant des conséquences dramatiques dont cet AVC entre autres, subi par une femme, à cause du produit « Diane 35 » qui a entrainé également la mort de quatre personnes, la ministre de la Santé appelant cependant à ne pas s'inquiéter pour les autres pilules, ce qui serait passible d'excommunication politique en 2013, on la comprend...

     Cela fait très longtemps que les médecins connaissent les risques importants liés à ces produits du laboratoire « Bayer » mais il ne faut rien à dire et continuer à prescrire ce médicament à risques car beaucoup ont semblé penser qu'avouer ces risques conduirait à revenir en arrière, avant la pilule et les produits contraceptifs chimiques, ce qui présentait le danger de voir le retour des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°) quand les femmes n'étaient pas libres de disposer de leur corps et que l'Ordre Moral étendait sa main de fer partout.

     Une chose a par contre été totalement assimilée par les populations jeunes, la grossesse est toujours vécue comme un « risque », quasiment une maladie, et non une voie possible d'épanouissement personnel, exepté bien sûr en cas de couple « gay » où cela devient un droit imprescriptible car il est bien connu que les gays élèvent mieux leurs enfants ainsi que semble le suggérer Jean-Michel Ribes quand il rappelle que Hitler est né d'un père et d'une mère, ce qui sans aucun doute fait peser un lourd soupçon sur tous les couples hétérosexuels, ce charmant personnage assumant complètement cette sortie et se permettant ensuite d'ironiser sur les enfants de Philippe de Villiers.

     On notera d'ailleurs l'élégance du geste consistant à redonner quelques coups de pieds dans le ventre à un homme à terre comme Philippe de Villiers. Mais cela, sans doute est-ce du « rire de résistance » tellement subtil qu'il ne peut être perçu par un mauvais esprit qui voit le mal partout tel que moi ? A l'entendre, c'est d'ailleurs de la faute de Frigide Barjot, qui était son interlocutrice, qui est donc ventriloque ?

     Ribes est typique des ces augures contemporains, ces nouveaux inquisiteurs, plus dogmatiques qu'un dominicain en chasse d'hérétiques au XIIIème siècle et beaucoup plus arbitraire quant au traitement subi par le contradicteur qu'un exégète tatillon. Il est représentatif de la bourgeoisie à prétentions sociales et sociétales actuelles, qui n'a rien à voir avec les « bobos », je précise, qui sont une catégorie anodine de privilégiés urbains se donnant des airs libérés.

     Ces beaux esprits, Trissotin en plus trivial, ne s'intéressent pas à la précarisation des salariés, à la crise de l'économie, aux licenciements dans l'automobile et l'industrie françaises. Cela les concernera beaucoup moins.

    illustration empruntée ici au site "independant.fr"

  • "Kiss in"

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    Hier ils étaient nombreux dans les rues, des "kiss in" étaient organisés, dont celui-ci

    brejnev.jpg

  • Faut-il se soucier de la sexualité des écrivains ?

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    En débat sur Agoravox

     A propos de cette proposition absurde de Najat Vallaud-Belkacem sur Rimaud et l'enseignement de l'histoire littéraire...

    littérature,politique,société,homosexualité,sexualité,christianisme Il y a quelques années, je suis allé avec un proche au Père Lachaise sur la tombe d'Oscar Wilde dont la lecture a bercé mon enfance avec « le fantôme de Canterville » ou « le Géant égoïste », et mon adolescence, avec « le portrait de Dorian Gray », et plus tard « la Ballade la geôle de Reading », et surtout « De profundis ». J'aime encore maintenant cet esthète du verbe, ce dandy parfait provocateur et fin qui a toujours gardé un certain esprit d'enfance, victime expiatoire parfaite de l'hypocrisie victorienne qui n'avait pas saisi, ou trop bien, que la seule chose qui comptait déjà à son époque, positiviste et libérale, était l'apparence sociale.

     Sur la tombe voilà que nous déchiffrons, un peu effarés, un graffiti proclamant « Merci pour ton message Oscar ! » entouré d'un gros cœur.

     Nous nous sommes dits sur le moment que cela aurait certainement bien fait rire Oscar de savoir qu'il était en fait le porteur d'un message politique et sociétal, ce qui réduit considérablement la portée de son œuvre.

     Selon la conception petite-bourgeoise de la littérature, celle-ci doit automatiquement recéler une « utilité » sociale ou pas, sous peine d'être classé sous l'étiquette infamante encore en 2013 d'hédoniste. Les promoteurs du progrès, les belles consciences sont tout aussi dogmatiques sur ce plan que les thuriféraires des ordres noirs ou que les nostalgiques des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°), tout aussi ignorants aussi.

     Ils ne répugneraient pas non plus à quelques autodafés au nom de le modernité et de leurs idéaux si cela s'avérait nécessaire à leurs yeux...

     Oscar Wilde était homosexuel, la modernité « festiviste » ne retient à peu près que ça de lui comme elle ne retient d'autres auteurs que leurs opinions politiques dont il convient bien entendu qu'elles soient dans le sens qu'il convient ou considérées comme « politiquement incorrectes », par exemple, beaucoup prétendent lire Céline surtout de par son antisémitisme obsessionnel, ce qui l'exclut des panthéons culturels officiels.

     Mais ceux qui ne retiennent que cela ne l'ont pas lu et se fichent de savoir s'il a du talent ou pas. Si on ne peut pas entièrement séparer un écrivain de son œuvre, le fait qu'il fut considéré comme un salaud ne doit pas en exclure la lecture. C'est prendre le lecteur adulte, majeur et vacciné pour un irresponsable incapable de faire la part des choses.

     C'est asséner que la littérature n'est qu'un divertissement « dangereux » selon la même conception qu'en avait les inquisiteurs médiévaux.

     Ce n'est donc pas tant la production de l'auteur qui importe au fond mais l'image qu'il donne de celui ou celle qui prétend le lire, certains auteurs ayant plus « la carte » que d'autres. Pour être tout à fait honnête, les lecteurs se disant catholiques affirmant lire des auteurs exclusivement catholiques m'agacent tout autant.

     A chaque fois cela me rappelle la lecture des « Paradis Artificiels » de Baudelaire qui rappelle qu'aucun poète ou écrivain n'a jamais mieux écrit sous l'influence de substances opiacées diverses ou sous alcool, l'alcool ou les drogues étant réputées menant nécessairement au talent, alors que si celui-ci n'est pas présent au départ.

     En prendre ne changera donc rien à la teneur d'une œuvre si celle-ci n'a pas de chair dés le départ...

     Ce n'était pas le seul écrivain à l'être, ce n'est pas le seul écrivain à avoir été retenu par la postérité pour cette raison somme toute futile car littérairement on peut se demander si cela a une quelconque importance :

     Ainsi Proust, William Burroughs, Jean Genet, Aragon, Arthur Rimbaud (dont certains n'hésitent pas à affirmer que l'on ne parle pas assez de sa sexualité), Paul Verlaine, André Gide, tous également spécialiste du « travail du négatif » (TM°), Yourcenar, Pasolini et d'autres encore, même des écrivains catholiques comme Julien Green ou Jacques Maritain, spécialiste avec sa femme des conversions « express » des célébrités de son époque, sur leur lit de mort, qui évoquent avec pudeur leurs penchants homosexuels dans leur correspondance, même des écrivains maintenant classés à droite comme d'Annunzio qui eut des aventures homosexuelles...

     Précisions qu'il ne s'agit pas de salir la mémoire de Julien Green et Maritain mais simplement de rappeler des faits ainsi que le fait Yves Floucat.

    Depuis bien longtemps déjà, il est de coutume de lier automatiquement le talent d'un auteur et sa sexualité en général, son homosexualité en particulier. C'est une sorte d'homophobie à l'envers, qui idéalise l'homosexualité en littérature, un homosexuel étant réputé obligatoirement fin et artiste, selon le préjugé en vogue qui revient à de l'homophobie à l'endroit :

    Un homosexuel ne peut être con ou insensible, ne fait pas partie de la même espèce humaine et ne se caractérise pour ceux qui font cet amalgame hâtif que par son identité sexuelle.

    Un écrivain devient forcément intéressant s'il a avoué à un moment ou un autre qu'il l'était, comme si littérairement cela avait une importance. Certains vont même jusqu'à faire des listes, ce que je trouve pour ma part déplaisant. a ce sujet d'ailleurs, l'homosexualité féminine parmi les écrivains n'est jamais évoquée comme si cela était moins important pour ces dames et ce malgré de beaux livres écrits sur cette question.

    Il n'y a guère que l'évocation du « travail du négatif » (TM°) qu'auraient mené ces auteurs contre les préjugés de leur temps en adoptant tel comportement, en prenant telle drogue, en buvant trop d'alcool, qui ait une pertinence lorsqu'il est question de l'identité sexuelle d'un auteur, ou de ses choix moraux.

    illustration, le tombe d'Oscar Wilde au Père Lachaise prise ici

  • Adresse aux donneurs de conseils aux célibataires

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    ditavonteese2.jpg

    On parle aussi des célibataires sur Agoravox

    Ci-contre une jeune femme qui adore les célibataires

    Il y a deux catégories de personnes qui peuvent donner des conseils :
    Celles qui vous aiment, qui le font toujours avec bienveillance et affection, sans pour autant manquer de fermeté et de clarté, et celles qui le font dans votre dos, et non sans une malveillance insidieuse toujours extrêmement pénible, qui ressemble au cancanement des vieilles commères, aux ragots, à la rumeur en général, cette vieille salope. Ragoter, provoquer les rumeurs, cancaner avec malveillance, c'est l'alliance, qui a toujours existé hélas, et qui s'étend un peu plus maintenant, de la sottise et de la haine de l'autre.
    Les célibataires n'ont jamais été aussi nombreux en France, où la solitude est un des pires maux actuels. Car on a beau être tous reliés les uns aux autres dans un grand village global, baignant dans une grande confraternité, les gens seuls sont un plus seuls qu'avant car bien souvent, ils ne peuvent compter ni sur le lien communautaire, complètement explosé, ni même sur les points de repère traditionnels, comme la famille, à de rares exceptions.
    Je fais un vœu pieux, que les donneurs de conseils avisés par la bande (bien sûr, forcément avisés) aux célibataires, ferment un jour leur grande gueule. Mais hélas, je pense que cela restera un vœu pieux.
    On remarque que le donneur de conseils le fait rarement en face, et qu'il invite rarement le/la célibataire pour au moins soulager la solitude de ce/cette dernier/dernière.
    Car il ne faut pas déconner, sa sollicitude, au donneur de conseils, ne va pas si loin.
    Nota Bene : Curieusement les donneurs de leçons semblent oublier le numéro de téléphone, le mail ou l'adresse postale personnels du célibataire que l'on ne contacte pas car on a souvent peur au fond qu'il, elle ne jette sa solitude à la figure du couple...
    Généralement, ce genre de conseils cache surtout le fait que l'on a du mal à supporter le célibataire qui ne fait pas "comme tout le monde", et faire comme tout le monde, c'est être en couple avec la voiture, le chien, et le reste, comme les bonnes gens ne supportent pas les « dilettantes », comme on les appelle, qui donnent l'impression de faire sans effort ce qu'eux font très laborieusement.
    Je ne vous parle donc pas du cas des célibataires dilettantes !
    Ce qui est son crime principal aux yeux des gens qui conservent les anciens préjugés :
    Un vieux garçon, ça cache forcément quelque chose de louche, de rance.
    Une vieille fille aussi, et quand elle est séduisante, qu'elle a même « du chien », c'est forcément une femme dangereuse, une fille de mauvaise vie
    Les célibataires sont "ci ou ça", ils devraient "faire ci ou ça", ils "devraient voir du monde", ils "devraient s'occuper" ou encore "il n'y a pas qu'Internet dans la vie" ou enfin "ils devraient faire comme notre ami" untel, celui dont on donne le cas en généralité.
    Et bien sûr les donneurs de conseils oublient toujours qu'il vaut mieux être un célibataire à 5000 Euros par mois qu'à un peu plus du SMIC, surtout dans une société où avoir de l'argent est fondamental pour être considéré, loin devant tout le reste, qui est accessoire ...
    Curieusement, l'argent rend séduisant nombre de célibataires ou d'anciens célibataires soudain irrésistibles, y compris pour les couples mariés se mettant à les inviter, ou les reconnaissant dans la rue. Un célibataire autrefois vieux garçon insupportable, quand il végétait, devient ou redevient un célibattant tellement séduisant si la fortune lui sourit de nouveau.
    Les célibataires riches sont d'ailleurs très bien considérés aussi et surtout du fait de leur pouvoir d'achat élevé ce qui est la seule valeur considérée dans notre société hyper-consumériste.
    A ce lien, on constate que ça rapporte beaucoup d'argent...
    Ils représentent donc un business lucratif, vendre de l'amour ou du désir d'amour, le tout marchandisé comme le reste ça rapporte, et pas seulement pour les sites de rencontres en tout genres qui fleurissent sur le réseau, matrimoniaux ou pas, ou pour les « coachs » de tout styles, laïcs, religieux, sentimentaux, spiritualo-pouèt pouèt etc...
    Ces « coachs » ne font que bien souvent énoncer de grandes et belles généralités, qui consolent les célibataires, ou l'enterrent un peu plus, oubliant quelques petits éléments de bon sens : la solitude ne naît pas parce que les célibataires sont ou « trop ci » ou « trop ça » dans leurs caractères, elle naît aussi d'un manque de stabilité professionnelle, d'une inadéquation entre leur appétence à telle ou telle chose et leur métier.
    Elle naît aussi du culte insupportable de l'apparence, auquel tous se conforme, franchement ou pas d'ailleurs. La plupart des gens diront qu'ils s'en fichent, mais c'est la première chose qui leur importe, et parfois la seule, ne rêvons pas.
    Et aider les célibataires à mûrir affectivement ou socialement, car ils en ont parfois besoin, c'est finalement l'aider à être lui-même, elle-même, pleinement, ce qui la seule manière au fond de lui donner une chance de trouver, peut-être, car ça n'a rien d'obligatoire, l'âme sœur, en surmontant ainsi ses blocages.

    image ci-dessous prise ici
    41785_318127646809_5381020_n.jpgAlors oui, bien sûr, le célibataire semble parfois faible, plus en demande de sa famille, de ses amis, car il est seul et que sa solitude lui pèse, et que les personnes en demande font peur dans notre société, ce qui n'est certes pas nouveau, l'égoïsme et l'individualisme ayant toujours existé, mais à des degrés moindres.
    Mais on peut toujours rêver quant à leur capacité à fermer leur grande bouche, ces donneurs de conseils z-avisés...
    Bien souvent on donne en exemple au célibataire une vieille fille ou un vieux garçon dans le genre hyper-actif, qui trompe sa frustration sexuelle en sombrant dans l'hyperactivité ne trompe personne, en aidant les chtits n'enfants de pauvres ou en faisant chanter les chtits n'enfants de riches, que sais-je encore.
    On dit généralement de ce "célibattant", "célibattante" qu'elle, il est « tellement dynamique », « tellement pétulant/e » pour mieux la/le plaindre ensuite avec une hypocrisie toute en componction mielleuse.
    Si on voit ce que je veux dire.
    Ou alors on porte aux nues un gentil et bien joli couple où le mari est tellement dynamique « avec les jeunes » et l'épouse tellement admirâââble avec ses gosses, toute cette joliesse camouflant la plupart du temps, je n'ai pas dit tout le temps, une ou deux névroses bien solides.
    Pour ma part, je suis célibataire, oui, et ne te dirai pas, cher donneur de leçons, ce que tu peux en faire de tes conseils, ceci afin de rester courtois.


    Seul et célibataire -Les Fatals Picards- par troisquatre

  • Il y a des vies privées plus privées que d'autres

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    Sur Agoravox aussi

     Que DSK aime les femmes et soit un « séducteur » même compulsif comme on le présente, à la rigueur on s'en fiche complètement. C'est totalement anodin.

    image prise ici

    DSK_0.jpgIl y a au cours de l'histoire une légion d'exemples d'hommes de pouvoir qui ont fait beaucoup de bien pour leur pays et ses habitants qui étaient plutôt des chauds lapins.

    Le reste regarderait sa conscience, son couple et son sens moral.

    Qu'il soit lourdingue dans ses attitudes avec les femmes, se conduisant avec selon la plupart des témoignages avec l'absence de grâce caractéristique d'un VRP en goguette dans un quelconque « Macumba » d'un quelconque trou perdu, là ça commence à poser un peu plus problème quand on représente un pays et ses citoyens, ou que l'on a l'ambition de le faire.

    Un type qui saute sur tout ce qui bouge comme un animal en période de « chaleurs », cela devient encore plus problématique. S'il est incapable de se contenir pour ça, il sera incapable de le faire pour des choses plus graves, sera gravement malléable, à la merci de ses pulsions, et donc de sa personne. Et puis du simple point de vue de la représentation d'un pays, c'est embêtant, car cela donne du pays en question une image déplorable.

    Un homme public, par définition, une bonne partie de sa vie devient publique et ceci a de l'importance sur le sens de la nation et l'intérêt commun que l'on peut déduire de sa conduite, son souci réel des plus faibles, des plus précaires. Il ne faut pas se voiler la face, ça compte. De plus, un homme public qui se laisse aller à ses pulsions peut être dangereux pour les intérêts qu'il défend. Il suffit de se rappeler de l'affaire Profumo.

    Or, pourtant, depuis le début de l'affaire DSK, ses défenseurs ne cessent d'en appeler à la vie privée de leur champion, à sa « présomption d'innocence », du héraut de leurs intérêts, que ce soit les politiques ou les commentateurs politiques : Alain Duhamel et Jean-Michel Aphatie en tête, lui veut bien aborder ses questions mais il les trouve dérangeantes, ce qui est son droit. Elles sont plus que dérangeantes, mais terrifiantes finalement quant à la teneur réelle de la vie politique française, de la servilité sans nom des uns et des autres.

    Il en est qui parle de « torrents de merde » comme Manuel Valls, qui a parfaitement raison en un sens. Sauf qu'il se trompe quant à l'origine de ce torrent. Ce qui a ouvert les vannes, c'est surtout l'absence de sens de la communauté, de sens politique de ceux qui la font et de ceux qui en parlent qui ne pensent qu'à une chose et une seule, défendre leur caste de privilégiés protégés, et rien d'autres.

    Par contre, quand il s'agit de la vie privée des accusatrices de DSK, comme Tristane Banon ou Nafissatou Diallo plus rien n'est sacré en matière de vie privée. La première est décrite un peu partout comme une pauvre fille névrosée, instrumentalisée par la droite en sous-main, et qui écrit en plus sur un site présenté comme un repaire d'immondes fascistes.

    Elle est depuis deux jours traînée dans la boue de manière ignoble. J'espère qu'elle a de quoi se soutenir car le torrent de boue qui va déferler contre elle sera puissant et sans pitié visiblement.

    Quant à Nafissatou Diallo, il n'y a plus de défense des travailleuses précaires comme l'est une femme de ménage, il n'y a plus de compassion envers les sans-papiers comme l'a été Nafissatou Diallo, il n'y a plus de défense de ses droits de femme. Plus rien des chevaux de bataille habituels de la gauche qui tiennent.

    C'est une trafiquante de drogue, notoire, et une prostituée bien connue des services de police.

    Ce ne sont pas des saintes ?

    Et alors ?

    Cela pourrait-il excuser les violences sexuelles qu'elles ont subies ?

    Pour les partisans de DSK il semblerait bien que oui. Ce qui en dit long sur leur conception de la sexualité, une femme qui se refuse à des avances, surtout, en plus, à celles d'un représentant de la caste des oligarques actuellement au pouvoir, ne peut être donc, si je les suis jusqu'au bout, qu'une prostituée, une névrosée ou une frustrée.

    Pour un peu, tout en calomniant allègrement ses deux femmes, ils nous referaient le coup du retour des heures les plus sombres de notre histoire...

    ...Je m'étonne que nous n'y ayons pas encore eu droit.

  • Nouveaux mâles, nouveaux pères

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    Sur Agoravox aussi

     Dédié avec déférence à Caroline Fourest, Anne Lauvergeon, Roselyne Bachelot et Nadine Morano

    pere_enfant.jpgJe me souviens d'un excellent dessin de Relom, le dessinateur de « Andy et Gina » montrant un « nouveau père », la poussette en avant dans un parc, se répéter fébrilement « je suis heureux d'être un nouveau père », alors qu'on voit bien qu'il est très mal à l'aise et qu'il n'y croit pas du tout.

    Je pense aussi à tous ces « nouveaux mâles », « pères célibataires » ou non, « père copain/copine » que l'on peut croiser, surtout dans les quartiers de centre-ville des grandes métropoles, tellement cool avec leurs gosses, tellement patients, qui font l'admiration des jeunes femmes modernes à la terasse des cafés. On me dira, certains sont des hypocrites fûtés, ils utilisent leurs gosses pour draguer : « Ah il est mignon le petit garçon, c'est votre fils ? », et une réponse en entraînant une autre, la bonne dame se retrouvera vite dans le lit de l'heureux Papa qui aura enfin une consolation plus roborative que le nounours qu'il partage habituellement avec sa petite dernière.

    En abordant ce sujet, on aborde de front ce qui différencie vraiment la droite de la gauche. Ou du moins une certaine droite d'une certaine gauche. Et l'on comprend que la droite libérale-libertaire (par ici l'origine de ce terme forgé par le philosophe marxiste Michel Clouscard) dispense à peu près la même doxa économique et sociale que la gauche sociale-démocrate les uns étant simplement un peu plus radicaux économiquement que les autres.

    Mais au bout du compte ce sont les marchés qui dominent le fonctionnement de la société, et le « laisser-faire, laisser-passer » ce qui reste de la morale qui se réduit à quelques interdits forts.

    Samedi soir dans « On n'est pas couché », Zemmour répondait à Madame Morano sur la « nouvelle parentalité », la diminution des congés maternité et l'augmentation souhaitée des congés paternité par « souci d'égalit », et je ne parle même pas des constatations d'Anne Lauvergeon présidente du directoire d'Areva, lors du Women's forum 2009 : «A compétences égales, et bien. désolée, on choisira la femme ou on choisira la personne venant d’autre chose que le mâle blanc, pour être clair».

    Voir ici le reste de sa déclaration qu'elle assume visiblement.

    Elle semble avoir raison, car cette discrimination-là semble tout à fait acceptable aux yeux des commentateurs. Suite à la plainte déposée par une association, les magistrats ont décidé que « Anne Lauvergeon n'a eu aucune «volonté de stigmatiser un groupe de personnes», ni «l'intention de susciter à leur égard un sentiment d'hostilité ou de rejet». Anne Lauvergeon est comme Caroline Fourest, et dans une certaine mesure, Marine Le Pen, une de ces Valkyries post-modernes qui fascinent tant les médias.

    Vierges guerrières de notre temps, combattant au nom de la « théorie du genre » ou de la laïcité (sauf dans le cas d'Asia Bibi, qui est chrétienne), elles montrent qu'elles peuvent, et veulent parfois, se passer totalement des mâles. Avec elles la laïcité c'est surtout pour les femmes européennes, pas pour les jeunes filles des cités dites pudiquement difficiles, comme à Sevran, qui ont à subir la sottise ordinaire des mâles alpha qui prennent le pire obscurantisme pour justifier leurs

    Quant à la proposition de Madame Morano, et de Madame Bachelot, on sait bien qu'il s'agit plus de rogner sur le congé maternité des femmes plus qu'autre chose, elles savent très bien que les hommes ne prendront pas plus leur congé paternité.

    En gros, c'est surtout une manière de faire travailler les hommes et les femmes plus pour gagner moins.

    Avec ce qu'on lui demande, l'homme moderne est un peu le cul entre deux chaises. D'un côté il se doit d'être une copine, une confidente, une égale, un grand frère « un peu incestueux » (voir ici à quelle chanson je fais référence) comme dans la chanson, de l'autre, il faut qu'il reste séduisant, mâle (même si c'est mal par ailleurs) et dominateur, masculin qui n'a qu'à claquer des doigts pour faire tomber les femmes. L'homme moderne rêvé selon cette nouvelle conception de la parentalité, se situe donc entre « le biscuit » dans « Ally McBeal » et Steevy Boulay, icône de la métrosexualité assumée (les hommes qui se rasent le torse, s'épilent et adorent partager leurs secrets de beauté avec leurs épouses). Les « métrosexuels » sont logiques au fond.

    Ils assument plus que les autres « nouveaux mâles » leur homosexualité latente ou patente. Ces nouveaux mâles, souvent plus proches de Zaza Napoli que de Tenessee Williams, partagent la même haine de tout ce qui est masculin, tout comme les Valkyries post-modernes dont il a été question au-dessus. Ils prennent donc soin de gommer tout ce qui les ramène à leur propre virilité, ils adorent pleurnicher aux films sentimentaux, adorent faire du shopping avec leur compagne, mais sentent bien que quelque part, quelque chose manque, quelque chose dont ils sont fiers de se séparer parfois, comme ce type interviewé par Ardisson samedi soir, castré volontaire ce qui lui a permis selon lui de retrouver la sérénité.

    Est-ce à dire que l'auteur de ces lignes déteste les « nouveaux pères » ?

    Ils lui sont en fait tout aussi insupportables que les néanderthal de base que l'on peut également souvent croiser un peu partout, du genre à entourer d'un bras protecteur et étouffant le cou de sa « meuf », de sa copine qu'il tient aussi parfois par la terreur, qui ne connaissent de la sexualité que ce qu'ils en voient dans les pornos, à savoir pas grand-chose.

    Et tous ces petits mâles blancs ou pas, frustrés, complexés, humiliés, qui se défoulent sur Internet, ou dans la vie courante, mais moins car c'est quand même plus facile anonymement. On sent bien tout cette masculinité rentrée de manière forcée, pour ne pas se faire remarquer, toute cette frustration qui éclate parfois en vengeance contre les femmes. Ils partageant avec les vierges guerrière susnommées la même haine de l'identité féminine, qui existe bel et bien, la haine de toute sensibilité, à commencer par la leur...

    Par ici un article sur les nouveaux pères

  • Macho peureux des femmes ?

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    Sur Agoravox, on m'accuse d'être un sale macho qui a peur des femmes, ce qui est un oxymore.

    Je ne suis pas comme Franck, quoi que je puisse comprendre son émoi.

    Voir ci-dessous.

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