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sarkozy

  • Sarkozy vendeur de cravates

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    laffaire-trois-jambes-sarkozy-sur-paris-match-L-1.jpeg...de bas étage

     

    Je ne crois pas vraiment dans l'infaillibilité du système démocratique. Quand on constate le niveau de certains nouveaux votants uniquement préoccupés de la marque de leur nouveau gadget électronique. Bien sûr si c'est le pire système politique c'est aussi le moins mauvais, me garantissant par exemple le droit d'écrire ces petits billets taquins sur ce blog « bien impertinent » sans risquer une balle dans la nuque facturée à ma famille, selon des personnes ayant charge d'éducation. J'écris cet article en bon petit bourgeois hédoniste et réactionnaire plutôt « vieille France » psychorigide, anar de droite incorrigible et irrécupérable.

     

    Je m'étonne encore que de nombreux électeurs de droite soient encore prêts à voter Sarkozy en 2017, à commencer par les anciens participants des manifestations de « la Manif pour tous » regroupés au sein de « Sens Commun » (TM°) chez « les Républicains » (TM°). Cela dit on les comprend, l'homme a le même bagoût que les camelots et autres vendeurs à la sauvette que l'on pouvait trouver auparavant devant les grands magasins à Paris, ou à la sortie des bouches de métro vomissant leur flot quotidien de travailleurs pendulaires plus ou moins névrosés prêts à tout pour s'offrir ne serait-ce que quelques secondes d'évasion mentale...

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  • Agnès Saal et les nantis de la République

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    Ce billet est dédié à tous ceux qui qualifient de profiteur un allocataire du RSA ou un chômeur, ou un "petit" prof, ou une infirmière etc...

     

    65732-agnes-saal-presidente-ina-demissionne-affaire-taxi.jpg...Pour les inciter à réfléchir à l'avenir sur le mot

     

    Agnès Saal a laissé une ardoise de 38000 Euros, environ soixante RSA, également au bénéfice de son fils, lorsqu'elle travaillait au Centre Beaubourg et une note de 400 000 Euros sur sept ans soient 250 Euros de frais de taxis par jour. Cela représente également vingt-trois salaires annuels d'enseignants. Je suis à peu près certain qu'elle estimait, qu'elle estime encore que tout cela était normal, voire même légitime de par son statut de haut fonctionnaire de l’État ainsi qu'ils le considèrent tous. Car elle est loin d'être la seule. On l'a d'ailleurs vu avec cette lettre de nantis sans aucun scrupules publiée le 9 Juin dans Libération, Agnès Saal travaillant beaucoup, pour des événements culturels auxquels le « commun », le « vulgum pecus », ne comprend rien, elle n'allait quand même pas prendre le métro comme tout le monde.

     

    Ces nantis de la République ont sans cesse à la bouche les droits de l'Homme, les valeurs républicaines. Ils ne croient plus à la France, pour eux morte depuis longtemps, ils sont européens, ils appellent de leurs vœux une « Françallemagne » dirigée par les allemands. Par contre, bien que les hauts fonctionnaires et les politiques français ne soient plus que des exécutants de la BCE (Banque Centrale Européenne) il reste un gros gâteau financier à se partager de manière la plus endogame possible, le budget de l’État et ce du plus petit au plus haut niveau des collectivités. Dans celles-ci on place les copains sans vergogne, les militants exemplaires et bien dociles, quitte à faire « travailler » trois personnes dans un bureau...

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  • Le mini-Messie est revenu

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    politique, société, Sarkozy, spectacle, hypocrisie, Barnum libéral (TM°)

    image prise sur melty.fr

     

    Le mini-Messie est enfin revenu après des semaines de suspense pas vraiment insoutenables et de tergiversations bidons. Il y a eu entre deux un livre d'ancienne « régulière » qui avait besoin de se refaire du pognon qui a fait beaucoup de « bruit médiatique » et le premier ministère a viré les ministres qui avaient mauvaise genre dans son gouvernement. Tout cela a fait reculer le moment fatidique sans compter les écossais qui voulaient leur indépendance, des types en jupes qui ont encore un peu plus retardé le moment fatidique, des salauds qui ne mettent même pas de culotte, des allumeuses encore en plus...

     

    Et puis dimanche soir, gloria, hallelouya, sur France 2, « il » est revenu, apaisé-serein, toussa ! Il a quand même engueulé Delahousse à la fin, « chassez le naturel... » Il va pouvoir distraire le débat politique, entretenir le spectacle pour distraire le peuple. Les antisarkozistes professionnels se frottent les mains, celui qui les fascine violemment dans une relation d'amour/haine passionnelle est de retour, certains parmi eux en ont même eu une légère érection, j'en suis sûr, ça leur manquait avec le « petit pot à tabac » qui se prend la flotte dés qu'il met le nez dehors.

     

    Ce retour leur promet des « rêves humides » et leur permet de ne pas avoir à faire semblant de réfléchir à analyser la crise dont ils se moquent, leur « rond de serviette » dans la presse « kipense » ou dans les émissions d'« infotainement » étant la seule chose qui compte pour eux, le petit adorant qu'on parle de lui encore et encore et encore, même pour dire du mal, ils ont devant eux une avenue, que dis-je des champs élysées pavés d'or.

     

    « Faut être honnête » comme on dit au zinc des bistros, « faut reconnait' » mais la débâcle actuelle elle est également due à la politique désastreuse de Sarkozy autant que de celle de Hollande, le premier étant juste libéral-libertaire alors que le deuxième est sociéto-libéral, ce qui revient à peu près au même concernant la politique économique et ses conséquences pour les plus pauvres et ce qui reste des lambeaux de la classe moyenne, le deuxième se persuadant d'être encore de gauche et d'avoir encore envie de changer le monde en édictant une ou deux lois sociétales qui n'auront comme résultat que de défaire les liens qui reliaient encore les individus entre eux les soustrayant ne fût-ce encore qu'un court moment à la toute puissance des sacro-saints marchés et retraités allemands qui doivent maintenir leur niveau de vie quand ils seront plus nombreux que les jeunes d'ici quelques années.

     

    Le premier rendez-vous du mini-Messie après son élection serait pour madame Merkel comme tout le monde, on s'étonne qu'une femme aussi peu accorte sans tant courtisée, et il irai faire ensuite un petit coucou à Mario Draghi, un des rares vrais dirigeants européens ayant le pouvoir de décider quoi que ce soit. Mais « Show must go on... »

     

     

    Je m'étonne que des catholiques pour certains issus de « LMPT » soient convaincus que Sarkozy une fois revenu au pouvoir, s'il y arrive, remettra en question ces lois et remettra d'aplomb la société sur des valeurs solides. Sarkozy est totalement indifférent à la crise morale même si comme la plupart des politiques il est certainement persuadé d'être sincère et légitime, au moins quand il est sous le feu des projecteurs et maquillé comme il convient à la télé. Quant à moi ami lecteur, ce sera sans moi...

  • « Batteries de cuisine », Sarkozy et Cahuzac - la suite des fabuleuses aventures de Mélanie Chassepot

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    Mélanie Chassepot était une femme de progrès de gauche, elle voyait son engagement à gauche un peu dans le prolongement des "gentillesses" d'Amélie Poulain. Elle, en bonne femme de progrès qu'elle était donc, détestait Nicolas Sarkozy pour diverses raisons :

     

    politique, sarkozy, hollande, militantsD'abord il était de droite, n'hésitant pas à le clamer, et ça c'était presque suffisant pour justifier sa détestation, donc forcément amoral, ensuite c'était un homme qui n'hésitait pas en plus à mettre en avant sa virilité d'une manière parfois peu subtile, enfin, il était marié à une chanteuse qui s'était moqué du président actuel, ce qui était impardonnable, une ancienne mannequin qui plus est, une jolie femme qui avait quelques beaux restes, une « bourgeoise » c'est sûr se disait Mélanie, comme toutes les jolies femmes !....

     

    Pour Mélanie, la dérision « citoyenne » se concevait quant on se payait la tête des cibles autorisées, mais faire preuve de dérision envers le chef, ça c'était mal, comme avant.

     

    En bonne militante de gauche et militante tout court, Mélanie était loyale au chef.

     

    Et, cerise sur le gâteau de l'infâmie, Sarkozy avait de bonnes relations avec l'Église Catholique s'affichant même à côté de ce Benoît XVI, un traditionaliste odieux à ses yeux, si tolérant avec les « intégristes ».

     

    Et cela, c'était vraiment le pire, c'était atroce.

     

    Jérôme Cahuzac avait dû démissionner la veille à peine que dés le lendemain, Nicolas Sarkozy était mis en examen pour « abus de faiblesse » envers Liliane Bettencourt alors qu'il y a quelques mois à peine, la justice avait conclu à l'absence d'élements probants.

     

    Il y avait aussi la « manif pour tous » du 24 Mars, qui bien que venant un peu tard, participait à l'impopularité du gouvernement qui était surtout efficace pour sa clientèle électorale et très peu pour le pays.

     

    Pour Mélanie, c'était la « faute à Sarkozy », y compris l'imprévoyance des pouvoirs publics avant les chutes de neige, toutes ces difficultés provenant de la collusion de Sarkozy avec les capitalistes, les banquiers, la Bourse, et les financiers, ce qui n'était pas du tout le cas de Hollande selon Mélanie, la preuve Hollande était de gauche.

     

    Envoyer dans les pattes des opposants une bonne affaire judiciaire, pour montrer qui avait le pouvoir, c'était quand même bon à prendre.

     

    On pouvait craindre un « retour de bâton » concernant quelques autres affaires que l'UMP et le PS n'allaient pas manquer de s'envoyer à la figure par la suite, faisant le lit d'autres partis qui n'en profiteraient pas manquant de personnalités réellement possédant l'envergure nécessaire pour compenser les défaillances flagrantes de ces deux partis.

     

    Mélanie n'y voyait pas malice, pour elle Cahuzac était un homme intègre car ministre de gauche, et le fait qu'il avait participé de très près pendant de nombreuses années à l'industrie capillicole, où les « dessous de table » sont une habitude décidément, ne la gênait pas outre mesure.

     

    Et puis pour elle les manifestants du 24 Mars n'était qu'un ramassis de bourgeois réactionnaires et stupides dirigés par une clique de femmes, un comble, dont une figure excentrique, cette Frigide Barjot, une fêtarde en plus, ce qui la faisait fulminer au plus haut point sans trop savoir pourquoi au juste.

     

    Ne serait-ce que le pseudonyme évoquait trop de choses désagréables à Mélanie, cela éveillait en elle des échos pénibles.

     

    Mélanie n'était pas frigide ou psychorigide avec les hommes parce qu'elle avait un physique « difficile » et qu'elle avait connu peu d'amours légères ou profondes, ce n'était pas du tout ça, Mélanie ne voulait pas souscrire aux clichés « machos » sur les femmes, car elle était féministe :

     

    La féminité, la séduction relevant à ses yeux de ce genre de clichés selon elle « bourgeois ». Étrangement, la plupart des féministes, des femmes de progrès comme Mélanie ne possédaient généralement ni l'une ni l'autre.

     

    Bizarrement, là, dans ce cas précis Mélanie trouvait que les attaques au physique contre cette Frigide, ou contre Christine Boutin étaient au fond de bonne guerre, tous les moyens étant bons pour « écraser l'infâme ».

     

    Comme militante, Mélanie était un peu trop docile et ne se posait jamais de questions, elle pensait qu'une militante doit obéir aveuglément.

     

    Mélanie n'était pas la seule, elle croisait souvent dans la rue Élise de Cabernet-Montluc, qui bien que militante de droite lui ressemblait sur de nombreux points dont le moindre n'était pas ce côté relationnel difficile avec les hommes. Élise était fascinée par Nicolas Sarkozy et détestait François Hollande sans trop savoir pourquoi, c'était un peu la même histoire mais de l'autre côté...

     

    En bonnes militantes, les casseroles que traînaient leurs grands hommes, qui devenaient des batteries de cuisine, ne les dérangeaient pas, cela en plus leur permettait de les défendre et montrer ainsi leur amour du leader, et sublimer leur vie privée tellement creuse au fond.

    image prise ici

  • De la nécessité d'éviter malgré tout l'anti-hollandisme

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    Déjà sur Agoravox

    Depuis que Sarkozy n'est plus président, les anti-sarkozistes de profession sont en deuil et ont perdu une partie de leur gagne-pain. Ils se raccrochent encore aux branches, aux miettes éparses, à quelques bribes d'attaques personnelles et abjectes à son encontre, mais on sent bien que le cœur et l'envie n'y sont plus.

    photo prise ici sur le site du "Nouvel Obs"

    0561333535062.jpgPar contre, en réaction, certains pensent qu'il est utile de se lancer dans un même genre d'acharnement contre Hollande, parfois tout aussi débile que contre Sarkozy, j'ai en mémoire cette photo qui a circulé largement sur les réseaux sociaux montrant Hollande regardant sa montre (dont le cadran était à l'envers), et particulièrement cette réflexion d'une internaute trouvant débile qu'il regarde l'heure là-dessus alors qu'il aurait dû le faire selon elle sur son portable.

    C'est du niveau zéro de la politique, non ?

    De même que penser que Hollande c'est Robin des bois et la droite les sbires du Prince Jean, ou que les personnes de droite sont forcément richissimes, qu'il n'y a pas de bourgeois de gauche etc...

    Il faut dire qu'après tout, l'envie n'en manque pas, de se défouler, cette gauche morale qui se pose en gardienne de la République est suffisamment agaçante pour que l'on ait envie de lui rendre un peu de la monnaie de sa pièce.

    Et il serait quand même constructif que Hollande définisse sa politique personnelle sans se référer constamment à des comparaisons avec son prédécesseur.

    Seulement voilà, la maison brûle et nous regardons ailleurs, nous laissant aller à des chamailleries finalement infantiles, et des conflits idéologiques hors d'âge (que ce soit du côté libéral ou marxisant), alors que le contexte actuel est des plus graves et que ce qui arrive en Grèce, ne serait-ce que l'affolement bien compréhensible des clients des banques qui vident leurs comptes, et aussi en Espagne, des dizaines de plans sociaux, ou en Italie, où est appliqué une rigueur qui tira des larmes à l'une de ses instigatrices mêmes, aura forcément des répercussions en France du fait de cette mondialisation que la plupart des idéologues appellent de leurs vœux depuis une soixantaine d'années, encore hier hélas lors du Conseil des 27 où l'on nous assure que finalement le problème est qu'il n'y a pas encore assez d'Europe en définitive, d'Europe libérale et monétariste s'entend.

    L'heure est venue d'un certain empirisme ou d'un empirisme certain plutôt.

    Il n'y a de toutes façons pas trente-six politiques à mener. Je trouve qu'il est appréciable d'entendre le président Hollande demander à ces collègues européens de doser la durée de leurs interventions, ce qui ralentit des débats déjà plombés par le fonctionnement sur-bureaucratique de l'Union Européenne qui est surtout, pour le moment, une construction de technocrates.

    Le « pacte de croissance », s'il est suivi d'applications concrètes, et si on en échange on ne demande pas aux états de perdre un peu plus de leur souveraineté, est au moins une base de discussion contre l'emprise des marchés sur le « vieux continent », raison pour laquelle il serait peut-être malvenu et contradictoire d'imposer un peu plus les petits épargnants de la classe moyenne en France.

    Je cite un blogueur de « Le Monde.fr » :

    « M. Hollande table sur 4,5 milliards de recettes fiscales supplémentaires grâce à une taxation accrue des revenus de l’épargne. Or, fait valoir M. Carrez, l’imposition des dividendes et intérêts ne peut aller au-delà de 2,5 milliards, le reste ne peut-être pris que sur l’épargne des ménages, en particulier l’assurance-vie, ce que le socialiste Michel Sapin, en charge du projet, avait confirmé avant d’être démenti."

    et aussi [...]la suppression annoncée par le candidat socialiste de la détaxation des heures supplémentaires rapporterait 4,2 milliards mais elle priverait les contribuables modestes qui en bénéficient, de 432 euros de plus par an en moyenne. Au total, et compte tenu des marges de manœuvre limitées sur l’imposition des plus aisés qui acquittent déjà 64% de l’IR »

    Et le « pacte de croissance » ne vaudra rien sans la mutualisation de la dette européenne et la mise en place des Euro-Bonds qui donneraient une nouvelle cohérence à la politique de l'Union. C'est là que le nouveau président doit s'affirmer, loin des bonnes intentions utopistes, et des rodomontades des uns ou des autres, et en arrêtant de définir sa politique « a contrario » par rapport à Sarkozy.

  • Hollandorama

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    2012-02-29T163216Z_1_APAE81S19Y000_RTROPTP_3_OFRTP-FRANCE-GB-HOLLANDE-20120229.JPGimage prise ici

    Aussi sur Agoravox

    En primeur sur antidoxe

    Nous y sommes, enfin, l'ancien président de sinistre mémoire, qui camouflait à grand peine ses envies d'autocratie, a été exclu par le peuple, la révolution est en marche, la Bastille va être reprise dans la liesse populaire et prolétaire, et encore une fois de plus après mai 1968, mai 1981 la France est passée « de l'ombre à la lumière » pour reprendre la célèbre formule de Jack Lang, l'immortel ministre de la culture de notre beau pays, tous ceux qui lui ont succédé ne sont que des usurpateurs sans commune mesure avec ses ambitions remarquables pour la nation.

    Tout va changer à partir de maintenant, l'Europe libérale dirigée par l'argent des boutiquiers et des grands argentiers apatrides, dont certains cachent à grand peine leur sionisme odieux, déniant le droit des peuples autour d'eux, ne va plus dicter ses décisions, et dorénavant, si un entrepreneur veut délocaliser son entreprise, il devra payer une taxe tellement élevée que cela le dissuadera à n'en pas douter de le faire.

    Ils auront très peur c'est évident.

    D'ailleurs à la « City » de Londre, François Hollande fût très ferme avec les marchés financiers qui en ont alors conçu un immense respect tout comme son pré&decesseur comme candidat de la SFIO, pardon du PS, Dominique Strauss-Kahn dont les ennemis de l'anti-France osèrent souiller la réputation morale pourtant irréprochable. 

    Et enfin, les humoristes et écrivains d'une grande finesse baîllonés par le pouvoir car ils osaient critiquer l'ancien président, de sinistre mémoire, vont pouvoir s'exprimer en liberté : Stéphane Guillon que l'on ne voyait plus nulle part depuis cinq ans, Guy Bedos, interdit de médias, Didier Porte qui ne pouvait se faire entendre que sur la radio confidentielle qu'est RTL, Christophe Alévêque, jamais invité dans les émissions à grand spectacle.

    Ils retrouvent leur liberté de parole !

    Le nouveau président issu de la SFIO, pardon du PS, saura faire preuve de clémence envers les réactionnaires et électeurs de droite qui seront restés aveugles jusqu'au bout. Il devra compter sur le soutien attentif et éclairé du chef des forces populaires et de progrès du Front de Gauche qui le morigéneront fermement s'il ne tient pas ses promesses envers les travailleurs et les travailleuses.

    Partout dans le pays, le peuple clame sa joie et sa bonne humeur enfin retrouvées, à sa manière joviale et simple empreinte de la verve populaire qui a fait florès dans notre pays depuis des siècles :

    « Sarko va te faire foutre ! » « Sarko va te faire niquer ! » disent-ils en faisant résonner partout dans les villes et les villages le son clair et direct de leurs klaxons de voitures modestes mais fières.

    Non ! Monsieur Sarkozy, il ne fallait pas prendre vos opposants pour des idiots, ils ont des arguments à vous opposer autres que les insultes, la haine et les calomnies dont vous êtes coutumiers vous et vos sbires !

    Les larges poumons des travailleurs de la terre entonnent des chants d'actions de grâce, et laissent reposer leurs mains qui n'auront plus à chercher maladroitement les racines ou tubercules qu'ils étaient obligés de tirer de la glèbe depuis 2007. Dans les usines, les ouvriers arrêtent la chaîne et dansent en jouant de l'accordéon, pendant que dans les écoles, les élèves, joyeux et enthousiastes, parlent de l'avenir radieux avec leurs enseignants.

    Déjà les plus riches ont peur en France, ainsi pour prévenir toute tentative violente ou coercitive à leur égard, Mathieu Pigasse et Pierre Bergé ont-ils décidé de donner la moitié de leur fortune personnelle pour donner à manger aux plus pauvres. Les autres vont devoir fuir lâchement ou s'adapter car le nouveau président va leur demander enfin l'effort qu'ils auraient dû faire depuis longtemps.

    Pendant que l'ancien président de sinistre mémoire se retirait piteusement avec sa femme, la ci-devant chanteuse sociale-traitre Carla Bruni, dans leur hôtel particulier au luxe tapageur et clinquant, mais il ne trompe plus personne monsieur Sarkozy, le nouveau président allait déjeuner d'un frugal repas pris sur le pouce avec de simples citoyens, dans cette auberge toute simple qu'est «le Laurent » dans un des quartiers populaires de la capitale, un endroit certes beaucoup moins tapageur que le « Fouquet's »s » lui aussi de sinistre mémoire.

    Pendant ce temps, à pleins poumons le peuple entonne ce chant de liberté, si beau : « C'est la lutte finale ! Groupons nous et demain l'internationale sera le genre humain ».

    Tremblez, profiteurs et profiteuses, vous allez devoir payer !

  • Xavier Mathieu caution popu des plateaux télés

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    Chez Taddéï mardi soir, il y avait Xavier Mathieu (qui a des faux airs de Pasolini qui a tourné "l'Évangile selon saint Mathieu", comme quoi tout est lié), il était invité en même temps que Zemmour, Denis Tillinac ou Nicolas Bedos, et Thierry Lévy ainsi que deux ou trois autres invités, habitués de ce platean une comédienne libanaise dite « laïque » qui a parlé du Coran, un éditorialiste politiquement incorrect, tellement incorrect que c'en est pas possible, économiste du PS qui s'est révélé social-libéral, une fanatique du libéralisme, disciple visiblement de Nicolas Baverez...

     ...Bref rien que des gens passionnants.

    image prise ici

    Xavier-MATHIEU.jpgCurieusement, sur l'économie, sur les conséquences de la mondialisation, Xavier Mathieu est au fond d'accord avec Zemmour, ce que je trouvais assez ironique, il en est conscient car comme il le dit lui-même, « ça l'emmerde d'être d'accord avec Zemmour », le leader syndical à « grande gueule » des « Contis » habitué des plateaux télés depuis quelques temps où il assure le quota populaire voire prolo.

     Je l'aime bien au moins pour deux choses, s'être payé en direct Alain Minc, l'éminence grise du prince.

     Quand on pense « éminence » dans son cas, on ne songe pas au Cardinal de Richelien ou à des politiques historiques grandioses, mais plutôt à une marque de lingerie masculine dont l'élastique avait tendance à se relâcher assez vite, comme la moralité des « marchés » économiques,

     Et Mathieu a aussi croisé le fer avec Nicolas Baverez, ne manque plus alors qu'à cela pour obtenir la « sainte » trinité du libéralisme actuel que Jacques Attali qui est l'alibi de gauche des « penseurs qui pensent » de notre temps qui se révéla pendant cette passe d'armes plus proche de Baverez que de Xavier Mathieu dont il se fiche absolument.

     Avec Baverez et Minc, au moins on sait où on va, il n'y a pas d'ambiguïté, mais au fond ils ne savent pas tellement où va le monde, Attali fait un peu plus froid dans le dos car lui sait ce que les « maîtres du monde » nous réservent pour demain ou après-demain.

     La gauche a toujours aimé les « bons sauvages » dans le genre de Xavier Mathieu comme la droite aime les « ouvriers exemplaires » (qui ne mouftent pas), le pauvre de service qui est la caution morale que l'on se crée soi-même, la caution populaire qui montre combien l'on est concerné par la précarité, la preuve on l'invite.

     Par contre, le bon sauvage, le pauvre de service, il ne faut pas qu'il ouvre la bouche

     Xavier Mathieu était assez marrant à observer mardi soir, ou du moins les autres invités autour qui visiblement n'ont pas l'habitude de côtoyer des gens du peuple, des « vraigens », à commencer par les esprits libres de gôche qui étaient là ce soir, dont Nicolas Bedos qui avait la tête, quand Mathieu parlait, du fils de famille bien élevé qui n'ose pas ouvrir la bouche devant le petit voyou qui est en train de lui piquer ses baskets « griffés » car il a peur de se faire taper dessus ou de salir ses habits.

     Tillinac jouait un peu la conversation de bistrot à qui parlerait le plus fort, mais on sent que ça fait trop longtemps qu'il ne fréquente plus de bistrots populaires, où l'on trouve autre chose que du cultureux de droite ou de gauche, ou du journaliste complice qui mange à tous les râteliers.

     Tillinac qui finit par lâcher en gros que les pauvres c'est rien que des jaloux et que c'est pour ça qu'ils approuvent la proposition de François Hollande de taxer les revenus de plus de 1 million d'Euros à 75%, proposition rappelons le qui est un leurre, car il y aura aussi une hausse d'impôts conséquente pour les classes « moyennes » qui le sont de moins en moins.

     Ne manquait au tableau que le militant de gauche, petit bourgeois, un peu dans le genre du personnage de Luchini dans « Uranus » d'après Marcel Aymé (auteur que l'on devrait relire un peu plus en cette période hypocrite), Jourdan, professeur d'histoire, qui joue la fraternisation avec le peuple tout en faisant preuve de condescendance à son égard, se croyant là pour éduquer et mener les brebis égarées vers la lumière du socialisme et du marxisme orthodoxe.

     C'était encore Zemmour qui était le plus à l'aise avec lui car finalement ils viennent du même milieu simple.

     L'embêtant est que Xavier Mathieu, au milieu de tous ces « messieurs dames » tellement importants, roulant des mécaniques, montrant aussi qu'au fond, ces grands esprits ne mènent que des conversations de comptoir de « café du commerce », croit encore dans les vieilles lunes défendues par des démagogues qui sont moins sincères que malins.

    Il n'a pas visiblement pas besoin des lumières des beaux esprits, il sait combattre tout seul sans qu'ils le guident, c'est là que serait la vraie libération...

    Ci-dessous Xavier Mathieu face à Nicolas Baverez et Attali, et face à Alain Minc


    Xavier Mathieu face à jacky attali et Nicolas... par tchels0o

  • Syrie or not Syrie ?

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    Aussi sur Agoravox

     Depuis quelques jours déjà nos belles consciences se sont faites pressantes pour que le gouvernement français intervienne en Syrie, et y envoie des troupes, des armes, des missiles, tout ça.  

    image prise ici

    2012-02-27T213744Z_1_APAE81Q1O2Y00_RTROPTP_3_OFRTP-SYRIE-SYNTHESE-20120227.JPGNos belles consciences sont donc incapables de contradiction, même si certains mauvais esprits rappelleront leur levée de boucliers au sujet de la Libye, pays où à les entendre, Sarkozy a commis des massacres contre les civils par pur cynisme, Il y est certes allé pour le pétrole principalement, mas cela n’aurait pas du tout contribué à faire tomber Kadhafi que l’armée française intervienne dans ce pays ?  

     Là, en Syrie, où il serait plus légitime d’aller, ce ne serait donc pas pareil ?

     Autre contradiction que des mauvais sujets verraient, certains vont jusqu’à dire que la France doit y aller car elle a des choses « à se faire pardonner » comme en Algérie dixit Mme Diallo par exemple dans l’émission de RTL « On refait le monde » du 29 février, à savoir hier. La même et d’autres quelques jours auparavant fustigeaient le « masochisme mémoriel » au sujet du génocide arménien qui à les entendre est un pur fantasme.

     Une question qui me vient spontanément ici, c’est : comment peut-on parler de liberté de pensée quand il s’agit de nier l’existence et la véracité de faits concrets concernant un massacre ?

     Ce genre de négationnisme s’assimile pourtant à un étalage de haine et d’ignorance…

     En passant rappelons qu’elles sont aussi d’une grande tolérance, citons  un exemple, de par leur tolérance, et leur « vigilance » civique, elles viennent d’obtenir l’interdiction d’une émission portant sur le dernier livre de Reynald Secher sur France cul. Le malappris avait osé remettre en cause leur vision de l’histoire, la Révolution, et il avait osé parler des Guerres de Vendée et du massacre à cette occasion de 175900 personnes selon l’hypothèse « basse » qu’il expose dans sa thèse de doctorat « Un génocide franco-français, la Vendée Vengé ». Pour certains auteurs, c’est même plus

     Ces belles consciences savent qu’un « printemps arabe » a eu lieu, un printemps donc nationaliste mais là c’est pas pareil, et qu’il a « libéré » les peuples du Proche et Moyen Orient et ne les a pas livré corps et bulletins de vote aux islamistes et aux salafistes, de l’Egypte à la Tunisie.

     Cela elles le nient, ne veulent pas le voir.

     Je songe quant à moi avec tristesse aux jeunes filles d’Alexandrie ou du Caire, auxquelles les « barbus » fichaient la paix qui doivent maintenant toutes porter le voile sous peine de subir la vindicte publique, le tout à cause de l’ignorance de quelques illuminés occidentaux qui ne comprennent rien à ces régions du monde. Pour eux, visiblement, les droits des femmes c’est pas pareil que l’on soit en Europe ou ailleurs.

     Elles paraissent ignorer par exemple que tous les régimes maintenant abattus étaient tous laïcs et protégeaient les communautés moins importantes de leurs pays, ces régimes le faisaient par calcul, mais ils le faisaient. Et comme partout ailleurs, derrière Assad en Syrie, il y a toujours et encore des islamistes. Et même si je suis le premier à ne surtout pas contester la terreur qu'il fait régner, il faut être prudent quant à la suite qui peut être pire.

     Ce ne sont pas des printemps qui ont la liberté pour but ultime, mais l’affirmation d’une identité arabe  commune à ses peuples,  ce qui passe donc par l’affirmation logique de leur identité religieuse commune, musulmane, et à l’« Umma ».

     S’affirmer passe généralement pour la plupart des êtres humains qui équilibrent le rapport des forces à leur profit par la destruction et l’oppression de ceux qui ne sont pas d’accord quant au nouveau rapport de force ou qui ne pensent pas de la même manière ou ne sont pas nés dans la même communauté.

     C’est ce qui se passe pour la plupart des chrétiens d’Orient, minorités arabes vivant depuis des siècles dans ses pays, minorités maintenant insupportables pour ces peuples. Ce n’est même pas une question de jugement moral, une simple constatation.

     Mais comme dit la chanson de Béart : « Gare à celui qui dit la vérité … »

  • L'inquiétante crise de l'Euro

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    en débat sur Agoravox

     Ce qui inquiète vraiment en ce moment du point de vue politique, ce qui interpelle « quelque part » comme dirait l'autre, ce n'est pas l'Affaire DSK, ce n'est pas les coups médiatiques des uns et des autres, les vilaines rumeurs, vraies ou fausses, le bébé de Carla ou la podophilie de Georges Tron.

    photo du Parlement Européen de Strasbourg ci-dessous prise ici

    54624_960_une_flotte_d_ipad_au_parlement_europeen.jpgTout cela c'est du badinage au bout du compte, celui-ci ayant au moins l'intérêt de montrer la connivence extrêmement importante existant entre la plupart des politiques et le monde médiatique, et également l'hypocrisie de beaucoup de soutiens de gauche de DSK.

    Cela prouve aussi que le débat politique est en bonne santé malgré tout en France.

    Ce qui inquiète vraiment c'est la crise de l'Euro et ses conséquences gravissimes en Europe et en France.

    En Grèce, comme en Espagne, comme au Portugal ou en Irlande d'ici peu et bientôt en Italie, il n'est pas question de sauver l'économie de ces pays, mais de sauver l'Euro dont la mise en place s'est fondé sur de nombreux pré-supposés monétaristes énoncés par Milton Friedman et son fils David, qui quant à lui est encore plus radical que son père, appliqués avec enthousiasme par Jean-Claude Trichet à la BCE, donc ultra-libéraux, entrainant la domination des « marchés » et un endettement catastrophique des pays entrant dans la zone Euro, une entrée pour laquelle il n'était pas prêt.

    C'est l'alliance objective de la sociale-démocratie européenne, des libéraux et des milieux d'argent qui a conduit à ce désastre.

    Après la guerre, beaucoup se sont demandés ce qu'il fallait faire pour qu'une autre boucherie mondiale n'arrive plus.

    A juste titre d'ailleurs.

    C'était encore le règne des idéologies toutes puissantes, s'affrontant à l'Est et à l'Ouest, des utopies que l'on croyait réalisables. Les idées à la base de l'Europe étaient de celles-ci, se fondant aussi sur un texte célèbre, prononcé le 21 Août 1849 au Congrès de la Paix, de Victor Hugo prédisant la création des « États Unis d'Europe ».

    C'est sur cette base que fut signé le Traité de Rome du 25 mars 1957 instituant la Communauté Économique Européenne avec six membres fondateurs :

    La France, l'Allemagne, l'Italie, la Belgique, les Pays Bas et le Luxembourg.

    Le Traité est entré en œuvre le 1er Janvier 1958 instituant quelques principes de fonctionnement, ne serait-ce que sur la politique agricole commune.

    Les inspirateurs de la CEE, Jean Monnet, Paul-Henri Spaak, avaient en tête son élargissement et le passage rapide à l'Europe politique.

    Progressivement, la nation est devenue le mal absolue, comme tous les symboles s'y rattachant, abandonnés aux extrêmes :

    Drapeau, bâtiments, culture, et même la citoyenneté, amenant les citoyens à réagir de plus en plus en consommateurs de leurs droits et devoirs, et non en personnes responsables. Rabâcher la vulgate du « vivre ensemble », qui comporte surtout quelques lieux communs avec lesquels tout le monde sera d'accord, ne sert à rien si par ailleurs l'on entreprend de complètement démonter ce qui constitue l'essence même de ce que devrait être la citoyenneté dans un pays.

    Pourtant, comme Hannah Arendt l'explique dans son livre sur les origines des totalitarismes modernes en trois parties (l'Antisémitisme publié en France en 1973, l'Impérialisme publié en 1982 et le Système Totalitaire publié en 1972), ce n'est pas la nation et une conception haineuse de celle-ci qui est à l'origine du nazisme, du fascisme, du stalinisme ou de la guerre, mais que ces régimes étaient des perversions du marxisme et du libéralisme, des conséquences logiques de la massification des être humains, celle-ci continuant, les individus n'étant plus considérés comme personnes mais simplement sous l'angle collectif.

    Le traité sur l'Union Européenne ou Traité de Maastricht a été signé le 7 Février 1992 entre les 12 pays membres de l'époque, il est entré en vigueur le 1er Janvier 1993. Il a permis la mise en place de l'Espace Schengen, supprimant les frontières et les contrôles douaniers, en théorie, en son sein, le tout prévu par un accord signé en octobre 1985.

    Le TUE prévoyait également le création de l'Euro, celui-ci est entré en vigueur le 1er janvier 1999 pour les entreprises et le monde des finances, et en 2002 pour les particuliers. A l'époque, l'on avait annoncé que sa mise en place n'engendrerait pas de hausse des prix supérieure à celle prévue si le Franc était resté la monnaie nationale. En catimini, le 1er Août 2001, sous le gouvernement Jospin, est passée la loi organique relative aux lois de finance, ou LOLF, censée assainir les finances publiques et la répartition des crédits. Un de ses premiers résultats fut le licenciement « sec » de quelques milliers de « précaires » de la Fonction Publique.

    Grâce à ce lien, on pourra constater quant à l'inflation ce qu'il en vraiment été...

    Ou de manière ludique en regardant cette vidéo qui dit des choses tout à fait sérieuses en faisant rire, jaune...

    photo de la Commission de Bruxelles ci-dessous prise ici

    Belgique-Bruxelles-Commission-Europeenne-Siege-1.jpgLa plupart de ces étapes ont été accomplies sans jamais vraiment consulter les peuples, considérés comme incapables de réfléchir à leur destin ou de choisir quoi que ce soit. Pourtant le 29 Mai 2005, à la question du référendum d'initiative populaire, portant sur l'approbation du traité sur une constitution européenne, 54,68% des votants ont répondu clairement « non ».

    Il ne faut pas être naïf, ce « non » était certainement également dû à un rejet de la politique intérieure française menée à l'époque, et non à un rejet de l'Europe. Mais, ce « non » était l'expression de la volonté du peuple, exprimée également par ras-le-bol contre toute la connivence constatée pendant la campagne précédant le référendum pendant laquelle dirigeants, secteur financier, et médiatique, poussaient à voter « oui », le « non » étant montré comme synonyme du retour à la barbarie et bien entendu, selon la formule consacrée utilisée par les oligarques et leurs séides quand ils n'ont plus d'arguments du retour aux heures les plus sombres de notre histoire, au populisme, et au poujadisme (à cet effet je précise que je ne suis pas petit commerçant ni militant de leur cause).

    Pour l'Europe et ses institutions, cela ne pouvait convenir pour l'Union maintenant constituée de 27 pays, il a bien fallu trouver une parade permettant pour dire les choses clairement un réel et net déni de démocratie. C'est là qu'un mouvement d'indignation eut pu prendre place. On déplaça deux ou trois adjectifs, on rajouta une ou deux virgules, et l'on fit ratifier cette fois par le seul parlement le traité de Lisbonne, signé le 13 décembre 2007.

    Il est entré en vigueur le 1er décembre 2009.

    On constate depuis quelques temps déjà, le tout mis un peu en lumière depuis quelques jours, l'inféodation quasiment totale des institutions européens aux agences de notation économique, et aux fluctuations des marchés. L'Europe mise en place n'est pas celle des peuples, ce n'est pas une Europe sociale, et encore moins une Europe à vocation politique, elle a pour vocation évidente les intérêts des oligarques économiques et politiques, et rien d'autres. Sarkozy, DSK, Bush, père et fils, Obama, ne sont que des émanations de ce système assurant le service après vente du nouvel ordre mondial se construisant sur le dos des peuples.

  • Comment peut-on soutenir Cesare Battisti ?

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    Mieux vaut prévenir que guérir, tous les commentaires qui se hasarderaient à m'insulter, à me traiter de facho, sans argumenter seront supprimés.

    Sur Agoravox aussi on en parle

     Quand je vivais comme volontaire au Proche Orient, nous avons pu vivre avec les autres coopérants ce que les journalistes en terrain de conflits appelle « le syndrome du demi-dieu », à savoir, au bout d'un moment nous avions fini par prendre beaucoup de risques, et à côtoyer des situations très dangereuses en se croyant invulnérables, ce que nous n'étions pas. Je suis sûr qu'avec une toute petite pichenette, nous aurions été prêts à nous investir dans les combats sévissant dans cette région du monde, à manier les armes et à tuer pour une cause que nous croyions juste.

    image prise ici

    CesareBattisti.jpgC'est grisant de sortir des cadres sociaux normaux, de n'être plus sous la contrainte d'aucune hiérarchie, nous faisions à peu près ce que nous voulions...

    Ce qui a été le plus dur quand cette vie s'est arrêtée c'est de retrouver une vie plus banale, plus dans les rails. Ce qui nous a sauvé est que nous étions vigilants les uns envers les autres, que nous avons essayé de ne pas nous laisser emporter par ce que nous ressentions pour ceux qui nous ont été proches deux ans.

    Ce qui est arrivé à certains militants d'extrème-gauche des années 70 ressort à peu près du même phénomène.

    On combat pour des idées que l'on croit justes, et à la base il y a effectivement une soif de justice pour tous, une soif d'équité, et de paix sociale, de rejet de l'avidité, du consumérisme, toutes choses éminemment sympathiques au départ. Beaucoup des militants de cette période sont sagement rentrés dans le rang ensuite, gardant qui un look, qui quelques slogans, pour ne pas donner l'impression de tout à fait se dédire, pendant que d'autres allaient jusqu'au bout de leurs idées, à savoir la lutte armée.

    C'est grisant d'aller sur les marges, de combattre pour de bon au nom d'idées généreuses, on croit alors que la vie de ceux qui semblent contredire ses idées ne vaut pas grand chose. On devient un demi-dieu qui décide qui doit vivre ou mourir. On ne sort pas seulement de la société, on quitte toute morale, tout sens commun. On finit par trouver normal que la fin justifie les moyens, ce qui pourrait être le credo de bien des requins du libéralisme.

    Jean-Patrick Manchette le traite parfaitement dans « Nada ».

    Chez beaucoup de petits bourgeois étudiants, il apparaît que ce militantisme est aussi une conséquence de leur culpabilité sociale, d'un rejet de l'identité familiale, en somme plus une crise d'adolescence prolongée qu'autre chose. Il y a aussi de grands naïfs comme les « épiciers » de l'affaire de Tarnac, qui se sont donnés des frissons, ont joué aux gendarmes et aux voleurs avec le pouvoir sans comprendre qu'il y aurait des conséquences, invoquant même ce qui est un comble la justice dite « bourgeoise » pour se défendre.

    En Italie, pendant les « années de plomb », il y eut les « Brigades rouges », en France, « Action Directe ».

    Mis en prison en 1979 après plusieurs assassinats qui lui sont imputés, condamné en 1981 car appartenant à une bande armée, Cesare Battisti s'évade alors et part se réfugie alors au Mexique. En 1988, il est jugé par contumace par la Cour de Milan qui ordonne la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat du surveillant de prison Antonio Santoro (Udine, 1978) et de l'agent de police Andrea Campagna (Milan, 1979), ainsi que pour complicité active dans les assassinats le 16 février 1979 du boucher Lino Sabbadin (Santa Maria di Sala, Vénétie) et du bijoutier Pierluigi Torregiani (Milan).

    En France, François Mitterrand s’engage en 1985 à ne pas extrader les anciens activistes italiens en ayant fini clairement avec la violence, à l'exclusion des crimes de sang. C'est ce que l'on appelle la doctrine Mitterrand.

    Sur la base de cet engagement politique, Cesare Battisti revient en France en 1990 où il dispose d'un réseau amical important. Il devient gardien d'immeuble et commence à écrire. Il écrit son premier roman « Les Habits d'ombre ». Cette œuvre et les deux qui suivront : « L'Ombre rouge » et « Buena onda » sont des romans « noirs » qui prennent pour toile de fond la communauté des exilés italiens à Paris. Il publie également « Dernières cartouches » qui se déroule dans l'Italie dite des « Années de plomb ».

    En 2004, l'Italie demande une seconde extradition qui est cette fois accordé.

    Au grand scandale d'un petit milieu parisien très fermé, d'écrivains «engagés », ou pas, comme Fred Vargas, qui prétend refaire toute l'enquête, de politiques, dont Bertrand Delanoé, de philosophes médiatiques comme BHL d'humoriste comme Bedos. A l'époque, le journaliste Guillaume Perrault évoque le fait que ce n'est pas l'innocence de Battisti qui est invoqué contre la demande d'extradition, mais l'indulgence devant « la pureté de sa cause ». Il faut dire aussi que d'autres littérateurs ou journalistes voient aussi là l'occasion de se faire un peu de publicité en se donnant le genre combattant pour la liberté...

    Un petit milieu, souvent socialement et financièrement favorisé, qui invoque cela pour défendre Battisti, cela s'appelle ni plus ni moins que de la justice de classe.

    Ci-dessous le début de "Nada" adapté par Chabrol au cinéma en 1974.

  • Marine le Pen est-elle le diable ?

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    Quelques réponses à cet article sur Agoravox

    Un sondage publié dans le JDD (« Journal Du Dimanche ») donne Marine Le Pen à 36% d'intentions de votes chez les électeurs issus de la classe ouvrière.

    marine-le-pen.1247004405.jpgIl n'en faut pas plus pour que la plupart des commentateurs du net, qu'ils soient officiels ou non, de la radio, de la télé, ou de la presse se transforment en autant d'exorcistes politiques qui clament encore maintenant qu'il faut continuer à diaboliser le Front National, que ce ne sera jamais un parti comme un autre, et bien sûr que ce n'est pas un parti républicain (sans dire qui décide et comment quel parti l'est, quel autre ne l'est pas).

    Certains commentateurs, ou plutôt certaines commentatrices, sont pourtant de temps à autre totalement pertinents, ainsi Natacha Polony, voir vidéo ci-dessous.

    Et elle a raison, les français sont surtout en colère, continuer à parler de vote protestataire, ou de vote forcément raciste, proche du nazisme ou du fascisme, c'est ne pas le comprendre.

    Et ils en ont marre des « vaches sacrées » politiques dont il ne faut surtout pas débattre pour trouver des voies de sortie dont :

    -es questions de sécurité ou de laïcité, de violences dans les quartiers populaires

    - L'Europe et la mondialisation, sur lesquelles il ne faut surtout pas poser de question, qu'il ne faut surtout pas contester.

    Jouer les grands imprécateurs, les grandes âmes éprises de liberté, je conçois que cela puisse faire plaisir entre la poire et le fromage, que cela plaise aux filles qui aime bien le genre « Robin des Bois », que cela permette de se donner une posture.

    Par contre, et là c'est moins glorieux, cela permet aussi de ne pas répondre aux problèmes vécus tous les jours par les français, de quelques origines qu'ils soient, quelle que soit leur religion, et empêche d'avoir à y chercher une solution.

    Car ce qu'oublie les imprécateurs ou les exorcistes politiques c'est que ce sont les français des zones de non-droit, qu'ils soient de deuxième ou troisième génération, musulmans ou non, qui sont les premiers à subir la violence et le fanatisme importé par des imams qui souvent ne connaissent que deux ou trois sourates du Coran.

    Il est des quartiers entiers régis par une économie souterraine contrôlée par quelques caïds qui y font régner la terreur en toute impunité.

    Il faudrait se demander pourquoi ses quartiers ont besoin à la base d'une économie souterraine pour vivre.

    On remarque que les tenants de celle-ci ont parfaitement compris les tenants et les aboutissants du libéralisme, ce qu'est l'offre et ce qu'est la demande. Dans quelques uns de ces quartiers, on distingue tout à fait clairement l'influence du pire radicalisme religieux qui mène surtout pour les femmes à des conditions de vie totalement dégradées, et l'on ne parle même pas des accessoires vestimentaires traditionnels ou réputés l'être qui sont la partie émergée de l'iceberg.

    Dans la plupart de ces endroits, il n'est pas rare que les « Scarface » en herbe des quartiers fassent régner la terreur en laissant leurs séides brûler de temps à autre la voiture de celui ou de celle qui n'a pas respecté la loi du silence y régnant.

    Parler de tout cela, c'est risquer instantanément de se faire injurier directement par les grandes consciences auto-proclamées de notre République, de se faire traiter de raciste, de nostalgique des ordres noirs, alors qu'encore une fois c'est oublier que les premiers à souffrir de cette violence, faite en particulier aux femmes, ce sont les français musulmans de première, deuxième ou troisième génération, la plupart du temps précaires comme de plus en plus de français dits de souche.

    J'en entendais une, de ces grandes consciences de bronze (le bronze sonne creux mais émet un son agréable à entendre), sur Europe 1 ce midi (à partir de 37' sur la bande), Pascal Caubère, qui en appelait au souvenir de Mussolini en 1923 et à Hitler. Il était malgré tout totalement pertinent sur un autre point, les élites, l'oligarchie, en France, ne se soucie absolument pas de l'expression démocratique et prétend gouverner sans en tenir compte en gardant le cap selon leurs vulgates idéologiques, que celles-ci soient libérales, sociales-démocrates, centristes ou marxisantes.

    C'est de toutes façons dévier le problème central qui est la précarisation économique des ouvriers, des salariés, des employés, qu'ils soient du public ou du privé. Or, contre la précarité, on entend beaucoup de déclarations de bonnes intentions, on nous promet une resucée des emplois-jeunes qui ne résoudra rien à court ou moyen terme, que l'on appelle ça des emplois d'avenir ou pas (Notons aussi que ce n'est rien d'autres également qu'une adaptation du CIP déjà proposé par Balladur).

    Au bureau des PTT de Roubaix, il y avait dans les années 90 un de ces emplois qui était chargé d'ouvrir et de fermer la porte de l'endroit en souriant.

    On se doute bien qu'au bout de ses cinq ans d'embauche, il ne pouvait prétendre à grand chose d'autres.

    Sur l'Europe, il ne faut rien remettre en cause non plus alors que l'Union Européenne s'est construite dans les faits autour d'une idéologie clairement libérale et privilégiant d'abord et avant tout le libre-échange économique, et une Europe soumis aux marchés, qui n'ont que faire du bien-être des nations ou de l'Union Européenne, ne s'intéressant qu'à la prise de bénéfices et à rien d'autres, ou à fixer les prix des matières premières selon leur intérêt propre (voir ce qu'en dit Jean-Claude Trichet, le président de la Banque Centrale Européenne ici et ici)

    A la base, il s'agissait surtout d'empêcher que les peuples européens ne se fassent de nouveau la guerre, en commençant l'union par une nouvelle amitié franco-allemande, ce qui est une grande et noble intention en soi. Et on peut parfaitement comprendre que la génération ayant vécu la guerre soit convaincu que ce soit le seul moyen.

    Mais après, et pour y parvenir, que fait-on clairement ?

    A droite, on croit que l'union économique favoriserait tellement l'interdépendance que cela rendrait impossible tout conflit, les bienfaits engendrés par la liberté économique, dont une incontestable croissance du niveau de vie depuis 1945, à gauche on reste persuadé que l'union économique finira par entraîner à court ou moyen terme des progrès sociaux tels et la naissance d'une citoyenneté européenne tellement prégnante que la paix régnera ainsi partout sur le continent.

    Pour le PS, qui ne semble pas voir le réel, il y a « un besoin urgent d'Europe ».

    Pour l'UMP, même si ce n'est pas aussi clairement exprimé, aussi.

    Tout cela reste bien abstrait et lointain, ces grandes déclarations, ce que voit la plupart des français c'est surtout l'augmentation des prix depuis la mise en place de l'euro.

    Même ce document clairement pro-européaniste, qui en nuance la portée, le reconnaît. Pour voir, on peut regarder cette vidéo qui convertit les prix en euros, ce que ça donnerait les prix, en monnaie d'avant l'augmentation d'un peu tout...

    Ce n'est même pas qu'il faille être contre l'Europe et sortir de celle-ci, mais pourquoi au niveau de l'Union Européenne n'y a-t-il rien de prévu quant à l'harmonisation des politiques contre la précarité économique ? Sur l'immigration ? Sur la laïcité ? Sur la sécurité des citoyens ?

    Serait-ce donc que l'Union serait un paravent pudique pour camoufler le fait que finalement toutes les politiques menées depuis 1945 ont surtout pour but de favoriser le développement des marchés économiques et leur pouvoir ?

    On ne peut le croire...

  • A peine commencée pourquoi la campagne présidentielle lasse déjà

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    Article en discussion sur Agoravox

    la "Terre sainte de la médiocratie" est aussi sur Agoravox

    Commençons cet article par un avertissement au lecteur, il ne s'agit pas ici de tomber dans « le tous pourris, tous nuls » concernant les politiques mais au contraire que la politique retrouve sa vraie place face à la prépondérance actuelle du « tout économie ».

    Assemblee-Nationale-paris.jpgLa campagne présidentielle a déjà largement commencé.

    C'est tout le problème du quinquennat, à peine la précédente est-elle finie que ça reprend de plus belle quand on pense s'être débarassé une bonne fois pour toutes des discours creux, et des grandes déclarations pompeuses mais vides. Les candidats commencent donc à se déclarer un peu partout, à exposer leur credo politique, bien sûr toujours généreux et favorisant l'épanouissement de la communauté.

    A les entendre, les politiques ne pensent qu'au bien commun.

    On peut même penser qu'ils sont sincères, de DSK à Mélenchon, de Bayrou à Marine Le Pen, alors que l'on sait bien qu'au fond ce qui compte pour eux c'est de se construire un avenir professionnel et personnel qui leur assure le confort matériel qu'ils estiment nécessaires quant à leur mission, se percevant tous comme choisis par le destin pour conduire le destin des êtres humains moins brillants qu'eux à leurs yeux, un peu comme n'importe quel commentateur politique se donnant d'autorité une capacité de jugement plus fine que le commun des mortels dont il est certain de ne plus faire partie.

    Économiquement, pourtant, on peut penser, sans trop s'avancer, que le PS, L'UMP mais aussi le Modem mèneraient finalement la même politique économique, avec quelques variantes par-ci, par là, un peu de social pour faire passer la pilule, ou quelques petits cadeaux fiscaux aux électeurs.

    Le projet du PS est suffisamment vague pour que le candidat qui sera désigné par les primaires puisse s'en accommoder par quelques ajustements là où il le désire. A le lire, le projet du PS ne remet pas en cause l'hyper-libéralisme et n'a dans son havresac que quelques adaptations cosmétiques. Il se focalise sur des dépenses publiques à court terme qui pourraient sembler séduisantes si l'on oublie que les gouvernements nationaux n'ont que très peu de marge de manoeuvre dans l'Union Européenne, étant soumis aux diktats de la Banque Centrale Européenne et de son directeur qui demande quant à lui une réduction des dépenses et emprunts publics.

    Quand on sait que le PS est clairement pro-euroépaniste, cela semble donc contradictoire. Dans leur projet l'état reste encore plus ou moins présent, mais il n'a que peu de rôle vraiment décisionnaire.

    Au bout du compte ce seront les marchés qui décideront tout comme à l'UMP.

    Quant à s'accorder avec les politiques fortement suggérées par Jean-Claude Trichet, l'UMP n'a pas à s'inquiéter, son projet consistant surtout à baisser les impôts pour les catégories sociales où l'on vote le plus pour ce parti. Nulle part dans ce projet, on ne trouve de remise en cause réelle et concrète de la politique monétariste du président de la BCE, que l'on voit encore dans cette vidéo appeler à une politique publique encore plus économe, à un état de moins en moins prégnant. A l'UMP, beaucoup de responsables (voir à ce lien) ne cachent pas que ce qu'ils appellent de leurs voeux c'est la création d'un grand marché transatlantique.

    On notera ici que si ce grand marché est dans les projets de l'UMP et du PS il l'est aussi dans ceux du Modem qui présente des propositions libérales sur tous les plans ne divergeant que sur peu de choses de l'UMP, au Modem on serait un chouïa moins conservateur sur le plan moral.

    On voit également ce projet de grand marché transatlantique rassemble puisque « les verts » (leur projet ici) y sont également favorables par conviction internationaliste pour eux, en étant aveugles quant aux conséquences économiques.

    Sur le site des eurodéputés d’Europe Écologie, on trouve aussi le passage suivant :

    « Les Verts/Alliance libre européenne est un groupe parlementaire européen composé des Verts et des représentants des nations sans état (“régionalistes”) ».

    Pour en mesurer la signification, on se reportera avec profit à l’article « Europe Écologie », « Europe Ethnies » d’Yvonne Bollmann publié par l’Observatoire du communautarisme le 06 juillet 09.

    Curieusement, on notera également que les médias n'accordent que peu d'importance à ce genre de votes pourtant radical quant à ses conséquences sur l'avenir de l'Europe et de la France, une idée qui plaît de moins en moins aux politiques des partis dits traditionnels, même à l'UMP où l'on se pose en ce moment en garants de la laïcité et en défenseurs du pacte républicain, déjà bien entamé.

    Il faut quand même signaler malgré tout que la politique de l'UMP sur ces questions, cynique et électoraliste, part de préoccupations et d'inquiétudes fondées.

    Ce sont ces préoccupations et ces inquiétudes, auxquelles on n'offre aucune réponse qui font le socle du Front National. Et ce n'est pas en calomniant les électeurs du FN, ou leurs candidats, ou en les traitant de « cons » comme Sophia Aram et d'autres que l'on règlera le problème.

    C'est un peu dommage que pour argumenter face à Marine Le Pen on ne trouve rien de mieux que d'exposer au tout-venant ce qui relève de la vie privée et de la morale personnelle, sans s'inquiéter des conséquences (voir à ce lien l'« affaire » « Anggun », on note sur cette « affaire » que les bons apôtres et les commentateurs qui n'ont de cesse d'habitude de hurler au retour de l'Ordre Moral et des Heures Les plus sombres de notre histoire (Tm) se comportent ici en inquisiteurs des plus sévères ou en indics' de basse police).

    En parcourant le programme du FN, on constate que s'il est enrobé de nationalisme et de flonflons patriotes, il est très proche quant à l'économie de celui de l'UMP et du PS ou du Modem. C'est d'ailleurs logique, la plupart des politiques admettent parfaitement, sans trop le dire, l'allégeance de la nation aux directives européennes.

    Quand on s'intéresse aux « petits » candidats, de Nicolas Dupont-Aignan de « Debout la République » à Jean-Luc Mélenchon du « Front de Gauche » en passant par Olivier Besancenot du « NPA », on remarque surtout une chose ou deux.

    Finalement, derrière les formules pétaradantes, les grandes déclarations grandiloquentes, il n'y a pas grand-chose de concret.

    On attendrait pourtant un grand mouvement de protestation centré sur la précarisation de la situation des salariés, des employés, des ouvriers, de remise en cause tangible et bien claire de la politique de la BCE. On se limite beaucoup aux conflits d'intérêts personnels d'ailleurs mis en scène avec complaisance dans les médias (voir ici le débat Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon). Et finalement, les héraults de la République sociale et révolutionnaire, même eux, peuvent être tout sucre tout miel avec celle qu'ils traitent de fascistes par ailleurs (voir ici cette instructive vidéo).

    Ces « petits » candidats, Christine Boutin compris, ressemblent de fait à des fusibles, ou des pantins manipulés de près ou de loin par les « grands » partis pour s'assurer le pouvoir sans peine, sachant que ces « petits » candidats seront bien dociles quant il s'agira lors d'un deuxième tour d'élire.

    Et je ne suis pas tout à fait sûr que les militants chez les uns ou les autres soient prêts à un changement de société pour plus d'égalité. On voudrait que les syndiqués, au moins, qui se mobilisent pour défendre leurs statuts, ce qui est somme toute légitime, se mobilisent et se déplacent contre la précarité plus souvent au lieu de se contenter de quelques lignes alibis en bas des tracts.

    Bref, ce que l'on aimerait, c'est que les politiques, et les militants au bout du compte très dociles, le soient beaucoup moins et qu'ils fassent preuve de courage, au risque de perdre leur situation, leur rond de cuir...

    Ci-dessous un "bêtisier"

  • La promesse du grand soir

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    Sur Agoravox

    Au lendemain des grands soirs promis, et que l'on attend toujours...

    « Grands soirs et petits matins », c'est titre d'un film de William Klein et c'est aussi une question, la révolte, les idéaux, c'est bien, mais que fait-on de manière tangible pour y arriver.

    20071128182528_1968_mai_paris_manif_1145rc.jpg

    photo ci-contre prise ici

    C'est très beau de promettre le « grand soir », plus de justice et d'équité sociale, plus de paix, plus de démocratie. C'est également facile de prononcer des grands mots qui font plaisir à dire, par contre il est beaucoup moins aisé de leur donner une suite concrète. Enfin, on remarquera que sur le long terme, ceux qui font des promesses ont du mal à tenir.

    Au moment du deuxième tour des présidentielles, ils furent pourtant nombreux à appeler à entrer en résistance contre le FN et Jean-Marie Le Pen, non pas d'ailleurs pour lutter contre la xénophobie, les problèmes d'insécurité ou les questions religieuses mais surtout pour permettre aux mêmes de rester au pouvoir et de s'y accrocher.

    La plupart des manifestants étaient sincèrement persuadés de faire oeuvre utile contre le racisme et pour la citoyenneté pensant naïvement qu'une fois Chirac élu, il n'en ferait pas qu'à sa tête et dialoguerait au moins une seconde ou deux avec ceux qui l'avaient porté au pouvoir.

    Curieusement, la majorité des électeurs est prête à se laisser prendre au même piège mais cette fois ci pour élire Dominique Strauss-Kahn qui est quant à lui encore plus libéral que Nicolas Sarkozy.

    On assiste sur Internet mais pas seulement à ce spectacle étrange de commentateurs et blogueurs divers de gôche, voire centriste, appeler de leurs voeux, alors que l'idéologie qui sous-tendrait son programme est à l'inverse de leurs idéaux, à une candidature nette de DSK.

    On sait bien que c'est pour lui que Jean-Luc Mélenchon ou Cécile Dufflot demanderaient de voter au deuxième tour des présidentielles en cas de 21 Avril à l'envers, même « en plissant le nez ».

    Au début de l'hiver, il y eut des grèves et manifestations diverses augurant d'un « sursaut social » possible aux yeux de certains persuadés que la révolution était en marche. Il n'était plus temps de littérature, plus temps de parler d'idéaux, ça y est, « Mai 68 » était de retour et la jeunesse allait tout changer.

    radioactive.jpgBien sûr, comme d'habitude, certains défendaient leurs acquis et système de retraite, entraînant lycéens et étudiants dans leur sillage, ceux-ci réllement persuadés que les premiers, qui disposaient d'un statut solide, se souciaient réellement de leur avenir. Que ce soit dans les médias ou au café du commerce, parfois on me dira c'est la même chose, on n'entend plus parler de rien.

    On aura beau dire que c'est la faut des médias qui cache les conflits sociaux, mais le public n'a pas l'air de s'en soucier vraiment qu'il soit de gauche ou de droite. On aimerait voir les mêmes manifestations qu'en novembre et en décembre.

    Pourtant, au 15 mars, on pouvait dénombrer 100 000 expulsions potentielles, sans solutions et il y a toujours et de plus en plus de français subissant le surendettement, la précarité et la pauvreté.

    Il y a à peine un mois, ils étaient nombreux les commentateurs, blogueurs et journalistes, à comparer les révolutions au Maghreb/Machrek à la Révolution Française, à une renaissance démocratique, y compris en Libye. On constate que si quelques uns parlent de la nécessité d'une intervention militaire afin de stopper les meurtres que commet Khadafi envers son peuple, ces évènements sont loin de provoquer quelque réel sursaut que ce soit, prise de conscience, démonstrations dans les rues. Il n'est pas demandé de forcément s'immoler, mais on aimerait voir un peu plus de gestes concrets ou de paroles de soutien ou de compassion. Ils sont certes une majorité, ceux qui versent une petite larme de crocodile sur la Libye, et embrayent aussitôt sur leurs craintes de voir l'essence augmenter.

    8337331-la-personne-dans-les-v-tements-de-protection-avec-un-parapluie-attend-une-pluie-radioactif.jpgEt la plupart des observateurs, professionnels de la profession ou pas, ou citoyens, sont pris par le court terme de l'actualité qui est de plus en plus rapide puis s'évapore très vite. Ils sont passés à autre chose, aux conséquences de la crise nucléaire japonaise entre autres, qui les inquiétent parfois de la manière la plus irrationnelle, achetant et ingérant à l'avances des pastilles d'iode qui ne servent strictement à rien, cet achat et cet ingestion montrant surtout leur préoccupation essentielle à savoir leur petite personne d'abord.

    J'ai pu même entendre de ces bons apôtres, après un discours flamboyant et larmogène sur le Japon, s'inquiéter pour leurs vacances en Nouvelle-Calédonie, tout près du nuage radioactif et d'autres se soucier du décollage des avions soudain tous radioactifs potentiellement.

    Remarquons que personne parmi les grandes âmes ne sait ce qu'est la radioactivité.

    Et pourtant, on aimerait que la réponse à la question de soeur Anne qui ne voit rien venir toujours et encore soit « je vois des êtres humains qui se réveillent face aux malheurs de leurs semblables ».

    Un tout petit peu...

    Ci-dessous des consommateurs se posent des questions métaphysiques et eschatologiques.


    Monty Python Le sens de la vie Part7 Death par e-boueur

  • 21% de morts en plus -la démagogie routière

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    S'attaquer à la bagnole fait énormément réagir sur Agoravox

    On vient de publier les chiffres des morts sur la route (par ici le lien), et en comparant avec l'année dernière à la même époque on s'aperçoit d'une augmentation de 21% des tués par l'automobile. Les commentateurs réfléchissent gravement sur le sujet :

    20070301.WWW000000249_7361_1.jpgEst-ce parce que les lois ne sont pas assez répressives ?

    Que leur application n'est pas assez sévère,et que le pouvoir en place ne veut pas perdre surtout les voix des millions d'électeurs conducteurs souffrant par ailleurs de microcéphalie ?

    Sur la deuxième partie de la phrase, j'opine tout de suite.

    Votre serviteur fait partie des quelques inadaptés qui n'ont pas le permis en France, de par certains impératifs qui ont fait que il n'a jamais pu le passer. Ce n'est pas si grave, car je déteste et la voiture, qui est pour moi un véhicule et devrait toujours le rester, et les fantasmes entourant ce qui n'est pourtant qu'un outil.

    Car la voiture reste encore un objet d'une grande valeur fantasmatique de nos jours, de virilité, de puissance, de domination et de pseudo-indépendance, plutôt un hyper-individualisme.

    Il y a une trentaine d'années au moment du deuxième choc pétrolier, on disait que les gens arrêteraient de conduire quand le litre d'essence serait à cinq francs, maintenant qu'il est quasiment à quinze francs, il n'y a jamais eu autant de voitures en circulation, les conducteurs se recrutant de plus en plus jeunes. La voiture reste l'objet, dans une grande partie de la population, qui assure le prestige social de celui qui la conduit, qui lui donne de l'assurance, lui permet de paraître à son aise.

    Avec ça on fournit quelques accessoires indispensables (la blonde sur la place passager, bronzée et mince), la veste « grand reporter » pour le conducteur ou alors le petit foulard classe noué autour du cou.

    Pour lui vendre l'engin, on le flatte dans ses instincts, on lui fait même croire qu'il est écologiste alors qu'il continue à détruite la couche d'ozone, et qu'il le fait même avec encore plus d'entrain et de rapidité quand il conduit un GROS 4X4 qui lui permet de compenser qui ses frustrations d'un peu toute sorte, qui sa médiocrité intellectuelle ou personnelle :

    « je suis un nul mais au moins j'ai une GROSSE bagnole » se dit-il alors en toute confiance, une bagnole qui fait peur aux vieilles dames et aux enfants.

    Ce qui est étrange à première vue, mais se comprend, quand on a compris toute la dimension de rêve qu'ouvre la voiture, c'est par exemple que l'on garde un levier de vitesse alors que c'est parfaitement obsolète et désuet comme système.

    Il faut que les changements de régime du moteur fassent du bruit.

    Il faut qu'on les entende.

    De toutes façons pour tous les chauffards et mauvais conducteurs de France, le chauffard et le mauvais conducteur c'est toujours l'autre. Le chauffeur lambda conduit bien, et puis en plus c'est pour son travail qu'il est obligé de téléphoner au volant sans kit mains libres ou de faire des pointes à 180 km/h sur l'autoroute.

    C'est pas de sa faute le bébé qu'il renverse ou la vielle qu'il écrase !

    Et qui dit que ce n'est pas la vieille qui s'est jetée la tête la première sous ses roues !

    Bref, tant que les fantasmes resteront aussi vivaces autour de l'automobile, il y aura des morts sur la route, beaucoup.


    CLIP AU BONHEUR DES DAMES ABDD ROULEZ BOURRES TOUR DE FRANCE
    envoyé par kirivalse. - Plus de vidéos fun.

  • Il était deux amis...

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    Sur Agoravox aussi on parle aussi du mépris du politique et du retour nhécessaire à l'Histoire

    Il était deux amis qui s'étaient rencontrés au mariage d'un troisième.

    binet_mleministre.jpgDés la première phrase, ils avaient senti quelque chose de fort, et ce malgré la virulence de leur hétérosexualité virulente qui les avaient sans aucun doute empêché de se demander en mariage à ce moment-là. Ces affinités électives, on les ressent de suite avec ceux que l'on aime ensuite. Bernanos appelait ça la « communion des saints », cette espèce d'empathie instantanée, de complicité qui n'a plus besoin des mots. Avec ceux dont on sait qu'ils seront toujours là au fond du coeur.

    Peut-être ne le sentaient-ils plus car ils étaient désormais fâchés et apparement irréconciliables.

    Tous les deux partageaient beaucoup de choses, la première étant un amour immodéré pour la littérature, quitte à croire que celle-ci était autant importante si ce n'est plus que la vie.

    Ces choses qu'ils appréciaient n'étaient plus du tout à la mode ou dans le vent du troupeau, des indignations sélectives, de l'humanitarisme vague, bien comme il faut ainsi qu'il convenait d'être en ce triste début de siècle : la beauté des filles, boire du bon vin, en parler, les films « de genre » trasngressifs, déguster des plats pas très hygiéniquement corrects, lire des auteurs mal vus par le troupeau qui subissait sans broncher la dictature de la gentillesse « über alles » dans les médias, les films, les journaux, les auto-fictions à la mode, les pubs pour les couches-culottes.

    Critiquer, remettre en question les lieux communs totalement arbitraires qui se pratiquaient, ne pas suivre les mêmes rails que les autres, ne pas accepter l'allégeance au pouvoir du tout économique, c'était effectivement considéré comme ne pas être gentil, être jaloux de quelque chose, forcément, être aigri. Cela chatouillait les complexes sociaux encore vivaces. Et Internet ne faisait que raviver ceux-ci, le réseau étant devenu la providence de quelques crétins qui y trouvaient matière à se défouler de leurs frustrations diverses et variées.

    Il n'y avait plus de nécessité réelle de montrer de la sensibilité, de l'affectivité et de l'empathie pour les autres, le plus important était de faire semblant, de les surjouer, de pleurer à chaudes larmes en étreignant le voisin (le mieux étant de le faire en direct à la télévision).

    Cela avait été révélé par la réactualisation des « zoos humains » que l'on appelait du nom fallacieux « télé-réalité », fallacieux car plus rien n'y était vrai.

    Tous les deux partageaient le même desespoir devant la sottise absolue des aspirations de leur époque. Ils savaient bien que la nature humaine, l'homme, ce primate lamentable plus proche de la violence du chimpanzé que de la douceur du bonobo, est pitoyable, et qu'elle recherche surtout la satisfaction de ses désirs, de son avidité, de son appât du gain dût-elle se parer des meilleures intentions.

    L'un d'eux n'hésitait pas à se laisser aller à ses émotions, au flot de sentiments qu'il ressentait, de la haine à l'amour fou, tandis que l'autre avait peur de ressentir, et portait aux nues la rationnalité dont pourtant il ne faisait pas souvent preuve.

    Le premier s'il était ironique souvent n'était pas un type caustique et cynique comme le deuxième qui ne croyait en rien sauf en Dieu, et pour qui rien n'était vraiment réel hormis l'amour, l'amitié, l'affection donnée et reçue.

    Bien sûr, il n'était ni cynique, ni caustique, mais essentiellement un hyper-émotif qui s'était construit une cuirasse pour se protéger du monde extérieur.

    Ce qui les différenciait est que l'un d'eux éta it persuadé, voulait croire plus que tout que l'on pouvait changer la société en en changeant les fondements de manière radicale quitte à en passer par « l'impôt du sang » pour les peuples. Trouver de nouveaux fondements au monde pour qu'il soit moins inique, c'était mettre en oeuvre la théorie marxiste. Des affrontements contre les pouvoirs économiques en place naîtrait ainsi l'harmonie sur terre.

    Tandis que l'autre était à peu près sûr que ça ne changerait jamais rien du tout. Ce n'est pas qu'il doutait de la possibilité des utopies et de leur réussite potentielle, mais un bonheur imposé, même pour le bien de l'humanité malgré elle, est un bonheur insoutenable.

    Du fait de la nature humaine justement, on ne peut forcer les êtres humains au bonheur et à la concorde. Décider que la pauvreté est abolie, tout comme les privilèges, d'un trait de plume, c'est un rien futile.

    Il songeait souvent à l'exemple de l'utopie de Jean de Leyde, un temps ce fut effectivement comme le paradis sur terre, puis les passions humaines l'emportèrent et tout finit dans un bain de sang. Il croyait que la nature humaine était irrémédiablement marquée par le mal auquel elle se laissait souvent aller.

    Au fond, ces deux amis étaient deux naïfs, ou deux idéalistes, car le monde continuait sans eux, ainsi que la comédie politique, qui satisfait le bon peuple tant qu'il peut continuer à consommer toutes les choses inutiles qu'ils convoitent quand ils les voient à la télévision ou qu'il déambule dans les allées des supermarchés géants, ces cathédrales dérisoires des temps modernes. Ainsi est la politique qui n'a plus que très peu d'influence, raillée, discréditée, plus personne n'en veut. Alors qu'elle n'a finalement jamais eu autant d'importance, que l'on soit d'un côté ou l'autre de la rive.

    BD extrait de "M le Ministre"

  • La gauche (mais aussi un peu la droite) sur le divan

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    Sur Agoravox, le cabinet du psy est ouvert également

    Comme l'auteur de la citation ci-dessous, je suis un gaucher contrariant, qui aime bien embêter les droitiers aussi :

    regarder-gauche-droite.jpg?w=450&h=450« A part la droite, il n'y a rien au monde que je méprise autant que la gauche. »

    « Fonds de tiroir » – Pierre Desproges

    Je trouve que cette citation exprime très bien le fond de ma pensée tout comme celle-ci : « Il y a une bourgeoisie de gauche et une bourgeoisie de droite. Il n'y a pas de peuple de gauche ou de peuple de droite, il n'y a qu'un peuple. »

    Extrait de « Les grands cimetières sous la lune » - Georges Bernanos

    Je précise tout de suite que je trouve tout autant grotesque le comportement du militant de droite en France, beaucoup plus grégaire encore que celui des militants de gauche. Au moins, à droite, ce comportement a-t-il une cohérence, il se justifie par l'envie de gagner les élections, à gauche j'ai l'impression que les hommes et femmes politiques font tout pour les perdre, du PS de Martine Aubry, qui n'a pas besoin d'ennemis politiques gràce à ses amis supposés du PS, au NPA vautré dans une posture autiste et finalement assez fraîche car très adolescente : on se révolte en mots et en belles intentions et on profite à fond du système.

    Pourtant, pour certains naïfs, crédules, andouilles (barrer la mention inutile), les riches sont tous à droite et les pauvres tous à gauche, les pauvres qui sont beaux, spirituels et ont bonne haleine pour le militant de gauche lambda qui lui prêche la bonne parole avec ferveur.

    A gauche, on devait bien aimer les films de cow-boys et d'indiens, de gendarmes et de voleurs, avec des gentils bien identifiables, et des méchants qui l'étaient tout autant. A la fin c'est toujours le gentil qui gagne et les méchants qui sont sévèrement punis. Parce qu'ils ne sont pas gentils. Le méchant n'est jamais ambigu, il est méchant, il est voué au mal, il est pessimiste en plus, et puis souvent dans les films américains il lit des livres !

    Ce qui est très mal on en convient.

    Le militant de gôche ou la militante se voit souvent comme un des gentils, une personne simple et vraie, et modeste, et c'est ça qui le perd bien sûr car il est le jouet d'opportunistes hypocrites et très ambitieux qui les font pleurnicher un peu pour se faire élire puis profitent des ors et du clinquant de la République une fois élu.

    On y prend goût rapidement aux moquettes épaisses des ministères, au parquet de haute gamme, dont les lames sont autant de couteaux plantés dans le dos des électeurs. Des électeurs qui en redemandent comme des gamins super-gâtés qu'ils sont.

    On se présente « pour de vrai », mais aussi pour être ministre et décrocher un job en or quelques années, le temps de mettre de côté pour la retraite et les vieux jours. Et puis deux gendarmes devant l'entrée c'est plus décoratif que deux plantes vertes, même si les plantes vertes ont parfois plus de conversation.

    Et bien sûr, si quelqu'un ose rappeler que de pareils privilèges ce n'est pas tellement de gôche et encore moins républicain, ne pas oublier de traiter l'impudent de « populiste » ou « poujadiste » même si on ne sait plus trop ce que ça veut dire. Et je ne vois pas trop le problème qu'il y aurait à dénoncer des compromissions ou des scandales parfaitement injustifiables. Je m'étonne du manque quasiment total de réactions par rapport à l'affaire Karachi par exemple, qui est à l'affaire Stavisky, qui avait en partie provoqué le 6 Février 34, ce qu'une bombe nucléaire est à une massue. Mais non, pas de réactions, rien, on ne doit rien dire. Certainement en partant du même civisme qui consiste à se faire avoir déjà en 2002 en éparpillant les voix contre Chirac au premier tour, puis en défilant tout en appelant à voter pour lui au deuxième tour tout en lui assurant une élection digne d'un dictateur bananier.

    Il est d'ailleurs toujours ironique et assez curieux que les gentils militants de gauche traitent les contradicteurs de populistes et vantent le pouvoir de la rue, quand il y a des manifestations qui vont dans le bon sens, qui est pour les participants surtout le sens du vent, des manifestation qui selon leurs critères sont pourtant hautement poujadistes, se moquant qui du physique d'un homme ou d'une femme politique ou se risquant à des blagues lourdingues sur sa supposée sexualité. On sait depuis quelques décennies déjà que plus le nombre d'invididus augmente dans une foule, plus l'âge moyen de cette foule diminue, et plus celle-ci est porté à se défouler avec violence et haine contre celui qui oserait la contredire.

    Et quel que soit celui-ci, une foule qui hurle un slogan est toujours hautement détestable...

    Ci-dessous, on voit que rien ne change vraiment depuis quelques années déjà...


    télévision et politique desproges et thierry le luron
    envoyé par granki. - L'actualité du moment en vidéo.

  • La ségrégation dans les têtes et les coeurs

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    Ce matin en prenant le car (en province il y a des coins où on prend le car pour aller au boulot, chers amis parisiens qui me lisez, c'est une coutume rurale, à cause de l'absence de ligne de trains entre deux villes pourtant distantes de 30 kilomètres), j'ai remarqué encore une fois quelque chose d'assez étrange mais certes peu étonnant : en effet, les personnes d'origine africaine vont toutes s'asseoir au fond du car, tandis que les européens restent devant.

    rosa_parks_on_bus_2.jpgLe tout en toute liberté et avec leur consentement, sans que rien ne les y force. Sans qu'il n'y ait eu de remarques racistes des uns ou des autres. Sans animosité non plus, d'un côté comme de l'autre ce sont de grands sourires, mais on ne se mélange pas, raison pour laquelle je suppose certains sourires d'être de circonstance ou « diplomatiques » somme toute. Rosa Parks n'aurait même pas l'idée de venir s'asseoir devant le car en nos cieux éclairés, passés de l'ombre à la lumière comme le sait depuis maintenant 29 ans, et tellement progressistes.

    Comme si nous vivions encore au temps de la ségrégation raciale aux États Unis (ségrégation qui n'a jamais existé en France). C'est tout à fait regrettable mais aussi absolument pas étonnant si l'on connait un peu la nature humaine qui déteste le hors-normes physique ou mental, de la couleur de peau au physique (louque, obésité, minceur extrême aussi, (etc... ); cette obsession du louque étant aussi un puritanisme car finalement il s'agit encore d'asservir le corps à la morale commune, à ce qu'elle considère comme acceptable, même si c'est un puritanisme en quelque sorte à l'envers) en passant par des opinions différentes, enfin des opinions, les lieux communs et les certitudes irrationnelles que beaucoup présentent comme des opinions fréquentables.

    Cela montre aussi que la ségrégation la plus forte est dans les têtes, et que la paix sociale ou la paix entre communautés d'origine différente ne se décrète pas à coup de décret ou de bonnes intentions larmoyantes, que s'il y a une éducation au droit cela entraine nécessairement une éducation aux devoirs, et que s'il devait y avoir une éducation à mettre en place c'est celle de l'ouverture à l'autre, mais sans sensiblerie et d'égal à égal, sans masochisme ni angélisme, et sans haine non plus. Cette ouverture à l'autre passe par le goût de la littérature, fortement négligé en France depuis plusieurs décennies, car les lettres sont loin d'inciter à la docilité aux pires sottises.

    Faisant cette remarque sur un réseau social bien connu, un ami a suggéré que c'était très politiquement incorrecte, et aussi que cela témoignait d'un atavisme familial assez fort à l'anarchisme de droite (terme fourre-tout finalement assez sot désignant tout individu n'ayant pas envie qu'on lui impose la manière qu'il devrait forcément appliquer pour être heureux selon des théories stupides auxquelles il n'a pas envie d'adhérer détestant fondamentalement les dogmatiques, ce n'est pas du tout inconciliable avec la foi catholique, longue parenthèse je sais).

    C'est devenu tout simplement très incorrect de constater de fait une réalité. Il n'y a pas de société multiculturelle en France, ce n'est qu'un mirage de l'esprit de quelques rêveurs sincères et bien-pensants hypocrites ayant sélectivement la larme à l'œil selon la minorité ou la communauté auxquelles appartiennent les victimes pour lesquelles ils consentent de verser une larmichette qu'ils ont constamment à l'œil, ce qui est bien pratique, sous le bandeau qui leur permet également le déni constant des réalités désagréables, qu'ils ne veulent surtout pas voir de près ou de loin.

    La seule société réellement multiraciale que j'ai connu pour le moment, quoique encore très imparfaite, c'est la société israélienne, du moins à Haïfa, Tel Aviv ou Eilat, à savoir dans les villes les plus laïques. Dans les rues de Tel Aviv se côtoyaient toutes les nationalités, ce qui me laisse penser d'ailleurs que c'est Tel Aviv qui était comme une ébauche de la Jérusalem céleste selon le point de vue millénariste, la ville où se mélangent toutes les nations (cette remarque aussi est extrêmement incorrecte soit dit en passant). Curieusement, étonnamment, les mêmes qui parlent de société multiculturelle en France, où elle n'existe pas, refusent de reconnaître la société israélienne comme vraiment diverse, alternant sans honte ni vergogne les comparaisons honteuses avec les clichés les plus abjects, contredisant leur appétence affirmée pour la diversité le plus souvent, n'hésitant pas pour certains à défiler avec des fanatiques. Il semble aussi que l'image qu'ils ont des juifs et de la judéité est la même que celle des propagandistes collabos pendant la Seconde Guerre.

    Tel Aviv reste cependant comme un décor de théâtre, d'une pîèce que les habitants de cette ville se jouent, rejetant le réel à leurs portes (la bande de Gaza toute proche). A Haïfa, non seulement, diverses minorités se côtoient, et s'apprécient en toute sérénité, sans pour cela se croire obligées de souscrire au plus petit dénominateur commune, mais en plus, les habitants israéliens de cette ville ont conscience depuis longtemps des souffrances de leurs voisins.

    Je crois finalement que les bien-pensants et les élites larmoyantes de notre beau pays aiment bien les étrangers, quand ils sont loin, quand ils sont exotiques c'est encore mieux. Ils aiment bien aussi le bon sauvage, le bon bougre qui écoute leurs conseils de petits bourgeois de progrès mais qui ne sort surtout pas de son rôle subalterne. C'est d'eux par exemple que vient le slam, ce rap édulcoré et aseptisé qu'ils peuvent écouter sans risque ni de se poser des questions, ni d'être choqué, voire de réfléchir sur la nature réelle et profonde de leurs convictions anti-racistes affichées. Rappelons que le rap vient du « talk over » inventé par des musiciens de Jazz comme Mingus ou Max Roach, et Abbey Lincoln.

    Encore une fois cet article sera certainement perçu comme incorrect, facho, réac, arrogant, cynique, pour citer les quelques noms d'oiseaux que m'ont décerné quelques adeptes de la pensée progressiste, Pour les AUTRES. De la tolérance, mais pour ceux qui pensent comme EUX.

    Un morceau de Mingus dédié à Rosa Parks en illustration

  • Des bloqueurs jusqu'au boutistes et précoces

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    Article refusé sur Agoravox car considéré comme "outrancier" par les votants, qui n'hésitent pas par contre à plébisciter des articles diffamatoires, blasphèmatoires ou carrément injurieux tant que l'on va dans leur sens.

    Un des pires censeurs bien pensant d'Agoravox à ce lien.

    De notre envoyé spécial à Chassepot sur Yvette

    Cite_Bab_Ezzouar200.jpgA l'école « Marcel Amont » de Chassepot-sur-Yvette, riante cité HLM du Val de Marne, le blocage s'est organisé à l'initiative des élèves depuis maintenant quinze jours. Kevin S., trois ans, en grande section, en est l'instigateur. Kevin a une coupe de cheveux « mulet » que sa maman, Arlette, qui est shampouineuse en chef du salon, « Au vrai chic » du centre commercial « Olivier Dassault » tout proche, nous dit trouver « très chou », il ressemble à C.Jérôme qui était son idole quand elle était plus jeune et elle espère que Kevin aura la carrière de Jordy, pour elle « c'est bien que la télé elle soye là pour voir que nos enfants ils sont pas des mal élevés et pis ça doit pas être toujours les mêmes qu'ils profitent de l'école et du savoir passe que il y en a marre des baisses de niveau ». Arlette tient à nous présenter son compagnon, Jean-Marc, sympathique rondouillard moustachu au teint fleuri, qui nous dit qu'il a pris quelques heures sur son temps de travail pour aider Kevin, avant d'aller distribuer des tracts citoyennement à la gare de Chassepot pour expliquer aux travailleurs précaires que c'est pas de la faute des grèvistes s'ils vont perdre des journées, qu'il comprend que c'est dur mais qu'il faut bien ça pour maintenir la prime au charbon des cheminots, un acquis social fondamental.

    Il nous a fait visiter la cour de l'école qui accueille les tables à langer et les petits pots, les parents des alentours venant prêter main-forte et aider à la mise en place de barrages « citoyens » pour empêcher la direction et l'état de mettre fin à ce blocage légitime. Tout est recyclé, Kevin y tient, il veut un barrage qui soit aussi conforme aux normes du développement durable, les couches sales des bloqueurs sont ainsi utilisées pour les barricades devant l'entrée de l'école, les petits pots servent de réceptables pour les bougies. Pour Kevin, il convient de penser à sa retraite dés maintenant, il demande en sus deux tétines de plus par an, et les « Teletubbies » en boucle sur le récepteur de la salle de classe afin de se détendre et de ne pas trop être « oppressé par le savoir bourgeois distillé par le gouvernement actuel », selon Kevin, qui demande également plus de gommettes à leur ministre de tutelle.

    18les%20pleurs%20de%20bb%20dans%20sa%20langue%20maternelle%20t.jpgGrâce aux élèves du collège « Youri Gagarine » tout proche, Kevin nous explique que les enfants ne manquent pas de fraises « Tagada » ou de crocodiles « Haribo » pour tenir bon contre les « forces oppressives du gouvernement et du grand capital internationalisé » comme nous le dit Kevin qui refuse, comme les collégiens de « Youri Gagarine » la dictature du consumérisme. Sandrine M. la leadeure (leadeuse ? Ledrice ?) de la révolte étudiante à Chassepot confirme après avoir raccroché son portable dernière génération et enlevé ses écouteurs car elle nous entendait mal en se détendant en jouant à « Kill Zombies XIII » sur sa console DS. Sandrine est très décontractée et le blocage se fait dans la joie et la bonne humeur avec le concours des jeunes du quartier qui ont brûlé de manière citoyenne les poubelles du centre commercial afin d'empêcher un assaut des forces de police réactionnaires.

    Il est évident que cette grève provoque un sursaut citoyen nous dit Didier N. le chef de section de la LCR présent, mais c'est un hasard nous affirment Kevin et Sandrine, qui voit dans les réactions des jeunes bloqueurs la naissance d'un mouvement spontané et très fort qui peut amener des changements spontanés et très forts dans la société française. Il nous parle des disparités de salaires, entre une éditrice par exemple, dont le salaire peut aller jusqu'à 48000 Euros, et un facteur, qui ne touchera que 1800 Euros au mieux et après quelques années de travail.

  • Le Baron noir et les manifs

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    Excellente illustration sur la grève et les manifs

    baron-noir-p1822-23a9b.jpg

  • La grève, la pompe à essence et les rhinocéros

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    2513198179_0685e74f7d.jpgQuand ça va mal, l'homme moderne, ou la femme, va à la pompe remplir son réservoir à ras-bord et plusieurs jerrycans car on ne sait jamais. Il/elle fait la queue des heures avec d'autres clampins dans son genre, se laissant mener par le bout du nez par ce qu'il voit à la télé. Quand il/elle a tout rempli, il est content. Cela ne lui viendrait pas à l'idée de covoiturer pour partager les frais d'essence, il/elle prendrait alors le risque de faire connaissance avec ceux qui prennent la route chaque jour et d'avoir un contact humain. Il préfère rester tout seul dans son objet phallique sur 4 roues, le garder rien que pour lui, ruminer son égoïsme et son manque total de conscience sociale.

    Quand on l'interroge là-dessus, il/elle est d'accord avec la grève, il/elle trouve ça très bien, il/elle dit qu'il est solidaire (donc des personnes qui manifestent pour défendre en particulier 28 régimes spéciaux parfaitement inégalitaires). Il/elle aime bien être dans le vent et la même direction que le troupeau. L'instinct grégaire c'est tellement grisant !

    Il/elle ne réfléchit pas beaucoup. On sait où mène un système où la rue est reine, et la démocratie un vieux souvenir. Car cet imbécile chipote aussi sur ses droits et devoirs. Il/elle fait sa sucrée.

    Et parce qu'il/elle se sent coupable, en fait. En 2007, au lieu de voter au premier tour, ou de voter pour éviter une catastrophe, il/elle a préféré s'abstenir, chipoter et faire ce qu'il voulait parce qu'il se considère comme le nombril du monde. Et bien sûr cela a permis à un opportuniste de ramasser le pouvoir qui était à terre, c'est souvent arrivé en France, de Boulanger à De Gaulle. Quand on lui dit que la République est en danger, quand on lui serine des sottises et qu'il fait élire à 80% une vieille fripouille après avoir défilé pour la liberté entre deux rangées de flics, il accepte docilement tous les mots d'ordre.

    Ce qui ne semblait pas les gêner car il adore se noyer dans la foule, se perdre dans l'anonymat, le grand tout confortable et moelleux du confort intellectuel de penser à plusieurs, de se laisser faire par la rhinocérite :

    La rhinocérite, rappelons le, est l'affection qui touche tout les personnages de la pièce de Ionesco en animaux violents et grégaires, « Rhinocéros », sauf Bérenger, l'inadapté, l'innocent, le héros de la pièce, et du film avec Gene Wilder et Zéro Mostel en 1972. La plupart des êtres humains de l'histoire sont les victimes consentantes de cette épidémie.

    On nous explique doctement que cette pièce est une métaphore des totalitarismes du XXème siècle. Mais elle n'est pas que ça, c'est le reflet de toutes les aliénations de masse auxquelles l'homme se soumet avec enthousiasme en général : les idéologies flattant les bas instincts, le voyeurisme et la perte de la personnalité érigée en dogme, l'intolérance, le cynisme en mode de vie, le rejet des différences, l'indifférence, l'argent roi, l'hypocrisie morale. Tout cela paraîtra bien naïf mais Béranger est justement sauvé à cause de cette capacité à éprouver des sentiments.

    Bérenger n'est pas un héros, il est balloté par les évènements et subit les foudres de ceux qui se donnent une autorité parfaitement illégitime, du fait d'un hochet social, d'un titre, d'un revenu, de leur illusion de possèder une parcelle du pouvoir, s'il ose protester un peu contre le modelage de la pensée qu'on veut lui imposer au début. Bérenger est sauf car il se connaît et ne se berce pas d'illusions concernant sa personnalité, n'a pas besoin de jouer un rôle.

    Il connaît ses faiblesse et sa faillibilité.

    Moi, plutôt que d'aller à la pompe, je préfère relire ou revoir « Rhinocéros »...

    Cet article met la meute des trolls en fureur sur Agoravox

  • Alain Minc est-il un phare de sagesse ?

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    Les propos de cet Everest de la pensée économique, sociale et politique

    Alain-Minc-21.jpgJe me suis demandé si après tout il était bien utile d'en parler, l'Église subissant un tel flot d'injures et de soupçons d'une bêtise crasse que cela ne paraît pas indispensable d'y répondre. Mais après tout les chrétiens n'ont pas à se laisser mener à l'abattoir sans réagir. Je fais allusion ici à la formule que l'on sert à tous les croyants qui osent discuter, « mais les croyants y sont plus charitables que ça d'habitude et pis le christ il a dit qu'il fallait tendre la joue gauche ». On peut lire quelques réactions totalement caractèristiques sur le sujet sur le fil de cet excellent article de Jacques de Guillebon par ici. Je le remercie de ce texte car j'aime bien quand des catholiques croisent enfin le fer, et le font vigoureusement.

    Alain Minc a pondu dans les colonnes du « Monde », le quotidien qui pense (et Alain Minc pense, lui), une ou deux perles sur le Pape que l'on aurait mieux vu dans la bouche d'un pilier de comptoir du « rendez-vous des chasseurs », dans le bouche de monsieur Minc c'est dit avec distinction, élégance et componction mais les mauvais esprits diraient que c'est finalement tout aussi vulgaire même si c'est en complet cravates. Alain Minc est un cynique, au sens phisophique du terme, restons gentils, les méchants affirmeraient qu'il conseille le président et différentes édiles pour s'en mettre plein les poches alors que ce génie des Carpathes, ce puits de culture, cet abîme sans fond de réflexion, qu'est Minc le fait surtout pour le Bien Commun bien sûr. Alain Minc est aussi ultra-libéral, les malfaisants diraient alors que c'est normal alors qu'il soit cynique et se permette de donner des leçons à une des plus hautes autorités morales du monde. La morale diraient les mêmes, les conseilleurs comme Minc ne sont pas les payeurs, mais les payés, voire les grassement payés. Et la morale les libéraux s'en tapent au bout du compte tant que les apparences se maintiennent c'est tout ce qui compte.

    La première erreur de Minc est d'affirmer que le Pape n'a pas le droit de parler seulement des roms, rappelons lui donc qu'il a évoqué tous les peuples, et ne s'est pas borné à prendre position comme un vulgaire éditorialiste mercenaire, il a rappelé les principes de vie qu'impliquent la foi chrétienne en général et catholique en particulier, ce qui s'applique aux roms. La deuxième erreur de Minc est de dire sans rire en bref que tous les allemands ont été des nazis donc que tous les allemands maintenant c'est rien que des nazis encore, un peu comme « les italiens sont tous des voleurs », « les africains c'est que des grands enfants » (etc... ). Il aurait dit la même chose d'un autre dignitaire religieux, cela eût soulevé en France une réprobation unanime et un rien hypocrite, on eût défilé par milliers dans les rues pour combattre les propos qui rappellent les Heures Les Plus Sombres De Notre Histoire (tm) d'Alain Minc. Le maire de Paris eût affiché en grand sur la place de l'Hotel de Ville la photo du religieux insulté et Carla Bruni eût chanté avec d'autres vedettes con-cernées une chanson douce drôlement engagée.

    Mais Benoît XVI est catholique.

    Et ça ça coince pour beaucoup.

    Car le catho est méchant, le catho est un facho, le catho est un illuminé, on ne peut pas discuter et j'en passe et des bien pires. Finalement, cela se résume en une ou deux phrases : « un bon catho est un catho mort » ou un catho qui se planque pour prier ou aller à la messe et ne gêne pas trop son entourage avec sa foi, un catho discret qui vous laisser consommer et appliquer la méthode des trois « B » en paix (baiser, bouffer, boire).

    Donc ce qui est curieux c'est que l'on va assister un peu partout à une défense d'Alain Minc l'ultra-libéral par des anti-cathos plutôt de gôche, qui habituellement se disent plutôt anti-libéraux. Voilà qui montre la réelle profondeur des convictions de ce qu'il est bien convenu d'appeler des clowns. De plus, autre bizarrerie -à première vue- car c'est logique au bout du compte, les croyants, qui cloisonnent et qui soutiennent sans férir la politique de la Sarkozie, pour qui la foi s'arrête au seuil de l'église, mais en dehors on s'en fiche, rejoignent ceux qu'ils détestent le plus dans la détestation du Pape qui a « seulement » rappelé dans son texte de l'Angélus du dimanche il y a quinze jours ce qu'implique la foi chrétienne quant à l'amour du prochain, celui-ci fût-il extrêmement différent.

    Voilà donc le bobo qui s'allie au bobeauf !

    On peut donc mettre ce premier miracle à l'actif du Pape !

    Déjà des réactions sur Agoravox

  • « Le 4 et le 7 Septembre : journées nationales des baby-boomers concernés ».

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    Article sur Agoravox où il va sans doute provoquer quelques réactions

    Le Père Fouettard en remet une couche.

    GRBJ0590.gifOn nous parle d'une rentrée socialement très chaude et agitée, dangereuse pour le gouvernement, et on nous dit que l'on va voir ce que l'on va voir, attention. On se dit qu'on aimerait bien que soit remises en cause l'hyper-consumérisme et la politique de rigueur ce que n'a pas fait François Hollande il y a quelques jours, en affirmant qu'il faudra bien augmenter les impôts en 2012.

    Ce matin déjà, Régine et Jane Birkin sont allées chanter sous les fenêtres d'Éric Besson, qui n'en doutons pas, a eu très peur. On pouvait voir aussi à leurs côtés des artistes engagés et compassionnés que l'on avait déjà pu apercevoir, pour un grand nombre, aux côtés du ministre de la culture pour défendre la loi Hadopi, et leurs droits d'auteur. Et même Carla B. s'est ému d'un plan Gabon d'un ministre (attention un contrepet se cache dans cette phrase sauras-tu le retrouver ?). Certains esprits chagrins s'étonneraient également du fait que les hommes et femmes de progrès aient attendu la rentrée pour dénoncer le sort des 1000 Roms expulsés entre temps, mais ils méditaient leur réponse, c'est évident, comme Cécile Duflot par exemple. Pourquoi la pauvre femme aurait-elle dû être culpabilisée et rentrer de vacances trop tôt ?

    Bertrand Blier dans une interview à un journal qui pense, lui aussi c'est un mauvais sujet, le disait plus clairement, « en France les artistes sont de gauche quant à la politique, et de droite quant au portefeuille ».

    Régine est une habituée des combats contre la discrimination, elle laisse entrer tout le monde chez « Castel », je suis sûr qu'il n'y a pas de physionomiste, comme par exemple, Steevy, bien sûr à condition que l'on puisse payer les consommations, ce ne sera pas possible de demander seulement un verre d'eau gratis. Quant à Jane Birkin, il y a très longtemps qu'elle fait partie des « sans-voix » ce qui lui donne une légitimité, bien entendu. Je suis un mauvais sujet doublé d'un mauvais esprit, mais je serais curieux de voir comment ça se passerait si des roms s'installaient rue de Verneuil ou devant « Castel ».

    Peut-être qu'il arriverait ce qui est arrivé aux tentes des « enfants de Don Quichotte », pendant une semaine, les « bobos » riverains du Canal Saint Martin trouvaient cela tellement sympâââ et tellement authentique, pensez donc, des pouilleux que l'on n'a même pas besoin d'aller chercher à l'autre bout du monde pour se sentir concerné et équitable, voilà que ceux-ci s'amassaient sous leurs fenêtres, ce qui faisait l'économie d'un billet d'avion pour l'Inde ou le Pakistan sans compter les soucis de santé et de fatigue dus au décalage horaire. Au bout de trois semaines, les « bobos » riverains trouvaient cela beaucoup moins sympâââ et ont demandé l'intervention de la maréchaussée à cause du bruit et de l'odeur. Et puis les pouilleux ça se fiche de savoir si Marie N'Dyaye est une bonne écrivaine ou pas, et un symbole d'une société multicul' en devenir (une société multicul a une très bonne assise de par son coté multiple pense-t-on souvent).

    La question ce n'est pas de se faire plaisir en balançant quelques lieux communs entre la poire et le fromage, ne serait-ce pas de proposer de complètement changer les structures d'une société entièrement basée sur le fric et l'apparence et l'iniquité sociale ? Curieusement, personne ne semble ne se soucier des discriminations au physique ou au louque dans notre beau pays, mais je le répète je suis un mauvais sujet et un mauvais esprit, c'est pour cela que j'aime poser les questions qui fâchent.

    Le 7, mardi, on devrait voir ce qu'on va voir également, Nicolas Sarkozy n'en dort pas, et il est à peu près certain qu'il a convoqué les chefs des armées pour défendre sa place mardi soir, quand la foule marchera sur l'Élysée. Bien sûr, je suis assez étonné que pour le moment, dans les tracts annonçant ce grand mouvement, on ne trouve quasiment aucune trace de l'inquiétude réelle, j'en suis sûr, de tous ces hommes et femmes de progrès, concernant les « précaires » de la fonction publique, contractuels et vacataires, qui ont perdu leur emploi pour cause d'économies des ministères. Pour l'instant il n'y a pas un mot les concernant. Mais je suis persuadé que les hommes et femmes de progrès qui réfléchissent pour changer la société mûrissent leurs phrases et qu'elles vont bientôt nous éclabousser de leur sagesse définitive.

    baby-boomer-health-1.jpgJe n'ai vu de traces nulle part également de quelconque analyse concernant la Crise que nous serions en train de vivre, subie surtout par les classes moyennes et les classes les plus défavorisées qui se doivent, j'en conviens, d'être éduquées à plus de solidarité, on n'éduque jamais assez le peuple. Étrangement les plus riches ne subissent pas la crise. Le clientélisme a toujours existé, tout comme le népotisme, mais là aussi je m'étonne de voir que personne ne semble s'étonner qu'il atteigne à ces jour des niveaux encore insoupçonnés à d'autres époques, des petites mairies de villages, où la secrétaire est souvent la copine de la femme du maire qui elle-même est chargée des activités pour les jeûnes et de la culture, aux antichambres feutrées ou non des ministères en passant même parfois par les syndicats dont certains ont encore le sens de la famille intact, pendant que Papa et Maman débattent et réfléchissent, le neveu et la nièce trient les tracts et collent les timbres mais pas à la cave (dans cette phrase se cache une allusion graveleuse, sauras-tu la retrouver ?).

    Enfin, last but not liste, personne ne s'inquiète de la responsabilité des « baby boomers » qui ont joui le plus possible de la société de consommation jeunes sans penser une seconde au futur, sans faire de gosses, ce qui permet de plus consommer, et qui entendent bien continuer à jouir le plus longtemps possible encore de ce monde spectaculaire et consumériste. Il faut quand même leur reconnaître qu'ils sont écologiquement des plus responsables, c'est surtout pour la sécurité on le sait qu'ils achètent des 4X4 ou autres voitures solides qui dépensent très peu en essence, tout le monde le sait, et cela est prouvé par une étude de Claude Allègre. Les générations qui viennent après, ils n'en ont rien à carrer, diront les mauvais sujets comme moi. Heureusement que certains parmi eux sont réalistes et pragmatiques et ont proposé intelligemment que le gouvernement français taxe les produits de la bourse, ce qui on le sait est tout à fait réalisable et envisageable car comme chacun sait le système financier est encore national et pas du tout mondialisé.

     

    Signé : Le Père Fouettard

  • Monseigneur Centène et les gens du Voyage

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    1005386_centene.jpgDéclaration de Mgr Centène aumônier des gens du voyage dans "Famille Chrétienne", pas vraiment un hebdo bobo, des propos intelligents, mesurés et là encore très clairs.
    L’Église catholique peut-elle esquiver les polémiques qui entourent, depuis plusieurs semaines, les Roms et les Gens du voyage ?

    Le rôle de l’Église n’est pas de prendre parti pour les associations ou pour le gouvernement. Ni angélisme, ni amalgame. Mais la récupération est inévitable dans le contexte actuel. Tout est blanc ou noir, et on peine à trouver des nuances… L’aumônerie des Gens du voyage refuse les généralisations hâtives. En clair, ce n’est pas le mode de vie des Tsiganes qui est facteur d’exclusion. La délinquance est liée à la marginalisation. Plus les Tsiganes seront marginalisés et plus ils auront tendance à s’installer dans les marges. Ils seront tentés d’avoir recours à des moyens d’existence peu orthodoxes… Je crois que la sécurité ne peut venir que de relations réciproques. La répression, seule, ne fait que cristalliser les choses.

    Pourquoi les Gens du voyage attachent-ils autant d’importance à leurs racines et à leur famille ?

    Les Tsiganes sentent que leurs valeurs sont attaquées par la société moderne. En particulier les valeurs relatives à la famille et à la communauté qui heurtent notre hyper individualisme. Leur sens – extrême – de la solidarité ne cadre pas avec les impératifs de performance. Dans ces domaines-là, les autres catholiques pourraient s’inspirer des valeurs des Gens du voyage.

    Mais leur nomadisme n’est-il pas contraire à nos valeurs ?

    Leur mode de vie traduit quelque chose de notre situation de pèlerin, toujours en marche vers la Patrie. Il constitue pour nous une sorte de parabole, il nous rappelle le mode de vie des patriarches de l’Ancien Testament toujours en marche vers la Terre promise. Comme le soulignait Charles Péguy, nos cités de la Terre sont le corps de la cité de Dieu. L’âme reste ailleurs !

  • Le Pape, les Roms et la sottise

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    aussi sur Agoravox (on peut y constater le flot habituel de saloperies contre le Pape)

    Curieusement, on reproche à Benoît XVI d'être un pape réactionnaire depuis son élection, les « tradis » le voient comme « leur » Pape, les photo_1282493239331-3-0.jpgprogressistes le détestent à cause de sa fermeté sur la liturgie. Et voilà que cette déclaration chamboule tous leurs préjugés. Le Pape est dans la radicalité évangélique, il n'est pas le représentant d'une fraction des catholiques ou d'un parti ou d'une groupuscule, car la Foi n'est pas une idéologie, tout simplement, et qu'elle engage à se donner radicalement pour ses frères humains, ce que Benoît XVI engage à faire. Il rappelle aussi qu'aux yeux de Dieu, tous les êtres humains sont rigoureusement égaux, et que cela devrait aller de soi aux yeux des croyants. Il montre également parfaitement que la foi chrétienne est aussi un humanisme.

    Hier, pendant la prière de l'Angélus, hier, Benoît XVI s'est exprimé clairement aux pèlerins français : « Les textes liturgiques de ce jour nous redisent que tous les hommes sont appelés au salut. C'est aussi une invitation à savoir accueillir les légitimes diversités humaines. » De plus sur le site de Radio Vatican on a pu lire ceci : « Ces paroles prononcées en français par le pape, ce dimanche, ne sont pas passées inaperçues alors que la polémique suscitée par les expulsions de Roms par la France continue de faire rage. » Le Pape a donc été clair et précis. Tout comme Monseigneur Dufour qui a écrit ceci dans un communiqué : «Des caravanes ont été détruites. Je ne mets pas en cause les forces de police qui obéissent aux ordres. Mais je demande le respect des personnes et de leur dignité, dans le cadre de la loi française. Les discours sécuritaires qui peuvent laisser entendre qu'il y a des populations inférieures sont inacceptables. Ces personnes, citoyens européens, vivent pour la plupart paisiblement ici, un certain nombre depuis de longues années.»

    La déclaration du Pape, qui tend aussi à l'universel aussi, qui ne parle pas expréssément des expulsion de roms, cela vaut pour tout les chrétiens du monde entier et tout les peuples aussi, a commencé à entrainer de nombreuses réactions car il ne la fait pas au hasard.

    Pour certains catholiques, il parle sur le plan universel et il n'y a rien d'obligatoire, ce qui est une manière polie de dire que la Foi c'est bien beau quand on est dans une église, pendant la messe, mais qu'une fois en-dehors, ça ne compte pas vraiment. Les mêmes affirment souvent, j'ai parcouru plusieurs forums internet sur la question, qu'ils revoteront en plus Sarkozy en 2012 pour sa politique justement envers les Roms, et son « courage » à mener ce genre de politique. D'autres rappellent que c'est une autorité spirituelle, et non temporelle, et que donc il n'a rien à dire. Tout cela m'a rappelé ce que dit Fabrice Hadjaj sur ceux qu'ils appellent les « cathos », des personnes souvent très engagées dans l'Église, souvent capables de lancer de grands discours dans leurs intentions de prière, mais qui « cloisonnent » et surtout ils leur manquent la charité, la charité qui n'est pas de la guimauve, ni mièvre, mais qui rend la Foi réellement explosive. La plupart des roms sont également des chrétiens d'Orient, serait-ce aussi qu'ils ne le sont pas vraiment ? On me dira, l'indifférence quasi-totale des chrétiens d'Occident envers les chrétientés d'Irak, d'Égypte, du Liban, de Syrie, de Cisjordanie, de Jordanie, et des pays alentours est déjà proverbiale.

    J'ai pu entendre d'autres réactions un peu plus extrêmes sur Europe 1, pendant la demie-heure de « libre-expression » des auditeurs, ou des membres de la confrérie des serreurs de fesses effarés comme les appelle Desproges : Le Pape s'exprime sur les Roms car comme l'Église n'aurait rien dit contre la Shoah, ce qui est faux, Pie XII prononce un discours très clair contre le nazisme dés 1938, il aurait peur qu'on lui reproche quelque chose, qu'il ferait mieux de parler pour le préservatif, et que le scandale des prêtres pédophiles est bien pire encore parce que le Pape actuel et son prédécesseur n'auraient rien fait, ce qui est également faux autant pour l'un, Jean-Paul II, qui a pris le problème à bras le corps dés son élection, ou Benoît XVI, qui a toujours combattu ce fléau. Curieusement, on rappellera que ce sont plutôt les évêques de diocèses plutôt progressistes qui ont attendu très longtemps avant de réagir sur ces questions.

    Bien sûr on ne peut absolument pas cautionner les déclarations du Père Hervet, que l'on peut malgré tout comprendre, il a dit des bêtises du fait de sa colère. Enfin, ce qu'a dit le Pape rappelle simplement que la Foi engage l'être humain complètement, que la Foi n'est pas seulement une morale, une gymnastique spirituelle, une sorte de coaching lénifiant.

  • Militons sans mirlitons, ni tambours, ni trompettes

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    2-photos-people-politique-images-segolene-7-Segomania-chez-les-militants-aout-2006-Segolene-Royal_galleryphoto_paysage_std.jpgJ'ai un peu de mal avec la psychologie militante actuelle, je dis bien actuelle, j'ai bien conscience que sans des militants des époques héroïques je ne bénéficierai pas d'autant de droits que maintenant (ce ci posé à l'intention des militants qui me liraient), que décidément je ne comprend pas. J'ai du mal avec la psychologie de groupes en général et tout ce qui implique de suivre un groupe justement, sans réfléchir et en laissant son libre-arbitre de côté ou son discernement.

    Je suis comme Brassens, « mourir des idées d'accord mais pas trop vite, et pas tout de suite ». Le militant est prêt à mentir pour sa cause ou l'homme providentiel (ou la femme) qu'il défend, quitte à sombrer dans le ridicule ou le grotesque, ou le tragique quand le militantisme confine au sectaire.

    C'est pratique pour les gourous et gourouesses (c'est plus rare mais elles ont le même genre de sexualité exigeante, comme les gourous, elles la conçoivent parfois en groupe) pour s'équiper à peu de frais en électro-ménager et HI FI de pointe sans oublier le Jacuzzi et la douche avec palpeurs intégrés. L'un d'eux avait besoin instamment d'un bain à remous pour deux pour mieux méditer. On promet à peu près n'importe quoi aux frustrés et aux insatisfaits, aux blessés de la vie et ça marche.

    Encore mieux que Conforama.

    C'est renoncer à sa liberté, même si l'on prétend la défendre, c'est travailler seulement pour les puissants, enfin tout est relatif, cela dépend. J'en connais de ces sherpas de partis politiques, jamais, au grand jamais, sur la photo dans les journaux et qui laissent la place une fois les élections remportées aux opportunistes qui savent comment flatter l'égo du notable local. A de rares exceptions, le militantisme est une farce grotesque, il s'agit surtout de sauver l'emploi d'un baron ou d'un petit marquis de ce qui reste de la République. Il existe des militants, et des militantes, capables de se lever à cinq heures du matin pour tracter dés l'aurore devant la gare SNCF, emmitouflés dans leurs écharpes et boudinés dans leurs manteaux étriqués alors que Phoebus ne darde pas grand-chose sur la ville endormie ; ou bien sur les marchés à l'heure ou bobos bios et péquenots locaux n'y traînent jamais les guêtres.

    Souvent, celles et ceux qui tractent sont usés par leurs activités, mais ils continuent d'y croire alors que rien ne change et surtout pas les privilèges des uns ou des autres. Ils sont bien coiffés, la raie bien rectiligne, la chemise repassée, le sourire de rigueur ils sont prêts à faire preuve de pédagogie avec une patience infinie, (patience naissant en fait de leur propre autisme idéologique) pour convaincre les indécis.

    Cela dépend des partis, où les qualités et les défauts et le louque sont différents selon les opinions. Au PS, on porte souvent l'anorak vert ou noir, ou la parka, et le chapeau de gaucho, pour les hommes, les élus ayant le privilège du manteau léonblumesque.

    Les plus insupportables sont les écolos, les verts-pastèques et les « Umpistes », le pire étant dans ce cas les militantes.

    J'ai horreur, une sainte horreur, de la militante écolo, presque autant que d'un ou une européaniste qui essaierait de me faire croire que l'Europe m'apportera la paix, le bonheur et la félicité, à ne pas confondre avec les femmes ou les hommes soucieux de bien vivre et qui sont simplement de bon sens quant au gâchis des ressources, la militante écolo est pour moi une espèce des plus nuisibles, une de mes plus grandes craintes, je me signe rien qu'à la voir approcher, j'invoque le noms des saints, elle est incapable de remettre en causes ses certitudes, psycho-rigide, imbue d'elle-même et de ses opinions, castratrice et cinglante quand on ose la contredire, elle aurait finalement besoin d'une bonne paire de gifles. Elle est toujours ultra-positive, elle rappelle une caricature de cheftaine scoute. Elle aime le naturel, le simple mais elle raisonne sur le sujet comme un créatif de pub pour gel-douche.

    Elle a un mari ou un petit ami qui portera bientôt leur gosse sur son ventre comme les femmes africaines. Il dit oui à tout, il est gentil et effacé, ou bien c'est un nouveau mâle, qui pleure à « Bambi » et regarde les films de filles avec sa compagne et ses copines en pleurant à chaudes larmes avec elles. Elle le traite comme un affreux phallocrate mangeur d'andouillettes et buveur.

    h-3-1468185-1237831219.jpgOn me dira que ce portrait correspond à toutes les épouses ou bonnes filles frustrées et ayant besoin de compenser par autre chose pour sublimer, ceci pour faire de la psychologie de base.

    Les militants UMP sont souvent tout autant insupportables, tout comme ceux du Modem, qui eux, sont infiniment persuadés que le chef a raison de parler dans le désert et parler aux murs (c'est un peu le cas pour tous les chefs politiques il est vrai). On les voit fiers de leur adhésion, grégaires et dociles, hilares en tongs sur les plages en été, hilares sur les marchés, revêtus du ticheurte du mouvement avec le portrait du lideure en pied ou souriant de toutes ses dents retouchées.

    Ce qui me gêne dans le militantisme c'est donc le troupeau, la meute, l'approbation inconditionnelle sans même se soucier des conséquences.


    Les Inconnus - La grève
    envoyé par Mozinor25. - Plus de vidéos fun.

  • « Bon Appétit Messieurs ! »

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    précédemment paru sur le Ring.com

    Avant de lire ce livre, j'ai écouté Patrick Rambaud sur Europe 1 parler de sa chronique. J'avais déjà comme une impression d'inachevé, elle perdure à la lecture de son ouvrage. Certes il écrit très bien, entre style « Grand siècle » avec imparfaits du subjonctif bien placés, et argot de marlou plus trivial ; il faut dire que le sujet, le président de la République et sa cour, l'impose par sa très grande vulgarité mais il manque un souffle puissant et une analyse plus profonde de la situation, bien que son idsarkoleon.1181033598.gifée de « démocratie totalitaire » sarkozienne soit des plus justes. Seulement, comment se fait-il que nous en soyons arrivés là ? Aussi bas. Comment se fait-il que les idéaux de notre société ne soient plus que les 3 « B » : Baiser, bouffer, boire et les deux « C » : « Claquer » son argent, les flambeurs ont bonne presse, ceux qui confondent luxe et clinquant, verroterie et pierres précieuses, éducation et bourrage du portefeuille, et bien sûr « Consommer », le tout camouflé sous le paravent léger d'un humanitarisme, très vague, qui reste de pacotille. Et quand on ne peut pas consommer, on passe ses jours de repos à flâner à l'ombre des rayons des supermarchés géants, les lieux saints en 2010. Le microcosme franco-français manque de grandeur et cela ne commence pas avec le règne de Nicolas Ier, cette société française post-industrielle souffre à dire vrai de nanisme (on pourrait voir là une allusion au physique dense du personnage principal des chroniques de Rambaud mais que nenni, je ne me permettrais pas une telle privauté bien sûr).

    Ce président qui n'en revient pas d'en croquer autant, cette cour prête à toutes les bassesses, il semble bien que c'est tout ce que mérite notre pays en ce moment du fait de son masochisme, du rejet de sa culture, de toute culture d'ailleurs. Il est à la mode d'être inculte, tout en cultivant paradoxalement un complexe d'infériorité sur ce sujet (encore une chose que Carla a prise en main), ou de prendre pour coach une machine électronique.

    Il décrit les tribulations des multiples lèche-bottes, des obséquieux habitués à cirer les pompes, avec talent. Il les fait descendre de leur estrade, de leurs talonnettes dirais-je, il y a aussi parmi eux une grande proportion de petits boutiquiers, d'ambitions au ras des pâquerettes. L'impression qui domine est que personne ne se soucie plus vraiment de politique, tout le monde veut une part du gâteau public, que ce soit une grosse part ou quelques miettes, de l'édile municipal qui s'augmente à peine les urnes vidées au ministre qui cumule deux ou trois salaires et indemnités de fonction. Pourtant, je crois me rappeler que l'on nous a seriné depuis deux-cents ans et des poussières que les privilèges ont tous été abolis la nuit du 4 Août. Serait-ce donc qu'il en reste quelques uns ? On m'aurait trompé ? Sarkozy est-il pour autant le seul responsable de la situation, ou seulement un symptôme ? Patrick Rambaud n'analyse pas cette question malgré sa description savoureuse des us et coutumes du palais présidentiel.

    Le maire de ce palais, Nicolas Ier, reste plus ou moins fidèle à lui-même, réalisant le rêve de nombreux quidams : dépenser du fric, se vautrer dans un éternel jeunisme, consistant surtout à courir en short autour de l'Élysée, se faire bronzer à la lampe UV comme Tony Montana, quitte à souffrir d'un malaise vagal comme n'importe quelque quinquagénaire jouant les jeunes hommes. A la place, peut-être s'achètera-t-il un 4x4 rutilant. Pour compenser, rien de mieux en effet qu'un simulacre de virilité. Dans le palais, on cotoie Carla Bruni, elle se montre plutôt froide et déterminée, ainsi qu'en témoigne ce qu'elle dira devant le lit conjugal et présidentiel à Rachida Dati, mais demeure cependant une Madame Verdurin au physique de naïade, n'ayant de la culture qu'une image mondaine et superficielle. On lit ce dont on parle dans les salons, on trouve génial les plastiqueries de Jeff Koons à Versailles ou les machines à laver de Boltanski, car ce sont des copains de banquets, et, bien sûr, on a l'adresse et le numéro de téléphone de quelques esprits réputés libres et indépendants, comme Val, comme Frédéric Miterrand, toujours prêts à rendre service à la Nation, enfin à la première Dame de la Nation dont la couche fût accueillante autrefois, aujourd'hui encore diront les mauvais esprits dont je ne suis pas, et dont le charme ne les laisse toujours pas de marbre vraissemblablement. Carla, comme le raconte Patrick Rambaud, c'est un peu notre reine Margot à nous, avec le même tempérament, plaise à Dieu que ça ne nous mène pas à une Saint Barthélémy moderne.

    Peut-être enfin, eût-il fallu mettre la réplique fameuse de « Ruy Blas » en exergue : « Bon Appétit Messieurs ! Ô ministres intègres !

    Conseillers vertueux ! Voilà votre façon

    De servir, serviteurs qui pillez la maison !

    Donc vous n'avez pas honte et vous choisissez l'heure,

    L'heure sombre où l'Espagne agonisante pleure !

    Donc vous n'avez ici pas d'autres intérêts

    Que remplir votre poche et vous enfuir après ! ».

  • Mornes régionales

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    Dans la campagne des régionales, c'est une perle par jour à peu près que l'on est certain d'entendre. De l'une qui veut automatiser un métro qui l'est déjà à un autre qui flatte le plouc dans le sens de sa bêtise en balançant une saloperie dont il est assuré que ça va créer un scandale et augmenter son aura.

    Je l'ai déjà dit, je n'aime pas du tout l'esprit qui prévaut 6124009.jpgactuellement en province, à quelques villes près.

    Le clientèlisme, le népotisme et le manque de bon sens n'ont jamais été autant à l'œuvre, les copains, les copines, et beaucoup de coquins, sans parler des hypocrites qui jouent les pucelles effarouchées quand un populiste fait des siennes, ce qui a juste pour effet de lui amener encore plus de voix. Le bon peuple de nos régions, il est raciste, il est souvent xénophobe (il suffit de ne pas être de la même région, voire d'être « parisien », le « parisien » est l'espèce méprisable par excellence dans nos régions : rien que des bobos et des « prétenssieux »), il est même antisémite sans trop le dire le bon peuple des régions (les juifs « y z-ont quand même du pognon on a beau dire »), il aime bien qu'on le caresse dans le sens du poil, qu'on lui dise combien il est beau et grand les deux pieds encore psychologiquement bien enchâssés dans deux sabots bien crottés.

    Affiche-2010_1.jpgCette France rurale qu'ils ont bien enfoncée dans leurs crânes n'a jamais existé mais ça ce n'est pas grave.

    Pendant la campagne des régionales, on voit un peu plus les édiles, les élites de nos belles contrées, car ce n'est qu'une campagne de notables au bout du compte, serrer les louches de nos aînés (faut pas dire les vieux, ça fait mauvais genre), contempler d'un air extasié un bout de bitume refait à neuf ou s'extasier en posant le premier parpaing de tel centre aéré « Yvette Horner » ou telle bibliothèque « Herbert Léonard » (j'ai vérifié ça existe), ou encore pincer la joue d'un gamin maussade pendant une journée festive autour d'un peu n'importe quoi.

    Et finalement, comme la France est encore un pays de riches petits bourgeois, il faut voir l'affluence dans les stations de ski (remarquez, il faut aimer, retrouver les files d'attente comme dans le métro, mais à 2000 mètres d'altitude), l'électeur papillonne au gré du vent sans se demander si son choix va dans le sens du Bien commun ou pas. Dans le cas de l'électeur aisé, il s'agira surtout de s'auto-cirer les pompes en quelque sorte, « je vote écolo car je suis un type drôlement conscient » (moi j'ai du mal avec Conne-Bendit qui a la vulgarité de l'ancien indic).

    Moi je m'inscris au Paradem, je vote Gaspar Delanoé et dés 2012 je vote Pompidou !

    Ci-dessous, Gaspar Delanoé du Parti Faire un tour parle...


    Votez gaspard delanoë!
    envoyé par gaspard-delanoe-programme. - Regardez plus de courts métrages.

  • Les ravages de la coke chez les hommes de pouvoir

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    - T'en veux, c'est de la chargée en flashs !!

    - Nan, la mienne est plus costaud, il faut juste se l'enfoncer plus profond dans le nez...

    borlo13.jpg

  • Mesurons la difficulté du métier d'enseignant en 2009 avec le Père Fouettard

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    Le sketch est très, très pertinent, sur tout, voire en-deça de la vérité, en fait c'est pire je pense mais tout aussi drôle. Il manque le portable allumé constamment à la main. Ci-dessous, réactions d'ados que j'imagine lisant ce blog ! (pardon d'avance les djeuns qui lisent ce blog, mais je sais que ça vous fait rire aussi).

    Note personnelle : Suite à ma note sur le keffieh (sa signification profonde qui n'en fait pas un vêtement anodin) qu'avait lu des djeuns d'un établissement où j'officiais, à la fin de l'année j'avais eu une révolte des keffiehs, toutes les filles de la classe avaient choisi d'en mettre un pass que ce que les profs il a écrit, ça se fait trop pas !

    - Ouah, ça se fait trop pas !

    - C'est un vieux qui se fout de nous; il se prend la tetê !

    - Tu vas voir, il va critiquer le portable, quand c'était les années 60, il aurait pas voulu du téléphone !

    - Ouais, il est trop dard ce vieux !

    Rires post-pubères (voir sketch)

    - Ouais, il est sur fessebouc aussi, ça se fait trop pas pour un gars de son âge !

    - C'est comme moi, j'suis allé sur MSN , hé ben y'avait un vieux qui voulait sortir avec moi, mais je lui ai dit, moi je ne mange pas de ce pain là !

    - ???????

    - Enfin, j'veux dire, je couche pas avec les vioques, merde, quoi ! Je choisis ma life, et c'est pas mes remps (mes parents ou mes darons) qui décident. Et puis il avait un polo trop moche, c'était même pas un Lacoste.

    Le Père Fouettard

  • Benoît Hamon a du courage selon le Père Fouettard

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    medium_benoithamon2.jpgLe Père Fouettard a toujours autant le goût de la provoc quitte lui aussi à passer pour un méchant, mais il s'en fiche, il est méchant, comme une teigne.

    Je trouve que Benoît Hamon a du courage. Quitte à passer pour un facho, un sale type, un affreux poujadiste, il a dit la vérité concernant l'affaire Mitterrand (je veux parler DU Mitterrand, pas Albert Mitterrand ou Roger Mitterrand, non, LE Mitterrand), qui nous prend pour des cons, un type qui pratique le tourisme sexuel doit démissionner de son poste de ministre de la culture. Il est des explications qui ne convainquent que très médiocrement. Quand on parle de leurs petites affaires, que l'on met en lumière leurs errements, leurs petites mesquineries de bourgeois égoïstes, de libéraux-libertaires sans cervelle mais avec du pognon, on est un poujado, accusation passe-partout, un peu comme le plouc inculte qui traite de bobo ou d'intello quelqu'un qui a un peu plus de culture que lui ce qui l'emmerde dans ce ce qui reste de son cortex.

    Un type qui profite de son statut et de son nom pour passer outre les décisions de la justice française doit quitter son boulot, partir de sa chaise haute. Tout le millieu politique est bien embarassé sur la question, chacun traînant une ou deux casseroles embarassantes. Car cette affaire montre aussi que la plupart des politiques n'en ont rien à foutre au bout du compte de l'intérêt du pays, du bien commun, ils pensent surtout à se tailler une part monumentale du gâteau qu'est le pays, y compris d'ailleurs Marine ou les incorruptibles en peau de lapin de gôche comme de droâte (voir un certain Jean S. bombardé président de l'E.P.A.D de la Défense alors qu'il n'a pas son DEUG). A ce propos, j'ai apprécié à sa juste "valeur" la déclaration de Madame Boutin sur le sujet. Quant à Frédéric Mitterrand, il aurait dû faire critique littéraire anodin comme sa demie-cousine, celle qui a un nom de bibliothèque, c'est plus tranquille, on ne risque pas de remuer la boue dans ce genre de boulot, tout le monde s'en foutant alors. Il devrait se contenter d'inaugurer des maternelles "Marcel Amont" chez les ploucs, (non, pas des maternelles...).

    Benoît Hamon n'a fait que dire ce qui est, lui, semble croire en ses idéaux et vouloir rendre service à la communauté nationale, ç existe encore ce genre d'homme politique ? Tout n'est pas foutu ?