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santé

  • Mètre-étalon d'altérité

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    santé, politique, société, art de vivre, vitiligo, amaury watremezEn matière de hors des normes physiquement parlant, je cumule. Je ne suis certes pas le seul mais cela occasionne des souffrances que l'on méprise un peu trop vite dans notre société. Il faut que la personne dont on se moque ne proteste pas : « c'est de l'humour, rigole ». J'ai trouvé progressivement la meilleure manière de me défendre en apprenant à avoir de la répartie, à être incisif voire caustique. Je me suis construit une cuirasse afin de me protéger, c'est ainsi...

     

    J'ai entre autres différences insupportables pour certains adeptes du conformisme un vitiligo comme certaines célébrités. Mais je danse moins bien que Michael Jackson. Je ne suis pas le seul à notre époque. Cela ne fait pas de moi un monstre. Il paraît que c'est de plus en plus courant hélas. On ne sait pas trop d'où vient cette maladie de peau (voir à ce lien), seules ses conséquences en sont réellement connus : la peau se décolore car la mélanine de l'épiderme est progressivement détruite.

     

    Ce serait selon l'hypothèse du moment une maladie auto-immune, une réaction psycho-somatique du sujet contre lui-même. C'est souvent ce que les médecins disent quand finalement ils ne savent pas trop diagnostiquer encore.

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  • Le bon Bergé ? - Réponse du berger au Bergé en somme

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     Chaque année c'est la même comédie unanimiste autour du SIDA et de la momie de Pierre Bergé, et, ou, de Line Renaud, qui au fond est très certainement un brave homme je n'en doute pas, tout comme Line est une femme admirââble. Pendant le Sidaction, toutes les « vedettes », les stâârs et les stââlettes, les grandes consciences pensantes ont leur petit noeud rouge épinglé au revers de la veste, comme si l'on pouvait être partisan d'une maladie et qu'il y ait besoin de dire que l'on n'aime pas cette affection, que l'on s'y oppose.

     pierre-berge-accompagne-de-line-renaud-pour.jpg

    C'est un peu comme s'affirmer, ce qui est pour certains comble de l'audace, contre la Mort, la Haine, la Violence (Ouais, c'est dingue ami lecteur que j'affirme ça, mais j'ose je n'ai pas peur).

     

    Je viens de voir sur une vidéo qui tourne sur les réseaux dits sociaux Pierre Bergé qui est un modèle de nuances et de retenue quand il a affaire à quelqu'un qui ne pense pas comme lui, on l'a vu pendant « la Manif pour tous » et ce qu'il a pu dire de Frigide Barjot entre autres, je viens de le voir disais-je faire la leçon à Gilles Bouleau le présentateur télévisuel et consensuel du JT de « 20h » de TF1 qui ose affirmer le trublion que le SIDA est devenu en somme une maladie chronique comme une autre et que l'on en meurt moins en France, ou alors autant que l'hyper-tension et les maladies cardiaques, le cancer.

     

    Regard de dignité outragée mais vertueuse de Pierre Bergé qui lui explique que le SIDA tue toujours quand même donc dans notre pays ce qui est gravissime. Il oublie de dire, et ses disciples après lui, comme chaque année, que ce qui est gravissime pour eux c'est surtout qu'ils ne peuvent plus coucher à droite à gauche sans risquer d'attraper un virus quelconque et donc consommer les corps d'une manière qui leur déplaît.

     

    Et ça ça ne va pas du tout.

     

    Le Sidaction ne sert d'ailleurs pas à grand-chose, tout comme les actions dites de « prévention » concernant la contraception car la plupart des jeunes et des adolescents ignorent pour la plupart l'usage du préservatif, ce qui ne demande pas un doctorat de psychologie pour être compris, en effet, le petit bout de latex est quand même un sacré « tue-l'amour » pour un gosse pour qui c'est la « première fois », voire la deuxième...

     

    Le Sidaction, Pierre Bergé, Line Renaud et les autres ne se soucient d'ailleurs pas de cela mais uniquement d'un tout petit milieu de bourgeois urbains, à fort pouvoir d'achat, dont les préoccupations sont à défaut d'être sociales surtout sociétales car aux prétentions matérielles ils rajoutent depuis quelques temps des prétentions de guidage GPS du peuple qui n'en demande pas tant.

     

    Et puis c'est bon pour l'image...

     

    Comme chaque année, les malades du SIDA des milieux précaires, à cause de seringues usagés, l'ayant attrapé par leur mère lorsqu'elles les attendaients, de par la prostitution, tout comme ceux qui souffrent en Afrique, continent sinistré à cause de cette pandémie, sans que personne ne s'en soucie vraiment, à part les ONG et institutions d'Eglise qui sur le continent dit noir sont les premières à distribuer des préservatifs, sont purement et simplement laissés de côté. Avant de se scandaliser sur ce qu'on dit les Papes sur le sujet, indiquant l'idéal à atteindre selon la morale chrétienne les « belles » consciences feraient mieux de balayer devant leur cour.

     

    On préfère laisser le champ libre à des guérisseurs animistes, évangéliques ou simplement malins qui en Afrique réunissent des milliers de personnes leur promettant la guérison et les dépouillant de leurs maigres ressources. En France, on trouve que « ahlala c'est bien malheureux », « ahlala les pôvres chtits n'africains » mais au bout du compte rien n'est fait et rien n'est même envisagé.

     

    Tartuffe ne meurt donc jamais, on le retrouve simplement à des endroits inattendus, sa ruse consistant à affirmer que Tartuffe c'est l'autre fonctionnant encore.

     

    image prise ici

     

    ci-dessous la "bourde" de Gilles Bouleau

     


    Gilles Bouleau « Le SIDA, on n'en meurt pas » - Zapping Vidéo

  • Amnésie collective : une spécialité bien de chez nous

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    politique, santé, amnésie, société, hypocrisieDepuis déjà quelques temps, on remarque, on signale des cas d'amnésie collective étrange un peu partout en France. Les électeurs de François Hollande en mai 2012 ne se souviennent pas avoir voté pour lui ! Quand on leur demande ce pour quoi ils ont voté alors à cette époque, beaucoup prétendent ne plus se rappeler, ils ont un « blanc »...

     

    C'est un peu comme ceux de François Miterrand en 83 au moment du tournant de la rigueur, personne ne se rappelait avoir glissé dans l'urne un bulletin pour lui. Pour remonter plus loin, on se rappelle qu'en 1945, et depuis lors, aucun français n'avait été pétainiste, tous gaullistes ! Tous résistants ! Tous gaullistes en 2014 d'ailleurs, et ce de l’extrême-gauche à l’extrême-droite, tout le monde se réclame d'un général ancien d'Action Française qui a mis en place en 1958 rien moins qu'une monarchie élective qui il est vrai fonctionnait bien surtout avec lui. Quand il était lycéen, il distribuait pour la ligue maurrassienne un tract parlant où la Vème République était en germe.

     

    Ce genre d'amnésie collective ne date donc pas d'hier. C'est même une constante de l'appréciation par les français de la politique de leurs dirigeants. Enthousiasme, déception, déni de l'enthousiasme premier, enthousiasme pour une autre figure, parfois on l'a vu dans l'histoire un futur tyran ou tout au moins un démagogue quand la conjoncture était dramatique et le pouvoir à ramasser : de Bonaparte à Boulanger qui s'est heureusement dégonflé au dernier moment, c'est dommage il aurait été le premier dictateur en somme radical-valoisien.

     

    A gauche, certains, alors qu'ils ont voté pour lui, ont joué les étonnés et les scandalisés en entendant François Hollande affirmer qu'il est social-démocrate ou social-libéral européiste, ayant déjà entériné la mort des nations dont la nation France, affirmant maintenant combien ils regrettent leur vote alors qu'il suffisait de lire son programme les amis, bref de se conduire en citoyen adulte :

     

    En effet, quelle surprise ! Quel choc ! Personne ne s'en doutait ! (sic) Que Hollande est libéral orthodoxe sur l'économie, pas encore assez aux yeux des monétaristes et des libertariens, m'objecteront-ils, et sociétalement de gauche par des mesures qui ne sont pas que de la poudre aux yeux sur le « Gender », le féminisme, et l'égalité des sexes dans les écoles, ce pour quoi il a pris des mesures (Note personnelle : oui je sais ami lecteur, je n'ai pas pu m'empêcher de la faire celle-là).

     

    A gauche tout comme au centre, l'on prétendait aussi que voter Sarkozy c'était aussi prendre le risque d'une montée du FN, de l'antisémitisme et du racisme et des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°) j'en passe et des meilleurs. Il fallait faire barrage au « fââchiisme » qui était à nos portes, bruit de bottes à clous compris...

     

    On le voit bien chaque jour :

     

    Avec Hollande, le FN est au plus bas (re-sic), « l'affaire Dieudonné » ne témoigne absolument pas d'une montée de la judéophobie dans les « quartiers » en particulier et il n'y a aucun problème de racismes divers et variés (re-re-sic). Tu me pardonneras cet aparté ami lecteur mais de toutes façons le seul racisme qui existe pour la gauche sociétale, c'est celui des blancs visiblement, les autres n'ont pas de substance.

     

     

    Et puis, plus prosaïquement, la principale raison est que les électeurs n'aimaient tout simplement plus la personne de Sarkozy, se fichant au fond de ses idées, n'en ayant cure, et qu'ils ont voté Hollande par défaut. Voter à cause de la personne sans se soucier de ses idées, voilà qui témoigne de la maturité démocratique d'un peuple et du fait que les français restent les mêmes braillards turbulents que devaient l'être les guerriers gaulois autour de Vercingétorix, ce pour quoi on aime malgré tout ce pays malgré tous ses défauts (car on aime quelqu'un effectivement surtout pour ses défauts, et oui -note personnelle- Guilaine D. !).  

     

    photo, source Libération.fr

  • Pilule amère

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     Un professionnel de santé m'a confié un jour ceci concernant la réalité des conséquences de la contraception et de l'avortement pour les jeunes femmes y ayant eu recours, une réalité crue, triviale, brutale parfois, très éloignée des bonnes intentions et des grands discours :

     bayer.jpgLe plus souvent, c'est le petit ami, le « copain » qui vient acheter pour sa copine la pilule « classique » voire la « pilule dite du lendemain ». C'est lui qui décide abruptement de ce que son amie doit faire et non elle.

     Plus le quartier est défavorisé, plus les décisions seront d'ailleurs prises abruptement et moins les filles seront libre, soumises aux « grands frères », au machisme ordinaire le plus bas qui est loin d'être seulement dû à une compréhension radicale de l'Islam, mais aussi et surtout des « modèles » (sic) sexuels que sont trop souvent pour les adolescents les acteurs et actrices de films pornos auxquels ils ont accès de plus en plus tôt, et qui véhiculent une image des plus déplorables de la sexualité.

     Et le plus souvent la plupart des jeunes sont totalement ignorants de l'usage concret des moyens contraceptifs, y compris du petit capuchon en latex généralement perçu quotidiennement comme un « tue-l'amour » redoutable.

     Mais cela, il ne faut pas le dire, il faut garder le silence sur la réalité des faits qui contredit les dogmes portés pour le bien du peuple par les belles consciences « kipensent » (TM°).

     Le simple fait d'émettre un doute raisonnable, même anodin, sur les risques objectifs induits par la contraception chimique suffit pour se faire taxer de « réac » ce qui sera à n'en pas douter également le cas pour l'auteur de ce texte qui en a l'habitude.

     Je suis persuadé qu'en fait la « gauche morale » ou « gauche olfactive », ces belles consciences, n'en ont strictement rien à faire des jeunes filles et jeunes femmes, ou du sort des homosexuels, des quartiers moins aisés que les autres.

     La liberté sexuelles, les droits des femmes, la libération des moeurs, ils les conçoivent pour leur milieu bourgeois, libéral-libertaire, en premier.

     Bien sûr, la gauche morale a un peu évolué depuis 68 comme on peut le constater depuis le début de la bagarre autour du mariage gay. A cette époque, elle proclamait aux femmes que leur corps leur appartenait, en 2013, elle dit aux femmes – aux plus précaires d'entre elles- que leur corps appartient aux couples modernes qui voudront en disposer.

     Depuis quelques temps déjà il y a de graves problèmes de santé induits par les pilules de « troisième » et « quatrième génération », des problèmes ayant des conséquences dramatiques dont cet AVC entre autres, subi par une femme, à cause du produit « Diane 35 » qui a entrainé également la mort de quatre personnes, la ministre de la Santé appelant cependant à ne pas s'inquiéter pour les autres pilules, ce qui serait passible d'excommunication politique en 2013, on la comprend...

     Cela fait très longtemps que les médecins connaissent les risques importants liés à ces produits du laboratoire « Bayer » mais il ne faut rien à dire et continuer à prescrire ce médicament à risques car beaucoup ont semblé penser qu'avouer ces risques conduirait à revenir en arrière, avant la pilule et les produits contraceptifs chimiques, ce qui présentait le danger de voir le retour des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°) quand les femmes n'étaient pas libres de disposer de leur corps et que l'Ordre Moral étendait sa main de fer partout.

     Une chose a par contre été totalement assimilée par les populations jeunes, la grossesse est toujours vécue comme un « risque », quasiment une maladie, et non une voie possible d'épanouissement personnel, exepté bien sûr en cas de couple « gay » où cela devient un droit imprescriptible car il est bien connu que les gays élèvent mieux leurs enfants ainsi que semble le suggérer Jean-Michel Ribes quand il rappelle que Hitler est né d'un père et d'une mère, ce qui sans aucun doute fait peser un lourd soupçon sur tous les couples hétérosexuels, ce charmant personnage assumant complètement cette sortie et se permettant ensuite d'ironiser sur les enfants de Philippe de Villiers.

     On notera d'ailleurs l'élégance du geste consistant à redonner quelques coups de pieds dans le ventre à un homme à terre comme Philippe de Villiers. Mais cela, sans doute est-ce du « rire de résistance » tellement subtil qu'il ne peut être perçu par un mauvais esprit qui voit le mal partout tel que moi ? A l'entendre, c'est d'ailleurs de la faute de Frigide Barjot, qui était son interlocutrice, qui est donc ventriloque ?

     Ribes est typique des ces augures contemporains, ces nouveaux inquisiteurs, plus dogmatiques qu'un dominicain en chasse d'hérétiques au XIIIème siècle et beaucoup plus arbitraire quant au traitement subi par le contradicteur qu'un exégète tatillon. Il est représentatif de la bourgeoisie à prétentions sociales et sociétales actuelles, qui n'a rien à voir avec les « bobos », je précise, qui sont une catégorie anodine de privilégiés urbains se donnant des airs libérés.

     Ces beaux esprits, Trissotin en plus trivial, ne s'intéressent pas à la précarisation des salariés, à la crise de l'économie, aux licenciements dans l'automobile et l'industrie françaises. Cela les concernera beaucoup moins.

    illustration empruntée ici au site "independant.fr"

  • Délivrez nous des « bonnes résolutions » de début d'année

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    Depuis deux jours, il est souvent question à la radio comme à la télévision des bonnes résolutions que l'on se devrait de prendre au début de chaque année (résolutions que personne ne tient bien entendu, mais c'est devenu un passage obligatoire semble-t-il). L'auditeur, le téléspectateur, l'internaute est infantilisé et réduit au niveau d'un gosse irresponsable.

    politique, spiritualité, 2013, bonnes résolutions de mes deux, blog, santéC'est un véritable défilé de pénibles « coachs » de vie, de bien-être, de pensée positive fumeuse, d'alimentation, de micro-gourous qui s'improvisent donneurs de leçons et moralisateurs laïcs, et directeurs de conscience bien plus autoritaires, réclamant bien plus d'allégeance de la part de leurs ouailles largement consentantes que les anciens confesseurs.

    Ces « coachs » m'évoquent toujours le souvenir d'un jeune ecclésiastique à la table duquel je me trouvais il y a fort longtemps attablé qui me voyant me servir un verre d'excellent rosé à la manière directe d'un supplétif viril et énergique de l'armée mexicaine arrêta mon bras dans son geste auguste consistant à se verser un petit verre m'avertissant solennellement des risques d'alcoolisme que selon lui j'encourais, à l'entendre, à goûter si imprudemment le plaisir d'un petit rosé bien frais sous un soleil de plomb, car nous étions en été.

    Et en été, ce genre de breuvage s'accorde très bien avec un ciel bleu, ou les jupes des jolies filles qui raccourcissent en cette saison bénie (pas seulement celle-ci semble-t-il actuellement, c'est un des rares bienfaits de notre époque).

    C'est assez curieux d'ailleurs voire complètement paradoxal dans une société qui affirme avoir rejeter bien loin d'elle tout ce qui pouvait nuire à la satisfaction du désir, à la consommation du plaisir.

    Le plaisir de bien manger avec des amis, de boire du bon vin, même un peu trop, de déguster ensuite des alcools forts qui sont « plutôt des boissons d'hommes faut avouer » est beaucoup plus teinté de culpabilité qu'auparavant, culpabilité que l'on feint d'appeler responsabilité pour se donner bonne conscience.

    C'est mal de se réjouir de bien manger, c'est mal de se réjouir de bien boire « entre amis ».

    L'époque est à une modération qui pousse à une conception des plus étriquée de la convivialité. Il faut « faire attention », « gérer » son « capital santé » (TM°), son « capital vie » (TM°) en gestionnaire avisé et frileux.

    Le plaisir doit être frustré en somme et se teinter à chaque fois de remords que l'on se doit d'avouer publiquement sous peine d'être taxé d'hédonisme, ce qui en 2013, tout comme le dilettantisme est un genre de crime pire que la mort.

    L'auteur de ce texte a parfois envie, alors qu'il ne fume pas, de s'en griller une (de cigarette) juste pour le plaisir de provoquer les moralisateurs à outrance qui promettent les pires supplices infernaux à qui ne suit pas leurs diktats et il adore porter des toasts aux purotins qui ne savent pas ce qu'ils ratent.

    Ainsi, hélas, le fumeur se croit-il forcé de prétendre qu'il va arrêter de fumer, le buveur de boire et qu'il ne va plus consommer que des eaux de régime, le bon mangeur qu'il va se mettre à la diète et devenir d'un coup d'un seul raisonnable.

    Et de se frapper la poitrine en signe de repentance après les fêtes de fin d'année...

    Ce n'est pas que l'auteur de ce texte prône la goinfrerie ou l'ivrognerie, quoique certains ivrognes sont largement plus fréquentables que bien des personnes sobres, loin de lui cette idée.

    Mais qu'y a-t-il de si mal à simplement apprécier un moment de bonheur à partager des bonnes choses avec ceux que l'on aime, que l'on apprécie ?

    Fût-ce dans un grill japonais désert au milieu d'une ville de province quasiment morte ou en passe de l'être un soir de réveillon...

    Cette douceur de vivre, cette faculté de vivre profondément l'instant, et de profiter de bons moments à table, est toujours assimilée à ces deux excès.

    Serait-ce que notre époque serait si puritaine et pire encore que les individus pourtant majeurs et vaccinés abandonnent toute dignité aux mains de charlatans qui leur dispensent en se faisant payer très cher quelques lieux communs qui ne mangent pas de pain ?

    Afin de conclure ce petit coup de gueule contre les donneurs de leçons, et les bigots de l'hygiènisme, je rajouterai que j'ai perdu quelques dizaines de kilos depuis deux ans sans me frustrer de quoi que ce soit, sans avoir recours d'ailleurs aux miracles de la chirurgie ou de la pharmacopée modernes, simplement en faisant mienne cette petite philosophie consistant à prendre chaque instant de la vie comme il vient et à en presser le suc au maximum...

    illustration prise ici (Bacchus et une nymphe par Caesar Van Everdingen)

  • Barnum charitable

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    Sur Agoravox je joue aussi les mauvais coucheurs

    Le Téléthon dans la bonne conscience est devenu une sorte de vache sacrée inattaquable, il ne faut pas critiquer, tout comme il ne fallait pas dire que pendant la journée mondiale de lutte contre le SIDA, on ne parlait que rarement de tous les problèmes soulevés par la pandémie en Afrique.

    syl20-telethon.pngEt puis, aujourd'hui samedi, c'est jour de fête populaire et vaguement humanitaire, c'est le retour du Téléthon, après le mildiou et les vendanges tardives. En plus, le Téléthon a un avantage, c'est que le consommateur n'a même pas besoin de se déplacer à l'hôpital, les malades viennent à lui directement au supermarché pendant qu'il fait ses courses de Noël, ce qui lui permet de déculpabiliser quand il achète la dernière Play WII 3000 au petit dernier qui pourra continuer à jouer à la guerre presque en vrai en agitant frénétiquement les boutons de sa manette de jeu.

    Certes, c'est plutôt bien que la fête ait un sens généreux et gentil, mais pendant deux jours du fait de l'abondance de lieux communs sucrés déversés à l'antenne de deux chaînes télévisés et sur plusieurs podiums, trois ou quatre à Évreux, on n'a plus à craindre de faire une crise d'hypoglycémie, on risque plutôt le mal au cœur voire la nausée.

    De plus, si on a pitié de tous ces malades atteints de myopathies ou de maladies orphelines, et qu'il est bien de chercher à les aider, derrière la recherche là-dessus, il y a le décodage du génome humain, une vraie saloperie là par contre qui permet de pratiquer l'eugénisme social avant même qu'un enfant soit né, et entraine de fait la standardisation des corps. La Téléthon montre les malades avec des trémolos « ad nauseam » non pas pour aider à leur acceptation dans la société, mais pour appuyer sur leurs différences ce qui accentue encore un peu plus le rejet de celui qui est hors norme aux yeux du troupeau.

    Personne ne cherche à contester cela, l'eugénisme est déjà dans tous les esprits, digéré et assimilé parfaitement, on trouve tout à fait normal de créer en somme une norme dans la « fabrication » d'êtres humains qui deviennent de fait des « produits » comme les autres, de plus en plus on demande à la médecine d'être un Service Après Vente perfectionné.

    Et si la « machine » est dysfonctionnelle, on essaie de réparer en attendant de pouvoir changer les pièces ou de faire des « mises à jour » (pour l'instant, rien ne semble proposé pour le cerveau). Ainsi, croyant fermement qu'il fallait être grand de taille pour réussir dans notre société, convaincu de la véracité de ce lieu commun par la publicité, des parents ont donc fait prendre à leur progéniture de l'hormone de croissance pour la faire grandir. Comme cela s'est terminé par une catastrophe ils accusent maintenant les laboratoires criminels qui ont vendu leur poudre de perlin pinpin sans se poser de questions sur leur propre responsabilité et leur docilité stupide à des préjugés sociaux d'une grande bêtise.

    Ce qui relativise cet étalage de charité conjoncturelle, c'est le parking vide devant le bâtiment de gériatrie de l'hôpital d'Évreux, si tout le monde est prêt à participer à grand barnum médiatique, également pour éventuellement passer à la télé, personne n'est prêt à donner réellement de son temps pour faire progresser l'accueil des malades ou la qualité des soins, on remarque d'ailleurs que tout le monde ou presque se fiche du détricotage actuel du système de santé français. En 2010, il ne vaut mieux pas tomber malade !

  • La psychose grotesque de la grippe "A"

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    « Le plus contagieux c’est encore la sottise » (et non la grippe H1N1)

    pxy_31420520_27370441.jpgEn ces joyeux jours de rentrée, la psychose de la grippe « A » commence à faire des ravages alors que pour l’instant il n’y a pas de pandémie, certaines maladies tuent beaucoup plus comme d’autres réapparaissent mais ce n’est pas grave on a la trouille de la « grippe mexicaine » (qui ne fait aucun mal aux maracas rassurez-vous). Beaucoup de professionnels se baladent avec une bouteille de gel hydro-alcoolique dans le sac, se lavent les mains vingt fois par jour, ont le masque à portée de mufle et n’osent plus faire la bise : cela ce n’est pas trop grave quant aux moches bien sûr, et au moins on n’entend plus le « moi c’est quatre » (« ou deux, ou trois »…) assorti d’un rire de gorge mal placé. Autour de la machine à café c’est le grand sujet de conversation, bien sûr on désinfectera sa tasse ou son meugue (c’est plus classe que chope, « mug ») juste après. Dans le train, dans le car, dans le bus ou dans le métro, on fait les gros yeux à celui qui tousse, on lui lance un regard sévère, même parfois on lui demande fermement de mettre la main devant sa bouche « passque quand même y’a la grippe mexicaine » comme a dit ce matin une dame d’un certain âge, décolorée, visiblement ancienne péripatéticienne ou bureaucrate quelconque, à deux sièges de moi, à un pauvre garçon qui était tout penaud ensuite. 

    article_equateur.jpgCette psychose d’entresol aura au moins le mérite de faire ressortir avec beaucoup de clarté l’égoïsme radical de la plupart des européens ou des habitants des pays favorisés. La famine ou le SIDA en Afrique, le paludisme, la variole, finalement personne n’en a rien à foutre mais que l’on ait le nez qui coule trois gouttes et c’est l’Apocalypse. Et puis c’est comme dans les films, c’est du spectacle à haute dose, par paquets de douze, et ça libère de l’ennui que distille cette société qui vit dans un présent perpétuel mortifère depuis déjà quelques décennies. C’est aussi l’occasion d’infantiliser un peu plus le troupeau bêlant, qui adore qu’on décide à sa place car réfléchir et prendre des décisions, c’est fatigant, c’est comme ouvrir un livre de temps en temps (par livre, j’entend tout ce qui n’est pas signé par Gavalda, qui fait des albums pour enfants, Angot, qui publie son journal de thérapie, Guillaume Musso et Marc Lévy, qui ont pour particularité de taper leurs manuscrits avec les pieds). Et puis il faut avoir pitié des laboratoires pharmaceutiques qui ne font certes pas encore assez de bénéfices.

    Et puis la maladie la plus contagieuse c’est encore la sottise. On  n’en meurt pas, excepté quelques chauffards.

  • Pandémies réelles (l'aveuglement est-il contagieux ?)

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    actu-monde-Des-Mexicains-portant-des-masques-dans-la-rue_articlephoto.jpgOn nous parle beaucoup de la grippe porcine, ça permet d'éviter les sujets qui fâchent, en l'occurrence les autres pandémies. Ce virus a pour l'instant fait très peu de victimes. Les mesures pour s'en protéger sont ridicules, le masque chirurgical laisse passer le virus (il ne protège que des projections de salive), les vaccins stockés ne sont pas efficaces. Ironiquement, les seuls masques vraiment utiles ressemblent à des groins de porc mais il y en a beaucoup moins en stock.

    Bien sûr, je suis très triste pour tous les alter-touristes qui ne pourront plus aller à Cancun ou Mexico.

    On oublie de parler du paludisme qui sévit dans les pays pauvres : 30 000 personnes par an,

    du SIDA en Afrique : un séropositif de plus toutes les 11 secondes en moyenne,

    de la famine, qui est une pandémie, une personne toutes les 13 secondes, du manque d'eau : un enfant meurt toutes les 6 secondes à cause de cela.

    Aborder ces pandémies remet en cause notre modèle de société et notre structure économique inique (mais vraisemblablement ça gêne concrètement peu de monde ces jeunes et moins jeunes de plus en plus à la rue.

    Sans oublier sous nos cieux l'épidémie d'esprit moutonnier et grégaire qui fait des ravages...

  • Faut-il clouer les gros au pilori ?

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    Dans ce cas, je pense qu'il faudra au moins des clous de menuiserie...

    Je viens de lire des articles sur cette grande cause nationale qu'est l'obésité (ici un site un peu plus pertinent que les articles de magasines), on ne veut plus voir un ventre rond qui dépasse. Dans la plupart des explications que l'on y donne, le gros l'est à cause de la "'junk food", parce que c'est un goinfre, ou alors parce que c'est un plouc décérébré qui ne fait pas attention à manger cinq fruits et légumes par jour. Le gros est vu comme un irresponsable, et devient la plupart du temps le bouc-émissaire de la culpabilité d'un ou deux bons apôtres quant à leurs privilèges matériels. L'autre problème de ces articles comme de la manière dont cette grande cause est menée, c'est que tout cela va mener à un standardisation des corps, et des esprits, et à la stigmatisation des physiques différents. Cela m'a rappelé le cas d'une personne que je connais bien. Rond depuis l'enfance, gourmand, contrairement à certains gros il ne va pas jusqu'à prétendre qu'il se nourrit de cigales grillées au miel comme un ascète et grossit quand même malgré lui, il développait depuis son plus jeune àge un mal-être profond dû à cette question d'apparence. Comme beaucoup de gros mal dans leur peau, il a reçu de nombreux conseils, son cas a été analysé à de nombreuses reprises, on suggérait qui un problème d'Oedipe en somme, qui un vice caché et inavoué, un autre encore une homosexualité latente ou une inadaptation au monde. Il a fini par y croire et se renfermer complètement dans sa coquille en rejetant plus ou moins le reste du monde et de l'humanité. Et puis, il m'a raconté avoir consulté un dermatologue il y a quelques temps pour un problème de dépigmentation qui a enfin apporté une réponse : le problème de peau dont il souffre ainsi que son obésité sont tout simplement dus à un dérèglement de la glande thyroïde qui entraîne également un autre symptôme qui est un léger tremblement (que l'on attribuait auparavant, lui y compris, à son hyper-émotivité). Ce dermatologue, faut-il le dire, est bêtement un médecin "à l'ancienne" qui voit des manifestations d'un problème et en tire des conclusions toutes bêtes là encore mais juste, au lieu de psychologiser à outrance. Je sais que je ne serai pas entendu, mais il serait bon qu'au lieu de juger et condamner immédiatement un gros quand on en croise un, on essaie de comprendre et on fasse l'effort de se dire qu'il y a peut-être autre chose que la goinfrerie comme cause de son surpoids.

  • Grandir pour réussir ? - l'affaire des hormones de croissance

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    b35714d62fd5b40038edbad5d4fd8441.jpgDans notre monde, pour être considéré, il vaut mieux disposer d'une belle apparence, ou du moins conforme aux canons de la beauté standardisée telle qu'on la conçoit pour réussir se dit le troupeau bêlant qui se jette souvent à corps perdu dans les pires sottises (c'est ce genre de préjugés qui a poussé une de mes collègues à faire cette fine observation pour me décrire il y a deux jours à un autre, je suis gros, c'est ce qui semble définir ma personnalité pour cette personne qui ne retient que l'enveloppe comme la majorité des gens dans cette société) . Comme les moutons de Panurge, on les dirigerait vers un gouffre sans fond qu'ils iraient s'y jeter sans difficultés. Des parents soucieux de la réussite de leurs gosses leur ont fait injecter à haute dose des hormones de croissance croyant que cela transformerait leur progéniture en surhommes et "sur-femmes", l'apparence étant tout pour eux, ils oublient toujours entre deux de s'occuper de l'entretien du cerveau et de la capacité de réflexion, en particulier la leur. Maintenant, beaucoup d'enfants sont tombés malades et souffrent de la maladie de Creuzfelt-Jacob, cette encéphalite dont on se demande si leurs géniteurs n'en étaient pas atteints également.

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