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running

  • Il court il court l'homo modernitus

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    sport, running, politique, société, marathnon de paris, amaury watremezAvec le printemps revient la saison des marathons, des courses et bien entendu des "vide-greniers" mais ceci est un autre sujet qui vous préoccupe. Je dis bien vous car pour ma part, je n'en ai strictement à faire. La course à pieds devient une folie douce à plusieurs, une folie douce pour ne surtout pas se soucier de la planète, de son pays, de son quartier, pour se "vider la tête", être dans une compétition en foule, en groupes, un simulacre de méritocratie. Cela a commencé dans les années 80, tout doucement. C'était encore sage, un peu kitsch avec les shorts trop larges, les bandeaux en éponge fluo...

     

    ...Mais ça c'était avant, bien avant, maintenant c'est devenu beaucoup plus qu'un business, un véritable mode de vie, et on appelle ça le "running". Hier dimanche une bonne partie de Paris était bloquée pour cette raison, les coureurs -pardon les "runners"- passant dans des rues et des quartiers dont ils ignorent l'histoire et devant des monuments dont ils se fichent complètement.

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  • Courir vers l'abîme

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    sport, running, télévision, société, politique, bâtise, hypocrisie, amaury watremezNote ami lecteur que je nie pas le fait que courir peut faire du bien pour sa santé. Mais courir en 2016 ce n'est pas seulement courir, c'est un acte politique, c'est montrer son allégeance à des règles arbitraires absurdes. C'est rèver de réussite, de célébrité, harnaché d'objets connectés pour compter ses pas, ses battements de cœur, ses gouttes de sueur coulant sur son front. On ne court plus d'ailleurs, on fait du « running », on est un « runner ». C'est presque être un « winner » en somme, à deux lettres près « Runner » c'est sans doute aller plus vite que « jogger », c'est plus efficace.

     

    Et c'est dans la même fascination de l'Amérique que tout le reste de la société, une Amérique qui n'existe pas, celle des décors en dur hollywoodiens.

     

    Le matin et le soir, on peut croiser de plus en plus un peu partout en France ces personnages étranges, tous sur le même modèle, des clones sans doute, avancer rapidement à petites foulées sur les trottoirs, au milieu de la route parfois. Les hommes ont le bras gauche tatoué de ces motifs géométriques ressemblant aux motifs que l'on dessinait distraitement lorsque l'on était au téléphone. Ils ont la barbe soigneusement taillée, le cheveu rasé sur les tempes, long au-dessus comme il se doit. Les femmes sont en collant sculptant leurs formes « travaillés » au « fitness ».

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