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rené pétillon

  • Pétillon est mort : Jack Palmer reprend l'enquête

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    Voir ici le générique de l'adaptation en animation des enquêtes de Jack Palmer

     

    René Pétillon, société, bande dessinée, politiqueJack Palmer, le détective le plus nul de Paris, attendait dans son bureau qu'un de ses clients, sans doute inconscient, vienne le voir pour lui demander d'enquêter sur un vol de bijoux, l'enlèvement d'une pop-star, les attentats en Corse, l'assassinat de Kennedy à moins que ce ne soit pour assurer la protection d'un top-model. Palmer avait tout les attributs de l'archétype immortalisé au cinéma par Bogart, le trench-coat, le feutre mou mais c'était un nabot. Palmer ne pouvait pas mettre les pieds sur son bureau d'un air dégagé, il avait les jambes trop courtes.

     

    Et il ne valait mieux pas lui confier une arme, Soit il tuait la personne qu'il était chargé de protéger, soit il se blessait...

     

    Palmer était une création de Pétillon, un demi-Columbo mais qui ne résolvait les énigmes qu'on lui soumettait que malgré lui ou totalement par hasard. Palmer est improbable, c'est un personnage de cartoon égaré dans un univers réaliste, un « privé » qui ne tient pas l'alcool et qui est nul avec les femmes. René Pétillon venait de mourir à 72 ans il y a quelques jours. Pour le micro-détective c'était un crime c'est certain. Et il allait enquêter dessus !

     

    Mais qui avait tué ?

    Les pisse-froids, les donneurs de leçons, les moralisateurs ?

    Les comiques nuls ?

    Tous les imbéciles se prenant au sérieux détestant de plus en plus la satire et qu'on se paie leur tête dans les grandes largeurs ?

     

    Car !Pétillon était aussi dessinateur satirique dans divers journaux, il faisait preuve de mauvais esprit. D'un trait au départ inspiré par les dessinateurs de « Mad » comme beaucoup (un dessin hyper-fouillé, des détails dans tous les coins, une lecture forcément au second degré) il était passé à un dessin beaucoup plus épuré. Palmer ne comprit pas ce mot, il en nota la signification dans un carnet en parlant de me faire signer un contrat en « bonnet duform » pour devenir son traducteur attitré bien que lui affirme préférer les contrats en « feutre stetson », je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire.

     

    Nous allâmes boire un coup au café du coin et le cafetier dit bonjour au détective en l'appelant « monsieur Bardou », Palmer m'expliqua qu'il buvait sous couverture, il avait les yeux plissés dans une mauvaise imitation de Clint Eastwood, il m'expliqua qu'il était bien obligé à cause des risques fous qu'il prenait dans son métier. Je le soupçonnais d'avoir plutôt une « ardoise » conséquente quand je vis le patron revenir avec une note conséquente dans la main...

     

    Ce fut à cet instant que Palmer prétextant une enquête urgente m'embarqua vers la sortie dans sa 4L pourrie que nous utilisâmes en trottinette pour échapper aux vociférations du bistrotier. Je convainquais le détective de ne pas sortir son revolver du sac Tati qu'il s'entêtait à trimballer partout comme « camouflage ». Je le quittais là. J'appris quelques jours plus tard, prenant de ses nouvelles que Palmer s'était enrhumé alors qu'il avait pris la ministre d'Emmanuel Macron Marlène Schiappa en filature...

     

    Illustration empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil