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  • Desproges et ses héritiers

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    Pierre Desproges, société, radio, télévision, politique, irrévérence, amaury watremezComme beaucoup de quadragénaires maintenant bedonnants après avoir été d'une beauté affolante dans leur jeunesse et perdant leur magnifique chevelure auparavant aussi épaisse qu'un champ de blé scandinave (je m'arrête là dans la description, ça m'excite), j'ai découvert Desproges à la radio dans les années 80 à l'heure du repas. Je me dépêchai de rentrer du collège pour écouter "les flagrants délires" de 1981 à 1983 et surtout le plus intéressant, le réquisitoire de Desproges et la plaidoirie de l'avocat le plus "bas d'Inter", à savoir Luis Rego.

     

    Il fallait auparavant écouter les bavardages du Raminagrobis en chef à savoir Claude Villers, certes pas toujours désagréable et le plus souvent tout aussi insolent voire irrévérent que son avocat et son procureur.

     

    Quand j'avais cours pile à ce moment là, c'était une vraie frustration. Desproges était présent à la radio et la télé depuis "le Petit Rapporteur" et les "Aventures du professeur Corbiniou" pendant Casimir. Il faut bien vivre. De temps en temps on l'apercevait aux côtés de le Luron, en particulier en intervieweur obséquieux avec Giscard au coin du feu. Plus tard, il se fâcha avec Villers et le Luron, eut une petite traversée du désert et ne revint qu'en 1986 avec "les Chroniques de la Haine ordinaire" qui était devant un public également, un peu plus restreint.

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  • Les observateurs politiquement incorrects et le vote le Pen

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    radio, télévision, médias, politiquement incorrect, société, politique, amaury watremez, primaires, le Pen, FN, LR, PSParmi les observateurs avisés, du moins c'est ce qu'ils prétendent, dits politiquement incorrects et reconnus ainsi, que ce soit un peu, moyennement, beaucoup, on ne comprend goutte non plus au vote le Pen. Il est toujours assimilé en 2016 à un vote protestataire, un vote d'humeur, et ce depuis les élections européennes de 1984. Les électeurs qui vont vers ce côté « obscur » de la démocratie française y restent, ils ne reviennent pas du côté des partis réputés « traditionnels ». Cela fait trente-deux ans que ça dure et qu'à chaque grande soirée électorale les politiques affirment avoir je cite « compris la colère des français »...

     

    ...Et qu'ils ne font strictement rien afin d'y remédier.

     

    Pour ces observateurs, quel que soit leur niveau d'incorrection politique le FN demeure encore le mal absolu, la pire alternative. Ce n'est pas un parti républicain à leurs yeux, ce n'est pas un parti fréquentable. En plus, on y trouve beaucoup trop de « beaufs » et de « ploucs ». Pour ces grands esprits, ce serait une mésalliance intolérable, terrible. Ils n'ont pas saisi non plus que le problème le plus brûlant, incandescent, en ce moment, c'est d'abord et avant tout l'inquiétude grandissante des ces mêmes « beaufs » et « ploucs » envers toutes les problématiques liés à la « diversité » :

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  • Ubu éditorialiste : ode à Jean-Michel Aphathie

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    La scène se passe au château royal de Pologne, c'est à dire nulle part. Deux valets de part et d'autres du trône du père Ubu en pleine méditation euphorique. La mère Ubu sur un tabouret s'agite soudain.

     

    aphatie.jpgMère Ubu : Que t'arrive-t-il Père Ubu, ta figure me semble plus rougeaude que d'habitude ? Qu'est-ce qui te réjouis autant grand faquin ? Je ne t'ai pas vu ainsi depuis que tu récoltas tous ces impôts il y a dix ans.

     

    Père Ubu : Merdre Mère Ubu, de par ma chandelle verte, je suis en effet fort réjoui ! Que n'ouis-je plus tôt les saillies drolatiques de ce bougre de bougre de Jean-Michel Apatie qui a l'accent chantant des cigales du sud de ma Pologne natale ! Tu devrais changer de ton bougresse et te montrer moins insolente. Prends garde à ce que je ne te donne de mon bâton à phynances !

     

    Mère Ubu : Tu ne me fais pas peur grand coquin. Je t'approuve, le sieur Apatie sait se montrer respectueux des grands comme nous le sommes, il est moins insolent et vantard que mon regretté capitaine Venceslas. Il adore nous passer la brosse à reluire dans tous les coins de notre personne. Que ne le fais-tu maréchal de par le pouvoir de ton bâton à phynances ?

     

    Père Ubu : Il veut que nous rasions ce bête château de Versailles beaucoup trop beau avec son jardin dispendieux, trop sublime pour nos sujets. C'est une idée que nous aurions pu avoir, cela ne va pas du tout. Il ne faut pas que nos bougre de bougres de sujets pauvres et crottés voit de la beauté sous leur nez, ce n'est pas pour eux cette splendeur ne crois-tu pas Mère Ubu ?

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  • Trump, le Brexit et le Pen la faute du Net

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    Taubira, liberté, net, 13 novembre, radio, télévision, société, amaury watremezCe qui est pratique avec madame Taubira est qu'elle exprime tout haut ce que la gauche dite "morale" et moralisatrice pense tout bas. Elle n'a aucun problème non plus à dire tout son mépris des "ploucs" qui votent le Pen ou Trump ainsi que la majorité des tenants de cette gauche de bourgeois pédagogues. Ce 13 Novembre sur Europe 1 elle a dit ceci qui est frappant : "Internet pose un vrai problème parce que c’est un espace de liberté, de circulation de connaissances, de savoirs."

     

     Le pire est que la droite dite "républicaine" est tétanisée encore maintenant par ces diktats totalement arbitraires...

     

    La Liberté d'expression de tous lui pose donc problème.

     

     En effet, cela gène considérablement la propagation de la bonne parole du progrès constant et des évolutions sociétales réputés inéluctables. Internet permet la contradiction des petites gens, des "fascistes" qui auparavant n'avait pas voix au chapitre. Elle permet aux souverainistes, aux patriotes de s'insurger contre les méfaits de la mondialisation réputée heureuse. Et abomination de la désolation, elle autorise les adversaires de l'avortement pour toutes et de la contraception libéralisée à défendre leur point de vue.

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  • Acte de contrition zemmourien

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    Note personnelle : Ami lecteur, toi qui es pur et inaccessible à la dérision, je te préviens, il est possible que ce texte en contienne quelques morceaux, je dis bien c'est possible, c'est pas sûr...

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    Selon le CRAN, association vigilante z-et citoyenne, Eric Zemmour dans sa chronique de mardi 6 mai 2014 aurait dépassé la « ligne rouge », incitant à la « purification ethnique » et à la xénophobie par ses propos. Ce sont les accusations toutes en nuances lancées contre le trublion radiophonique, trublion car de droite, ce qui à notre époque de grand progrès social, le mariage gay, le casque intégral de scooter de Hollande, son interview sur BFM, est quand même inconcevable. Comment peut-on être de droite en 2014 ? Les électeurs de droite mangent les enfants, se livrent à la scarification rituelle et fouettent les pécheresse, c'est bien connu...

     

    Zemmour donc énonce quelques faits selon lui incontestables :

     

    Il y aurait (je le dis bien il y aurait) dans nos quartiers populaires si colorés, multiculturels, pittoresques et vivants des populations allogènes qui feraient règner la terreur parmi les français issus de souches non marquées par la « diversitude ». Ils voleraient les braves gens, brûleraient les voitures, racketteraient les enfants ou les commerçants, auraient sur les filles et les femmes françaises un point de vue marqué par un des pires sexismes qui soient provenant à l'entendre de traditions religieuses et ethniques d'un autre âge, il grossit le trait exagérément :

     

    Il y aurait de nombreux mariages arrangés par les parents, les filles n'auraient pas leur mot à dire, elles seraient même parfois kidnappées pour aller vivre avec leur mari imposé au Maghreb ou ailleurs. Des jeunes femmes qui portent une jupe seraient systématiquement maltraitées, injuriées, soupçonnées des pires turpitudes par les hommes jeunes ou moins jeunes habitants nos « cités », nos « téci » comme il est d'usage de dire dans le langage fleuri des jeunes issus de la « diversité ». Les vieilles dames pratiqueraient l'excision sur certaines petites filles, à savoir une coutume barbare dans des conditions d'hygiène absolument déplorables bien sûr, cerise sur le gâteau.

     

    Le sort des femmes y serait donc peu reluisant, mais si on observe bien ces bandes de jeunes filles si paisibles dans les ZUP on sait bien que c'est faux. Parfois même il évoquerait le sort des homosexuels, dont chacun sait qu'ils subissent d'abord et avant tout l'homophobie des catholiques, la plus dangereuse, ce qui est connu de tous.

     

    Il existerait toujours selon Zemmour des viols en réunion dans les caves des immeubles, les caïds petits ou gros de la drogue mettraient ces endroits en coupe réglée, les policiers n'oseraient même plus y aller, ou alors en force, tout comme les pompiers ou les autres représentants de l'autorité, mais là c'est vraiment forcer le trait, ce sont des sous-entendus racistes. Des hommes seraient mariés en toute illégalité à plusieurs femmes, certains feraient même du trafic de médicaments ou de voitures volées avec leurs pays d'origine. Mais là c'est quand même trop gros, retenez vous monsieur Zemmour, de grâce.

     

    Celui-ci, jamais à court d’énormités convenons en, prétend aussi que les animaux élevés dans les élevages industriels seraient abattus selon des rites religieux musulmans, ceci par prudence, sans étourdir les bêtes avant, voire pire encore dans les cantines institutionnelles et relevant la laïcité républicaine on ne servirait plus de porc.

     

    Enfin, il stigmatise des populations pourtant européennes, pourtant qui ont le droit le plus strict de circuler dans « l'Espace Schengen » en toute liberté, le nier serait un retour aux heures les plus sombres de notre histoire il faut le reconnaître. Fort heureusement, depuis quelques mois déjà ils n'ont plus à se justifier d'une pièce d'identité, arrivant avec leurs familles nombreuses réputées pour leur grande solidarité, les oncles prenant parfois la place des pères ou des frères pour organiser des grandes maisonnées où ce ne sont que ris et jeux et activités de plein air, ou ludiques, même dans le métro, ne vous en déplaise monsieur Zemmour.

     

    Allons donc, assumez et démissionnez, obéissez à la voix du peuple qu'exprime le CRAN cette association hautement représentative !

     

    illustration "le parisien.fr" édition du 9 mai 2014

  • Ode à Sophie de Menthon

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    On chante ses louanges aussi sur Agoravox

     Sophie de Menthon est bronzée et chic comme Alexandra Stewart dans « Madame Claude 2 » qui restait élégante même dans un porno « soft ». Madame de Menthon est également une sorte de missionnaire d'un nouveau genre.

    6471359370791.jpg Il lui arrive d'être beaucoup moins chic que l'actrice sus-citée cependant, par exemple dans son expression, comme on a pu l'entendre dans l'émission « les Grandes Gueules » de RMC dont elle était une des intervenantes et une « bonne cliente » pour faire le « buzz ».

     Sophie de Menthon défend inlassablement la libre entreprise, la liberté des patrons de licencier sans se soucier de choses aussi ridicules que l'éthique, la dignité, la morale, ou le respect humain, toutes choses ridicules et poussiéreuses pour les esprits de progrès comme elle, et surtout quand il est question d'argent et de prise de bénéfices pour les actionnaires, toutes choses qui comptent par contre dans le beau monde mais entre individus du même milieu, tant que l'on est entre soi.

     Il n'y a pas de règles morales assez dures par contre pour ceux que ces apôtres du libéralisme perçoivent encore comme des « classes dangereuses », pas d'éducation envisageable, pas de culture à partager.

     Bien sûr, chez ces « gens-là » ce que je viens d'évoquer n'a d'importance que quant à l'apparence, pour assumer son rang légitiment acquis en jouant à la bourse ou pariant sur la vie et la mort de quelques centaines d'ouvriers pour conserver ce rang.

     Chez ces « gens là » on est tout aussi libertaires sur le plan des mœurs que chez les « belles consciences ». et les épouses ne sont pas toujours jalouses, tant que le petit jeu reste endogame.

     Et quand la bedaine devient trop apparente chez les hommes ou que les liftings et autres injections de Botox ne cachent plus la décrépitude physique de ces dames, on se range définitivement en compensant par l'achat d'un gros 4x4 ou autre objet phalliquement compensatoire à l'âge où la prostate devient un problème préoccupant.

     On peut passer du camp des disciples du libéralisme à celui des belles consciences sans aucun souci, ainsi monsieur Bergé, qui maîtrise les codes de l'un et l'autre ou Roselyne Bachelot que l'on a vue chez Jean-Michel Ribes à la soirée au théâtre du Rond-Point pour soutenir le « mariage pour tous ».

     Sophie de Menthon avait tout lieux de se réjouir, les dirigeants de RMC ont appliqué rigoureusement à la lettre ce qu'elle prône par mont et par vaux depuis des années, y compris auprès des « chtits n'enfants » de pauvres à qui il convient de porter la bonne nouvelle de la consommation-reine à travers des manuels adaptés et conseillés aux écoles.

     Ils l'ont viré sans ménagements après des propos pourtant anodins et seulement juste un peu taquins sur Nafissatou Diallo. Ils ont pourtant célébré la liberté d'entreprise sans se poser de questions.

     De quoi en effet se plaignait cette femme de ménage ?

     Elle n'a fait qu'exprimer une vérité toute simple, innocente, car en effet matériellement, et pour un libéral, seul le matériel compte, les indemnités qu'elle a perçues suite aux avances certes un peu pressantes de DSK sont bel et bien la meilleure chose qui lui soit arrivée du point de vue des disciples de Milton Friedmann ou son fils David.

     Madame de Menthon a malgré tout trouvé son licenciement, qu'elle a appris par la presse, d'une « violence incroyâââble » comme elle l'a dit chez Alessandra Sublet hier.

     Car la liberté de virer des employés comme on veut, de la manière que l'on veut, quand on pensent qu'ils vont faire perdre des sous à l'entreprise, c'est bel et bien violent.

    Et pour elle, dans son cas, en plus c'est forcément du sexisme, un truc réactionnaire...

     Mais pour Sophie cette violence est sans importance pour les autres.

     Elle n'envisageait certes pas une seconde que ses belles théories devaient s'appliquer une seconde à son cas.

     Et quand elle a eu ses propos d'une élégance folle envers Nafissatou Diallo, elle ne voyait pas le problème, cette femme de ménage n'est pas de la même espèce à ses yeux qu'un entrepreneur dynamique ou un « délocalisateur » fébrile et avide. Pourquoi respecter cette dame alors qu'elle n'a aucun pouvoir de décision sur le processus macro et micro économique.

     J'ai presque pitié de Sophie de Menthon qui semble ne pas comprendre ce qui lui arrive, et qu'elle préconise pourtant depuis des années pour les travailleurs. Elle n'a pas eu cet éclair de lucidité que Jean-Marc Sylvestre, un autre apôtre du libéralisme sans b arrières, avait su faire montrer il y a quelques années après une crise cardiaque et un service public de santé pour lequel il n'avait pas de mots assez durs auparavant.

     Je ne m'inquiète pas trop pour elle malgré tout sachant très bien qu'elle saura très bien « retomber sur ses pattes »...

    image empruntée au site du Nouvel Obs

  • "Skyrock" : radio djeuns et gros sous en péril

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    Sur Agoravox aussi

    Le pédégé « historique » de « Skyrock », Pierre Bellanger, se verra certainement supplanté par Marc Laufer pour l'actionnaire principal de cette station de radio, « Axa Assurances ». Comme il ne craint pas le ridicule, et pour garder et son poste, et son salaire mirobolant, il en appelle maintenant 2993262141_1_3_Sh0OobkQ.jpgà la France du multicul' et de la tolérance « black blanc beur » pour y arriver, le tout je pense sincèrement, ce qui est le pire.

    Il nous promet un gigantesque concert "de génération", c'est du sérieux...

    Il en appelle à la France des « djeuns » et des banlieues dortoirs où il fait bon vivre en fait grâce aux « cultures urbaines », vocable assez pompeux pour désigner ce qu'aime bien les jeunes, ceci pour ne pas les culpabiliser d'aimer de la m..e, et surtout de ne plus avoir vraiment d'identité commune, qu'ils soient français de la première, deuxième, ou énième génération.

    Il ne faut pas quand même pas exagérer, « Skyrock » ce n'est pas « Carbone 14 » (j'explique à ce lien car je parle « d'un temps que les moins de vingt ans etc... ») ou « Radio Pirate » (il y eut ce film assez consensuel dessus) ni même « Radio 7 ».

    C'est une chaîne commerciale qui engrange beaucoup de profit en misant sur la démagogie, le rap, le « r'n'b » le plus dégoulinant de bons sentiments multicul' aussi, le coaching « sexo » pour les ados, avec une caution médicale, comme sur « Fun » aux « grandes » heures de « Doc » et « Difool » et j'en passe (les animateurs vulgaires et caressant bien le jeune consommateur dans le sens du poil tout en prétendant l'aider à l'émanciper alors qu'ils ne font que le pousser à se rajouter un ou deux boulets en plus aux pieds).

    blague-r-n-b-beyonce-mange-des-nems.jpegC'est encore et toujours une question de gros sous pour laquelle les uns et les autres n'hésitent pas à manipuler les jeunes, qui sont tellement malléables, il faut dire. Attention, je ne fais pas dans le refrain vieux con, les jeunes des années 20 l'étaient tout autant, tout comme ceux des années 60 ou ceux de ma génération.

    Ce qui a changé par contre est que le jeune (15-25 ans pour les statisticiens et les publicitaires) est devenu une cible prioritaire de la société de consommation et une source de profits juteux et ce de plus en plus tôt.

    Sur « Skyrock », comme sur d'autres radios « djeuns » on serine à l'auditeur adolescent que c'est bien d'écouter SA musique sur SON dernier modèle de « smartphone », qui est drôlement cool, que c'est quasiment rebelle de changer de baladeur MP3 tous les trois mois pour emmerder les adultes avec Beyoncé ou Lady Gaga dans les transports en commun ou dans la rue, alors que c'est juste pénible.

    On lui affirme aussi qu'il a raison de trouver séduisantes et drôlement sympathiques des filles vulgaires décolorées ou non habillées comme des "professionnelles" confirmées que leur titre de gloire soit d'avoir participé à une quelconque niaiserie téléréelle ou d'avoir poussé la chansonnette sur un ou deux CD.

    Sur « Skyrock » comme ailleurs, on ringardise celui ou ceux qui vont contre les vrais conformismes justement, ceux qui laissent croire aux bêtes de somme perdues dans le troupeau qu'elles choisissent elles-mêmes ce qu'elles écoutent, ce qu'elles se mettent sur le dos ou ce qu'elles mangent etc....

    Certes, sur Skyrock, il y eut aussi Maurice sur Skyrock (voir ici ce qu'il dit sur les banlieues d'ailleurs, qui est assez juste) qui donna un temps l'illusion qu'il pouvait y avoir une sorte d'équivalent de Howard Stern en France.

    Il eut du succès, car bizarrement, pour la plupart des adolescents qui sont pourtant on ne peut plus normatif et conformiste, ce qui est certes normal à leur âge, il y a un grand plaisir à écouter un type qui se moque de leur mode de vie, descend en flammes ce qu'ils aiment et passe son temps à les insulter copieusement.

    C'est facile à comprendre, c'est comme pour les adultes, le conformiste c'est bien sûr toujours le voisin.

    Howard Stern, avec des émissions comme « Jackass » qui ont poussé le « trash » jusqu'à son extrême limite ce qui l'a au fond banalisé a fini par ronronner et toutes les célébrités ont fini par se presser aux portes du studio où il enregistre son show qui a sombré dans la routine, la routine des starlettes pornos qui montrent leurs seins rechapés et des actrices qui parlent crûment de leurs problèmes de cul, sans pour autant que cela remette en question une seconde le spectacle ininterrompu dans lequel nous vivons depuis bien tôt une bonne soixantaine d'années.

    Et je me souviens quant à moi des émissions de Desproges dans les années 80, autrement plus corrosives et mieux écrites aussi...


    Les inconnus - y en a marre du rap par maroccos

  • FIP a quarante ans

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    On parle de cette radio aussi sur Agoravox

    Dans les années 70, on pouvait entendre, coincés dans les embouteillages, des speakrines aux voix douces et évocatrices informer sur la circulation de manière souvent très suggestive, comme par speedway_thb.jpgexemple : « Les petits coquins trop pressés qui n'ont pas attendu 16 heures pour emprunter les boulevards extérieurs se retrouvent fort marris porte de Clignancourt, gageons qu'ils sauront occuper leur temps de manière agréable surtout s'ils sont à deux dans leur voiture ».

    Bien sûr, plus tard, quand on voyait les photos de ces speakrines, on pouvait être parfois déçu. La réalité n'était que rarement à la hauteur du fantasme radiophonique.

    « FIP » (France Inter Paris) est donc créée en 1971 par Roland Dhordain et Jean Garetto, créateur aussi de « L'Oreille en coin » sur « France Inter ». Le principe de cette radio est le service des auditeurs, de la musique choisie de manière très éclectique entrecoupée d'informations routières dites sur un ton original, un bulletin d'informations privilégiant les actualités culturelles toutes les cinquantes minutes.

    Au départ c'est donc un « truc » de parisien, ça l'est resté plus ou moins même si FIP a tenté l'essai de la décentralisation en province, dont une bouture à Lyon qui a duré un peu plus longtemps.

    La radio, c'était bien avant, il n'y avait pas de tunnel de pub, pas de pub du tout d'ailleurs, pas de journalistes serviles et d'éditorialistes démagos. On écoutait de la musique de tout les styles en se fichant complètement de la mode, des scies en vogue ou de ce que le snobisme commandait d'apprécier. Quand les speakrines y parlaient des accidents de la roue, et des « bouchons » sur le « Périph' », on avait toujours l'impression qu'elles invitaient à des délices paradisiaques. Ainsi on oubliait les gazs des pots d'échappement, la grisaille et le bruit des moteurs pour rêver un peu, et ne plus voir que la poésie qu'il peut y avoir parfois même dans le béton et la ville. Ce n'était pourtant pas évident au départ, les bulletins du PC de Rosny sous Bois n'ayant pas grand chose d'excitant à la base.

    fip-fluide.jpgC'était ça FIP, ça l'est encore un peu mais ce n'est plus exactement pareil. C'est plus ou moins devenu une radio « bourgeoise bohème » : « World music », « Progressive Jazz », musique ethnique, chanteurs trentenaires qui montrent leur mal-être de petits bourgeois malheureux à tous les passants. On veut bien continuer à étre élégant, éclectique et cultivé, mais maintenant il est nécessaire également d'avoir une ou deux prétentions : faire progresser le « vivrensemble », être con-cerné et engagé (dans le bon sens, tous les engagements ne sont pas considérés pareillement). Même les voix enchanteresses avaient été mises au rebut, parce que trop sexistes, pas assez développement durable ?

    Pourtant, c'était tellement bien, Eddy Mitchell juste après Schubert, les Beatles qui précédaient Sun Rae qui suivait une ou deux « Gymnopédies » d'Erik Satie ou une chanson de Marvin Gaye. Cela permettait bel et bien d'envoyer les snobs au terminus des prétentieux, de rabattre le caquet aux ploucs mais aussi aux pseudo-anti conformistes, finalement snobs aussi.

    C'était la liberté de ne pas se soucier des idées reçues, des préjugés, des lieux communs.

    C'est comme en gastronomie : on peut goûter les mets les plus fins, les plus délicats et le soir venu avoir envie d'une bière et de bonnes frites bien grasses et croquantes de bistrot, le tout accompagnant parfaitement une andouillette. Ou comme en littérature, un livre dit « de genre » en dit souvent plus sur la société moderne que l'auto-fiction pénible d'un « quadra », ou « quinqua » qui croit indispensable d'étaler publiquement ses névroses distingués sur la place publique.

    Julien Delli Fiori a été nommé dernièrement directeur de cette radio, avec lui c'est certainement un peu de l'ancien esprit qui revient. Dans une émission disparue de France Inter, qu'il animait pendant les années 80 avec Clémentine Célarié, il y avait beaucoup de « l'esprit FIP », de l'originalité, de l'élégance, de l'éclectisme, et un zeste de sensualité.

    Ainsi, l'on pourra continuer à rêver dans les « bouchons »...

    photo du périphérique prise sur ce site

  • Il leur faudrait une bonne guerre...

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    Hier, j'ai regardé sur mon lecteur dévédé le jugement de Poivre d'Arvor au « Tribunal des Flagrants Délires ». Alors, certes il y a la liberté, étonnante en 2010, de ton de Desproges, de Rego, et 14360_221589952480_63240972480_3621572_1968713_n.jpgmême de Claude Villers, mais on oublie aussi la liberté de ton du public, en 1982. Aujourd'hui le public conspue quand l'animateur lui dit de conspuer : « Ouuuuh » parfois en tapant des pieds, ou bien quand il est content, le public scande : Wooh oh oh oh ! (ad lib) ».

    Quand on parle de Desproges, il faut aussi secouer la tête en soupirant et en se lamentant : « Y'en a plus des comme lui », ce qui permet de se rencogner dans sa case bien confortable et de ne pas trop contredire le troupeau dans ses certitudes.

    A cette époque, le public se paye la tête de l'invité, quand celui-ci pontifie ou verse dans la prétention, tout comme les deux rigolos sus-nommés plus haut. Le public était largement moins révérent et déférent envers les vedettes, « ceusses qui passent très souvent à la télé et que c'est pour ça qu'elles sont bien ». On est stupéfait du changement en un peu moins de trente ans, du passage à l'âge de l'esclavage médiatique.

    Aujourd'hui le public rigole quand un rigolo médiatique montre son cul (rires gras du public) ou dit une grossièreté que n'aurait pas renié Mimile l'ivrogne officiel du « Rendez-Vous des chasseurs » de « Trifouillis les oies ». Je connais bien Mimile, il vaut bien Béachèle, le philosophe à moitié prix.

    Il est souvent de bon ton de se moquer des z-intellos « qu'ils sont trop compliqués à vouloir qu'on comprende bien le français ou qu'on lise des livres » (re-rires gras du public).

    La révérence est à ras-bords sur le net aussi. Parfois, quand j'ai envie d'un bon agacement je vais lire tel ou tel blog de jeune personne active qui veut montrer qu'elle positive aussi dans la culture, généralement elle aime tout, et la plupart du temps, les pires livres et les pires films que le troupeau aime beaucoup déjà. Bien sûr, Gavalda ou Delermee, ce n'est pas nul, il y a au moins quelques idées de style, mais cela reste superficiel si encore on lisait ça sur les blogs qui aiment tout. Mais l'on y préfère Marc Lévy et Guillaume Musso, Douglas Kennedy et Véronique Olmi. On aime sur les blogs positifs ce qui sombre dans le gentil, le mélo, le mièvre et le sucré. On aime les stâârs, les Ken et Barbie du cinéma, les auteurs en kit vus à la télévision chez Ardisson ou « Fogue » voire chez Eric Naulleau

    (Note personnelle sans aigreur : avec qui je dois manger un de ces jours depuis quelques mois déjà mais ces gens du chaud bize sont over bouqués tout le temps, pas une minute à eux, uh, uh, uh, ici l'auteur du blog coince un peu de jetage de noms pour montrer que lui aussi il connaît des gens qui passent à la télé même s'il ne les a eu qu'une fois au téléphone, serait-il une midinette ? Et il rappelle qu'il est toujours partant pour l'invitation).

    Pouf pouf

    Enfin bref...

    Il y aussi les z-ados, les « z-homards », se jugeant, se jaugeant sur leur possession du dernier portable dernier cri, sur la marque de loques qu'ils portent, sur le fait qu'ils regardent ou non la dernière émission à la graisse de racolage, sur l'argent des parents, sur l'argent qu'ils ont. Ils s'en fichent de la culture, suffit de taper ce qu'on cherche sur Internet, ils s'en fichent que leurs idoles soient des fantoches, pour eux ce sont des idoles. Ils n'ont pas besoin d'une bonne guerre, la guerre, ils la font tous les jours depuis longtemps sur tel ou tel jeu virtuel où l'on flingue du zombie, des flics aussi, du terroriste, du soldat, ou des passants (c'est le pied le jeu avec les passants, plus tu en écrases, plus tu as de points, il y a le sang qui gicle et tout, c'est drôlement réaliste, et après on me dit que l'humanité est bonne et généreuse, que je suis caustique et pessimiste).

  • "Viens me le dire" - J.P. Nataf

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    J'aime bien cette chanson qui témoigne d'une réelle personnalité : humour, véritable création et une écriture qui sort des sentiers battus. Chez les uns on ne se remet pas des années 80, chez les autres les années 60, Nataf crée quelque chose d' original.

  • Le match Ellroy/Kagansky

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    Ellroy et Kaganski

    JAMES_ELLROY-1dda1.jpgJe viens de lire une interview croquignolette d'Ellroy par Serge Kagansky dans « les z-inrocks ». Durant tout l'entretien le journaliste culturel veut absolument diriger la conversation sur la période actuelle, sur l'avènement du Messie médiatique au pouvoir, à savoir Obama. Il questionne sur la période des années soixante, toutes en tensions raciales selon lui et veut aiguiller Ellroy pour qu'il dise que maintenant c'est beaucoup mieux : plus de racisme, fini n-i ni les tensions entre communautés, terminé la violence par les armes à feu, et il n'y a plus de guerre menée à l'extérieur, excepté au Yemen, en Afghanistan, en Irak et peut-être bientôt en Iran. Bien sûr, il affirme qu'un type comme Ellroy est forcément un progressiste qui fait semblant de jouer au mauvais sujet, au mauvais coucheur, au sale type. Et dans le même temps confond l'écrivain et ses personnages : « vous n'êtes pas vraiment raciste ? Ce sont bien vos personnages ? ». Pour finir, on comprend que Kagansky est une midinette pseudo-intello qui ne comprend rien au talent des autres, quand il avoue s'être pris en photo avec l'écrivain. Comme dirait madame Mado, une amie entremetteuse, les hommes comme Serge K. ont besoin de se sentir un peu l'homme du XXIème siècle, en photo-serge.jpgmatière sexuelle, soit un petit furtif en voisin : « Bonjour Mademoiselle, Au revoir Madame », soit pour la bibliothèque la lecture superficielle d'Ellroy pour se sentir audacieux. Ellroy, pour les plumitifs qui font dans le cultureux ou le bouquinard, c'est comme le petit prolo qui dit des saloperies à côté des radiateurs, qui achète des revues cochonnes et regarde sous les jupes des filles en classe ; ils trouvent ça un peu sale, mais ça leur plaît, ça les désennuie un peu, leur fait oublier leur torpeur intellectuelle et leur conformisme.

  • Ellroy et le monde souterrain de la littérature

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    ellroy-james.jpgJ'ai acheté le dernier volume de la trilogie d'Ellroy, « Underworld USA », hors de prix mais quand on aime, on ne compte pas. Il n'y a que dans « le genre » ou dans les romans s'inspirant de ses méthodes d'écriture : style dense et précis, que l'on trouve des livres aussi complets sur notre époque, sur le dégoût qu'elle peut inspirer par sa vulgarité, sur la politique et les idées plus ou moins rances que d'aucuns s'entêtent à ressasser encore et toujours, sur les légendes concernant des dirigeants encore perçus comme des modèles, des icônes sans profondeur, oubliant que seul l'humain compte. Ellroy n'est pas si loin de Dostoïevski, le péché, le mal a toujours des conséquences effroyables : la haine et la violence, l'envie, la jalousie, la passion destructrice, le tout menant souvent au meurtre.

    Les agneaux n'ont que peu de place dans la horde...

    Au départ, on s’en fout un peu qu’Ellroy soit de gôche ou de droâte, tant qu’il a du style et du talent. Mais sous nos cieux si bien éclairés par nos élites littéraires qui sont toutes et tous des phares de sagesse, c’est très important, car la plupart de nos auteurs, du moins les mauvais (ce qui fait beaucoup de monde quand même j'en conviens) ont toujours leur petite vulgate idéologique à vendre, leur homme providentiel à flatter, (vu le nombre de sauveurs potentiels, la pauvreté et d'autres fléaux auraient dû être éradiqués depuis très longtemps déjà), afin de combler leur manque de talent, justement, le tout passant pour de l’audace ou du dandysme post-industriel, ou alors on met au pinacle une déviation sexuelle à la mode pour faire genre, ou encore on raconte sa coke, son alcool, ses coucheries, et la désintox, en n’omettant pas le « dropping name game » qui va avec. Très important ce moment, le lâchage de noms plus ou moins célèbres.

    Et l'argument massue est de prétendre qu'un bon auteur qui est de droite, qui aggrave son cas comme Ellroy en insistant bien là-dessus, en rajoutant des tambours et des cymbales dés qu'on l'interpelle sur le sujet, n'est rien d'autre qu'un « facho », un horrible misanthrope. Cela permet de dire : « Moi je suis nul mais au moins je ne suis pas un nazi ». On se dit comme Lawrence Sterne que ce genre de libres penseurs est généralement du genre de ceux qui ne pensent jamais, certes, mais ils font assez de mal en passant. Alors que les grands écrivains sont finalement politiquement inclassables. Ils sont plus grands que nature et trop grands pour un classement si restrictif.

    Ellroy est lucide, il sait que l’homme n’est pas bon de nature, c’est en cela qu’il est de droite d’ailleurs. Il sait qu’il n’y a pas d’homme providentiel, juste des mythes éculés, des bobards infantiles pour les gogos qui s'empressent d'y ajouter foi. Ellroy vise juste pour tout cela. Comme il est à la mode, encore, ça emmerde quand même un peu les apôtres de la bien-pensance qui compensent en se disant que le bouquin bien en vue sur la table du salon, ça fait type à qui on ne la fait pas, à la page, un homme du XXIème siècle, tout en ne pouvant s'empêcher de relever que, quand même il exagère. Il en est qui n'ont pas peur du ridicule, à lire les commentaires de l'article de Marc Cohen sur Causeur, il est de droite parce qu'il égoïste, à gôche, tout le monde étant beaucoup plus généreux et accueillant.

  • Hommage à Sim "King of french pop"

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    Les américains ont Michael, nous nous avons Sim, notre star légendaire, géant des "Grosses têtes" (que j'écoute depuis 1983 : c'était le bon temps, Jean Yanne et Jacques Martin, Le Luron parfois à la place de Bouvard, et non je n'ai pas honte). Le morceau ci-dessous avait eu un succès fou en 1977, en duo avec une autre star immortelle, Patrick Topaloff.

  • Dans la catégorie on s'en fout : Laurence Ferrari au journal de TF1

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    lolo610.jpgAlors qu'il y a 900 000 personnes à la rue, que les enfants des Sahels africains ou asiatiques crèvent de faim, pour quoi se passionne donc le citoyen moyen français : le grand mercato médiatique dont l'arrivée de Laurence Ferrari sur TF1. Il faut les excuser les braves gens, mais ils s'en foutent du monde qui va mal, ils ont leurs petits soucis, comme l'expliquait Desproges, le jour où une petite fille s'est noyée dans une mare de boue sous l'oeil des caméras qui aurait dû se fermer, son boucher s'est coupé le petit doigt, ce qui implique que pour lui il s'en rappellera surtout pour cet incident bénin et non pour la fillette étouffée lentement. Les gens sont au courant de ce qui se passe en dehors de chez nous, ils ne l'ont jamais autant été mais une autre question fondamentale est  : Laurence Ferrari a-t-elle couché (avec le président Sarkozy) pour réussir ? Là encore c'est une erreur, on sait très bien, bordel, que le milieu médiatique est un milieu sain, sympathique et moral, surtout moral. Et puis ce n'est pas parce qu'elle a un physique de page trois de magasine "pipôle" de papier glacé qu'il faut croire tous les bruits qui courent. En plus, Laurence Ferrari est réputée insolent, irrévérencieuse et tout : si elle ne se retenait pas très très fort, elle rappellerait aux ministres qu'elle interviewe le nombre de SDF et de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté et elle leur balancerait à la figure les résultats totalement catastrophiques de leur politique ultra-libérale, surtout libérale quant à leurs salaires il est vrai, mais il faut bien commencer par soi et "charité bien ordonnée commence toujours par soi-même".

    En matière de conclusion je rappellerai aux aimables lecteurs de cette note que les machins en papier sur leurs étagères sont des l-i-v-r-e-s et que c'est bien mieux que la télé pour s'aérer l'esprit, s'instruire, rire ou s'émouvoir.

  • Jolie tête à claques

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    europe un.jpgJ'ai un vice presque inavouable, à la limite pervers, j'écoute Europe 1 tous les midis ("Europ'Hiin ! Eurropin ilémidi, le journal, Pascalhumo !") parce que je trouve que c'est un excellent moyen de savoir ce qui se pense dans "le pays réel" même si les appels des auditeurs sont bien sûr filtrés dans le sens qui arrange. A 13h30, après les journaux, on a le droit, gros gâtés que nous sommes à un débat entre deux intervenants antagonistes la plupart du temps, Patrice Pelloux et Wolton, et depuis quelques jours une jolie tête à claques et les intervenants de drouâte habituels dont Zemmour ou Saucez (pardon, pouf, pouf, Saussez : ah, ah, ah suis-je spirituel). Jeudi, le thème portait sur les droits et devoirs des chômeurs, notre charmante intervenante en vient à assener à une dame chômeuse en fin de droit, RMIste, qu'il ne faut pas exagérer et dramatiser à outrance la situation" (la dame vit bien en deçà du seuil de pauvreté). Là, j'ai eu envie de décrocher mon téléphone et participer au "débat", car la jeune personne en question se fout un peu du monde vu que pour réussir, elle a disposé d'aide précieuse, en plus d'être une bonne élève (sur son blog, on apprend qu'elle avait 14 de moyenne en rédac, tu te rends compte c'est ça qui forme les grands écrivains, c'est connu !). Mais elle ne saura jamais ce que c'est que la précarité. Il n'y a pas qu'elle, certes. Certes, certes, mais il y en vraiment assez de tous ces bourgeois, de droite, de gauche, qui viennent jouer les grands esprits et nous font subir tous les les a-priori de leur classe, qui ne changent pas, nous abrutissent de leur étroitesse d'esprit, leur minois fût-il frais et charmant. Car les bourgeois n'ont pas changé de Guizot à Sarko. Comme beaucoup de pauvres petites filles riches qui s'introspectent souvent, elle a écrit deux ou trois autofictions...

  • Copinage : Céline Minard à la radio

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    medium_celine.jpgMa note qui parle de son roman à ce lien; Céline était invitée hier à l'émission littéraire du mardi de "France Culture", on peut l'écouter par là. C'était une camarade de lycée hors-norme, une fille extravagante et, malheureusement pour moi, BM (pour connaître la signification de ce sigle, voir plus bas), une amoureuse de la littérature qui bien que nous n'ayons pas du tout les mêmes goûts en la matière écrit avec un style original et ouvert ce qui change. 

    PS : BM signifie Broute Min... dans le langage châtié de la Souris.

    photo : portrait de Céline en poètesse

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