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racisme

  • Les beurs et beurettes de service

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    Fatiha Boudjahlat, société, médias, télévision, beurs, racisme, pluralité, hypocrisie, amaury watremez

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    De temps en temps dans les médias émergent des figures de « beurs » réputés de droite ou anti-islamistes » affirmés, jusqu'à un certain point on le verra. Ces « beurs » et « beurettes » affirment l'importance de la laïcité et des valeurs de la République Française. Je pense en particulier à Zineb El Rhazoui (voir à ce lien ), à Fadela Amara, fondatrice de « Ni putes ni soumises », disparue des radars, ou en ce moment à Fatiha Boudjahlat (voir entre autres à ce lien), avec une affection particulière pour la première qui est directe et sans fioritures quant à l'islamisme, raison pour laquelle à mon avis on ne la voit plus à la télévision ou dans les médias.

     

    Zineb questionne avec courage le rôle de l'Islam dans la question du fondamentalisme et l'attitude plus qu’ambigüe de la majorité des musulmans dans son dernier livre, « Détruire le fascisme islamique ». Pour elle le problème est essentiellement religieux...

     

    Zineb est menacée de mort et sans cesse protégée. Elle est comme Ayan Hirsi Ali, toujours obligée de vivre entourée de gardes du corps, dans l'affirmation bien nette et sans bavures du réel. C'est sans doute pour cette raison que les médias évitent soigneusement de l'inviter tout comme Farida Belghoul qui sent le soufre, attention c'est une beurette « fââchiiste » mon bon monsieur (voir à ce lien).

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  • La trouille face au communautarisme

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    816893SaintDenisMolenbeek.jpg

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    La photo est celle d'une rue de banlieue française actuelle...

     

    Il n'y a pas de « grand remplacement ». C'est un fantasme séduisant pour certains mais faux. Quand 90% des populations de la planète meurent de faim et de liberté il est normal qu'au bout d'un moment elles aient envie de changer d'air.

     

    Il n'y a pas non plus de grand complot mondial afin de détruire ce qui reste des nations et des peuples pour les fondre dans un grand tout.

     

    Nul besoin de l'un ou de l'autre...

     

    Il n'y a plus de civilisation occidentale, elle s'est perdue dans le matérialisme abject et nihiliste de la société de consommation, la société des loisirs.

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  • Chronique du pays réel – dans le bus

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    société, politique, diversité, racisme, violence, politique, amaury watremez

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    L'observation de la vie quotidienne en général, prendre le bus en particulier, en dit beaucoup plus long que bien des éditorialistes, journalistes et que nombre d'études savantes ou non. Il suffit de rester connecté au réel aussi. Et cela une bonne partie de la France l'est et l'est durement l'exprimant ainsi qu'on le dit dans les médias par son sentiment d'insécurité. Nul besoin d'aller très loin pour constater la coupure de plus en plus marquée entre les populations en France, celle dite « issue de la diversité » et l'autre, les allogènes, les autochtones.

     

    Hier soir, j'observe deux gamines, deux « beurettes » habillées selon les critères d'uniforme à la mode en 2016 : jean « slim » noir lacéré aux genoux, tennis blanches « vintage », veste-manteau géante, et look copié sur celui de Kim Kardashian (leurs cheveux bruns longs laissés libres, sourcils marqués, rouge à lèvres pétant, maquillées comme des camions volés). Les deux clones de la starlette virtuelle après avoir largement commenté et passé en revue tous les tweets et SMS reçus se mirent à s'en prendre aux autres voyageurs, en l'occurrence une dame assise non loin d'elles.

     

    Les deux clonettes commencent en commentant ce qu'elles voient dans la rue. Elles estiment qu'il y a trop de « céfran » dans les rues. Elles déplorent qu'il n'y ait pas plus d'africains ou d'arabes. Elles prétendent qu'on les regarde méchamment dans la rue, qu'elles subissent à les entendre un racisme continuel sans que les gens prononcent quelque injure que ce soit.

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  • Judéophobie ordinaire en banlieue

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    politique, société, islamisme, antisémitisme, antisionisme, racisme, hypocrisie, amaury watremez

    Cette histoire est sur Causeur

     

    Article de Causeur partagé plus de 800 fois sur Facebook

     

    La petite histoire ci-dessous n'est pas qu'une anecdote désagréable. Ce n'est pas qu'une anecdote non plus. Cela arrive quotidiennement, malheureusement, l'insulte « feuj » (juif en verlan) se banalisant. Mais personne n'en tient réellement compte car il est établi parmi les élites qu'une personne « issue de la diversité » ne saurait être raciste. Et il est plus facile de nier les problèmes graves d'éducation se posant dans les quartiers où la précarité sociale est endémique plutôt que de chercher à les résoudre. On est libre de la réfuter comme on est libre de détourner le regard ou se cacher la tête dans le sable.

     

    L'éducateur était content ce jour-là des adolescents qu'il avait sous sa responsabilité. Ils avaient bien travaillé. Ces jeunes étaient de toutes les origines, et de toutes les couleurs de peau. Qu'il était difficile de les faire vivre tous ensemble eux qui se rassemblaient spontanément selon leur ethnie. Ce jour spécial, ils s'étaient investi sans qu'il n'ait besoin de prendre son ton sévère et de lancer une ou deux plaisanteries caustiques bien senties pour les faire taire. C'était pour le moins inhabituel pour une veille de vacances de printemps.

     

    Pour les récompenser, après un goûter et quelques jeux de groupe classiques, il avait décidé de leur passer un film. Il jeta un coup d'oeil dans la vidéothèque de l'endroit et tomba sur deux « de Funès » : « La Folie des grandeurs » et « Rabbi Jacob ». Il évacua le premier, trop de références aux « classiques », ils n'aimeront pas se dit-il la parodie de « Ruy Blas ». « Rabbi Jacob » avait son petit côté « citoyen » avec son discours anti-raciste. Il ferait un peu d'éducation civique en passant. Il se dit que c'était sans risques...

     

    Il mit le dévédé dans l'appareil.

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  • Pas d'indignation pour les asiatiques de France

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    politique, société, racisme, asiatiques de France, chinois de France, amaury watremez

    Cet article est sur Causeur

     

    Article partagé plus de 4100 fois sur Causeur

     

    Les idéologues du multiculturalisme et leurs contradictions...

     

    Un couturier de 49 ans, Chaolin Zhang, a été assassiné sauvagement à Aubervilliers il y a quelques jours lors d'une agression par des « jeunes » selon le terme pudique en vigueur, sans doute de jeunes dépressifs fragilisés. Il a été vraisemblablement agressé car d'origine chinoise. Dimanche, 500 personnes ont défilé calmement dans une atmosphère de colère sourde, scandalisés par l'indifférence des gouvernants et de la plupart des observateurs politiques assermentés.

     

    C'est donc un meurtre à caractère raciste. Ce n'est pas la première fois que cela touche des asiatiques. Les français d'origine chinoiss sont réputés tous riches, tous bien dotés, un peu comme les juifs dans certains milieux...

     

    Et pourtant, étonnamment ou pas, l'on chercherait vainement les réactions habituelles des indignés professionnels, leurs commentaires outrés sur le racisme quotidien envers les personnes d'origines asiatiques, une communauté pourtant aussi présente que d'autres. Chaolin Zhang n'aura pas son portrait géant sur la façade de l’hôtel de ville de Paris, il n'aura pas le droit à une « marche blanche » des associations « citoyennes », et encore moins à un déplacement de François Hollande ou Bernard Cazeneuve ou autres puces ministrables pour affirmer avec gravité :

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  • Les bourgeois pédagogues ne sont pas racistes

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    bourgeois pédagogues, société, politique, racisme, anti racisme, hypocrisie, amaury watremez, bobolandL'avantage d'avoir des voisins de toute sorte c'est que l'on peut avoir accès sans trop se fatiguer à divers manières de concevoir le monde, autant de raisons pour se moquer du monde moderne et de ses lieux communs. J'ai dons des bourgeois pédagogues dans mon entourage immédiat, très gentils, arborant tous les signes extérieurs de leur appartenance sociale en plus des signes extérieurs de richesse même si bien entendu selon eux comme la plupart des bourgeois pédagogues, être riche et favorisé c'est juste un « sentiment » et non une situation purement objective.

     

    Le mari est un « hipster » qui prend soin de son capital beauté, les cheveux coiffés selon la coupe absurde en vogue chez les footballeurs entre autres (rasé sur les côtés, très long au dessus), de sa barbe soigneusement taillée, de ses tibias tatoués selon la mode, portant leur bébé dans un genre de poche kangourou ventrale, un chouette nouveau père. Sa femme vient sans doute de la « Légion d'Honneur » ou de « Blanche de Castille » mais semble affecter de renier ce passé bécebège, carré de soie. Ils ont toute la panoplie quant au look mais aussi par les idées. Ils sont bien entendus très mécontents des risques de montée du fââchiisme dans notre société, ils m'en ont fait gravement part. Savaient-ils donc à qui ils s'adressaient ?

     

    Et donc ils sont très conscients de l'obligation absolue de se battre contre tous les racismes, sauf bien entendu l'antisémi..sionisme des quartiers « issus de la diversité ».

     

    cépapareil...

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  • Houria Bouteldja de plus en plus de moins en moins

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    À propos de « Les Blancs, les Juifs et nous : Vers une politique de l'amour révolutionnaire » aux éditions la Fabrique

     

    politique, houria bouteldja, société, colonies, racisme, idiotie, grotesque, amaury watremezHouria Bouteldja est un personnage grotesque participant du « Barnum consumériste » (TM°). Celui-ci est en droite ligne issu du masochisme mémoriel français sévissant depuis de nombreuses décennies à droite aussi bien qu'à gauche. N'importe quelle communauté, groupe ethnique ou religieux, a réclamé reconnaissance et repentance aux salauds de français pour des horreurs supposées commises tout au long de notre Histoire, du moin celle qui est enseignée.

     

    Elle ressemble à ces « rastas blancs » qui braillent « No Woman No craille » dans la plupart des métropoles méridionales, persuadés que leurs tresses pseudo-africaines et leur coiffure font d'eux des rebelles instantanés. Elle a son emploi de comédie à la télévision, elle y est la « mauvaise » sauvage, celle qui met en valeur les autres humanistes progressistes de progrès invités avec elle. Houria déteste, hait littéralement, elle ne s'en cache les personnes partageant sa propre couleur de peau et leur culture.

     

    Selon cette loi du talion un rien étrange évoquée plus haut, les français doivent donc payer encore et encore le comportement sans cesse montré comme atroce de leurs ancêtres, sans cesse dénigré, sans cesse remis en cause. Les français, comme la plupart des occidentaux, sont tous de toutes façons montrés comme des génocidaires en puissance....

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  • Ce qui rapproche les communautés en France au-delà des racismes

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    haine, racisme, société, politique, religions, bêtise, sottise crasseCe petit billet modeste naît d'une exaspération totale à la lecture sur le réseau en particulier de l'expression de plus en plus « décomplexée » des détestations diverses et variées, toujours justifiées frauduleusement, envers tel ou tel peuple, tels ou tels croyants, importées plus ou moins artificiellement sur notre sol à cause à la fois de l'angélisme envers les populations dites « issues de la diversité » et aussi de l'ignorance des autres cultures, le tout menant le plus souvent à les couper de l'espèce humaine.

     

    Il y a deux choses qui rapprochent les communautés « issues de la diversité » ou non, les groupes ethniques et religieux en France au-delà de tout conflit millénaire et de haine de l'ennemi « héréditaire », au-delà des diatribes grandiloquentes mille fois entendues, et maintenant lues sur le net, des anathèmes en tout genre et des fatwas ; on ne rappellera pas le discours de ce débile prédicateur musulman turc sur les dangers de la masturbation pouvant rendre les « mains de l'homme enceintes », je cite.

     

    Et bien sûr nous ne parlerons pas de la haine envers le catholicisme en particulier et le christianisme en général, sous des dehors patelins, s'exprimant par exemple dans le dernier livre, si l'on peut appeler cela comme ça, de madame Zrihen-Dvir (j'en parlais ici)...

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  • La communauté -asiatique- dont on ne parle jamais

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    politique, racisme, société, asiatiques, amaury watremezJ'ai déjà écrit sur le racisme subi par cette communauté à ce lien

     

    J'ai utilisé à dessein dans cet article les termes comme il faut pour parler d'une communauté ethnique en France....

     

    Il en est une, religieuse aussi, tenant à ces traditions, dont on ne parle jamais beaucoup pour évoquer des incivilités, ou l'un ou l'autre machin en « phobe », la communauté asiatique. Elle manifesta sa colère il y a quelques jours (voir à ce lien l'article du Figaro) à cause de l'inertie du pouvoir quant à ce qu'elle subit. Ses ressortissants n'ont pas de problèmes d'intégration en France, ils travaillent autant qu'ils peuvent, sans faire de bruit ni de vagues. Cela ne veut pas dire qu'ils soient parfaits ou angéliques. L'auteur de l'article ne les idéalise pas non plus.Il ne versera pas là non plus dans l'angélisme béat ce n'est pas son genre, tu le sais ami lecteur....

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  • La faiblesse des argumentaires anti FN

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    politique,fn,société,vote,départementales,racisme,anti racisme,hypocrisie,faux culs,amaury watremez

    Illustration empruntée à ce blog

     

    J'adresse ce petit billet à Arnaud Huber, correspondant internautique me répondant avec peu d'esprit après que j'eusse émis des doutes sur la pertinence des attaques au physique contre les candidats du Front National qu'il « ne parlait pas aux cons car cela les instruit ». Il oubliait aussi que « les cons ça ose tout c'est même à ça qu'on les reconnaît ».

     

    30% des français au moins s'apprêtent donc à voter bien à droite aux prochaines élections départements, dans une semaine maintenant, et ce malgré les cris d'alarme et d'orfraie et de stigmatisation de ceux en appelant à chaque fois au risque de retour des "z-heures les plus sombres de notre histoire" (TM°) sans parler des grands sensibles perdant leurs nerfs comme Manuels Valls face à la benjamine du clan le Pen cette semaine.

     

    Les français votent pour le parti de Marine le Pen pour une raison simple :

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  • Un racisme dont on ne parle pas – à propos de la manifestation asiatique de Belleville pour la sécurité

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    Provoquera-t-il des indignations sur Agoravox ?

     En France il existe un racisme dont on ne parle pas, un racisme à l'endroit d'une communauté habitant notre pays, venant de nos anciennes colonies. Ce sont les personnes d'origine asiatique, qui vivaient pour la plupart en Indochine, et aussi de Chine. Il semble cependant que ce racisme ne soit pas si grave. De toutes façons, les blagues sur les asiatiques sont considérés comme anodines d'où qu'elles viennent, même quand elles accumulent clichés ethno-différencialistes sur clichés ethno-différencialistes comme par exemple dans les films de ces deux vedettes du comique moderne issus pourtant tous les deux des « minorités visibles ».

    ALeqM5gLEZkgse4scUcmpA_27Bco03fi0w?size=lCela fait beaucoup rire les autres « minorités visibles » et permet aux « souchiens » de rire de clichés douteux sans scrupules ni culpabilité. Comme les deux humoristes sus-cités le font, il suffit d'invoquer le « second degré » pour se justifier.

    Pour la plupart, dernièrement, ceux de Belleville ont manifesté pour demander plus de sécurité, pour protester contre les agressions se multipliant dans leur quartier ainsi que la violence souvent raciste à leur égard.

    On ne parle pas ici de français disciples éventuels d'un défenseur des petits boutiquiers, de marinistes, de « petits blancs », mais de français d'origine étrangère et d'immigrés, parfois sans-papiers, qui se font brutaliser ou dévaliser du fait de la couleur de leur peau ou de leur origine, car les voyous savent très bien que, ayant une culture les poussant à la discrétion, ils n'iront que rarement se plaindre.

    C'est cette dernière agression qui a amené cette nouvelle manifestation, un an après la première réclamant exactement la même chose : plus de policiers, et de sanctions contre les voyous les agressant :

    Jiang Hu, 32 ans, se baladait dans la rue de Belleville dans la soirée du 29 mai 2011 tout près du restaurant « le Nouveau Palais » bien connu dans le quartier. À la sortie de l’établissement, deux femmes se sont faites violemment agressées par trois hommes qui essaient par la force de dérober leurs sacs.

    Jiang saisit rapidement son téléphone portable pour photographier les voleurs en photo et pour que la police dispose des preuves. Les agresseurs se retournent alors contre lui pour lui voler son smartphone.

    Assailli brutalement, Jiang tombe et sa tête heurte le sol. Sa vie est maintenant en danger, il ne peut plus vivre sans assistance respiratoire ni soins constants.

    Après ce qu'il a subi, ces inqualifiables violences à caractère raciste, on aurait pu s'attendre aux protestations de la LICRA, du MRAP ou des « indignés », mais comme la sœur Anne de « Barbe Bleue », on n'a rien vu venir : aucun ténor de la vie politique, concerné par les droits de l'homme, ne s'est exprimé sur le sujet, aucun philosophe médiatique n'a pris position...

    On se demande pourquoi ?

    Sérieusement.

    Il faut dire que les asiatiques exagèrent et ne jouent pas le rôle de victimes qui devrait être le leur comme il convient, de victimes de la colonisation, et du racisme des européens j'entends, des victimes des affreux « souchiens » donc.

    Scandaleusement, ils passent leur temps à travailler, parfois même à se faire exploiter par d'autres asiatiques dans des ateliers clandestins 80 heures par semaine sans que cela n'émeuve beaucoup les belles consciences de notre beau pays.

    Ils ne sont pas pour grand-chose dans l'insécurité et n'ont pas de revendications particulières concernant leur religion, pas de signe religieux ostentatoire, pas de statut de la femme particulier à demander. Et en plus ils veulent s'intégrer pour leur grande majorité à la République Française, devenir des citoyens responsables sachant prendre la mesure de leurs devoirs envers la communauté.

    Je ne saurais trop leur conseiller donc de cesser de s'occuper de leurs magasins et de leurs restaurants, de pousser leurs jeunes à vendre de la drogue un peu partout, et aussi à diversifier les trafics dans les « cités », à se battre entre bandes rivales etc...

    Et ensuite là, seulement, de manifester, il y aura beaucoup plus de monde...

  • "Galadio" - Didier Daeninckx

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    Galadio

    Un mélodrame multiculturel de Daeninckx à jouer en MJC de banlieue

    « J'ai peu à peu dégagé la figure d'un de ces enfants, en essayant de comprendre comment une société en mutation violente, lui impose des identités successives dans lesquelles il ne peut se reconnaître », avoue Daeninckx à propos de sa dernière livraison (1).

    DIDIER-DAENINCKX.jpgDaeninckx est un héros du petit peuple laborieux. Issu d'un milieu dit simple, et après avoir abandonné les études, il devient ouvrier dans une imprimerie où il découvre l'amour des mots. Il occupe successivement les fonctions d’animateur culturel, pigiste dans différentes publications… ça c'est pour la galerie, les belles images qui vont plaire à Margot dans sa chaumière. Daeninckx, en un mot, c’est le type qui se revendique de la vraie vie, de la France d'en bas, on le sait. Mais on est en droit d'avoir du mal à le laisser bavasser. C'est quoi d'abord la vraie vie, bordel ? La misère, forcément ? Parfois on a envie de gueuler que les pauvres sont des salauds de première, des gagne-petit qui se contentent de survivre en votant pour celui qui a la plus belle gueule, qui s'en foutent de la culture. Est-ce que la vie n’aurait pas plutôt à voir avec la sensibilité ? Attention ici, terrain glissant : certains diront qu’on est là devant un concept de garçon sensible, de pédale, la sensibilité… des pleurnicheries de bonne femme, des mignardises de pédoque.

    Du Zola de Prisu’.

    Ce que Daeninckx appelle la vraie vie, c'est du Zola de Prisunic, du social en bouteilles et par paquets de douze, du misérabilisme, du vrai, oubliant que les petites gens c'est d'abord des personnes. Daeninckx reste un animateur social, un éducateur soc'cul faisant la leçon au peuple pour qu'il avance toujours plus loin ; un type qui reste complexé par ses origines de prolo au bout du compte, et qui n'a pas compris que c'est là est justement sa richesse. C'est un peu comme les photos de Robert Doisneau, c'est parfait pour orner les murs des cuisines bobos, le petit gars qui porte les boutanches de pinard deux étoiles, les amoureux qui se roulent une galoche devant l'Hôtel de Ville, le type qui fume une clope au zinc d'un bistrot des Halles. A part ça c'est du frelaté, du posé popu et à la mode chez ceux qui envahissent les anciens quartiers prolos pour faire du sociétal à outrance, de l'artistique de fonds de cuvette, de l'art brut. Pour Daeninckx, on se dit que la conscience de la vraie vie est dans la coupe de cheveux, puisqu'il a les cheveux longs et une barbe de prêcheur pouilleux itinérant, les nécessaires lunettes d'intellectuel qui vont avec...

    Les promesses non tenues.

    Pourtant, sans tous les a-priori qui y pullulent, Galadio serait pas mal car le thème, pour une fois, est original : les soldats africains de l'armée française qui constituent le gros des troupes d'occupation en Allemagne après la Première Guerre. De 1857 à 1905, ce corps était constitué d'esclaves affranchis rachetés à leurs anciens maîtres par les Français. Ils venaient non seulement du Sénégal mais de l'ensemble des colonies françaises d'Afrique. (Les maréchaux Joffre, Gallieni et Mangin y ont commencé leur carrière ; ce dernier commettant à sa retraite un livre qui, s'il faisait l'apologie de ses troupes, ne pouvait s'empêcher d'affirmer qu’elles étaient physiologiquement inférieures aux européennes. Les membres des classes dirigeantes traditionnelles africaines intègrent ce corps comme sous-officiers à la fin du XIXème siècle. Les ethnies Bambara et Toucouleur y étaient les plus représentés. Après 1905, les tirailleurs exercèrent des actions de police lors de révoltes sporadiques en Mauritanie ou au Maroc. En 1914, on comptait 14000 tirailleurs en Afrique de l'Ouest et 15000 à l'extérieur, principalement au Maroc. En octobre 1915, 30000 conscrits vinrent renforcer les troupes déployées en France, 51000 jusqu'en 1916. En 1917, ce sont dix-sept bataillons qui furent engagés lors de la bataille de la Somme, à la fin de la Guerre, ils étaient 120000 à servir les couleurs de la France, encouragés par Blaise Daigne, un député d'origine sénégalaise siégeant à l'Assemblée Nationale, qui voyait là une possibilité d'émancipation. Un travail était garanti pour les vétérans, ainsi que des réductions d'impôts et la citoyenneté française pleine et entière. D'un corps de mercenaires, ils étaient devenus en 1919 un corps d'engagés. La plupart furent alors démobilisés ce qui amena la démission du gouverneur central d'Afrique de l'Ouest, dégoûté car aucune des promesses faites aux tirailleurs ne furent tenue.

    Le problème, c’est que Daeninckx reste dans le Goodwin, le propre, le gentillet ; au niveau superficiel d'Indigènes, le pensum très politiquement correct de Rachid Bouchareb. Il n'approfondit pas cette histoire et s'en tient aux clichés les plus éculés. L'auteur se borne à constater que les nazis se sont comportés méchamment, que l'armée française était un ramassis de racistes, idem pour le peuple allemand. Quand on a dit ça on a tout dit. Et rien dit. Il faut dire aussi que nuancer son propos et non s'en tenir à un discours bien-pensant mille fois entendu aurait conduit l’auteur à reconnaître que le sujet qu'il cherchait à aborder dans ce livre est largement plus complexe et que l'on ne peut se contenter de le traiter avec manichéisme. Plusieurs choses contredisent son point de vue.

    Personne ne comprend que le cauchemar totalitaire peut être tentant pour les esprits faibles. Ils ne veulent plus penser par eux-mêmes par peur de la solitude, de se retrouver coupés du groupe. Avoir un chef qui le fait à la place, se trouver un ennemi qui explique tout permet de retrouver un certain confort intellectuel. Par-ci par-là, au-delà de l'esprit Goodwin, Didier dit des choses très justes : la rationalité délirante du régime nazi, sa modernité, dans le sens du vent du progrès. Hannah Arendt dans les Origines du totalitarisme (2) ne dit pas autre chose. Le système totalitaire utilise les médias modernes pour sa propagande employant les mêmes stratagèmes que la publicité, ciblant le marché à atteindre, pour ensuite, une fois la sujétion des masses obtenue, remplacer la propagande par l'endoctrinement et le culte du chef. Celui-ci est vénéré par le peuple car « il incarne la double fonction qui caractérise toutes les couches du mouvement : agir comme défenseur magique du mouvement contre le monde extérieur et en même temps, d'être le pont qui relie le mouvement à celui-ci ». Les « masses », comme l’affirme Arendt dès les premières pages, sont la pierre angulaire du totalitarisme. Nées avec la Révolution Industrielle, elles sont engendrées par l'automatisation de la société et le déclin des systèmes de partis et des classes. L'homme de masse peut être n'importe qui, c'est un individu isolé qui fait l'expérience de la « désolation », c'est-à-dire du déracinement social et culturel. Il me semble d'ailleurs que Galadio soit un de ces individus et non le « bon sauvage » tant désiré par Daeninckx. L'ennui est que ce personnage, et les autres (sa mère, le gardien de but du club de foot de Duisbourg), sont des archétypes caricaturaux lui permettant de justifier son opinion. 

    Un héros en quête d’identité...

    Le personnage central du livre découvre qu'il ne s'appelle pas Ulrich Ruden, né à Duisbourg, une ville industrielle bien grise de la Ruhr de1920, mais Galadio Diallo, l'enfant d'un tirailleur de l'armée française originaire du Mali, un de ces tirailleurs sénégalais méprisés très longtemps par la France, qui touchaient encore il y a peu leurs pensions au lance-pierre. Ils sont comme la mémoire d'un passé que l'on veut absolument oublier. Là aussi Daeninckx se borne à affirmer que le colonialisme incarne le mal. On dit ça en inspirant, et expirant on a vraiment l'impression d'être du côté des bonnes âmes, des bons apôtres, des Raminagrobis hypocrites.

    Et il est surtout très mauvais de dire que des hommes qui n'avaient presque rien à voir avec la France de prime abord se sont fait trouer la peau parce qu'il avaient une « certaine idée » du vieux pays.

    Selon l'auteur, ce roman est une quête d'identité (qui est forcément multiculturelle comme on nous le serine depuis longtemps chez nos penseurs à lunettes roses) qui amène son héros à errer dans les salles des hôpitaux nazis. Il devient ensuite figurant puis acteur dans les studios de cinéma de Babelsberg qui veulent exalter la grandeur du colonialisme allemand. Il finit par se retrouver sur les rives des fleuves Sénégal et Niger, où l'on hésite très fortement entre Pétain car tout le monde croit que le vieux cul joue un double jeu, et De Gaulle, que les types de droite de l'époque n'aiment pas beaucoup. Son aventure s'achève dans les villes ruinées du Reich vaincu, il revient en vainqueur en Allemagne dans l'armée de de Lattre. Les vilains sont punis à la fin.

    Les tirailleurs qui faisaient des enfants aux femmes allemandes étaient une chose impossible à comprendre à l'époque. On ne pouvait accepter des relations interraciales ou les mariages mixtes, la propagande de l’époque les présentait comme des viols ou pire, affirmait que leurs conquêtes étaient des femmes faciles. Les africains étaient dépeints comme le nègre Banania, mais le sourire en moins, le couteau entre les dents, avec le Fez rouge sur le crâne, les dents blanches, quasiment phosphorescentes, les yeux écarquillés par leur animalité supposée. L'inconscient collectif les percevait tels des bêtes. On remarque d’ailleurs que le nègre Banania et le nègre vu par les nazis sont un seul et même archétype raciste, et une perche tendue aux abrutis qui vont pouvoir bientôt se dire qu'ils sont la race supérieure. Ils ne furent pas les seuls. Les anglais présentaient les tirailleurs comme une troupe indisciplinée et manquant de courage.

    Daeninckx dans la position du missionnaire anti-fasciste 

    Tirailleur.jpgIl joue donc le sauvage, Galadio, l'homme africain qui n'est pas rentré dans l'histoire fabuleuse du progrès. Au départ, pourtant, il veut être sur la photo comme les autres, il aime bien Hitler, il voudrait bien être des Hitlerjugend. Il ne voit pas ce qui gêne, plus tard. Effectivement, des comiques qui ont la même origine lui diraient qu'il n'y a pas d'os (dans le nez ?). Galadio échappe à la stérilisation ordonnée sur tous les enfants métis en 1935 par les lois de Nuremberg. Il est enrôlé de force au cinéma, tournant dans des oeuvres justifiant les visées expansionnistes des nazis en Afrique. Le tournage d'un deuxième film en Afrique lui permet de s'échapper et de partir à la recherche de son père. Il est censé tourner en particulier dans Kongo Express, allusion lourdement appuyée, cinéphile et littéraire, de Daeninckx aux écrivains compromis selon lui avec le totalitarisme nazi. Le scénariste en est Ernst Von Salomon, écrivain admiré en France par Pierre Drieu La Rochelle, auteur encore mal vu du fait de ses prises de position douteuses pendant la Seconde Guerre Mondiale. Alain de Benoist perçoit Von Salomon quant à lui comme une référence de la « Révolution conservatrice ». Là on sent très bien venir la leçon d'éducation civique, le pensum citoyen, car l'écrivain, selon Didier Daeninckx et la plupart des littérateurs actuels, se doit d'explique aux lecteurs ce qu'ils doivent penser et dans quelle direction ils se doivent de penser. Il n'est pas là pour s'amuser. Il reste un animateur socio-culturel. Il ne fait pas de la littérature. Un auteur ne doit pas se fourvoyer là où il n'est pas correct d'aller. C'est une conception totalement stupide (car beaucoup se privent pour cette raison de la lecture du Feu follet de Drieu ou du Hussard bleu de Roger Nimier, qui lui s'engagea pour l'Algérie Française. Une position rédhibitoire aux yeux du milieu littéraire actuel .

    Pour l'allégorique, ce livre s’apparente un peu à une bière mexicaine. On se dit que c'est exotique, que ça du goût, que c'est du brutal en provenance du coeur, des entrailles et des couilles, et puis on s'aperçoit dès la première gorgée que ça n’a pas de goût, que c'est en somme de la pisse d'âne. Petit à petit l'auteur semble suggérer que l'identité de Galadio est multiple, qu'elle rassemble toutes ses identités, qu'il est un peu français, un peu allemand, un peu sénégalais, un métis entre l'Afrique et l'Europe. Didier Daeninckx se contente d'énumérer des lieux communs bien-pensants rebattus et sombre dans la guimauve. C'est dommage, ce livre pose pourtant de bonnes questions, mais ce sont les réponses qui, comme toujours chez Daeninckx, posent problème.

    Il se pose depuis longtemps en chevalier blanc de l’anti-racisme et de l’antifascisme. Il n’hésite jamais à lancer des croisades personnelles et ourdir de véritables procès de Moscou, à la manière stalinienne. En 1996, il accuse Gilles Dauvé, Hervé Delouche, dont il est un ami intime, et Serge Quadruppani de complot négationniste en se basant sur des extraits d’articles parus en 1980 dans une revue créée par Delouche quand il était jeune. Il prétend que ces articles font la promotion des idées d’Ernst Von Salomon et de celles d’Alain de Benoist, théoricien de la nouvelle droite française. Sa démonstration se base sur des phrases tirées de leur contexte, Daeninckx coupe les propos de ses confrères là où ça l’arrange. La lecture des textes incriminés montre pourtant qu’ils étaient au contraire une dénonciation sans complaisance des idées de la droite radicale. Il ne s’en tient pourtant pas là et accuse par la suite Delouche d’avoir joué un rôle trouble dans l’assassinat de Dulcie September en 1988. Comme il confie à Gérard Delteil, il ne fait aucun doute pour lui que Delouche est un indicateur. Contre Quadruppani, il mélange des petits faits vrais et des énormités mensongères. Lorsque celui-ci et Dauvé tentent l’apaisement en publiant une brochure préfacée par Gilles Perrault contre le négationnisme, pour Daeninckx c’est la preuve flagrante du complot. Quand Thierry Jonquet cherche à le raisonner. Il se retrouve accusé de complicité. La moindre amitié un peu douteuse est passée au crible et l’intimité des pseudo-comploteurs étalée au grand jour. Il n’hésite pas, par exemple, à suspecter Gilles Perrault d’être un homosexuel honteux.

    Daeninckx est un missionnaire de la nouvelle religion politique qui est l’anti-racisme à outrance, jusqu’au délire paranoïaque. Il est incapable de nuances. Très vite il criera au retour des heures les plus sombres de notre histoire, selon la formule consacrée, et verra dans l’événement le plus anodin la renaissance des idées nazies. C’est un idiot utile, selon le terme de Lénine, parfait pour les hommes politiques qui s’en serviront pour se faire élire tout en agitant le spectre de la Bête immonde. Il devrait relire plus attentivement Hannah Arendt. Il comprendrait qu’il existe des totalitarismes bien plus insidieux, et autrement plus dangereux.

    Amaury Watremez

    (1) Daeninckx, Interview du 2 mai 2010 pour le site Bel Balawou

    (2) Hannah Arendt, Le système totalitaire : Les origines du totalitarisme, Points Essais, 2005 (réédition)

    Didier Daeninckx, Galadio, Gallimard, coll. Blanche, 2010, 160 pages, 15, 50 €.