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révolution

  • Mai 68 et sa mythologie intimidante

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    histoire, société, politique, mai 68, révolution, amaury watremezPrès de cinquante après « Maissoissantuite » la mythologie liée à l'évènement intimide encore beaucoup la droite et toute la société. Dés que quelqu'un veut parler d'une révolution sociale, même quand celle-ci n'a rien à voir il évoquera un « nouveau » « Mai 68 ». Les « réacs » ou qualifiés ainsi se sont donnés pour maîtres et penseurs des anciens des barricades pas tout à fait repentis de leurs erreurs de jeunesse. Certains d'entre eux avaient cru voir dans « Nuit debout » un renouveau de leurs aspirations de jeunesse mais la rencontre avec la nouvelle génération se passa plutôt mal.

     

    Ces petits cons mal élevés furent insolents, sans doute à cause de la déliquescence des valeurs provoquées et voulues par leurs grands ancêtres...

     

    La plupart se lamentent sur la destruction de valeurs communes que dans leur jeunesse ils n'ont eu de cesse de remettre en question et de dynamiter, eux. Ils se sont continuellement trompés, soutenant les pires dictateurs, de Mao à Pol Pot, soutenant sans faillir une société ultra-libérale. Ils sont de « bons clients » de la télévision. Ils sont comme les bourgeois de la chanson de Brel. Ils sont toujours désireux à partir de maintenant de s'assurer une retraite confortable de « pères de la nation », et finir à l'Académie sages et honorés par le pays, un peu comme le père Hugo à la fin.

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  • Réac ou réac ou pas réac

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    alexandre devecchio, société, réacs, révolution, république, droits de l'homme, amaury watremezDans la nouvelle livraison de "Causeur" j'ai lu avec beaucoup d'intérêt, non feint, l'entretien que mène Élisabeth Lévy avec Alexandre Devecchio au sujet de "les nouveaux enfants du siècle" par icelui. Il y décrit le "retour de balancier" de la politique au sein de la jeune génération vers des opinions de droite décomplexée sur le plan collectif ou personnel, sur celui de la morale individuelle ou collective. L'auteur de l'ouvrage se dit lui-même réac, assume, ce qui me  le rend instinctivement sympathique bien sûr. J'apprécie que l'on sorte des rails volontairement. J'ai des faiblesses et beaucoup de lubies que l'on connaît bien hélas. Mais c'est sur la définition de "réac" que nous divergeons grandement.

     

    Selon lui, être réac c'est souhaiter le rétablissement de l'autorité de la République et de ses valeurs, de la "Common Decency" y étant donc liée. Il oublie quand même une chose. Les valeurs issues de la Révolution Française sont par essence progressistes. Ce n'est pas un jugement de valeur de ma part, mais juste une constatation objective. Elles impliquent une évolution inéluctable de la société dans son ensemble et donc la disparition de l'Ordre ancien, moral et politique, pour le remplacer par un ordre, ou désordre, nouveau réputé émancipateur.

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  • Mort d'un vieux salopard

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    Castro, mort, la havane, société, communisme, politique, révolution, utopie, amaury watremez Fidel Castro est mort hier à la Havane. C'était un des derniers dirigeants « historiques » d'un « paradis » communiste toujours et encore vanté par le PCF ou le Front de gauche et d'autres, une légende historique avec Ernesto « Che » Guevara, pourtant boucher d'opposants politiques dans de nombreux pays d'Amérique Latine loin du mythe. Nonobstant, Castro était un des derniers « véritables » révolutionnaires. Les derniers militants communistes, il en reste quelques uns dans les salons bourgeois mais qui pensent ainsi qu'en banlieue dans l'une ou l'autre MJC « Youri Gagarine » et autre cantine « Joseph Staline » ne se sentent pas très bien.

     

    Devant leur queue de cheval juvénile, il leur semble que leur calvitie s'agrandit, ils se regardent dans le miroir et constatent que leur petite brioche de notaire de province pointe un peu plus. Avant d'aller pointer au « Flore », ils lèvent le poing face au miroir de leur salle de bains scandant « Révolution ! ». Ce geste fait un peu trembloter la graisse de leur bras.

     

    Les pauvres gens ! Les pauvres vieux ! Qui va les secourir, les soulager de leur immense chagrin ?

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  • Les bourgeois et la montée de l'Islam

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    Ou pourquoi la montée de l'Islam ne les gêne en quoi que ce soit

     

    Islam-Conversion-2015.jpg?resize=370%2C260Les bourgeois ont pris le pouvoir en France en 1789 lors de la Révolution à la faveur de la mascarade de la Nuit du 4 Août ou de la prise de la Bastille. Parfois sujets à des poussées arreligieuses, lors de cette période, et aussi tout au long de la IIIème République en particulier ne serait-ce qu'au moment des « Inventaires » ou des « fiches » suite à « l'Affaire Dreyfus »...

     

    ...ils ont dans le même mouvement perçu et compris la Foi catholique comme une manière de réguler les vélléités de liberté du peuple et de ce qu'ils appelaient les « classes dangereuses », de lui faire accepter son sort de maintenir une morale commune minimale tenant surtout dans le respect des apparences d'honorabilité.

     

    Maurras, entre autres, largement agnostique, a théorisé cela dans son idée du « nationalisme intégral ». Et finalement cela arrangeait bien dans le même temps les notables « rad' soc' » du « bon » temps de Jules Grévy, d'Emile Loubet ou du petit père Combes...

     

    C'était déjà largement rabaisser ce qu'elle est vraiment, la réduire à une simple idéologie de gouvernement, à des convictions somme toutes aussi contestables que les autres alors que la Foi ne se raisonne pas comme une opinion mais se pratique et aussi se vit dans un rapport étroit et unique à Dieu. Du moins elle le devrait la plupart du temps...

     

    Après « Soissantuite » les bourgeois ont balancé aux orties cette hypocrisie des mœurs qui dominait jusque là parmi eux ainsi que le souci de maintenir une façade honorable, du moins dans une certaine mesure. Ils ont décidé de ne plus éduquer leur progéniture ou lui transmettre quoi que ce soit, des valeurs, de la culture, excepté le souci de réussir socialement. Et Ils ont aussi décrété que « Dieu était mort » à la suite des déclarations de Nitche. Le problème est qu'ils n'ont pas comblé le vide ainsi créé....

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  • La fin des clivages

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    clivage,gauche,droite,société,politique,histoire,révolution,amaury watremezSur "Mauvaise Nouvelle", à ce lien, on a commis un article pour essayer de faire prendre conscience de la fin des clivages traditionnels, qui ont d'ailleurs toujours été une illusion, le but du pouvoir étant surtout de préserver les intérêts de la bourgeoisie au pouvoir depuis 1789, l'ayant pris sur une imposture politique qui dure depuis maintenant plus de 200 ans....

     

    L'imposture, considérant la coupure entre "pays légal" et "pays réel", ne durera peut-être pas encore très longtemps...

     

    Sic Transit Gloria Clivagii, Grandgil

     


    £a €ampagne Électoral de La Droiche . par nicolacoche

  • Cette illusion du Peuple Souverain...

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    En débat sur Agoravox

    L'Histoire est écrite par les vainqueurs, l'histoire de France en particulier, qui a été réécrite par la bourgeoisie qui a été la première instigatrice des évènements menant à la Révolution, et ce en 1789 et 1793.

    politique, histoire, société, hypocrisie, révolutionPlus de deux cent après ils sont toujours au pouvoir, et malgré leur apparente mue libertaire sur le plan des mœurs seulement depuis Mai 68 on ne peut que constater qu'ils n'ont pas changé d'un iota sur le plan économique et social si l'on excepte bien sûr les quelques arguments cosmétiques que sont le « commerce dit équitable » ou leur tout nouveau souci du « développement durable » qui consiste surtout en incitation à la décroissance, pour le reste de la société....

    La société n'est perçue que comme devant conforter leurs intérêts financiers, et leurs prétentions sociales, ce qui est une spécificité bien française. Il n'y a effectivement que dans notre beau pays qu'ils ont ce petit supplément non pas d'âme mais de vanités légèrement déplacées car pour eux il ne s'agit que de préserver les apparences. Ils savent bien qu'ils sont encore en fait d'un égoïsme déplorable, d'un individualisme forcené, et généralement sans appétence particulière à se cultiver, mais le tout est de correctement faire mine d'être altruiste, généreux et d'une ouverture intellectuelle sans pareil (quelques déclarations d'intentions fracassantes sur la diversité, quelques poncifs sur l'homosexualité de tel auteur suffisent alors à leurs yeux).

    Afin d'asseoir son pouvoir, la bourgeoisie triomphante a laissé entendre que dorénavant les privilèges étaient abolis à compter de la fameuse « Nuit du 4 août 1789 ».

    Tous.

    D'ailleurs il n'en reste aucun, c'est bien connu.

    Et qu'à dater de ce jour, le peuple, prononcer le « pôôple » avec des trémolos dans la voix, devenait le seul souverain, le peuple dans son ensemble bien entendu, alors que déjà, ceux censés le représenter étaient déjà en grande majorité des bourgeois avec pour quasiment tous les réflexes de classe habituels quant à la préservation de leur statut privilégié.

    Si d'aventure, un représentant issu de milieux moins favorisés arrive au Parlement ou ailleurs les ors de la République, les moquettes profondes, les voitures de fonction, les « indemnités » font le reste et personne n'aura besoin de lui demander de défendre son nouveau statut, il s'y accrochera becs et ongles sans aucun souci, l'avidité étant toujours, ou quasiment, la plus forte.

    Rappelons qu'à la suite de cette fameuse nuitée, les nouveaux dirigeants se sont hâtés d'instaurer un suffrage censitaire bien restrictif, et non universel, ce qui suggère que déjà dans leur esprit la qualité d'un homme à représenter ses semblables était liée au montant de ses revenus, suffrage qui signifiait une expression populaire moindre qu'avec les parlements des provinces qui existaient sous la Monarchie, et dont le rôle, bien que théoriquement consultatifs exclusivement, grandissait ce qui aurait entrainé une évolution démocratique de fait.

    Ce mythe idéologique lié au 4 août, que l'on retrouve de la droite à la gauche en France depuis, a la vie dure. C'est l'excuse parfaite pour la classe sociale ayant pris le pouvoir à la faveur de ces bouleversements pour s'y maintenir et insister sur sa légitimité à guider le peuple vers le Bonheur universel et l'Utopie enfin réalisée, utopie à laquelle les bourgeois n'ont jamais réellement cru.

    Je précise bien qu'il ne s'agit pas pour moi de douter ici de la sincérité quant à ces idéaux élevés des hérauts de la République que furent par exemple les instituteurs, les « Hussards noirs », qui ne se berçaient pas de beaux discours et amenaient l'instruction, et la culture, partout en France car c'était là leur devoir. Ces hérauts y croyaient fermement quant à eux. Il a suffi d'une cinquantaine d'années pour réduire une bonne partie de leur oeuvre à néant ou quasiment...

     

    La constitution de 1793, de la Convention, prévoyait bien la mise en place du suffrage universel, enfin presque, les femmes n'étant pas comprises dans cette universalité, mais ne l'appliqua jamais sous prétexte de « Patrie en danger », l'ennemi et les tyrans étant à nos portes du fait de guerres il est vrai déclenchées par les nouveaux dirigeants contre à peu près toute l'Europe, une manière je suppose de célébrer les idéaux de paix, de justice et de tolérance qu'ils étaient censés défendre.

     

    A noter que depuis c'est devenu une habitude, lorsque les dirigeants des républiques successives sont dans une position inconfortable à l'intérieur du pays, rien de tel qu'une bonne guerre pour détourner l'attention du peuple des problèmes les plus douloureux le concernant au premier chef comme la précarité, la pauvreté, le chômage.

    Les uns vont en Libye, les autres au Mali, faisant d'une pierre deux coups en plus :

    les prétextes humanitaires permettent de défendre les intérêts pétroliers de la France dans le premier cas, et ceux d'AREVA dans le second.

    Précisons que je ne remets pas ici une seconde en question les idéaux sincères qui sous-tendent les déclarations des droits ou même plus tard le Code Civil, bien au contraire, ou encore moins que je doute l'accomplissement de la France comme nation à Valmy, dans la continuité de ce qu'avait déjà entrepris la Monarchie tout au long du XVIIIème siècle.

    Le plus désolant dans tout cela est que le peuple se laisse prendre ou feint de se laisser prendre maintenant encore à toutes ces belles paroles tout en rêvant, à quelques exceptions près, de bénéficier des mêmes avantages matériels car les aspirations bourgeoises à la réussite exclusivement matérielle pour obtenir un statut social honorable, et se livrer aux prétentions qui vont avec, aspiration étriquées qui ont envahi toute la société française.

    Pour le rassurer, on lui laisse bien quelques os à ronger, on lui balance un méchant riche, bouc émissaire de tous les autres, Depardieu, on le laisse s'étriper autour de débats sociétaux qui n'en sont plus depuis longtemps pour les dirigeants, on lui parle de la neige vingt minutes aux journaux du soir à la télévision, et on le laisse se déchirer parfois avec acharnement sur Internet, ce qui lui donne l'illusion d'une liberté d'expression plus grande quitte à sonner la fin de la récréation par des lois beaucoup plus restrictives (à ce lien, paragraphe VI particulièrement) quant à cette expression, sous prétexte bien entendu de lutter contre les « dérapages » et les nostalgiques des « z-heures les plus sombres de notre histoire ».

    Ci-dessous un extrait de "la Gueule de l'Autre", film de Pierre Tchernia, et de l'excellente caricature de débat télévisé

    illustration tirée de la "Gueule de l'autre" prise sur "Tout le Ciné"


    La gueule de l'autre - le débat par daniel-c

  • Que se passera-t-il le lendemain de la "révolution" tunisienne ?

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    Sur Agoravox aussi

    Qu'un peuple mette dehors un tyranneau corrompu et sa clique de parasites, on ne peut que s'en réjouir.

    Mais ensuite qu'est-ce qui se passe ?

    Qu'est-ce qui vient après les grandes déclarations de principe ?

    elections03.JPGTout cela a commune une odeur d'Algérie en 1990-1991. A l'époque, on nous disait lors de l'organisation des premières élections réellement libres en Algérie que c'était formidable, que la démocratie allait s'installer durablement dans ce pays, que les méchants allaient être punis et que les riches, les profiteurs du régime allaient devoir tout partager.

    Puis ces mêmes élections ont failli porter au pouvoir le F.I.S qui a recueilli le maximum des suffrages car c'était eux les mieux à même de jouer les opposants contre l'ancien pouvoir, qu'ils étaient les mieux organisés, et les plus unis. Chez eux pas de querelle sémantique, ils savaient ce qu'ils voulaient.

    Là, étrangement alors que des élections avaient eu lieu, que le peuple s'était exprimé, les élites de notre beau pays, les commentateurs, les simples quidams, les éditorialistes de café du commerce qui pourtant trouvaient ça formidable au début ont dit :

    « Ah ben non, ah oui mais non, là, c'est pas ce qu'on voulait ».

    Et comme le peuple n'avait pas voté comme ils l'avaient prévu, ils ont suggéré gravement, en pontifiant encore, ou en jouant les grandes eaux, que celui-ci n'était pas encore prêt.

    Je m'étonne que personne ne parle de cela, à croire que la plupart des commentateurs enthousiastes ont la même capacité de mémoire que les poissons rouges.

    On songe aussi à la destruction du régime de Saddam Hussein en Irak. Un tyran sanguinaire, certes, mais entre deux maux il faut choisir le moindre. Beaucoup se sont réjoui de sa chute sans penser à ce qui viendrait après, à savoir une partition probable du pays et la radicalisation des mouvements intégristes.

    On remarquera en passant que le chef du parti islamiste Ennahdha, le seul qui a objectivement l'envergure de devenir le nouveau dirigeant, prépare son retour en Tunisie.

    On espère se tromper sur sa popularité dans ce pays.

    Les larmichettes de crocodiles de quasiment l'ensemble des médias, des observateurs assermentés et « grands témoins » montrent parfaitement que ce se passe en Tunisie tombe à pic, c'est comme un grand soir par procuration, sans les inconvénients des tirs à balles réelles de la police tunisienne, sans les pillages, sans les vengeances mesquines qui s'opéreront on en est à peu près sûr.

    Le sang versé par les autres, c'est toujours plus confortable, c'est toujours du sang justement versé, remarque-t-on en passant.

    Mais ceux qui applaudissent au sang versé par les autres sont rarement prêts à donner le leur, voire à sacrifier tout ou partie de leurs privilèges à de rares exceptions.
    Il y a également des mots terribles prononcés par le peuple comme ce slogan terrifiant : « Du pain et de l'eau plutôt que Ben Ali ». Comme l'ont expliqué les manifestants clamant cela à Tunis, il s'agissait de dire qu'ils préféraient crever de faim plutôt que Ben Ali reste au pouvoir.

    Ils ne veulent plus de Ben Ali soit, mais ils ne semblent pas mesurer le slogan.

    Derrière Ben Ali, il peut y avoir bien pire, bien plus arbitraire.

  • Pas d'hémiplégie pour moi - par le père Fouettard

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    Qu´on soit de gauche ou de droite, on est hémiplégique disait Raymond Aron. Qui était de droite rajoutait Pierre Desproges !

    LIBE-19et20-10-02-Droite-habille-gauche-3-copie-1.jpgA quoi correspondent la Droite et la Gauche ? Et le Centre ? Chers petits amis, aujourd'hui je vais me prendre pour l'Oncle Paul dont se souviennent certainement les lecteurs quadragénaires de « Spirou » quand ils étaient jeunes z-et innocents.

    Ces grands ensembles correspondent aux endroits où s'asseyaient à l'Assemblée puis à la Convention à partir de 1789 les représentants théoriques du peuple issus dans leur grande majorité de la bourgeoisie de l'époque, les « pas tellement révolutionnaires mais un peu quand même », à droite, les « les très révolutionnaires voire très très révolutionnaires », à gauche, et les indécis qui choisissaient et choisissent toujours celui qui tient le bon côté du manche, le centre, le marais. Donc raisonner selon la droite et la gauche, c'est raisonner objectivement selon la même grille de lecture, celle issue des idées de la révolution de 1789 et de la bourgeoisie, dont la base est l'anti-christianisme et l'idéalisation du progrès. Il s'agit donc pour cette classe sociale de maintenir son assise et de légitimer son pouvoir, on remarque que la loi le Chapelier qui interdit les syndicats et les associations de travailleurs n'a été abolie que très tardivement, elle a permis aux nouveaux dirigeants d'avoir les coudées franches pour paupériser et prolétariser les petits paysans, entre autres.

    Deux-cent après, les bourgeois sont toujours au pouvoir, ils ont perdu en route leur hypocrisie morale qui leur faisait tolérer au XIXème siècle les bordels et jeter à la rue les filles mères, maintenant la plupart des bourgeois assument parfaitement leur amoralisme complet jusqu'à la dépravation mais une dépravation sans grandeur ni panache, ni recherche esthétique. Il s'agit de se faire plaisir avec son argent et les privilèges que l'on en tire, rien que cela. Les idées bourgeoises ont fini par essaimer dans toute la société, de l'eugénisme accepté sans problèmes au darwinisme social, les faibles, les hors normes, les indociles sont systématiquement rejetés et le plus ironique est que la plupart de ces déclassés rêvent plus ou moins secrètement de se conduire aussi bassement que les privilégiés (d'où le succès des émissions de téléréalité).

    Et finalement la grande majorité vit sur les mêmes mythes...

    Il n'y a pas de complots, il n'y en avait même pas besoin, il n'y a pas de lobby assez puissant, il n'y a que cet aveuglement originel.

    Ce texte fait vraiment très anar de droite....

    J'en ai bien conscience...