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réactionnaire

  • Le fameux retour de balancier réac

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    réactionnaire, société, politique, amaury watremez

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    Depuis trente ans que je m'intéresse à la politique, j'entends régulièrement ce refrain lancinant. Il y aurait un frémissement politique, un retour de balancier idéologique en faveur de la droite, en faveur d'un catholicisme étant assuré d'être beaucoup moins décomplexé aussi parfois, où l'on se qualifie soi-même de « réac » selon les codes rhétoriques de la gauche. Dernièrement je l'ai entendu de la bouche d'un jeune homme plein de bonnes volontés travaillant comme gestionnaire de portefeuilles boursiers. Il ne voyait pas la dichotomie entre ses tâches quotidiennes le mettant au cœur, à l'origine d'un système amoral par essence, et ses idées supposées.

     

    Il évoqua de jeunes ecclésiastiques tellement dynamiques, tellement ardents qui porteraient des fruits plus que les anciens. Je n'en doute pas mais c'est toujours au cœur du même milieu car ces jeunes prêtres en viennent tous et ils ont beaucoup de mal à de rares exceptions à s'adresser à des croyants moins fortunés matériellement. Ils ne le font pas sciemment mais ne peuvent pas ontologiquement faire de l'apostolat réel envers des couches de la société déchristianisées. Ils ont beau accuser la télévision, les réseaux sociaux, l'internet, les profs, taper sur cette profession surtout ceux du public est leur divertissement favori, cela n'enlève rien à ce questionnement.

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  • La démocratie ce chouette système

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     Ce matin en écoutant les conversations confondantes de banalité, de lieux communs, de préjugés d'un autre temps, des gamins, et gamines, virtuelles ou réelles, des cadres dynamiques attendant le train, fiers d'être taillables et corvéables constamment grâce à la technique moderne, et des VRP en veste orange, ou jaune, à queue de cheval et calvitie, 6949769.pngen regardant également les « selfies » d'abrutis posant devant des SDF sur les réseaux dits sociaux, en apprenant qu'Anders Breivik, finalement un produit logique de cette société libérale et spectaculaire et non un monstre asocial, se plaint de l'obsolescence de sa console de jeux (Breivik n'est qu'un gamin décérébré hyper-violent et narcissique qui est allé au bout de la logique de la société libérale-libertaire), je me suis dit que la démocratie était vraiment un chouette système politique, qui leur permet à tous de s'exprimer sans limites.

     

    Si tu me permets d'ouvrir une parenthèse, ami lecteur, je me suis demandé aussi de quoi se plaignait encore les adversaires de la morale traditionnelle, chrétienne, fort odieuse à leurs yeux ?

     

    Elle est quasiment complètement annihilée d'ores et déjà, les crétins sinistres et décomplexés sont légions, et n'ont plus aucun scrupules moraux, ni barrières, car il ne faut surtout pas émettre de jugements de valeurs sur leur comportement de boutures de miliciens sous peine de passer pour un nostalgique des fameuses « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°). « L'homme nouveau » que les idéologies globalisantes appelait de leurs vœux, la cause de pollutions nocturnes de nombreux dictateurs, il existe donc déjà en fait.

     

    Cet « homme nouveau » a une relation ambivalente avec la démocratie, il tient par dessus tout à faire entendre son opinion, en particulier sur Internet, même si il sait parfaitement que ce qu'il pense naît de ses frustrations, son goût pour la haine grégaire, sa jalousie, et paradoxalement vote de moins en moins considérant que « ça ne sert à rien », il ne va plus voter également par paresse car cela supposerait un effort de sa part, et surtout parce qu'il a la terreur absolue de perdre, s'il contredit ses maîtres, le peu de confort matériel dont il dispose encore.

     

    Il aime que le « tout économique » décide à sa place de ce qui est bon pour lui et il ne remet jamais véritablement en question les diktats imposés par les dirigeants du grand cirque spectaculaire grâce auquel il abrutit ce qui lui reste d'intelligence.

     

    Il abhorre du reste l'intelligence et la culture. Les deux, quand il croit les percevoir chez d'autres, lui rappellent cruellement combien il est soumis à des stupidités arbitraires sans nom, combien il est grégaire, conformiste et incapable d'un raisonnement personnel sain et construit, et ce jusqu'à la psychose, remâchant sa haine sans arrêt.

     

    democratie_560.jpgSous le prétexte d'un humanitarisme très vague, très « light », voire « équitable » ou « citoyen », il en viendra bientôt à brûler des livres ou des œuvres d'art qu'il juge contraires à son style de vie, qui tient de celui du cloporte, ou plutôt du bousier, à la différence qu'au lieu de pousser une boule d'excréments divers, il pousse un « caddie » (TM°) de supermarché, ce qui revient plus ou moins au même on me dira...,

     

    Ce qu'il veut c'est tout le monde ait les mêmes aspirations médiocres, les mêmes désirs abjects que lui. Il ne veut pas réfléchir, il demeure dans l'affectif frelaté et juste là pour justifier le darwinisme social éliminant les plus « faibles » dont il ne veut plus entendre parler.

     

    Des livres, des œuvres d'art sont retirées des bibliothèques, des musées sous prétexte de protéger les populations, ceux qui les tiennent se comportant comme les pompiers pyromanes de « Farenheit 451 » de Bradbury, jetant les livres ne convenant plus à l'époque en se réclamant d'une plus grande tolérance, accusant de tous les maux ceux pouvant les contredire :

     

    Georges Bernanos et Paul Claudel, ou François Mauriac, trop catholiques, Georges Bataille, trop charnel, Balthus, soupçonné de pédophilie, tout comme Henry de Montherlant, Drieu la Rochelle, Céline, Marcel Aymé et les « Hussards », trop de droite, Desproges, trop pessimiste sur la nature humaine et puis « il disait des choses terribles », les classiques, Racine, Corneille, Molière, "poussiéreux" que tout cela, et ainsi de suite « ad nauseam »...

     

    La photo des deux crétins du haut a été prise ici

    La photo du bas ici