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  • Les gros sabots du rapport Bergé

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    citoyenneté, société, éducation, école, politique, bergé, descamps, profs, amaury watremez Aurore Bergé, député LREM, et Béatrice Descamps, UDI ont toutes deux rendu des recommandations sur ce que devraient être selon elles les rapports des enseignants avec les parents (voir à ce lien). Rappelons pour situer son niveau culturel que madame Bergé a déjà fait parler d'elle par sa comparaison entre l'enterrement de Johnny et les funérailles de Victor Hugo. Elle reproche donc aux profs, ainsi que sa co-rapporteuse, d'être déconnectés des enfants et de leurs géniteurs, et de la société en général. Comme à l'habitude quand il s'agit d'évoquer l'Education Nationale quelques vérités sont entremêlées avec quelques énormités déjà lues ailleurs.

     

    Avec ce qu'elles écrivent, elles jouent sur du velours, dans une société où les salariés du privé sont de plus en plus précarisés, les fonctionnaires sont perçus comme des chanceux, des gâtés. Quand le gouvernement suggère de les payer au mérite il flatte le bon peuple dans le sens du poil. Il faut que les fonctionnaires, à commencer par les profs, "y faut qu'y soyent comme tout le monde ma bonn'madame Michu".

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  • Crises d'adolescence contre la haine

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    politique, société, jeunes, djeuns, profs, enfants, ados, politique, société, amaury watremezNotre société de progrès, pour lutter au mieux contre la paupérisation montante et les fondamentalismes religieux haineux dont l'islamisme, est bien mal armée. Elle est même très mal barrée pourrait-on dire crûment. Il faut avouer que celles et ceux censés transmettre culture et valeurs aux jeunes générations n'assument plus leur rôle, le refusent catégoriquement sous divers prétextes. Ils n'en finissent pas de rêver sur leur enfance, leur adolescence. Ils ne se voient pas vieillir et ne veulent surtout pas mûrir.

     

    Un des symptômes de cette immaturité est le refus catégorique de la controverse, de la polémique. Un dialogue doit forcément se terminer dans le « rose bonbon », la panacée universelle que sont pour notre époque conformiste les lieux communs mièvres qu'elle affectionne. Il faut absolument se rassurer et constater que tout n'est pas tout noir n'est-ce pas ?

     

    C'est un peu normale, notre société se compose principalement d'individus dont la crise post-pubertaire n'en finit pas, même à quarante ans bien sonnés passés. La plupart des grandes personnes réputées raisonnables sont toujours dans la rébellion adolescente post-pubertaire, en particulier contre l'autorité du père, confondant le moindre de leurs caprices avec qui une vocation d'aventurier, qui de gourou, un autre de danseur étoile voire de première ballerine à l'Opéra pour ceux ayant les moyens de l'opération.

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  • Manifs de profs

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    h-2-1083165.jpgLes manifs de profs c'est souvent très emmerdant, ça bloque les rues de la bonne ville d'Evreux, les bus ne circulent plus, et quant aux mots d'ordre je n'en ai pas entendu vraiment beaucoup concernant la précarité. De plus, c'est surtout les familles démunies qui sont touchées quant à la garde des enfants en l'absence des professeurs (A ce sujet, à entendre les réactions des z-auditeurs en écoutant la radio, on est surpris de constater que pour les parents, l'école c'est surtout une garderie avant toute chose). Tout à l'heure assis à un arrêt de bus, j'attendais qu'il y en ai un qui arrive, fulminant, quand un contrôleur est passé en bagnole prévenir qu'ils étaient bloqués par le cortège de la manif, c'était la cerise sur le gâteau. Des bonnes gens râlaient autour de moi, exaspérés par l'attente, ce qui était tout à fait légitime. Et l'on entendait la longue litanie des clichés habituels du prof coincé derrière son bureau, c'est pas fatigant, ils se lèvent pas, c'est pas crevant de garder des gamins.

    Et là j'ai quand même vu rouge. Car la plupart du temps, le boulot du prof c'est tenir une classe de vingt à vingt-cinq enfants ou adolescents qui pour la grande majorité n'ont même pas reçu des parents les bases en matière d'éducation afin de vivre à peu près de manière équilibrée en communauté : l'insulte est reine, l'ignorance est plus à la mode que la culture, l'internet accentue ce phénomène car l'on confond de plus en plus les informations avec leur analyse, il y a aussi le fameux "je le pense donc j'ai raison", le savoir est considéré seulement du point de vue de son utilité et la loi du nombre s'impose aux plus faibles, sans parler des modes les plus débiles qui règnent en maîtresses. Et un enseignant gagne autant en fin de carrière que des stagiaires de grandes boîtes ou qu'un garçon de café. Rappelons le quand même...

    xavier-darcos-rend-visite-a-des-eleves-a-marseille_476.jpgLa tâche première de l'enseignant serait surtout de transmettre un savoir, pas de refaire l'éducation d'enfants qui passent parfois cinq heures devant, entre autres, des jeux en ligne, comme "Counter Strike" qui consistent à flinguer le plus d'ennemis possibles, des "ennemis" souvent basanés et de type moyen-oriental ou à se réfugier dans les mirages de mondes fantastiques, à chatter sur MSN ou ailleurs, parfois avec des détraqués qui voient là une bonne manière d'y extérioriser leurs pulsions ou de les concrètiser, on l'a vu dernièrement dans l'actualité. Le tout ne provoque que rarement ne serait-ce que l'ébauche d'une réaction chez les géniteurs du/de la petit/e chéri/e et l'on préfèrera pester contre ces fainéants de profs, au lieu de se remettre en cause.

    Alors oui, c'est pénible les manifs de profs, mais pourquoi ne pas essayer un jour, un seul de prendre leur place ? Et vous, chers collègues j'aurais bien aimé entendre ne serait-ce qu'un slogan concernant les personnels précaires ou "kleenex"...

    PS : Sur la photo ci-dessus, la petite fille a répondu que "non, elle n'aimait pas les films de gladiateurs"

  • Le père Fouettard en donne pour son argent au "Big Brother" des profs

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    bigbrother_communist_01.jpgIl paraît que les profs vont avoir leur propre "Big Brother" à eux (avec ce blog, il ne va pas s'ennuyer, Note d'Amaury : après 6 ans sur zazieweb et trois ans ici, c'est foutu de toutes façons), on a appris ça dans une déclaration à effet d'annonce, technique de ce gouvernement, qui consiste à monter la population contre une autre en surfant sur les préjugés habituels : "les profs c'est rien que des gauchiss", "des communiss", des staliniens comme on n'en fait plus. Ce genre là, qui porte parfois la couronne de barbe dite "Robert Hue" et un baisenville en cuir fauve, n'est plus qu'une minorité folklorique à qui il faut au moins reconnaître la recherche d'un idéal. Maintenant, ce qui domine et s'accroît de manière exponentielle, comme dans le reste de la société, c'est l'individualisme forcené, la docilité, la faculté d'appliquer les instructions sans se poser de questions. Et de prendre les heures sup des collègues dits précaires qui n'ont rien retrouvé depuis la rentrée. Ne subsiste des âges héroïques qu'une vague mentalité altermondialiste ou "équitable", sauf pour les non-titulaires qui ne sont que rarement considèrés comme des collègues à part entière.

    Depuis la Loi d'Orientation Loi de Finances de 2002, c'est bien 8000 contractuels enseignants ou personnel ATOS (cuisine, entretien, surveillance de cantine...etc) qui se sont retrouvés sur le carreau mais ça tout le monde, ou presque, quelques exceptions tant s'en faut dont, il faut bien le reconnaître la "minorité folklorique" décrite ci-dessus, c'est comme ça c'est un fait, tout le monde s'en fout. Et puis les heures dégagées par l'éviction des profs contractuels c'est autant d'heures sup' à se partager en profitant de la prime de 500 euros pour trois heures sup'. Il faut reconnaître, c'est humain, et c'est égoïste aussi, et hypocrite. Et ennuyeux pour les élèves qui ont parfois devant eux en français en lycée pro, par exemple, de charmantes diplômées certes, mais plus spécialisées dans la poèsie classique que dans l'enseignement des bases grammaticales. Comble du cynisme, on a "reclassé" les salaires des contractuels en mars dernier (juste avant de les virer en septembre).

    Je n'aborderai pas la question des épouses de maris ayant une "bonne" situation qui prennent le boulot de prof surtout parce que cela fait un revenu de complément appréciable, je passerai pour un immonde sexiste. L'une d'elles m'a expliqué un jour car elle avait peur que je la raillasse (pas de rime en "asse") que "tu comprends on vient d'acheter une véranda" ; pour lui répondre j'ai secoué la tête gravement en disant : "je comprends", elle a quand même bien vu que je me moquai d'elle. Celles-ci ne se poseront pas de questions ni sur une hausse des salaires, ni sur la précarité. Elles s'en foutent. (Je suis donc, notez bien, un immonde sexiste). Les syndicats se souviennent des contractuels en cette période d'élections aux prudhommes, faut dire que ça ferait quand même des voix en plus. On leur envoit un papelard leur clamant que la précarité c'est pas bien, c'est pas beau, on ne dit rien de concret surtout, ces ingrats oublieraient de voter docilement. Suggestion en passant, les contractuels devraient exiger des garanties en échange de leur vote : tiens y'a une idée à creuser là...

  • La rentrée des profs (bonus : une chanson des Fatals Picards)

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    Aujourd'hui c'était la rentrée des profs qui sont allés sagement retirer leurs nouveaux emplois du temps et les listes de classe. Dans le calme. J'aime bien ces jours-là, les adultes y ont le même comportement que lorsqu'ils étaient plus jeunes : il y a les fayots, les cancres au fond, les chahuteurs, les grandes gueules que tout le monde écoute, même monsieur le directeur, les femmes déjà mures gardant finalement un tempérament de jeunes filles en fleur, le coq de l'assemblée, mâle alpha de la salle des profs entourées de ses futures compagnes de sérail, les timides qui sont souvent les petits nouveaux, il y a parfois les petits nouveaux grandes gueules qui arrivent en retard et se font remarquer. Une collègue témoignait ce matin à la radio, elle avait "une grosse boule dans la gorge" et "elle était un peu triste que les vacances s'arrêtent mais contente quand même de retrouver ses copines", pauvre petite chose.

    Sinon, cassons un peu l'ambiance, pas un mot sur les précaires enseignants qui ne retrouvent pas de contrat malgré parfois huit ou dix ans d'ancienneté. Je m'attendais pourtant à une mobilisation sans précédent et des mots d'ordre martiaux...

    En bonus donc, une chanson de mes compatriotes (du côté paternel)

    PS : l'article ci-dessous sur les précaires est paru également en commentaires ici et , deux blogs politiques importants.