Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

primaires

  • Les observateurs politiquement incorrects et le vote le Pen

    Imprimer Pin it!

    radio, télévision, médias, politiquement incorrect, société, politique, amaury watremez, primaires, le Pen, FN, LR, PSParmi les observateurs avisés, du moins c'est ce qu'ils prétendent, dits politiquement incorrects et reconnus ainsi, que ce soit un peu, moyennement, beaucoup, on ne comprend goutte non plus au vote le Pen. Il est toujours assimilé en 2016 à un vote protestataire, un vote d'humeur, et ce depuis les élections européennes de 1984. Les électeurs qui vont vers ce côté « obscur » de la démocratie française y restent, ils ne reviennent pas du côté des partis réputés « traditionnels ». Cela fait trente-deux ans que ça dure et qu'à chaque grande soirée électorale les politiques affirment avoir je cite « compris la colère des français »...

     

    ...Et qu'ils ne font strictement rien afin d'y remédier.

     

    Pour ces observateurs, quel que soit leur niveau d'incorrection politique le FN demeure encore le mal absolu, la pire alternative. Ce n'est pas un parti républicain à leurs yeux, ce n'est pas un parti fréquentable. En plus, on y trouve beaucoup trop de « beaufs » et de « ploucs ». Pour ces grands esprits, ce serait une mésalliance intolérable, terrible. Ils n'ont pas saisi non plus que le problème le plus brûlant, incandescent, en ce moment, c'est d'abord et avant tout l'inquiétude grandissante des ces mêmes « beaufs » et « ploucs » envers toutes les problématiques liés à la « diversité » :

    Lire la suite

  • Vieux chevaux de retour

    Imprimer Pin it!

    politiques, primaires, fillon, juppé, société, élection, démocratie, amaury watremezL'auteur de ces lignes ne milite pour personne, il n'a pas la carte de Les Républicains, ni celle du Parti Socialiste, encore moins du Front National ou d'autres partis. Et le fait que des électeurs votent et se passionnent pour les primaires le conforte dans son « anarchisme de droite » et ce que l'effrayante « sottise démocratique » peut amener. Car être un « anar de droite », ce n'est pas seulement être le type rigolo balançant des gros mots faisant rougir les dames et donnant le sentiment aux petits garçons sages d'être des « affranchis ».

     

    En France, les vieux chevaux de la politique courent jusqu'à l'épuisement, et le pire est qu'ils font ça volontairement par addiction au pouvoir. Et l'encore pire est qu'ils aiment cette souffrance et que le public en redemande à chaque fois. Ils tournent encore et encore autour de la piste, et autour du paddock. De temps à autre, l'un d'eux crève malgré tout sous son cavalier et les huées du public, et on l'achève aussi sec où il fait la besogne lui-même. Il arrive également que des pur-sang soit mis sur le circuit mais ils se révèlent bien souvent aussi tocards que les autres, ils ne tiennent pas sur la durée, sont peu endurants.

    Lire la suite

  • L'imposture Montebourg ?

    Imprimer Pin it!

    Sur Agoravox aussi

     Avec ce texte et un titre sans ambiguité, je vais à contre-courant de l'image d'Arnaud Montebourg qui se présente maintenant comme le Hugo Chavez français, le « Che Guevara » de la ruralité, sauveur des valeurs de gauche au PS en quelque sorte, je risque de provoquer quelques remous. L'arbitre du second tour des "primaires" du PS profite de sa position afin de briguer un maroquin de ministre qui convienne à l'idée qu'il se fait de la force de ses idées (et de sa personne).

    Ci-dessous, photo prise sur "le blogvidéo"

    audrey-pulvar-arnaud-montebourg.jpgComme on le constate sur son blog ou sur son site de campagne, Arnaud Montebourg reprend des idées énoncées depuis quelques temps déjà par les alter-mondialistes, les disciples de Saint Stéphane Hessel, bref, l'extrême-gauche « light » qui a du mal à s'assumer comme telle.

    Quand on lit attentivement les textes de monsieur Montebourg on comprend que s'il prétend être contre la mondialisation hyper-libérale en particulier, ce dont on ne le blâmera pas, il n'est pas contre la mondialisation en général, qu'il appelle l'internationalisme, ce qui revient finalement à souhaiter non pas une refonte du système, il n'est pas si à gauche que cela, mais des aménagements cosmétiques qui ne changeraient pas grand-chose au final, un peu comme ces personnes qui achètent hors de prix des produits étiquetés « développement durable » dans les supermarchés en s'imaginant contribuer à changer le monde, alors que participer au « développement durable » consisterait à ne pas mettre les pieds du tout dans les supermarchés..

    En suggérant la mise en place d'un hypothétique « VIème » République, qui corrigerait les dysfonctionnements supposés de la Vème, il ne fait que flatter certains citoyens devenus des citoyens/consommateurs dans le sens du poil qui ne veulent plus entendre parler de leurs devoirs mais faire comme bon leur semble en prenant un peu par ci, un peu par là, et en finissant toujours par se décider pour les « têtes de gondole » dont ils voient la publicité partout.

    Arnaud Montebourg est une « tête de gondole » idéale remarquera-t-on en passant, présenté par le système avec des idées dans le genre « Robin des bois » social esthétiquement attirant pour la « ménagère de moins de cinquante ans ».

    Ceux-ci se sont trouvés une excuse selon eux en or à leur paresse au moment des échéances électorales ou de l'exercice de leur devoir et responsabilité de citoyens. S'ils ne votent pas, c'est parce que le système est mal fait et s'ils ne s'engagent pas c'est parce qu'ils ne se retrouvent pas dans les idées des partis représentés au parlement.

    S'il n'est pas un aristocrate comme on l'a cru très longtemps en l'affublant d'une particule, il ne vient pas pour autant vraiment d'un milieu très populaire. Il est le représentant d'un milieu plutôt favorisé, où l'on est sincèrement de gauche, un père haut fonctionnaire des impôts, une mère algérienne, universitaire. Dans ce milieu généralement, peu se posent de questions sur les privilèges et les réseaux dont ils disposent, les estimant somme toute légitime au regard de leurs opinions se voulant progressistes.

    Ils n'ont pas conscience de rester au fond de dignes représentants de la bourgeoisie triomphante depuis le XIXème siècle qu'ils sont toujours, étant persuadés que le fait d'afficher des idées à l'inverse de leur statut social favorisé les absout.

    Il épouse en premières noces Hortense de Labriffe, collaboratrice d'Édouard Ballardur. Des mauvais esprits pourraient y voir une preuve parmi d'autres de l'endogamie du milieu politico-médiatico-culturel en France où l'on se fréquente entre « gens du même monde » tout en faisant mine par ailleurs de se détester et de polémiquer ardemment.

    Depuis 2010, ces mêmes mauvais esprits pourraient dire que la relation de monsieur Montebourg avec Audrey Pulvar, journaliste à I-Télé et maintenant chroniqueuse chez Ruquier le samedi est un symptôme bien concret de la connivence qui existe en France depuis longtemps entre les médias et les politiques. On se déchire sous les projecteurs, et on se côtoie sans aucun problème par ailleurs, dans ce milieu on se connait bien, y compris bibliquement.

    Ci-dessous, Arnaud Montebourg et Ségolène en 2007

    arnaud_montebourg_segolene.jpgPour tous dans ce milieu, ce qui compte de toutes façons, ce n'est pas les idées, ce n'est pas la concrétisation de ces idées, c'est la carrière d'abord et avant tout, et la réussite de cette carrière passe par la réalisation d'ambitions nationales que l'on croit justifiées encore une fois par des idéaux affichés que l'on estime dans le sens du progrès, et du bonheur du peuple, alors qu'il s'agit la plupart du temps d'être surtout dans le sens du vent.

    En réplique à ces objections, ils ont trouvé ce qu'ils estiment la parade idéale, ceux qui critiquent la connivence et la collusion assez infâme, l'hypocrisie du milieu politico-médiatico-culturel en France sont des poujadistes, voire des faââchistes, ce qui permet à cette classe de camoufler, lui semble-t-il mais cela ne trompe que les naïfs, son imposture.

    A ce lien, Philippe Muray leur répond sans ambiguïté et comme il se doit.

    Certains auront beau jeu de le traiter de « réac » (ce qui est amusant, Muray relevant plutôt du socialisme orwellien) tout comme l'auteur de ses lignes. Cela n'aura guère d'importance et démontrera surtout la paresse intellectuelle des éventuels contradicteurs qui l'étale depuis longtemps dans notre beau pays de toutes façons, où ceux qui ont été lucides se sont souvent retrouvés bien seuls, mais mieux vaut être seul que mal accompagné...

  • Ce que la gauche française a perdu en route depuis 68

    Imprimer Pin it!

    Aussi sur Agoravox.

    A propos de l'excellent livre de Jean-Pierre le Goff : « La gauche à l'épreuve (1968-2011) », éditions Perrin, collection Tempus.

    L'auteur du livre a été également interviewé sur le site de « 20 minutes » par les internautes intéressés.

    image prise ici

    assommoir.jpgIl y a quelques temps, « Terra Nova », un « think tank » d'intellectuels proches du PS, et d'un ancien candidat aux primaires, celui qui vient de rentrer en France, l'a dit carrément, la gauche peut se passer du peuple au moment des élections car de toutes façons, le peuple ne vote jamais là où on lui dit de faire, sans réfléchir, et ne s'intéresse pas aux questions sociétales qui par contre passionnent les électeurs que « Terra Nova » recommandent comme plus valables que les autres.

    Dans cette fondation, « les hommes naissent libres et égaux entre eux », bien sûr, « mais il y en a de plus égaux que d'autres » pour reprendre une phrase de la « Ferme des Animaux » de Georges Orwell.

    Ce livre compile des réflexions que finalement tout observateur politique un peu lucide s'est déjà fait au sujet de la gauche. La gauche, théoriquement au départ, défendait le peuple, les pauvres face aux riches, les ouvriers contre la mainmise du capitalisme. C'était le combat de David contre Goliath, des précaires contre les puissants.

    Elle trouvait son inspiration dans les méfaits du libéralisme naissant dans les romans de Zola, ceux de Jules Vallès, Victor Hugo et aussi Aragon et quelques autres.

    La gauche c'était aussi l'empire du bien contre le mal représenté par tout ce qui était de droite, une nouvelle église avec ses dogmes, ses prophètes, ses traîtres, ses héros. Même si les militants de gauche, les politiques, les idéologues, se sont souvent fourvoyés en soutenant des tyrans qui prétendaient défendre leurs idéaux, au moins ces idéaux avaient-ils le mérite d'exister, des idéaux a priori généreux contre l'individualisme et l'égoïsme de la société consumériste pour que le monde tende vers plus de justice et d'équité sociale.

    Depuis que la gauche est devenue sociétale, qu'elle se préoccupe beaucoup moins de changer le monde à la base, de remettre en question pour de bon le socle inique du système économique actuel soumis aux marchés, elle se soucie beaucoup moins de ces belles idées, et beaucoup plus de question de mœurs et de morale individuelle qui concernent surtout une petite partie de la société qui prétend trouver une justification dite scientifique à ses aspirations sexuelles parfois brouillonnes et désordonnées, et surtout bourgeoises, le bourgeois ayant perdu grâce à « Maisoissantuite » tous ses scrupules moraux à coucher à droite à gauche sans se poser trop de questions. Avant, il agissait ainsi, et allait au bordel par hygiène, et se refaisait une virginité morale à ses yeux à l'église, surtout perçue comme un élément garantissant la stabilité de la hiérarchie sociale, ou sur des tribunes politiques où l'on parlait de vertu, de rigueur, de civisme et d'exemple à montrer aux « classes dangereuses » qui ne sont jamais assez dociles.

    Ceux qui oseraient critiquer ce genre de comportement sont de toutes façons montrée comme des mal-baisés, des jaloux, des frustrés...

    Ainsi, dans la gauche sociétale, on ne défend pas vraiment par exemple, à une ou deux exceptions, dont le SNES, au moment de la rentrée, les précaires de l'Éducation Nationale, enseignants ou pas, payés un salaire de misère, sans statut véritable, sans perspective réelle d'évolution, non, on préfère ergoter et polémiquer sur la « théorie du genre », comme le fait par exemple Bruno Julliard. C'est plus confortable et engage moins d'efforts.

    Il se trouvera toujours un « réac de service » pour pousser des cris d'orfraie et en discuter avec fougue, ce qui permettra ensuite d'hurler au risque du « retour des z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°), du fascisme, d'un ordre moral arbitraire. Et finalement de réussir à noyer le poisson quant à l'absence totale de réel projet de société alternatif, d'actes posés.

    Car oui, bien sûr, dans les tracts de nombreux syndicats, de la plupart des partis de gauche, on écrit des diatribes grandiloquentes contre la précarité, contre le détricotage du Service Public.

    On envoie des courriers vengeurs, et des commentaires dignes de Zorro ou Robin des Bois sur divers forums Internet, et puis finalement on laisse faire tout le reste.

    L'autre « idéal » indépassable de la gauche sociétale est l'antiracisme, et aussi son corollaire, l'anti-fascisme en peau de lapin. On devrait dire d'ailleurs un certain anti-racisme, car selon celui-ci, ce sont surtout les européens qui sont racistes, coupables de tous les malheurs du monde actuels, de toutes les haines même quand ils n'y sont pour rien. De plus, la gauche sociétale, la nouvelle gauche, considère que les personnes d'origine étrangère ont des droit, surtout des droits, mais pas de devoirs, et qu'il n'est pas question d'en parler.

    Alors que déresponsabiliser ces populations, les considérer seulement sous l'angle angélique, c'est aussi du racisme.

    Là aussi, la gauche sociétale a beau jeu, il se trouvera toujours un quelconque nostalgique des théories racialistes, un minable qui rêve de massacres sanglants, qui parfois passe à l'acte, dont on montera en épingle les délires pour tenter de remettre en cause tous ceux qui oseraient contredire les nouveaux dogmes du multiculturalisme ou de la « diversité », tous les contradicteurs étant alors assimilés au minable haineux cité ci-dessus, ou « godwinisés », plus classiquement donc injuriés en étant traités de fascistes ou de nazis.

    Ce qui ne mange pas de pain, et permet de clore la discussion qui pourrait être gênante si l'on abordait par exemple l'inertie de beaucoup à gauche quant aux combats contre la pauvreté ou la précarité, une inertie de fait et grandissant progressivement depuis l'alliance objective entre libéraux et libertaires depuis « Mai 68 ».

    image prise ici

    intro.jpgCette alliance objective ce n'est pas un réactionnaire qui la constate mais un philosophe d'inspiration marxiste, Michel Clouscard. Cette alliance repose principalement sur l'aveuglement des « enfants de Mai 68 » qui restent bien au chaud dans leurs abstractions utopiques, sans voir les conséquences concrètes de l'application de celles-ci, et ne voit pas que la mixité sociale qui pouvait exister se réduit comme peau de chagrin.

    Le libéral-libertaire se contente de quelques aménagements cosmétiques de la société, il appelle ça « développement durable » ou « commerce équitable », il achète les produits ressortant de ces deux concepts inventés pour se déculpabiliser, ce qui lui donne bonne conscience et lui évite d'aller plus loin.

    Le libéral-libertaire a largement participé à la destruction de tout ce qui protégeait les moins favorisés en France, ce qui permettait une meilleure répartition des richesses, en parlant de paternalisme, ou sous prétexte de modernité, de progrès, et finalement il a fait le jeu des « marchés ».

    Par sa haine des « humanités » bourgeoises il a réduit l'accès à la culture du plus grand nombre, celle-ci devenant de plus en plus un privilège et une chasse gardée de nanti.

    Le libéral-libertaire déteste par exemple la méritocratie qu'il remplace par un système de quotas, en faveur principalement de ce qu'il appelle les « minorités visibles », beaucoup plus hypocrite, et qui laisse de plus planer un soupçon de favoritisme sur tous ceux qui en bénéficient.

    Pour le libéral-libertaire les précaires sont seulement issus de la diversité, ils ne peuvent être « de souche », d'où quelques quartiers « alibis » de plus en plus communautaristes à proximité des centre-villes ce qui permet aux bourgeois bohèmes qui y habitent de se donner de l'exotisme à peu de frais en mangeant indien ou mexicain à deux pas de chez soi.

    De toutes façons, pour lui, le français de souche du petit peuple est surtout un électeur bas du front du Front National, un franchouillard, un fasciste en germe.

    En ce moment, on voit bien où mènent ces nouvelles orientations de la gauche, elles mènent à encore plus d'emprise des marchés du fait de l'acceptation de la fameuse « règle d'or » concernant les déficits, plus d'européisme, pour la plupart des candidats aux primaires PS, il n'y a pas assez d'Europe, à une absence de projet de société alternatif réel.

    Le tout pouvant avoir pour conséquence un deuxième quinquennat de Nicolas Sarkozy. Mais cela, à gauche, on ne veut pas le voir, l'entendre, le dire, comme les trois petits singes de la fable chinoise.

    Ci-dessous "la Ferme des Animaux"


    La ferme des animaux 1/4 (George Orwell) par MayaLila

  • Le petit Nicolas et les primaires du PS – un hommage à Goscinny et Sempé

    Imprimer Pin it!

    Aussi sur Agoravox

     Je ne vous ai pas raconté la seule bêtise qu'Agnan a faite. Agnan on ne l'aime pas, c'est le premier de la classe et le chouchou de la maîtresse et un sale cafard qui rapporte quand nous faisons les guignols, et alors la maîtresse nous punit et nous devons rester silencieux pendant toute la récréation.

    petit-nicolas-390055.jpgAgnan a voulu organiser des élections « primaires » comme en Amérique pour les élections des délégués de classe. Il avait vu un candidat des « primaires » aux élections présidentielles américaines, il recevait plein de petits bouts de papier sur la tête comme pendant le carnaval, et il était dans une grosse voiture dans les rues d'une grande ville. C'était chouette.

    Il est allé demander au directeur, il est fou Agnan, qui lui a tapoté la tête gentiment et lui a dit qu'il était d'accord tant que ça ne gênait pas le travail dans les classes et les récréations.

    Il fallait s'inscrire pour participer aux « primaires », un grand papier était affiché sous le préau. Il y avait surtout des amis d'Agnan des autres classes, des bons élèves : Marie-Ségolène, une amie de Marie-Hedwige qu'elle suivait partout, Marie-Ségolène elle voulait être maîtresse plus tard, elle en était sûre, mais à chaque fois que sa maîtresse la laisse surveiller la classe quand elle s'absente, Marie-Ségolène sort en pleurant, et elle veut punir tout le monde ; Martine, elle ressemblait un petit peu à mon copain Alceste, qui est très gros et qui mange tout le temps, elle aussi, elle voulait être maîtresse plus tard mais avec elle on ne rigolerait pas souvent en classe ; Arnaud, qui est un ami de Geoffroy, qui l'aime bien parce qu'il dit qu'Arnaud ressemble à un comique qu'il regarde souvent à la télévision qu'il a chez lui (son Papa est très riche), ), Michel Leeb ; Manuel, on l'aime bien Manuel, quand il était à la maternelle, il voulait être pompier, puis cosmonaute, maintenant, il voudrait bien être Superman, mais comme il est petit encore et pas très costaud, Eudes, mon copain qui est très fort et qui donne des coups de poing sur le nez si on rigole de lui, se moque de lui quand il nous en parle.

    Et il y avait aussi François, qui était comme Alceste avant, avec lui on rigolait bien, mais depuis qu'il s'était inscrit sur la liste, il ne voulait plus nous parler et aller s'amuser avec nous. Lui aussi, il avait souvent les mains pleines de beurre à cause des petits pains au chocolat qu'il y avait dans son sac mais au moins, il était plus sympathique, maintenant, il se conduisait comme Agnan ce sale cafard.

    Quand il a vu la liste, Dominique, un autre ami d'Agnan qui voulait s'inscrit, a rigolé un peu drôlement et il n'a rien dit. Mais comme il a été puni car il était allé regarder les filles dans les toilettes pendant la récréation, il ne pouvait pas. Monsieur le directeur s'était fâché tout rouge et Dominique avait dû aller au coin pendant toute une journée.

    image prise ici

    Primaires-PS-lemediascope.fr-.pngLe jour où il fallait aller voter pour les « primaires », monsieur le directeur nous réunit tous dans le préau et nous devions donner notre petit papier avec le nom de celui que nous voulions élire « en silence et dans le calme comme de futurs citoyens raisonnables » comme nous dit le directeur en souriant gentiment en essuyant ses lunettes.

    Jean-Luc, un copain qui est souvent en colère, leva la main et demanda au directeur si on était obligé de voter car il n'y avait que des cafards dans la liste et qu'ils étaient tous de sales guignols.

    Le directeur appela le Bouillon qui vint chercher Jean-Luc et l'emmena copier des verbes dans la salle d'études. Jean-Luc disait au Bouillon qu'il avait le droit et qu'on était en république et qu'il allait le dire à son père. Et comme il a promis au Bouillon d'être sage, il a eu le droit de revenir.

    Le Bouillon ce n'est pas son vrai nom ce sont les grands qui l'on appelé comme ça car dans le bouillon il y a des yeux et le bouillon dit toujours : « regardez moi dans les yeux ».

    Quand le directeur et Agnan ont regardé tous les petits papiers après l'élection, tout le monde avait mis son nom et personne ne pouvait être élu. Il y avait beaucoup de bruit sous le préau car tous ceux qui étaient sur la liste disaient que c'était eux qui étaient les délégués. Agnan était tout rouge et pleurait en se roulant par terre. Finalement, il a été puni.

    Et c'est Dominique qui a été nommé délégué car monsieur le directeur a dit qu'il avait fait de gros efforts et qu'il avait été très sage. Il ne savait pas que Dominique continuait à regarder dans les toilettes des filles pendant la récréation, il avait fait un petit trou dans une autre porte, mais là on pouvait moins le voir, mais je ne le dirais pas car je ne suis pas un sale cafard qui rapporte.