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presse

  • Faut pas me chercher...

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    Emmanuel Macron, affaire Benalla, société, satire, ironie, presse, En Marche, politique, amaury watremezCe petit texte est inspiré de ce discours bien réel (voir entre autres à ce lien)...

     

    Je précise à l'intention des décodeurs du Monde qu'il contient sans doute des intentions satiriques et ironiques (voir à ce lien un article de « nordpresse » les concernant).

     

    « Moi je suis président, alors si t'es pas content, viens me le dire en face si t'es un homme ! Quoi t'es pas content ? Viens me chercher !

    Quand j'étais petit les autres se moquaient de moi, ils m'aimaient pas !

    Maintenant que je suis le président, ils ont peur, tout le monde devrait avoir peur ! Ils osent rien dire, ils craignent trop !

     

    Tu veux te battre ? D'accord on va se battre !

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  • Les puissants s'affolent (et ce n'est pas une « fake news »)

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    fake news, président macron, nyssen, presse, médias, politique, société, amaury watremezLe président Macron veut mettre en place une loi contre les « fake news » (voir à ce lien). Sa ministre de la culture cette chère madame Nyssen prétend même un peu légèrement à mon avis que c'est pour mieux préserver la liberté d'expression. Donc brider celle-ci c'est l'étendre ? « La vérité c'est le mensonge » ?. Il convient de se demander ce que c'est qu'une « fake news ». On se demande d'ailleurs pourquoi un « littéraire » comme Jupiter ne parle pas de mensonges ou de bobards ? Cette mode des anglicismes est très années 80, elle naît d'un désir de faire moderne, de faire jeune.

     

    Une « fake news » c'est tout ce qui contredit en général la bonne parole libérale libertaire, la doxa bien pensante, tout ce qui mettrait en lumière l'hypocrisie des nantis, ce que l'on appelle pudiquement la France qui va bien. Ils ont cru depuis quelques années faire bonne figure en adoptant quelques postures « citoyennes » ou « civiques ». Une opinion émise sur un site de droite est donc forcément une « fake news », y compris quand elle est enrobée des précautions d'usage que les éditorialistes dits politiquement incorrects croient bon d'enrober leur discours. Un discours s'opposant à celui qui fait de la mondialisation à toute force l'utopie ultime est une « fake news » etc...

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  • L'info aux ordres

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    à propos de « Main basse sur l'information » de Laurent Mauduit aux éditions Don Quichotte, sorti en septembre 2016

     

    politique, société, presse, liberté d'expression, liberté de la presse, démocratie, amaury watremez, Ce que l'on pourrait reprocher à cet ouvrage ainsi qu'à la plupart des ouvrages et sites internet s'affirmant « politiquement incorrects » c'est qu'ils ont parfois tendance à redécouvrir l'eau tiède. Et Mauduit n'y échappe pas. Il expose des faits que tout citoyen éclairé ou un peu lucide, toute personne du « pays réel », connait depuis longtemps. Mais que ce soit lui qui le fasse donne de la solidité à son propos et permet de mettre en lumière le scandale de la censure et l'auto-censure, encore pire, de la chape de plomb idéologique s'exerçant sur la presse en France.

     

    On ne peut pas soupçonner Laurent Mauduit d'être un fasciste, un réac amer, un jaloux tenant un blog caustique pour se défouler car extérieur au « système » des médias. Du moins est-ce que ce que l'on dit d'eux dans les médias traditionnels. Mauduit a travaillé à « Libé », au « Monde », et a été un des fondateurs de « Médiapart ».

     

    Encore une fois, cela fait tout l'intérêt de son livre car c'est dire s'il connaît son sujet de l'intérieur.

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  • Un siècle de Canard

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     à propos de « le Canard Enchaîné, cent ans : un siècle d'artistes et de dessins » anthologie dans la collection « Beaux Livres » au Seuil

     

    Canard enchaîné, irrévérence, presse, société, politique, maurice maréchal, amaury watremezLe « Canard Enchaîné » a cent et un ans. Son centenaire est fêté en 2016 car c'est la seconde version du « Canard » qui dure depuis 1916 qui est encore celle vivante de nos jours. Il est fondé par Maurice Maréchal pendant la Première Guerre Mondiale en septembre 1915 afin de contrecarrer la propagande belliciste  dans le reste de la presse auto-muselée par les services de l'Armée française. Ce premier Canard attaquait Barrès et les nationalistes, Millerand et les « va-t-en guerre ». Cette première version vécut deux mois le journal reparaissant un peu adouci en juillet 1916. Sa parution s'interrompt ensuite quatre ans durant l'Occupation à la différence d'autres journaux tel « l'Humanité ». Le « Canard » se fait toujours remarquer par son ton acerbe envers le régime bourgeois et son insolence piquante, son irrespect sans remords des grands personnages.

     

    Ce n'est plus en 2016 un journal anarchiste depuis bien longtemps. Comme tout le monde « le Canard » vieillit, murit et parfois radote comme toutes les personnes âgées. Il a perdu de son mordant depuis longtemps déjà.. Le palmipède est, cela a commencé il y a plusieurs décennies déjà le fleuron de la liberté de la presse comme il faut, qui pense comme il convient. Il est rentré dans le rang en vivant sur sa légende, un peu comme l'oncle de famille qui porte une queue de cheval sur sa calvitie bien avancée pour laisser croire qu'il est encore rebelle.

     

    On y conspue Trump, les cibles habituelles de la « bonne pensée » et la droite de la même manière que partout ailleurs dans les feuilles de chou des bourgeois pédagogues. De temps en temps on tape bien un peu sur la gauche sociétale ou non pour montrer que l'on a le sens de la dérision et que l'on est équitable dans la raillerie, on appelle Hollande « pépère »  mais cela ne trompe pas grand-monde. Si on engueule la gauche c'est surtout pour lui reprocher de ne pas l'être encore assez ce qui l'on me rétorquera est certes plutôt légitime. Il n'y a pourtant guère que l'épaisseur d'un papier à cigarette entre la droite dite républicaine et la gauche dite de gouvernement.

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  • Panégyrique de la presse provinciale

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    20060313_DNA019961.jpgJe lis souvent avec délices la presse provinciale, que ce soit la PQR (presse quotidienne régionale) ou la PHR (presse hebdomadaire régionale) voire les bulletins officiels des mairies et administrations. On y voit souvent la photo du ponte du coin, tout sourire, toutes dents dehors, souvent sa bouche a comme des faux airs de figue éclatée. Il est pris à côté de la nonagénaire locale, toujours "pimpante" et "pleine de peps", même devant son flamby de 16 heures (notons qu'un aîné, il faut dire "aîné" pas personne âgée, ne doit pas avoir l'air vieux, il doit avoir l'air encore très jeune car vieux = pas bien, = pas vendeur). On sait très bien que la photo prise, la bonne dame retourne aux chiffres et aux lettres en attendant la prochaine canicule, qui ne tardera plus maintenant vu le temps qu'il fait aujourd'hui. Ensuite, on voit le même ou quelqu'un de son équipe, l'air drôlement et intensément concerné en train de fixer : la route à refaire, un panneau routier, ou encore un tract de telle ou telle association : "les pêcheurs à la truite homosexuels" qui revendiquent d'avoir leur coin de pêche qui leur soit propre, les "tricoteuses de vrais cardigans normands" qui veulent que leur truc devienne d'A.O.C. Cela doit finir par être crevant de s'intéresser à autant de trucs en si peu de temps, ce qui permet aux pontes locaux d'en remettre une couche sur leur emploi du temps nécessairement surchargé et ovairebouqué.

    Il est souvent question ensuite des projets, il y en a beaucoup, que des trucs supers, mais "en projet", que l'on veut mettre en oeuvre non pour le bien commun du bled mais pour dire ensuite que l'on a "tout comme à Paris", car il y a dans la presse provinciale ce complexe grand comme le "Titanic" vis à vis de Paris, que l'on perçoit comme une sorte de Léviathan, un endroit où l'on se moque des braves péquenots qui tiennent absoluement à grimper en haut de la Tour Eiffel (là-dessus la parade est trouvée, un type ou une femme qui a des exigences de culture en province, dans les sous-préfectures ou les villes de ce genre - centre bourgeois, banlieues peuplées de "classes réputées dangereuses"- l'on dit maintenant que cette personne est soit un/e "bobo", soit un snob/e "parisien", ce qui est le comble de l'abjection encore maintenant, note bis : ça fait une parenthèse un peu longue).

    fraternite_ordre.GIFA les entendre, à lire leurs hagiographies ou presque, ce sont des surhommes ou ou des surfemmes ou Steve Austin voire Super-Jaimie réincarnée. Aucun d'entre eux n'irait à admettre son ambition personnelle (somme toute légitime). On aime bien aussi quand ils préconisent un "vivrensemble" ou de la "positive attitude" entre les minorités et la majorité, c'est bien, très bien, très gentil tout plein mais quel dommage que ce soit souvent une conception de la tolérance aussi profonde (attention lecteur djeuns, la suite est ironique) que celle qui est exposé dans "Arnold et Willy" ("Faut de tout tu sais, faut de tout tu sais, faut de tout pour faire un monde, oui c'est vrai ad lib...), écouter la fabuleuse chanson par là. Cela en dit long sur l'état réel du pays ces publications, car on voit bien que la réflexion est au point mort, perdue entre quelques clichés d'un bord et de l'autre, des lieux communs tellement cons et bêtes à pleurer que l'on ne peut même plus parler de naïveté ou de candeur. On me dira, ce ne sont pas le seuls puisque les Etats-Unis semblent dirigés par un disciple de Mickey Mouse.

    Par ici et juste pour le plaisir d'un peu de cinéphilie honteuse, Stiveune Cigale corrige des ploucs

  • Du recyclage des ordures intellectuelles...

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    g_00135915.jpgContrairement à ce que son titre laissait supposer, cet article ne va pas parler du contrat de requalification de Philippe Val ou du soutien de nombreux artistes dont certains sont de gôche à leurs dires apporté à l'imbécile loi Hadopi (Bedos, Arditi, et d'autres perdreaux de l'année). Quand j'entends quant à moi parler d'idéologies faisandées, y compris ces croyants qui font beaucoup de confusions quant à leur foi, la confondant souvent avec une sorte de gymnastique mentale, quand j'entends la louange de grands hommes qui ont commencé par massacrer leurs semblables pour leur apporter le bien universel malgré eux, je sens surtout une grande lassitude : d'un côté j'ai envie de suggérer aux dits porteurs de la vulgate de commencer à s'appliquer leurs théories à eux-mêmes, et c'est là que le bât blesse très vite car le partage des richesses, tout ça, c'est pour les autres, et d'un autre côté, c'est surtout un moyen de paraître un maximum à son avantage, de se mettre en valeur en énonçant quelques lieux communs qui feront passer, selon lui, celui qui les assènnent pour Robin des Bois. Ou alors c'est de l'opportunisme.

    Et j'ai surtout en tête en constatant tout cela l'image d'une immense déchetterie où tout un chacun vient faire son marché politique sans se soucier une seconde réellement de l'écologie en somme de la société justement. C'est pour la frime, pour émouvoir les jeunes femmes romantiques et se payer un vulgaire adultère bourgeois crapuleux en passant, ou simplement pour se faire cirer les pompes ou lécher le cul en évitant les frais de restaurant ou autres. Sous l'uniforme du beau parleur/belle parleresse, on trouve souvent (la règle se vérifie) un Fouquier-Tinville en kit ou une bouture de parfait indic. L'uniforme s'effiloche quand on leur met leurs contradictions sous le nez ou le ridicule de leurs déclarations péremptoires, comme celui-là qui se disait "hugolien-nietzchéen", et ta soeur ?.

  • "Quoi qu'il y a dans Siné Hebdo ?"

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    Sine2.JPGBien qu'étant un "onaniste de sacristie", j'aime beaucoup l'image qui me fait marrer autant à chaque fois, pour l'idée et puis car c'est très con, je ne la renie pas tout à fait me conduisant une fois ou l'autre en petit branleur, j'aime bien lire la presse dite satirique. Je dis bien, "dite" satirique car la satire n'est jamais vraiment poussé très loin : on se fout de la gueule du Pape, c'est pratique, on risque pas grand-chose, on balance deux ou trois clichés humanistes ou misérabilistes, on tire à vue sur les cibles faciles, il y a les "bons", nous et les "méchants", tous les autres, on joue aux progressistes et puis c'est tout. L'iniquité n'est jamais remise en cause. Il n'y a pas eu de première page sur les 400 millions accordés à Tapie entre autres. Par contre les échos parlementaires de la page 2 du "Canard" sont toujours édifiants si l'on s'intéresse à la politique et ils ont plutôt bon goût en matière de critique littéraire. Dans "Charlie", je lis Riad Sattouf et "la vie privée des jeunes" et j'aime beaucoup les dessins de Catherine, et puis il y a quand même les billets lucides d'Oncle Bernard pour comprendre l'économie. Et Val est de temps en temps très juste, comme par exemple sur la dérive injurieuse des forums du Net. Mais évidemment, passer à la télé, çà lui déplaît pas non plus. Tout comme Siné qui se moque, pas bien méchamment, de BHL, philosophe "discount" marié à Barbie pouffiasse, dans l'émission des grolandais "Magzine".

    SineMassacre_12062004.jpgJ'ai parcouru donc le canard de Siné. Note en passant, s'il était radical jusqu'au bout, le truc serait gratuit, étant fauché çà m'aurait de plus arrangé. En passant par les NMPP et par le même système que les autres, il reste finalement intégré dans la même tourbe qu'il affirme dénoncer. Il y a un billet de Bedos, et là je dis bravo quelle audace ! Bedos ! J'aime bien l'humoriste, je l'aimais bien avec Sophie Daumier, également avec Muriel Robin (je signale à nos amis communistes qu'ils ont fait un très bon sketch sur un vieux briscard du PCF qui ne se remet pas de la chute du Mur). Mais il a l'art d'enfoncer un peu les portes ouvertes Bedos, il y a de la précarité en France, bien d'accord, il y a du racisme en France, il reste sur la définition hygiéniquement correcte du racisme d'ailleurs, celui des blancs, ne voyant pas les autres racismes, bien d'accord, mais elle vient où la satire, la raillerie, l'ironie et le déboulonnage d'idoles ? Bedos en étant une belle, non, d'idole médiatique ? On trouve un grand dessin de Tardi, pareil Tardi, un dessinateur de BD de grande consommation et céliniennes, j'aime bien aussi mais ses dessins restent dans le poètique allusif vachement signifiant qui ne déparerait pas la chambre d'un boutonneux quelconque (quoique maintenant les boutonneux se foutent de la politique et préfèrent se passionner pour douze clampins enfermés dans un loft tels des hamsters déceverlés). On peut lire aussi Onfray, philosophe intéressant mais qu'est-ce qu'il fout là ? Et Isabelle Alonso. Une rebelle qui bossait avec Ruquier. Une rebelle donc.

    Il a raison Siné, qu'il continue donc encore quelques numéros comme çà, çà égaiera sa retraite de manière rigolote mais parfaitement anodine. J'ai de la tendresse pour les petits vieux réacs qui se croient toujours en 1958.

    extrait du réquisitoire de Desproges sur Siné : "Vous êtes de ces pacifistes bardés de grenades et de bons sentiments prêts à éventrer quiconque n'est pas pour la non-violence.". « Siné possède la particularité singulière (bonjour les pléonasmes) d'être le seul gauchiste d'extrême-droite de France. »

  • Siné : la tête et les couilles et le porte-monnaie

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    transhum_sine-320x318.jpgSiné lance un nouveau journal pour concurrencer Charlie Hebdo. Il en parle sur son blog qui recense également le nombre de signataires de sa pétition. Ce qui est marrant pour un type qui défend la liberté d'expression avec autant de hargne (c'est son droit) c'est quand même d'en appeler à Mirabeau, un aristo, pour justifier son combat (lui aussi un cas typique de rejet du père qui dans son cas était, il est vrai, gratiné), rappelons aussi que Mirabeau a fini amoureux de Marie-Antoinette et essayant de la sauver de la guillotine sans y parvenir. Un autre truc marrant pour un libertaire épris d'expression sans contraintes est que l'on ne peut pas laisser de commentaires sur son blog. Pour moi qui suis un type méchant comme une teigne, socialo-villièro-catho-pétaniste et homosexuel selon des compliments reçus de différents commentateurs il y a déjà quelques temps de cela, qui me suis fait traiter de gros con, gros lard, pédé, onaniste de sacristie (pas mal celle-là y' a de l'idée), de pauvre garçon (celle-là est faible), j'annonce la couleur et je modère les commentaires ou supprime les textes insultants ou simplement cons.

    Sinon, personellement, j'ai la nausée en lisant d'un côté les réactions contre Val et de l'autre celles contre Siné, un rien excessives dans les deux cas. C'est pas malin de le traiter de tout et n'importe quoi, comme c'est pas malin d'insinuer que Val est nazi ou pétainiste, c'est pas très respectueux des résistants, les vrais, ou des victimes du nazisme. C'est banaliser cette saloperie, c'est plus de la presse de caniveau, on plonge dans la fosse d'aisance.

    Siné promet du lourd, de la résistance, contre l'Église, l'Armée et l'État, comme au bon vieux temps de l'"Assiette au beurre" et comme si le temps n'avait pas passé, ça retarde un peu. Et j'y croirais un chouïa plus si ceux qui le portent aux nues passaient aux actes concrets, comme par exemple ce que faisait les "Diggers"de San Fransisco qui piquaient la nourriture invendue que les supermarchés jetaient aux ordures sinon afin de la distribuer gratuitement (j'ai bien aimé aussi l'hold-up dans le même style commis en Grèce il y a quelques semaines). Siné, je trouve que c'est un peu comme Coluche, c'est de la dérision mais ça peut faire rigoler tout autant un libertaire qu'un pilier de café beauf genre "le rendez-vous des chasseurs"comme les rigolos qui "ont des couilles, eux" qui veulent pouvoir balancer du "pédé, gouine, bougnoule" sans être sermonnés ou punis, c'est çà la liberté de pensée, celle de dire des conneries ou celle de raisonner un peu intelligemment, c'est nul, quoi. Et là bizarrement les plus radicaux à gauche rejoignent les plus radicaux à droite.  Avant les couilles, invoquées à tort et à travers par tout le monde pour condamner ou soutenir Siné, il y a la tête. Et il y a le porte-monnaie de Val et Siné, faut bien qu'il continue à se remplir.

    Ci-dessous les dessins de Siné sur les chats et ci-contre un texte dont je partage complètement le point de vue

  • Siné est-il un gros con ?

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    150x250_borat.gifSiné, comme d'autres avant lui, se pare de la dignité de la liberté de pensée après son éviction de "Charlie". Il oublie de dire que ce n'est pas à cause d'une blague sur les juifs qu'il est viré mais parce que Val lui reproche en fait son soutien à Denis Robert. Siné a raison sur un point, si on a le droit de dire en France qu'un intégriste juif vaut bien un intégriste d'une autre religion, ça gêne quand même un peu aux entournures. Or, la connerie des juifs "hassidim" vaut bien celle des autres fondamentalistes, sans parler des "loubavitch" qui sont si drôles quand ils dansent dans "Rabbi Jacob" mais imposent aux femmes et aux enfants des pratiques d'un autre âge, d'une sottise remarquable, comme de forcer les femmes de se raser les cheveux à cause d'une tradition imposée depuis le IIIème siècle par un rabbin certainement un rien névrosé. 

    Par contre le fait d'accoler juifs et pognon comme le fait Siné est d'une connerie sans nom et digne du café du commerce, rien à voir avec la liberté de penser. Dans les cités de nos quartiers, il y a des français de confession juive pauvres et précaires, comme ceux du XXème arrondissement de Paris (dans l'affaire du jeune Rudy, les médias avaient oublié de dire que c'était une bagarre de gangs ethniques, ce qui devait arriver à force d'encourager le communautarisme à tout crin), et il y a des français de confession juive parvenus et bourgeois ailleurs. Quant à "Charlie" qui se pare également de la dignité de la liberté de la presse, ça fait rigoler : qui a renfloué une partie du capital de "Libé" et de"Charlie" déjà ? Val avait peur de déplaire à l'actionnaire majoritaire (qui a certainement plus d'humour et est capable de remettre tout seul Siné à sa place) ?

    Et oui, Siné est un gros con qui ne fait pas rire.

    Ci-dessous un exemple d'auto-dérision (longue lignée en vrac : des Marx Brothers à Jerry Lewis, en  passant par Chaplin, Sacha Baron Cohen, les Z.A.Z et Woody Allen...)

  • "Narcisses" disent-ils

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    culturesupermarche.jpgJe viens de lire le dossier de "Marianne" consacré aux narcisses. A mon avis, ils en ont oublié un et un beau, Jean-François Kahn. Mais je comprend, le "meurtre du père" (j'explique pour les jeunes, les scientologues et les adhérents du Modem, c'est un concept de psychologie qui consiste à affirmer que l'homme pour s'affirmer doit se débarrasser de l'image du père) est difficile à concevoir même quand l'on est un esprit libre et dégagé de toute dépendance. Le dossier n'est qu'un étalage de choses que l'on savait déjà, le milieu politique comme celui des médias est un milieu de Narcisses, tout comme celui des blogs peut-être bien sûr. Je n'irai pas jusqu'à dire que "mon oeuvre", comme Florian Zeller, "me pose question" et m'interpelle "quelque part" (Non, pas par distributeur_automatique_de_culture.jpglà par là). D'ailleurs, je n'ai pas vraiment d'oeuvre. Il est vrai aussi qu'aux yeux de beaucoup, avoir lu quelques livres suffit pour passer pour vaniteux.

    C'est toute la société qui est une société narcissique, qui se regarde le nombril tout le temps, fait ses courses dans un supermarché intellectuel et spirituel géant, des produits traditionnels aux plus modernes, l'essentiel étant de rester dans le supermarché, en confondant les auteurs et leurs oeuvres, justement, avec des marques, ou des coeurs de cible, tout en étant encouragée par les chefs d'entreprises et capitaines d'industrie à se forger "leur style" (qui sera celui de millions d'autres pigeons). Beaucoup d'auteurs coeurs de cible ou têtes de gondole en rajoutent dans la démagogie et la flatterie et cela semble être génétique. Ainsi avons-nous pu entendre Lorraine Lévy, la soeur de Marc, prétendre que "seul l'avis du public compte et qu'il n'y a pas besoin de tant de culture pour juger d'un film ou d'un livre", seule "compte l'émotion", ce truc bien frelaté de nos jours et que l'on met à toutes les sauces, et c'est bien connu, le troupeau a toujours raison. Comme me le disait hier une âme pure en me parlant d'un livre d'Ed MacBain, les "livres bien écrits sont plus faciles à lire", ceux du frère de Lorraine Lévy sont très pénibles par leur étalage de clichés en particulier nombrilistes.

    La photo du bas rappellera des souvenirs à ceux qui prenaient le RER dans les années 90, un distributeur de livres, initiative certes sympathique à première vue, mais c'était toujours du commerce, et ça n'a pas marché...

  • Foutraque et utile

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    medium_charlie.2.jpgOn peut détester "Charlie Hebdo", avoir du mal à comprendre pourquoi ce journal défend les impôts et la fonction publique (dur pour des libertaires !) et finalement participe parfois autant de la bienpensance que d'autres journaux. Cependant, quand on analyse un peu les choses, ces prises de positions ne sont jamais gratuites et permettent de ne pas se laisser faire par l'engourdissement politique. Et puis finalement, les journalistes, les dessinateurs, les auteurs de ce journal ont tous une indépendance d'esprit individuelle raffraîchissante. Siné à le droit de contredire Johann Sfar et vice-versa, Oncle Bernard décrypte aussi bien que "les Echos", mais dans une autre optique, l'économie et Wolinsky peut s'amuser d'événements qui attristent Val le rédacteur en chef de ce joyeux foutoir. D'ailleurs, parlons de Val. A l'émission de F.O.G sur Mai 68, c'était le seul qui ne s'était pas - trop - compromis et qui avait gardé un élan politique certain loin des dogmes et des idées reçues que Macé-Scaron et d'autres assénèrent pendant la discussion, par contre, Val, sur le référendum au sujet de la constitution européenne c'était moins bien. Ce que "Charlie", c'est que l'injustice et l'iniquité n'ont rien d'inéluctable quoi que l'on puisse nous dire...

    Titre : Les années Charlie : 1969-2004 | Auteur : François Cavanna, Philippe Val | Editeur : Hoëbeke paru en 2004

    Lien permanent Catégories : Livre