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présidence macron

  • La collusion mise en lumière

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    gilets jaunes, politique, société, économie, présidence macron, amaury watremezAvec les « gilets jaunes » les bourgeois mondialisés ont redécouvert qu'il existait encore un peuple de France, un peuple en ruralité, ou en zone périurbaine. Ce peuple avant, dans la caste, on l'appelait « les ploucs », c'était facile, c'était simple, net et sans bavures. Ces « ploucs » votaient le Pen en plus pour la plupart donc on pouvait y aller dans le mépris et la condescendance la plus abjecte, ils écoutaient Johnny et fumaient des clopes malodorantes forcément. Et voilà que ce peuple se met en colère, dans un premier temps les pseudo z-élites sidérés ont été tétanisées, puis elles ont joué la compassion allant recueillir les témoignages, faisant mine de les soutenir.

     

    Seulement voilà ça risque de se prolonger jusqu'aux fêtes et ça c'est pas bon, ni pour les affaires ni pour le reste, pour endormir un peu le peuple et faire passer en douceur le Pacte de Marrakech. Et donc depuis quelques jours ils ont la trouille, une trouille bleue, évidente, criante, et le pouvoir s'affole, déjà 317 interpellations policières sur les Champs au moment où j'écris ce petit texte, juste pour présomptions de violence (voir à ce lien), 317 vies et souvent ménages foutus en l'air avec un casier judiciaire...

     

    Ce qui s'est passé juste avant ce samedi met donc particulièrement en lumière deux choses évidentes, bien entendu ce n'est pas nouveau mais là c'est en pleine lumière :


    Primo : Syndicats retirant leur mot d'ordre de grèves, journalistes appelant « au calme », partis dits "traditionnels" sermonnant les « gilets jaunes », philosophe botuliste comparant les « gilets jaunes » aux nazis (voir à ce lien) et autres s'entendent sur le dos du peuple pour conserver pouvoir et prérogatives. Pour une raison évidente, la peur de perdre leurs subventions, la peur que s'arrête leurs petites affaires bien juteuses. Jouer la comédie de l'affrontement alors qu'en coulisses tout ce petit monde s'entend.


    Il n'y a pas de réel clivage entre eux ils sont tous de la caste. La seule chose qui compte c'est leurs privilèges, même si privilèges bien étriqués. Et puis, « merdalors, peuvent même pas faire leurs courses tranquilles avec tous ces « gilets jaunes » qui bloquent les Champs Elysées ! ». C'est pas normal « ma chèère ».

     

    Deuxio : Pour la plupart des gens qui ne subissent pas encore la paupérisation que subit la France périphérique, quel que soit leur niveau de revenus, il convient de demeurer soumis aux premiers sus-cités plus haut par peur de perdre ce qui leur reste de confort matériel. Pierre Desproges appelait ça les « serreurs de fesses effarés ». Comme dit l'humoriste la Bajon dans un de ses sketchs "On leur en laisse suffisamment pour qu'ils aient peur de le perdre". (lien ici) Ils le perdront quand même mais ne voient pas plus loin que le bout de leur nez qu'ils ont court.

     

    Pour vivre heureux ils vivent soumis, et se hâtent de répéter ce genre de leçons aux précaires, aux français dits périphériques en voie de paupérisation. Ceux-là doivent fermer leur gueule et peut-être qu'ils seront aidés. C'est d'ailleurs le sens de la diffusion massive de la vidéo des 151 gamins arrêtés comme dans un régime policier à Mantes la Jolie, une mise en scène bien entendu pour faire passer un message très clair d'un pouvoir aux abois, d'un président qui a peur.

     

    Les précaires n'ont pas le droit de protester, sinon il leur en cuira. Ce ne sont pas les flics sur la vidéo qui jouent les cow boys le problème mais les donneurs d'ordres, que l'on connaît. Les donneurs d'ordre ont déjà largement montré leur orgueil, leur mépris, leur dédain du peuple qui les a pourtant élu, certes sur un malentendu. Fallait faire barrage au FN,aux z-heures les plus sombres de notre histoire...

     

    ...On voit maintenant quelle blague, quelle farce c'était et c'est toujours.

     

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    illustration prise ici

  • L'insurrection qui vient arrive

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    politique, société, presse, gilets jaunes, samedi 1er décembre, présidence macron, amaury watremezIl y a quelques années était paru un livre 'l'insurrection qui vient" (voir à ce lien) qui théorisait la révolution à venir. Ce livre a eu un certain succès parmi les révolutionnaires de salon et quelques héritiers jouant aux Robin des bois sociaux virtuels dans leur loft de Bastille ou leur deux pièces de République. On a beau être révolutionnaire on est dans l'entre soi Bien entendu il ne s'agissait pas vraiment de changer le monde pour de bon. Il ne s'agissait pas vraiment pour les gauchistes en herbe, les petites filles et petits garçons exaltés de "bons" milieux le lisant de renoncer à quoi que ce soit de leurs privilèges matériels bien réels.

     

    "C'est pas parce qu'on doit faire la Révolution qu'on doit renoncer aux vacances à Marbella merde qwaa !"

     

    On faisait la leçon au peuple sur son apathie, on le moralisait sur son vote le Pen et son manque de conscience de classe ou de conscience sociale et on s'arrêtait là. Et voilà que le peuple par le mouvement des "gilets jaunes", sans attendre le top départ des grandes et belles consciences sociales bourgeoises, sans leur demander leur avis, exprime sa colère et se heurte comme à l'habitude au mépris des dirigeants, à leur condescendance de "gens instruits" sans parler des larbins prêts à en découdre pour mieux montrer leur servilité (voir ici à quoi je fais allusion, ce député LaREM entendant ses quatre vérités de la part de "gilets jaunes" prêt ensuite à en découdre).

     

    On ne voit pas très bien comment le peuple pourrait acquérir quelque conscience sociale que ce soit en militant dans tel ou tel syndicat dépendant tous et quelle que soit leur feuille de route des subventions du gouvernement (voir ici à ce lien de quoi il est question). On ne voit pas très bien comment les partis dits traditionnels et moins traditionnels (comme le Rassemblement National ou la France Insoumise par exemple) pourraient comprendre quoi que ce soit aux "gilets jaunes" alors qu'ils sont tous de l'oligarchie, tous de la caste. Et de toutes façons les "gilets jaunes" l'ont cette conscience de classe. Ils sont les français méprisés de la France dite périphérique, les français dits de souche en voie de paupérisation, à qui l'impôt n'est plus redistribué car ils sont considérés comme trop riches pour en bénéficier, trop pauvres pour ne pas avoir besoin des aides.

     

    D'aucuns parmi les bourgeois pédagogues (la peur d'être tondus à la libération ?) se mettent à la remorque des "gilets jaunes" véhiculant des clichés montrant surtout leur inculture historique. De celui qui invoque une nouvelle Nuit du 4 Août à cette autre qui parle de révolution prolétarienne. Je trouve assez savoureux ce texte sur la nouvelle "nuit du 4 Août" (lien) l'auteur faisant partie des nantis, des privilégiés. De plus il semble ignorer que l'abolition des "privilèges" étaient ceux des provinces et non des privilégiés, et que cela a été le début de la fin des campagnes entraînant en premier lieu les "lois d'enclosure". Celles-ci ont causé le début de l'exode rural et la transformation des petits paysans en prolétaires taillables et corvéables à merci.

     

    Les "gilets jaunes" ont plein de gros défauts aux yeux des bourgeois pédagogues, ils chantent "la Marseillaise" spontanément, ils arborent le drapeau tricolore et ils tiennent aux traditions de leurs région, à l'histoire de ce pays. Toutes choses méprisées par les bourgeois pédagogues, qui tiennent ces appétences pour fââchiistes, ringardes. Dans leur esprit, qu'ils le disent ou non, ils tiennent les gilets jaunes pour des beaufs, des rustres, des "hommes des bois" en quelque sorte. Ils ne peuvent pas comprendre, ils ne veulent pas dialoguer. Ce qui entraîne les violences et qui entraînera d'autres ainsi que des débordements. L'insurrection qui vient a sans doute débuté samedi, cela ne se fait pas bourgeoisement, il faut bien ça pour réveiller les gouvernants pour secouer les riches...

     

    Elle ne se fait pas sous la conduite de maîtres d'école pontifiants...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Fins de mois difficiles ? Achetez une fenêtre.

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    politique, présidence Macron, gilets jaunes, société, économie, amaury watremezEn écoutant distraitement la réponse de "Freluquet Ier" notre président aux "gilets jaunes" et au peuple en général, je me suis rappelé de monsieur Coq mon prof d'EMT de Cinquième. Lui aussi zozotait un peu et parlait de porte-fenêtre et de fenêtres dés qu'il voulait ramener le calme parmi les chahuteurs dont je n'étais pas bien évidemment (j'étais sage comme une image). Il donnait des rédactions à faire sur la description de ces ouvertures comme punitions terribles. Pauvre monsieur Coq, à la rentrée dés le premier cours nous avions échangé nos noms de famille, ce qui donna quelques chose de très drôle.

     

    La rédaction que nous a servi "Freluquet Ier" était beaucoup plus laborieuse et incompréhensible que toutes celles que nous avions pu rendre à notre pauvre enseignant de technologie. Si je suis bien son raisonnement (voir son laïus ici à ce lien), à des angoisses de fin de mois, de paupérisation, il répond par une prime sur les fenêtres et persiste dans sa croyance que tout ce qui cause le chahut des "Gilets Jaunes" c'est seulement la nouvelle taxe sur le diesel en attendant la hausse des prix de l'électricité (voir à ce lien). Car ce n'est pas fini les augmentations...

     

    ...Et la transition écologique a bon dos. Il s'agit surtout de trouver à tout prix des financements pour un état obèse qui de toutes façons n'assure plus ses missions de redistribution de l'impôt. L'augmentation de la taxe carbone n'est que l'étincelle qui met le feux aux poudres, la goutte d'eau qui fait déborder le vase du ras-le-bol, la cerise sur le gâteau du mécontentement. Et cela le gouvernement comme le président ne l'ont pas compris, ou feignent de ne pas le comprendre. Ces "quatrième couteaux" de la politique ne sont là de toutes façons que pour appliquer la politique de convergence budgétaire de l'Union Européenne, ce sont des employés dociles.

     

    Thierry Ardisson (voir à ce lien), un des piliers du système qui a certainement des dossiers sur tout le monde, comme Drucker, peut se permettre de le dire bien entendu avec autant de liberté, et cela ne l'empêchera pas d'en profiter mais je trouve très juste son terme de "Gauleiter de Juncker" pour désigner Emmanuel Macron. "Freluquet Ier" n'est que ça, un "Gauleiter" du "tout économique". Espérer un dialogue avec lui est illusoire, il n'est pas là pour ça. Il faudra en passer par le bras de fer. Ces "meilleurs employés du mois" ne savent pas ce que c'est qu'une fin de mois qui commence le 5 ou des charges qui se surajoutent à des budgets déjà ultraserrés. Ils ne veulent pas savoir ce que c'est que le travail quotidien et les migrations diurnes, les difficultés de logement et j'en passe. Ils ne connaissent que "l'entre soi"...

     

    Alors oui bien sûr de temps à autres parmi les "pipeaules" ont trouve un ancien prolo ou un "fils de prolo" qui a réussi, autant d'alibis, autant de prétextes, celui-là n'est coopté que pour ça...

     

    Il serait pourtant temps de le dynamiter "l'entre soi", on croirait des courtisans de l'empereur de Byzance discutant du sexe des anges pour tromper leur ennui abyssal ces nantis...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici