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précaires

  • Lieux de plaisirs prolétaires en voie de disparition

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    cafés, précaires, société, politique, art de vivre, moralisation hypocrisie

    Aussi sur Agoravox

     

    J'aime bien l'ambiance des cafés, particulièrement celle des cafés parisiens. Tous les milieux se mélangeaient, le prolo pouvait croiser le bourgeois. Entre deux commentaires météorologiques ou politiques on fumait un clope ensemble au comptoir. Les petites dames âgées du quartier échangeaient avec les plus jeunes. Bien sûr ce n'était pas idéal mais il existait quelque chose pour relier les couches de la société. Il en reste quelques uns de ces endroits, rades et autres bistrots mais ils sont de moins en moins nombreux.

     

    J'aime bien y écouter les conversations, les mots d'esprit, le parler populaire survivant encore un peu, les formules rapides et incisives, j'ai toujours eu « l'oreille à Toulouse » selon l'expression...

     

    ...Et il est encore mieux d'y participer, de ne pas avoir peur d'en faire trop, de faire un peu de comédie pour s'amuser avec les autres.

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  • Et le niveau de vie des contractuels de la Fonction publique ?

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     Je n'ai pas long à dire sur la grève d'aujourd'hui dans la Fonction Publique...

     politique,société,grève,fonction publique,syndicats,précaires,contractuels

    Concernant la précarisation des salaires, et le gel des augmentations, les salariés du secteur public en première ligne sont les contractuels, remplaçants et autres intérimaires.

     

    Ils sont employés selon des principes de « turn over » tout ce qu'il y a de plus libéral ce qui ne gêne pas leur collègues de gauche, et font souvent tourner la machine car coûtant moins cher et enclins à la docilité car précaires. C'est pourtant avec eux que les gouvernements ont fait les plus grosses économies en premier depuis l'instauration de la LOLF (loi d'orientation loi de finances).

     

    Ils ont eu le droit, ces gros gâtés, à UNE augmentation en quinze ans, en 2008.

     

    Or, dans les tracts syndicaux, dans les mots d'ordre il n'est question d'eux nulle part ou alors en tout petit en dernier paragraphe.

     

    Il faut dire qu'ils sont méprisés par les agents titulaires car ils n'ont pas le "statut" qu'il faut, qu'ils subissent quant à leurs compétences une force d'inertie très lourde à supporter, qu'ils ne sont que rarement reconnus..

     

    Parfois leur précarité dure depuis une dizaine d'années.

     

    Ces "précaires" sont des "invisibles" dont tout le monde se fiche bien...

     

    Donc pour moi la grève c'est pas demain la veille...

     

    image prise sur ce blog excellent

  • On parle de moi dans le journal, et surtout on parle des précaires enseignants...

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    vincent-peillon-education-2_1016246.jpgEt oui je sais quant au journal, un "réac" de "la Manif pour tous", un "anar de droite" dans un journal communiste ??? A cela je réponds que l'AF a milité pour la création des syndicats contre la loi le Chapelier de la Révolution et défilé avec les anarchistes en 1923, cela n'empêchait pas d' s'opposer sur d'autres choses.


    Et à "l'Huma" ce sont les seuls qui le font dans le cas précis...


    Mais l'essentiel est surtout de d'abord et avant tout faire passer l'info sur les contractuels enseignants, les précaires du tableau noir car personne n'en parle, ils sont méprisés d'un peu partout, on va même jusqu'à leur demander "s'ils ont le bac" (hein on ne sait jamais). Ils doivent gérer des situations parfois catastrophiques plus vite que les autres, personne ne leur en sera gré. Ils doivent être plus réactifs et reprendre en main des classes souvent découragés, sans en tirer aucune reconnaissance...

     

    Car les précaires enseignants sont les grands oubliés des lois sur l'éducation à droite comme à gauche.

    Cela ne fait pas de moi un communiste, cela ne fera pas d'eux des réacs tant s'en faut. Il n'y a pas à avoir peur quand il s'agit de dire simplement la vérité des faits, celle qui fait mal...

     

    Après tout il y a bien des communistes qui écrivent dans "Valeurs Actuelles" ou "le Figaro Littéraire"...


    Et puis "Dieu écrit droit avec des lignes courbes"...


    Monsieur Peillon parle de "crise des vocations" mais ce n'est pas tout à fait exact, les enseignants précaires ont quand même la passion de l'éducation malgré un salaire parfois moins important que les dames de ménage des établissements où ils travaillent (ceci écrit sans aucun mépris). Les enseignants précaires ont la vocation mais tout est fait pour les dégoûter. Dans leur cas ce n'est plus une vocation mais un sacerdoce.


    Ils continuent à l'exercer, et s'entêtent, à tort visiblement, dans un métier dont les parents considèrent que c'est surtout un métier de gardiennage, dont l'administration attend une docilité aveugle, dédaigné par des jeunes pour qui la culture est quelque chose de très accessoire hélas, soumis à différentes pressions, différents lobbies et s'évertuant malgré tout à tenter de faire oeuvre d'éducation, pour un petit peu plus du SMIC, sans aucun espoir d'être augmentés.


    Un ami me fait remarquer qu'à coup sûr je vais avoir ma fiche à la DCRI, ex-RG, ce qui est déjà certainement le cas je suppose...

    Pour ma participation à Agoravox, pour mes engagements en Israèl-Palestine, pour mon article sur les guerres de Vendée dans une revue royaliste...


    Et après tout ? C'est une sorte de médaille, n'est-ce pas ?

     

    L'article de Laurent Mouloud dans "l'Huma" est ici.


    Ci-dessous un sketch presque trop réaliste des "Inconnus"

  • Le blues et l'irresponsabilité - les militants PS après les européennes

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    562590_10341965-o.gifJe viens de lire cet article concernant "le blues" des militants PS. Et je pense qu'il faudrait vraiment commencer à se poser les bonnes questions.

    Sur le plan des politiques d'harmonisation des budgets nationaux européens, PS et UMP, et Modem, et Europe Écologie, partagent plus ou moins la même vision qui tient du monétarisme économique : des taux d'intérêts très élevés, une politique de réduction drastique des dépenses publiques (rappelons qu'elle a commencé avec le gouvernement Jospin et la Loi d'Orientation Loi de Finances), quitte à privatiser Éducation ou transports ferroviaires, ou Poste. Cela c'est ce qui est en train d'arriver. Sans parler de la laïcité complètement mise à mal, et là il faudrait faire des compromis inacceptables avec des coutumes qui nient la liberté des femmes, ou de l'individu ? Tout en niant le danger ?

    Qu'est-ce que l'on propose là-dessus ? Rien de tangible.

    Pourtant la politique monétariste n'est pas une seconde une fatalité, elle a même prouvé son inefficacité. Ce n'est pas grave, on laisse tout recommencer comme avant le début de la Crise sans protester. Alors que c'est là qu'il aurait fallu se manifester.

    Cette politique n'a aucune incidence pour les plus riches, de la classe moyenne supérieure aux bénéficiares de "stock-options" grasses et bien juteuses. Par contre, elle paupérise la classe moyenne inférieure et tous les précaires un peu plus chaque jour. Il n'y aura bientôt plus de classe intermédiaire. Or, la précarité n'est pas le thème principal des discussions au PS. Il en est qui veulent réfléchir sur des grands thèmes, à la manière du philosophe de comptoir entre la poire et le fromage, ils veulent que l'on prenne du temps, alors qu'il y a urgence sociale ; il y a ceux qui votent ce qu'ils veulent sans réfléchir aux conséquences, agissant en consommateurs, d'autres qui votent UMP sans le dire car pourquoi voter pour la copie ? On ne fait que s'opposer qu'à une personne (Chouchou Ier talonnettes) mais pas assez au fond, à ses idées, car d'aucuns parmi les dirigeants du PS les partagent en fait. Voilà le hic.

    La précarité tangible, concrète, réelle, quotidienne est-elle le point principal du programme du PS ? Non.

    Pourquoi donc ? Il y a des militants qui en parlent un peu comme ces riverains du Canal Saint Martin qui les premiers temps trouvaient ça sympa les tentes Quechua puis finalement au bout de trois semaines ont eu le réflexe égoïste ou petit-bourgeois d'appeler les flics, car la pauvreté en parler ne fait pas de mal mais s'y confronter est plus dur. Il y a aussi ceux qui s'en foutent, clairement, et sans s'en cacher.

    Quant à moi j'aime beaucoup les beaux discours bien tournés, mais maintenant, je voudrais plutôt du concret....