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politesse

  • La politesse c'est pas ringard

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    politesse, société, politique, art de vivre, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Prenant le train de banlieue ce matin je vois encore comme tous les matins blêmes :

     

    Une dame d'un certain âge bâillant à s'en décrocher la mâchoire...

     

    Un jeune homme qui écoute de la musique à se rendre sourd dans ses écouteurs sans se soucier de ses voisins...

     

    Un type gardant les pieds sur le siège devant lui apparemment sans se rendre compte qu'il bloque le passage aux autres voyageurs...

     

    Un monsieur ayant déposé son sac sur deux sièges à côté de lui, se fichant visiblement de bloquer trois places...

     

    Ils étaient tous de milieux différents, aucune exclusive...

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  • Voeux tout en élégance

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    dita-von-teese-20071205-346526.jpgComme le veut la tradition de ce blog tout en élégance, en finesse, et en humour glacé et sophistiqué (ouais je sais, je sais), et alors que la terre vient encore de faire un tour sur elle-même à 28000 km/h j'ai bien l'honneur de vous dire "Bonne Année Mon cul !" et "Santé Bonheur, santé bonne humeur".

    Je vous laisse, comme on le voit sur la photo, on m'attend...

    Qu’est-ce que le premier janvier, sinon le jour honni entre tous où des brassés d’imbéciles joviaux se jettent sur leur téléphone pour vous rappeler l’inexorable progression de votre compte à rebours avant le départ vers le Père Lachaise…
    Cet hiver, afin de m’épargner au maximum les assauts grotesques de ces enthousiasmes hypocrites, j’ai modifié légèrement le message de mon répondeur téléphonique. Au lieu de dire « Bonjour à tous», j’ai mis « Bonne année mon cul ». C’est net, c’est sobre, et ça vole suffisamment bas pour que les grossiers trouvent ça vulgaire.
    in chroniques de la haine ordinaire, Pierre Desproges
  • Faut pas faire chier le gouvernement !

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    Chronique politique à la manière d’un homme politique UMP

    sarkozy-vulgos-a-souhait-main-balladeuse.1211025056.jpgLes journalistes qui sont tous des connards comme le dit souvent le président (le voir ci-contre tâtant la marchandise) pointent en ce moment le manque de politesse ou de finesse des ministres actuels. Ce ne sont rien que des chochottes, Eric Besson fait un doigt, et alors ? Il a le droit si on l’emmerde. C’est ce que lui disait Brice Hortefeux qui aimerait bien aller en Italie même si là-bas c’est voleur et compagnie comme chacun sait. Lui, on lui reproche d’avoir fait une petite blague sur les auvergnats et les arabes. Les bobos jouent les pucelles effarouchées mais tu ne les verrais pas inviter des arabes des cités à leur table à moins que ce ne soit Jamel Debbouze (parce que sa légitime est une bombasse) ou un bougnoule de service, fils de diplomate ou de médecin. Il n’est pas raciste, il est juste un peu beauf, et il assume. De toutes façons, on a remarqué que ce sont souvent des femmes qui relèvent ces propos, on sait bien que ce sont toutes des salopes ainsi que le soulignait avec finesse Patrick Devedjian il y a quelques temps, si elles étaient au fourneau, on serait quand même plus tranquilles. C’est à cause des femmes politiques, des emmerdeuses frustrées, des connasses moches qui se rattrapent comme elles peuvent, on le sait bien, que les ministres sarkozistes passent pour des petits branleurs, ou le président lui-même qu’on traite de frimeur, c’est quand même pas sa faute s’il a du pognon et qu’il est beau comme un astre. Déjà qu’après le conseil des ministres, personne ne peut en lâcher une ou  roter pour détendre l’ambiance parce qu’il y a des caméras, où va-t-on si on est obligé de se restreindre pour tout ? C’est quand même naturel de péter ou de desserrer un peu la ceinture, merde quoi ? Et de toutes façons, c’est justement grâce à sa vulgarité et à sa beauf attitude, bagouzes, montres, gourmettes et bagnoles, que ce gouvernement est populaire (note d’Amaury : c’est le plus déprimant).

    Post-scriptum d'Amaury : Un truc marrant est que cette vulgarité, certes bien réelle, est dénoncée par les mêmes qui défendent Orelsan, NTM ou autres poètes).

    Attention, il y a des vrais morceaux de dérision dans ce texte…

  • Les carnets de monsieur Manatane enfin édités ! Par Bernard-Henry Manatane son neveu

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    66956763carnets-manatane-jpg.jpgMerveilleuses éditions du Seuil et du point ! Je suis joie, je suis enthousiasme aujourd'hui. Elles ont eu la bonne idée d'éditer enfin les carnets de mon oncle, pleins d'une étonnante sagesse et d'aphorismes indiscutables. Cela aurait dû avoir lieu déjà il y a dix ans, mais les deux histrions, Benoît Poelvoorde et Pascal Le Brun, chargés parfois de suppléer mon oncle quand son inspiration magnifique défaillait, ayant cru bien faire, se faisant passer pour leur bienfaiteur, avaient envoyé à Albin Michel une lettre qui provoqua l'ire du directeur de cette librairie. Celui-ci m'appelle maintenant sans répit pour sauver son établissement de la ruine, j'en suis marri mais je resterai de marbre.

    Admirable jeunesse cependant qui aime à se donner corps et âme à leur maître à penser, comme l'auteur de ce blogue, qui aime beaucoup les petites saynètes par lesquels mon oncle essayait de faire passer aux esprits égarés un peu de sa sagesse quant au savoir-vivre et à la culture. Celui-ci, d'une humilité sans failles, m'a demandé de le remplacer un court instant, étant certain de ne pas trouver les mots aussi bien que je le ferai pour éclaircir un peu la postérité de Jean Manatane.

    Il apparut dans l'étrange lucarne, après des années de travail érudit, d'apprentissage des bonnes manières, après un pèlerinage à Binche et un autre à Saint Jacques de Compostelle suivi de quelques retraites avec son maître à penser le Maarashi Om Ravajputallah qui est décédé hélas il y a deux ans à la suite d'une chute dans l'Océan pacifique.

    Oui, il a coulé, le bonze, bel et bien coulé.

    C'était un merveilleux petit homme chauve et luisant que l'on croisait de temps à autre chez ma grande amie Nadine de Rotechidl, la belle rousse tellement avide d'aider les pauvres gens à assimiler quelques gestes élégants.

    La première œuvre pédagogique de Jean Manatane, mon cher oncle, s'appelait « Jamais au grand jamais », ensuite il officia deux ans sur Canal Pelu avec ses carnets. Il apparut ensuite qu'il suscita la jalousie de l'un ou l'autre et décida de se consacrer tout entier au cinéma avec le succès que l'on sait.

    On ignore par exemple que c'est lui qui est l'auteur du scénario du film de Bernard-Henry, mon parrain qui me portât il y a quarante ans sur les fonts baptismaux, « Le jour et la nuit ». Pour des raisons obscures, il dut le cacher. Ce n'est pas grave, l'injustice est maintenant réparée, et moi-même qui ait déposé plusieurs cierges à Saint Honoré D'Eylau, j'en suis fort ravi. Il traite dans ce recueil, heureux lecteur, de tous les thèmes qui passionne le public, des croûtes de pied de Dick Rivières au placement des invités pendant une partie fine entre amis de bonne société. C'est tout bonnement passionnant.

    En vous remerciant, bonne lecture.

    Et je vous offre en prime un conseil de savoir-vivre de mon oncle

  • Les cons qui ont un (petit) pouvoir

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    Un contractuel m'a raconté l'anecdote. Elle concerne la "grande maison de l'Éducation Nationale où nous sommes tous frères" (geste) (rires du public)  mais on retrouve ce genre de comportement décrit ci-dessous partout.

    StandardTelephonique.jpgIl téléphone à son syndicat pour se tenir au courant des dernières décisions de l'institution qui l'emploie concernant les "précaires", elle commence en lui disant qu'il faut attendre que tous les TZR (des profs titulaires du concours qui sont remplaçants pour 700 Euros de plus que les précaires enseignants, le plus souvent dans une matière qui n'est pas la leur d'ailleurs, donc paumés) soient nommés ce qui est normal selon elle car ils "ont le concours" (sous-entendu "pas toi gros naze", comme beaucoup elle pense que le concours, donc celui qu'elle a obtenu, mesure la capacité pédagogique alors que ce n'est que la docilité). Comme elle "n'a pas de temps à perdre", elle lui demande perfidement si il a lu l'imprimé que le syndicat lui a envoyé en juin et qu'il n'a que le lire pour trouver les réponses. Elle ne se trompe pas, il ne l'a pas vraiment lu car cela ne fait que répéter des éléments de réflexion qu'il connaît déjà mais il ne va tout de même pas l'avouer. Elle dit alors qu'"elle attend", "comme lui", ce qui lui donne envie de ruer dans les brancards mais il reste poli car elle son salaire à la fin du mois et une décharge syndicale qui lui permet d'assumer moins (beaucoup moins) d'heures de cours par semaine bloquant un poste complet, et puis elle a un pouvoir sur son avenir, qui, même si il est tout petit, compte quand même. Il m'a dit qu'il sait qu'il doit ravaler sa colère, et attendre sans broncher.

    Ce qui est dangereux, c'est donc bien la connerie sûre d'elle, soumise aux pires diktats intellectuels mais qui sont reconnus quand même comme la norme en matière de réflexion.

  • Utilité de la politesse - citation de Roland Barthes

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    barthes1.jpgJe viens de trouver cette citation dans un édito de Philippe Val intitulé "le retour des couilles" où il constate avec justesse que tout échange, surtout sur le net, est basé en gros sur ces organes, déniant au contradicteur d'en avoir comme argument le plus répandu plutôt que de se laisser, pour une fois, aller à une discussion intelligente, que la plupart des commentateurs, y cultivant leur délire préfère toujours la violence (pour montrer qu'ils en ont, des génitoires), et il préconise la politesse comme base des échanges. Car...

    «La politesse est plus généreuse que la franchise, car elle signifie qu’on croit à l’intelligence de l’autre.»
    [ Roland Barthes ]