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polémique

  • Buisson Sarkozy et le parfum de l'andouillette

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    Patrick Buisson, Nicolas Sarkozy, société, politique, polémique, hypocrisie, pouvoirCe petit billet sans doute taquin, sans doute abrasif pour certains lecteurs, n'a pas pour but d'être une recension du livre de l'ancien conseiller occulte de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson. Je ne l'ai pas lu. J'avais simplement envie de m'intéresser aux réactions que cet ouvrage suscite, des réactions que je trouve pour la plupart risibles voire grotesques quand leurs auteurs sont sincères, grossièrement cyniques quand ils ne le sont pas. Certains le sont rarement, d'autres, leurs séides et autres larbins, le sont toujours. Comme je n'ai pas un mauvais esprit, et parlant ici d'andouillette, je ne vais pas évoquer ici le cas de Christian Estrosi.

     

    Concernant Patrick Buisson je trouve cela curieux de la part d'un type d'extrême-droite n'ayant pas de mots assez durs avant, mais ça c'était avant, pour dénoncer la collusion des médias dits "officiels" avec le pouvoir le fait qu'il se répande sur son travail avec l'ancien président dans tous ses médias dits "officiels" et si "politiquement corrects" à ses yeux. On a beau avoir des rêves humides de retour à une "Révolution nationale" on n'en est pas moins homme, et faillible, et doté d'un certain ego, et on aime bien être largement entendu et plaint. Même s'il faut pour cela être interviewé par un valet du pouvoir "bobo"...

     

    Edouard Herriot nous le disait pourtant déjà il y a plusieurs décennies. Pour être bonne, la politique c'est  comme les andouillettes ça doit un peu sentir la merde mais pas de trop cependant.  La politique n'a pas à être moralisée sans cesse. Elle ne sera jamais morale de toutes façons. Le lecteur cultivé donc averti, sait où trop de vertu mène en politique : à l'arbitraire le plus dur, à quelques massacres des réfractaires à l'ordre vertueux. Le plus important c'est juste que les politiques doivent penser de temps en temps à œuvrer au Bien Commun.

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  • La France malade des doctrinaires

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    En débat sur Agoravox

    Hier soir, Nicolas Bedos a remis en place de belle manière, dans l'émission de Bruce Toussaint sur France 2, Clémentine Autain en rappelant combien elle était doctrinaire, réagissant de manière automatique aux discussions, invoquant par exemple la misogynie systématiquement dés que ses certitudes étaient remises en cause, ce qui lui évite tout dialogue. Clémentine Autain à l'instar de Nadine Morano qui était d'ailleurs présente sur le plateau est « un sapin de Noël » (TM°) (Desproges suggérait qu'au lieu d'affirmer gratuitement que quelqu'un est sot, ce qui serait très vilain, que l'on parle de « sapin de Noël »).

    image ci-dessous extraite de "Calvin et Hobbes" prise ici

    politique, société, nostalgie, télévision, polémique, ps, ump, fnCe n'est pas que je sois un amateur des saillies habituelles de Bedos père et fils, mais il faut bien reconnaître que le fils avait hier soir tout à fait raison. La France est malade des doctrinaires, qui oublient le Bien commun, qui est le but normal de leur doctrine, ce qui est paradoxal mais seules compte les théories qu'ils défendent, et ce à tous les niveaux, des doctrinaires qui basent leurs convictions sur des mythes éculés dont ils ont une vision à la fois servile et tronquée, refusant de remettre en cause ces mythes historiques ou idéologiques tellement confortables.

    Les doctrinaires le sont au nom de la liberté, c'est bien cela le comble. Et pour eux seule leur doctrine fonctionne pour aider les peuples, ce qui est contradictoire avec l'idée même de liberté qui suppose un débat, et un pluralisme, des arguments, et non des condamnations, des allégations, des anathèmes.

    Persuadé intimement pourtant que la France est définitivement passée de l'ombre à la lumière en 1789, 1968, 1981, le doctrinaire est spécialiste en excommunications laïques.

    Bien souvent, sa doctrine en elle-même se réduit à une ou deux idées-slogans faciles à retenir :

    Droite = méchants, ou gentils, Gauche = méchants, ou gentils, Gauche = Robin des Bois qui prend aux riches pour donner aux pauvre.

    A droite, ne seront jamais remis en cause le libéralisme économique, la morale individuelle libertaire, à gauche le marxisme même de loin voire très loin est toujours une référence. Et sur les deux rives, le masochisme mémoriel de tous les instants concernant l'histoire nationale, la mondialisation, tout comme l'européisme, sont des dogmes inamovibles même si considérés différemment.

    Les pseudo anti-doctrinaires ne sont pas forcément dans un meilleur état d'esprit puisque tous partagent le même « complexe du gourou » et leurs anti-doctrines n'en sont que d'autres, toutes autant arbitraires.

    Ce n'est pas d'ailleurs que les doctrinaires soient réellement sincères, en fait pour la plupart c'est un moyen facile de se mettre en avant en se faisant passer pour une belle âme pleine de bons sentiments, ce que les techniques modernes (« Grâces leurs soient rendues ! » loueront tous les complexés et frustrés de France et d'ailleurs) mettent à la portée de n'importe qui, que ce soit le VRP de province frustré, le bureaucrate qui se sent humilié dans son « open space », le littérateur plutôt quelconque souffrant d'un complexe de supériorité, le petit employé qui rêve de se venger de son chef de service, j'en passe et des meilleures.

    Tous ont en commun la manie de se raconter, d'écrire ce qui leur semble le roman ultime, le manuscrit de référence, l'article qui fera date, et qui les consolera du vide de leur existence. Curieusement, et sans percevoir le ridicule de l'accusation, ils accuseront quiconque a exactement les mêmes ambitions d'être prétentieux et de ne pas être assez modeste.

    D'aucuns travaillent et retravaillent des années fiévreusement des romans, nouvelles, autofiction, qui ne sont que des catharsis inavouées, dont le personnage principal la plupart du temps idéalisé est toujours eux et ce malgré leurs dénégations alors que tout auteur sérieux reconnaîtra sans problèmes son égotisme.

    Tous ont également en commun un narcissisme fébrile qu'ils expriment constamment tout en étant bizarrement au fond lucides sur eux-mêmes, car toujours sur le qui-vive quand ils croient sentir que leur personnalité est remise en question, ce qui est le cas selon eux lorsque l'on critique leur « grand homme » qui joue les messies de pacotille, « grande femme » qui joue les vierges guerrières et/ou saintes, les personnages auxquels ils s'identifient, et leur doctrine.

    Tous rêvent leur vie, mais ce sont des rêves bien étriqués :

    Gagner leur quart d'heure de célébrité, même pour rien,, même en sachant qu'ils n'ont aucun talent particulier et/ou gagner beaucoup d'argent.

    Ce n'est pas que je méprise le désir de reconnaissance de chacun, ou de transparence, mais force est de constater qu'à notre époque, cela tourne au délire et à la farce qui amusent les princes de ce monde qui ne s'en sentent pas même incommodés.