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ploucs

  • Éloge des beaufs

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    politique, société, spiritualité, beaufs, ploucs, prolos, amaury watremez, dédain, mépris, bourgeois pédagoguesQue l'on ne se méprenne pas, je ne vais pas faire dans ce petit texte l'éloge des beaux-frères. Ils n'en ont pas besoin le moins du monde en effet. Les beaux-frères, particulièrement les miens, sont des individus d'élite, des personnes hors normes. Non, il est question de ceux que les bourgeois pédagogues appellent avec beaucoup de condescendance des « beaufs » à cause de celui dessiné par Cabu. Le « beauf » du dessinateur était un sale type raciste, xénophobe, inculte et fier de l'être, alcoolique, violent, grossier, serpillère avec les puissants, agressif avec les faibles. Je ne dis pas que cela n'existe pas, mais il me semble que toute généralisation serait hâtive.

     

    Pour les bourgeois pédagogues, pour les donneurs de leçon de morale politique est beauf un type qui ne pense pas comme ils leurs intiment de penser. De plus un beauf ne semble jamais faire partie d'une communauté « issue de la diversité ». il n'en existerait pas issu des minorités. Le beauf habite en banlieue, il colle des nains en plâtre dans son jardinet. Un beauf a un boulot précaire mais en somme, lui c'est de sa faute.

     

    Un électeur de le Pen est un beauf, un électeur de Donald Trump aussi tout comme un soutien du « Brexit » ou du « Non » au Traité Consitutionnel Europée ».

     

    Un lecteur de Éric Zemmour est un beauf. Un patriote également ou quelqu'un opposé au communautarisme, sans parler de la plupart des souverainistes. Des sales types qui n'aiment pas les spectacles de danse contemporaine, les « happenings », les fêtes « citoyennes » sont des beaufs.

     

    Sans parler de leurs femmes !

     

    Des vulgaires, des grasseyantes, des malveillantes...

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  • Le « jeu de la mort » entre Tartufferie et racolage

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    J'ai regardé hier « le jeu de la mort », le documentaire de Christophe Nick, journaliste et producteur, qui n'a pas arrangé ma misanthropie et ma légère tendance à la causticité ou jeudlm.jpgl'indocilité.

    Pour dénoncer les méfaits de la téléréalité, entre autres, le producteur a reconstitué l'expérience de Milgram menée de 1960 à 1963 : un quidam, « le professeur », pose des questions à un comparse des scientifiques, « l'élève » sur une liste de mots qu'il est censé avoir mémorisé juste avant, ce qui est quasiment impossible, et lui envoie des décharges électriques -fictives- à chaque erreur. Cette expérience était menée à Yale et l'on offrait quatre dollars aux cobayes, ce qui représentait le revenu moyen d'une journée. 60% d'entre eux allaient jusqu'au bout de l'expérience sans sourciller. Les expérimentateurs utilisaient des phrases types pour inciter le « professeur » à continuer, ou à se poser des questions quant à la validité de l'expérience. C'est le film « I comme Icare » qui a popularisé ce test dans l'inconscient collectif. Il apparaît d'ailleurs que les concepteurs du « jeu de la mort » se sont inspirés du décor utilisé dans le film.

    Les candidats de ce pseudo-jeu sont allés quant à eux à 80% jusqu'à la décharge mortelle, parce qu'ils passaient à la télé, parce que la télé leur disait de le faire.

    Bien que l'émission soit très racoleuse et finalement utilise le même dispositif que la téléréalité qu'elle prétend dénoncer, les intervenants sont comme filmés en caméra cachée, Le procédé est donc digne de Tartuffe, très faux-cul donc, elle montre cependant que des quidams, des bonnes gens, sont prêts à obéir à un ordre inique et à tuer, car, bon dieu de bois, concrètement 460 volts tuent, parce qu'on leur dit de le faire, parce qu'on va les voir dans le poste, parce que ce sont des salauds ordinaires. Voilà qui révolte jusqu'à l'os de voir tous ces pékins moyens sans âme pousser les manettes jusqu'à la dose létale sans se poser de questions, qui n'osent pas se révolter, qui ne se lèvent pas pour voir si la personne qu'ils électrocutent va bien ou mal alors que ce devrait être leur seule réaction, la première devant être de refuser l'expérience, qui ont la trouille au ventre de sortir ne serait-ce qu'un instant de la horde.

    Ils semblent bien que tous acceptent pourtant de se soumettre dés le contrat. Le contrat devient le seul garant de la moralité ou de la bonne tenue d'un acte, quand il est signé on peut tout faire, hors de toute autre considération. Et le Bien et le Mal, la Liberté, l'Humanité n'existent plus. Les personnes laissent leur libre-arbitre au vestaire, elles sont totalement sous domination, leur allégeance est complète et presque euphorique, l'euphorie du troupeau. Ionesco n'avait pas besoin d'inventer de fausse émission de télévision, il le montre très bien sans dans « Rhinocéros » qui est une pièce que l'on réduit un peu trop vite à la critique du nazisme ou du stalinisme. La rhinocérite est transmise aujourd'hui par la télévision, l'épidémie est donc bien plus rapideà se répandre.

    article_jeu.jpgTous les participants du jeu sont pourtant persuadés d'être des individus libres de toutes contraintes, ouverts au monde et tellement gentils, modernes et sans tabous, éduqués, formés à réfléchir, de cette bonne femme d'un certain âge habillée « djeuns », ne manque même pas la mèche sur l'oeil, en passant par la vieille dame genre « Mamie-gâteau équitable », soucieuse du bien-être des chtits n'enfants, à ce type l'air doux et sérieux « qui fait plein de choses pour les personnes âgées », qu'Hondelatte enjoint ensuite pendant le débat d'avouer son homosexualité, totalement dans la logique de téléréalité d'extimité, et d'obligation de l'aveu, ce que décrit déjà Michel Foucault dans « Surveiller et Punir ». Et comme le disait déjà Montaigne, « il n'est de pire bagne que ceux de l'esprit ». La télévision semble transformer la psychologie sociale en psychologie carcérale.

    Tous sont habités par la pensée positive à la con actuelle. Et 80% d'entre eux n'hésite pas à risquer de flinguer quelqu'un parce qu'il ne veut pas se faire mal voir du public débile présent, qui hurle son mécontentement ou sa joie quand on lui dit de le faire, que ce soit l'animatrice ou le "chauffeur" de salle. La pensée positive ne mène à rien d'autres qu'à la docilité, à la folie, à renoncer à toute .

    On en retire plusieurs choses, comme le dit le sociologue pendant le documentaire, c'est un totalitarisme tranquille qui est en marche, un totalitarisme du spectacle, du choc en prime-time, du consumérisme, une société assez pourrie pour permettre une telle allégeance, une société de cons. C'est de là que vient l'abstention. Une société obéissant à des diktats immondes, sur le corps, l'apparence, la pensée, imposés par la télévision, les médias, le système consumériste.

    Le débat qui suit est racoleur et relève plus de l'extimité et de l'aveu obligatoire, de l'injonction au spectateur, que d'une éducation réelle à la liberté et à l'analyse des images. Le spectacle reprend ses droits, et se prolonge sur Internet, avec la polémique opposant Alexis Lacroix et Hondelatte, soutenu quant à lui par Morandini. Il y aurait eu des choses à dire, les andouilles décérébrées qui poussent des cris d'orfraie ou de vierges effarouchées et s'alarment du retour des « HLPSDNH » ((TM) « les z-heures les plus sombres de notre histoire »), devraient réfléchir, le totalitarisme est déjà là, la libéralisation de la société n'est qu'un leurre. On va chercher l'arbitraire et la dictature dans les ordres noirs. On ne veut pas les voir dans notre société.

    Nous sommes déjà dans la matrice en somme, un monde de surveillance globale. Et le pire est que nous y entrons sciemment. Nous préférons abandonner notre liberté afin de profiter encore un peu des rayons des hypermarchés géants, il nous faut notre dose de foule, notre fix d'achats en troupeau dans les centres commerciaux qui sont à la fois les temples et les agoras de notre époque, des non-lieux sans âme pourtant.

    En toute quiétude et sans risques, à l'abri.

    Et nous ? Où nous serions-nous arrêtés ? Voilà la question primordiale.

    Serions nous atteints par la rhinocérite ?


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  • Mornes régionales

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    Dans la campagne des régionales, c'est une perle par jour à peu près que l'on est certain d'entendre. De l'une qui veut automatiser un métro qui l'est déjà à un autre qui flatte le plouc dans le sens de sa bêtise en balançant une saloperie dont il est assuré que ça va créer un scandale et augmenter son aura.

    Je l'ai déjà dit, je n'aime pas du tout l'esprit qui prévaut 6124009.jpgactuellement en province, à quelques villes près.

    Le clientèlisme, le népotisme et le manque de bon sens n'ont jamais été autant à l'œuvre, les copains, les copines, et beaucoup de coquins, sans parler des hypocrites qui jouent les pucelles effarouchées quand un populiste fait des siennes, ce qui a juste pour effet de lui amener encore plus de voix. Le bon peuple de nos régions, il est raciste, il est souvent xénophobe (il suffit de ne pas être de la même région, voire d'être « parisien », le « parisien » est l'espèce méprisable par excellence dans nos régions : rien que des bobos et des « prétenssieux »), il est même antisémite sans trop le dire le bon peuple des régions (les juifs « y z-ont quand même du pognon on a beau dire »), il aime bien qu'on le caresse dans le sens du poil, qu'on lui dise combien il est beau et grand les deux pieds encore psychologiquement bien enchâssés dans deux sabots bien crottés.

    Affiche-2010_1.jpgCette France rurale qu'ils ont bien enfoncée dans leurs crânes n'a jamais existé mais ça ce n'est pas grave.

    Pendant la campagne des régionales, on voit un peu plus les édiles, les élites de nos belles contrées, car ce n'est qu'une campagne de notables au bout du compte, serrer les louches de nos aînés (faut pas dire les vieux, ça fait mauvais genre), contempler d'un air extasié un bout de bitume refait à neuf ou s'extasier en posant le premier parpaing de tel centre aéré « Yvette Horner » ou telle bibliothèque « Herbert Léonard » (j'ai vérifié ça existe), ou encore pincer la joue d'un gamin maussade pendant une journée festive autour d'un peu n'importe quoi.

    Et finalement, comme la France est encore un pays de riches petits bourgeois, il faut voir l'affluence dans les stations de ski (remarquez, il faut aimer, retrouver les files d'attente comme dans le métro, mais à 2000 mètres d'altitude), l'électeur papillonne au gré du vent sans se demander si son choix va dans le sens du Bien commun ou pas. Dans le cas de l'électeur aisé, il s'agira surtout de s'auto-cirer les pompes en quelque sorte, « je vote écolo car je suis un type drôlement conscient » (moi j'ai du mal avec Conne-Bendit qui a la vulgarité de l'ancien indic).

    Moi je m'inscris au Paradem, je vote Gaspar Delanoé et dés 2012 je vote Pompidou !

    Ci-dessous, Gaspar Delanoé du Parti Faire un tour parle...


    Votez gaspard delanoë!
    envoyé par gaspard-delanoe-programme. - Regardez plus de courts métrages.

  • Plouc un jour, plouc toujours

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    redneck.jpgIl faut toujours faire attention à traiter quelqu'un de plouc, car on peut ne pas paraître plouc du tout et se conduire comme un beauf, avoir l'air d'un beauf et se conduire avec classe. On est toujours le plouc d'un autre certes mais à différents niveaux. En ce moment, il est de bon ton, paraît-il, pour le 31 décembre, de faire des soirées "ploucs", où on se déguise dans ce que l'on imagine être un plouc populaire. "Merde quoâ, on se déguise en prolos avec les z'mis au jour de l'an, on mangera des pâtes et on jouera à la console de jeux ensuite". Bien sûr, ce qu'il serait marrant de faire, c'est de se conduire vraiment en prolo pendant une telle soirée : boire trop de bière, porter un bob de foot et son écharpe, insulter les hommes de la soirée, coller une main au panier à la maîtresse de maison, des heures de rigolade assurée. Passer pour un plouc aux yeux des ploucs est irrésistible.

    Un jeu inventé par quelqu'un qui m'est proche, qui m'amuse beaucoup, c'est d'en rajouter en public dans le genre beauf afin de choquer d'ailleurs les vrais beaufs, ceux qui ont peur d'être authentiques et jouent un rôle (attention je ne dis pas qu'être beauf est authentique) se prenant l'un pour un personnage tragique, incompris, qui du haut de sa tour d'ivoire porte des jugements sur cette société qui rejette son génie forcément méconnu, l'autre jouant les arbitres des élégances, ou un rôle, comme j'aime pu encore le constater sur ce forum facebook, de l'andouille qui sort le lieu commun habituel sur la philosophie, les sciences et l'histoire plus sérieuses que la littérature (ce qui en dit long sur lui et peu sur la littérature), parce que lui lit des livres "sérieux", à tous ceux qui, à les lire, sont des puits de culture profonds, d'une telle profondeur que l'on n'en voit plus le fond, en passant par le rebelle ou pseudo-célinien qui vomit tout le monde mais reste malgré tout en admiration devant son aimable personne.

    Beaufs2.jpgFinalement, la vanité c'est souvent de la plouquerie car le plouc cache mal son inculture au fond, un peu comme dans la vieille chanson de Cabrel, ce type qui voudrait être pris pour un esthète et cache "ces FIILLES nues sur SES murs". Le vieux fond plouc finit toujours par remonter au bout d'un temps, avec les vieux clichés sur les bonnes femmes (le plouc a toujours une dent contre les femmes, les jolies surtout, celles qui veulent pas, ça l'énerve, car il s'imagine souvent irrésistible), les fainéants (le fainéant c'est toujours l'autre), les z-étrangers (que ce soit des clichés xénophobes ou angélistes). On se dit toujours que le dernier plouc spectaculaire croisé est le seul vrai plouc de concours que l'on connaisse, et puis on s'aperçoit souvent ensuite que l'on peut trouver pire, ne serait-ce que pour les troupeaux en transhumance pour les supermarchés le dimanche. Je suis à peu près sûr que l'on trouve des densités de ploucs plus importantes dans certains endroits que d'autres. Cela devient tendance de se revendiquer plouc, ça sous-entend qu'on est simple, vrai, pas un intello qui "nous fait chier avec sa branlette intellectuelle", un vrai gen. Il paraît que l'on appelle cela les bobeaufs, des ploucs enrichis incultes et fiers de l'être dont la vanité vaut bien celle des bobos tout court, mais je n'y crois pas tant que ça, car le plouc enrichi acquiert aussi des prétentions et veut faire croire qu'il ne l'est plus, plouc, alors qu'avec les prétentions, c'est pire. Il y a même maintenant des penseurs ploucs, qui adorent la théorie de la conspiration (parce qu'ils sont nuls c'est de la faute à les zôtres), des journalistes ploucs et fiers de l'être, des comiques ploucs (non je n'ai pas dit Cauet, ah, si).

    Suis-je un plouc ? Bien sûr, à mes moments perdus j'écoute les "Grosses Têtes", je bois parfois de la bière et j'adore provoquer le bourgeois (le vrai plouc) en en rajoutant une couche.

  • Féministe beauf et audace bourgeoise

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    Le néo-feminisme, la pornographie et les audaces bourgeoises

    CultBehind-the-Green-Door.jpgDans un "Libé" de la semaine dernière, j'ai lu un article d'une confondante profondeur (sans allusion salace merci) sur un duel entre le vagin et le clitoris, amenant à une conclusion d'une intelligence confondante là aussi : le nouveau féminisme c'est que les femmes sont clitoridiennes à 99% mais que bon ça n'empêche pas de se passer de toute autre position qu'il faut permettre aux hommes qui ne sont bons qu'à çà si j'ai bien compris. En gros, un homme c'est quand même mieux qu'un vibromasseur (vibres ô ma soeur ! Vibres-tu ô ton coeur ?). Les anciennes féministes rêvaient, elles le rêvent encore, de couper le phallus des hommes, les nouvelles, elles, rêvent d'en avoir un et de l'utiliser. Bref, les néo-féministes sont des lesbiennes hétérosexuelles. Parmi les tenants de cette nouvelle pensée, on trouve une fille qui a écrit un roman sur ses coucheries multiples et une autre qui, après avoir été critique de films pornos pour un magasine sexy pour routiers esseulés, écrit les scenarii d'une BD d'ailleurs rigolote. Les néo-féministes ne rêvent pas seulement d'avoir un phallus, elles rêvent aussi de picoler sec comme les hommes, (donc vomir ensuite, se bagarrer et se retrouver en cellule de dégrisement), insulter les arbitres aux matchs de foûte et boire de la bière en parlant politique au comptoir d'un quelconque café des sports ou rendez-vous des chasseurs. Cela m'a rappelé une pauvre petite fille riche qui emmenait ses prétendants voir "Basic Instinct" (pour le coup parfait exemple de fantasme masculin) pour juger de leur capacité à l'aimer.

    Quand on parle à ces jeunes personnes des vraies victimes de la phallocratie, de la connerie crasse de salopards décérébrés qui compensent la petitesse de leurs génitoires par la violence, verbale ou physique à l'égard de leurs compagnes, elles évacuent l'argument d'un revers de la main : on ne doit pas victimiser les femmes qui savent se défendre maintenant. C'est ce que je ai lu dans le dernier numéro des "Inrocks" dans un article au sujet d'un livre sur "l'Amour dans les cités", article qui se contredisait et apportait une réponse glaçante : dans les cités une femme ou une jeune fille est une salope parce que c'est une femme ou une jeune fille. Certes, ce n'est pas circonscrit aux cités puisque ce raisonnement s'étend de plus en plus du fait des exh.jpgmédias, de la pub et des "modèles" de féminité véhiculés où celle-ci ne consiste qu'en la faculté de séduction, une séduction primaire celle-ci consistant surtout à mettre un string ou un pantalon transparent. Bien sûr, j'ai déjà parlé de ce que la connerie intégriste et barbue impose aux femmes, connerie qui n'est pas prête de s'arrêter mais qui croît et embellit.

    La pornographie devient la seule référence en matière de sensualité, le parangon de l'audace : on analyse gravement tel ou tel film porno (les premiers passaient dans des salles d'"art et d'essai" au départ, comme le film de Jean-François Davy : "Exhibition", très belle arnaque intellectuelle soit-dit en passant, le tout pour mater un porno en se donnant un alibi en bref) en les reliant à telle ou telle oeuvre philosophique, en les accolant à tel auteur. Que ce soit les "pionniers du genre" comme Davy, justement, Benazeraf ou Francis Leroi, ils le disent tous, le fait qu'ils soient d'anciens gauchistes et qu'ils donnent à leurs bandes (si j'ose dire) un prétexte cul-turel leur permettait de vendre leur camelote. Il y a une seule exception dans tout ce fatras de pelloche, c'est "Behind the green door" qui n'est pas un film porno mais une véritable oeuvre érotique. A l'époque, quand les affiches aux titres explicites des pornos projetés encore dans des salles "X" fleurissaient dans Paris, les adolescents savaient bien le premier et unique but de ces oeuvres, je ne vais pas vous faire un dessin (si?). 

    emmanuelle.jpgOn oublie qu'à la base, la pornographie est un point de vue hyper-violent sur la féminité, le corps des femmes et leur sensualité. Finalement, la pornographie c'est la haine des femmes. Et le fait que des femmes prétendent qu'elles aiment ça n'y changent rien, elles rejettent leur féminité car elles rejettent leur puberté et leur corps, comme les pornocrates sont au bout du compte des puritains. C'est de la psychologie évidente. Ce n'est donc pas une libération mais plutôt un enfermement supplémentaire et un rejet de la chair. Ce qui étaye mon raisonnement est que la plupart des "actrices" X ont été violées ou traumatisées dans leur enfance, et qu'un viol, quand la personne n'a pas été aidée, conduit au déni, au rejet de soi, à la haine de ce que l'on est. Bien sûr, ceux et celles qui s'extasient devant les "audaces" de ce genre de films traiteront ceux qui ne le font pas de frustrés, de coincés alors que c'est tout l'inverse. Faire l'amour parce que l'on aime l'autre, aimer l'autre pour son corps et son âme, est beaucoup plus épanouissant et que cet acte peut avoir un aboutissement qui en est l'apothéose qui est la naissance d'un enfant. La sensualité y est beaucoup plus belle car alors on ne nie plus son humanité (relire Fabrice Hadjaj et "la profondeur des sexes" à ce sujet, excellent livre sur la question).

    Au bout du compte, le néo-féminisme c'est le vieux fantasme de la "bourgeoise BCBG qui cache bien son jeu et ne met pas de culotte"...

  • 68% de téléspectateurs hypocrites

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    télé.jpgJ'entend ce chiffre ce matin et manque en tomber de ma chaise tant il me semble hypocrite : 68% des lecteurs de "Télé 7 jours" pensent qu'il y trop de téléréalité à la télévision et en ont marre. Or, quelles sont les émissions qui font le plus d'audience ? Les émissions de téléréalité : les shows où l'on se demande lequel des écervelés enfermés volontaires va craquer le premier, celles où des chaudasses en strings (la chaudasse est en string voire carrément cul nu) excitent de gros cons en tongs (plus c'est "trash", mieux c'est), une autre où quelques crétins se font humilier quotidiennement à l'autre bout du monde par des épreuves qui de dépareraient pas dans un camp de rééducation chinois, etc...

    Cela me rappelle ce type qui, un jour, alors que je ne lui avais pas demandé de le faire, s'est excusé à mon endroit, alors que je ne vois ce qui me donnerait cette autorité, de regarder les sitcoms de 20 heures de M6 "passque quand on est fatigué, on a pas envie de se prendre la tête" (je passe pour un type cultivé parce que j'ai trois bouquins dans ma bibliothèque, il se sentait coupable je suppose). C'est vrai que l'on n'a pas envie de se fatiguer le cortex quand on est crevé et les 68% de crétins lecteurs sondés (ça fait mal?) de "Télé 7 jours" raisonnent idem, mais quand ils sont en forme, ils ne changent strictement rien à leurs habitudes audio-visuelles : "L'ignorance c'est le bonheur" en somme. En cadeau en image, ami lecteur, une couverture du magasine suce-cité.

    Si vous raté le début :

    "Amaury a entendu parler d'un sondage sur la téléréalité et il n'est pas content..."

    Avis de l'office des chroniques de blogs : pour adultes dotés de cervelle et grands adolescents