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  • Le monde de demain en direct

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    politique, société, citoyenneté, réseaux sociaux, photo, égocentrisme, amajury watremezQuel que soit le bord politique on aime bien à notre époque se poser plein de questions existentielles ou non, se regarder le nombril avec passion :

     

    Quel monde laisserons-nous à nos enfants ?

    Est-ce que le monde de demain sera plus juste ?

    Plus écolo ? Plus équitable ? Plus citoyenne ? Aura-t-on encore le droit de faire la fête dans son coin ?

    Consommera-t-on encore de l'électricité nucléaire ?

    Y-aura-t-il encore des véhicules à carburant fossile ?

    Dans trente ans nos épagneuls seront-ils encore bretons ?

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  • Les rues de Paris - montage de photos personnelles

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    Un petit montage photo d'un vidéaste novice mais enthousiaste...

    Toutes les photos sont de moi, à l'exception de celle montrant les escaliers der la Butte qui sont du site "titeparisienne"...

     

    En espérant votre indulgence... 

  • La vie à travers un écran

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    000_was2439638.jpgJe n'ai rien contre les écrans en soi, tu le sais bien ami lecteur, après tout, j'aime beaucoup le plaisir collectif procuré par l'écran de cinéma, qui reste et c'est très bien une attraction foraine, même quand il est intello, consistant partager des émotions, des joies, des peines avec d'autres les regards tous dirigés dans la même direction. Pour un cinéphile, voir un film à la télévision, en dévédé ou sur une chaîne spécialisée ou non, n'est qu'un ersatz qui ne remplacera jamais l'émotion beaucoup plus profonde vécue dans une salle obscure.

     

    Par contre, je ne supporte pas ces écrans tous colorés et infantilisant qui ont envahi la vie quotidienne en quinze ans, des écrans qui sont en fait autant de « télécrans » donnant à « Big Brother » un accès quasiment absolu à nos vies, notre intimité, nos libertés, et ce avec notre enthousiaste et totalement inconscient assentiment. Quelle déception quand regardant ces jolies filles aux jolies jambes couleur de pain d'épices que la mode fort heureusement leur fait montrer cet été, je les vois soudain sortir leur « smartphone », qui semble parfois vissé à leurs mains délicates, pour échanger des propos le plus souvent d'une anodinerie sans fond, ou « textotter » fébrilement comme si leurs vies en dépendaient.

     

    Il y a quelques semaines, un site satirique faisait une proposition que je dois t'avouer, je trouvais excellente, ami lecteur : donner une paire de gifles aux personnes prenant des photos sans cesse à bout de bras avec leur « I-phone » (TM°) dans la rue pour un oui ou pour un non, incapables de simplement se contenter de vivre le moment, de l'apprécier tel qu'il est et de contempler la beauté autour d'eux.

     

    Ces derniers jours, j'étais à Versailles, et me promenant dans l'Orangerie et devant le château, j'ai pu observer ce même comportement grotesque. La plupart des personnes présentes, que ce soit des touristes ou des promeneurs, était constamment en train de prendre des photos, qui avec son téléphone, qui avec un appareil perfectionné, qui avec sa tablette numérique, incapables de simplement s'arrêter pour regarder autour d'eux, et partager ce qu'ils voyaient avec les autres.

     

    Ils ne conçoivent la beauté que virtualisée, onirisée, « en boîte », « en conserve » somme toute. Ils ne conçoivent de voir le monde que cadré par ce qui ne devrait être qu'un outil, ne conçoivent d'en admirer, superficiellement, la beauté, que si cela peut les encourager dans l'entretien de leur propre narcissisme étalé au grand jour dans le déballage extime incessant qu'est Internet.

     

    La beauté ainsi réduite n'élève plus, ne grandit plus. Elle permet d'éprouver un certain plaisir, qui m'est étranger, de baigner dans le liquide amniotique de son égocentrisme, sans se poser plus de questions.

     

    Ils ne font que thésauriser les images à leur seul profit à l'aide de tous ces gadgets envahissants censés aider à favoriser la communication entre les hommes alors que ce ne sont que des substituts électroniques de tétine voire des substituts masturbatoires que l'on peut tripoter en public sans risquer d'être embarqués pour exhibitionnisme, c'est l'avantage. Ils me rappelaient le personnage de la luxure tel que Marcel Aymé le voyait dans une de ses nouvelles, un vieux bonhomme tout nu ayant une manivelle de caméra dans la tête qu'il tournait pour emprisonner dans une petit cage à l'arrière de son crâne tout ce qu'il voyait, et qui le faisait fantasmer.

     

    Cela dit, cela ne rend que plus précieux et rares ces instants que l'on peut passer à rêver, ou rêvasser, ou contempler les paysages, en oubliant ce monde hyper-actif qui ne sait plus prendre le temps, qui ne comprend plus la sensualité de la nature qui l'entoure, la poésie des villes, du béton et de l'asphalte, qui pourtant lui feraient oublier son esclavage.

     

    Mais il est possible que les personnes de ce monde ne veulent surtout pas oublier leur allégeance...

    image prise sur le site de direct matin

  • Les amours de jeunesse ne devraient pas vieillir

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    1517-9-cabourg-plage.jpgAmi lecteur, amie lectrice, ce soir je suis d'humeur sentimentale, car je suis un sentimental pour tout avouer, je le cache autant que possible mais tout le monde sait bien qu'au fond je suis un de ces écorchés vifs qui ont bien du mal à supporter tous les petites compromissions morales que le monde voudrait leur imposer, tous ces petits renoncements à ce qui est beau et élevé, qui ne voit pas pourquoi il devrait renoncer à la beauté de son âme pour se sentir adapté dans un monde particulièrement malade.

     

    Un des avantages, si l'on peut dire, que je reconnais au réseaux dits sociaux, c'est que l'on peut éventuellement y retrouver des photos d'amours de jeunesse, et ensuite même reprendre une conversation interrompue il y a déjà plusieurs années voire plus si affinités. Bien sûr parfois, l'ancien amoureux éconduit ressentira une sorte de joie mauvaise par anticipation à rechercher les rides, les seins qui tombent, les « culottes de cheval », les capitons défigurant l'ancienne séductrice des amphithéâtres, et les varices disgracieuses, comme le poète qui compare son amour perdu à une rose, ce à quoi elle ressemble encore selon lui, pour ensuite affirmer qu'il se paiera bien sa tête quand elle sera moche et vieille et qu'elle n'aura plus personne pour la courtiser.

     

    Le poète comme tous les amoureux éconduits est un gamin qui tire les nattes des filles qui n'ont pas voulu l'embrasser à la « récré »...

     

    L'auteur de ces lignes ami lecteur est ainsi tombé il y a quelques jours sur la photo d'un de ces amours perdus. Elle est sur un immense transat à rayures vertes et blanches, ainsi que l'on en faisait avant, que l'on voyait au temps des premiers bains de mer, pendant la « Belle Époque », que l'on imagine accueillant Albertine, Gilberte ou le narrateur de « la Recherche du temps perdu », ou les personnages du monde ancien, comme dans « Mort à Venise », ou enfin que l'on verrait bien dans un roman nostalgique d'Armand Lanoux, de ceux qui voient les anciens amants se retrouver à l'âge prétendument mûr quand la mer se retire très loin à l'horizon.

     

    Elle n'avait pas beaucoup changé, malgré quelques -toutes petites- rides au coin des yeux, de celles qui sont induites par la capacité à rire. Ses cheveux sont toujours de l'auburn qui me plaisait tant, et ses yeux d'or liquide, le soleil s'y reflétant. Elle est vêtue en couleurs claires, et sourie doucement à la personne qui prend la photo, un drôle de sourire où j'ai cru voir de la tristesse et comme de la solitude. Elle avait ce visage qu'on parfois des enfants tristes, éperdus de ressentir un peu plus que les autres la cruauté du monde, surtout notre monde de progrès progressiste...

     

    Et plutôt que de ressentir ne serait-ce que l'embryon d'un commencement de cette joie mauvaise que je décrivais ci-dessus, j'ai simplement songé que j'aurais aimé être celui, ou celle, qui prend la photo, car les amours de jeunesse ne devraient pas vieillir, certes, mais sans nous. Je me suis surpris à comparer nos regards, qui sont à peu près les mêmes (les amoureux éconduits sont incorrigibles), durement marqués par tout ce qu'elle a vécu, et que je n'ai pas vécu avec elle. Elle avait son sac avec elle, elle n'était que de passage. Ce n'était pas encore ce « Sud » auquel nous rêvions tous les deux, elle le plaçant en Grèce, moi au Proche Orient, la Méditerranée étant notre commune Atlantide, ou Terre Sainte.

     

     

    La connaissant comme je la connais, elle mettrait fin à ce déferlement de bons sentiments, je l'avoue, qui gêneraient sa pudeur en affirmant que je « bovaryse ». Mais ce n'est pas le cas, je sais pertinemment que les « jours perdus ne se rattrapent plus », je sais aussi que si nous n'avons pas vécu ces jours perdus ensemble c'est aussi car nous fuyions « le bonheur de peur qu'il ne se sauve »...

    Ce qui est dangereux car il arrive qu'il soit alors définitivement perdu.


    image empruntée ici à ce site touristique


    Ci-dessous une chanson dans l'ambiance du texte


    C Jerome - Quand La Mer Se Retire par val6210

  • L'érotisme féminin et l'érotisme des porcs

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    T11549.jpgLes femmes sont souvent beaucoup plus fines et intelligentes que les hommes dans l'expression de la sensualité, celle qui élève l'âme en même temps que le corps. C'est la raison pour laquelle j'aime beaucoup les photos qu'a prises Bettina Rheims dans le recueil "chambre close" ou celles de Nan Goldin (voir photo), même si, comme tout artiste ayant un peu de succès en ce moment, il lui arrive de péter un câble et de croire que, par audace, elle est obligée de s'en moquer et de tourner en dérision la religion catholique mais passons. L'érotisme de ses photos exalte le corps des femmes et leur sensualité contrairement aux tonnes de photos pornos que l'on trouve sur papier glacé ou qui font le succès d'Internet où les femmes sont principalement vues comme des objets ou des animaux soumis (il faut voir les poses), réduites à de belles mécaniques ou des trophées. Les "élites" de la société partagent alors avec le bas-peuple les mêmes pulsions basses et vulgaires, le maître de conférences fraternise avec le camionneur comme dans un grand sex-shop universel. Quand ce genre de photos assument ce qu'elles sont, c'est cependant moins insupportable que lorsque l'on y accole un prétexte littéraire ou autre alibi vaguement intellectuel. La pornographie vulgaire n'est pas une masturbation intellectuelle de toutes façons, et elle tourne très vite à l'étalage de viandes, à de la gynécologie, c'est cela l'érotisme des porcs. Non pas que je sois meilleur que les autres sur ce plan là, mais je préfère rechercher ce qui m'élève plutôt que ce qui m'abaisse et me rappelle que le corps est par essence d'une beauté que nous avons souvent du mal à comprendre nous laissant aller parfois à des pulsions de muletier ivre.