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  • Les énormes contradictions de la gauche

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    politique, gauche, société, pcf, front de gauche, LR, FN, PS, gauche sociétale, amaury watremezJ'évoque bien ici la vraie gauche, pas la gauche dite sociétale qui depuis très longtemps a renoncé à ses idéaux originels de justice sociale. La gauche dite sociétale se cache derrière quelques lois alibis organisant la morale individuelle pour tenir compte de l'évolution de la société disent-ils. Cette gauche s'est convertie depuis longtemps déjà aux lois du marché et à la toute puissance du « tout économique ». Pour se donner l'impression d'être encore progressiste, elle fait plaisir de temps à autres à de ses proches des CSP ++, bourgeois de centre-ville rajoutant à leurs anciennes prétentions matérielles des prétentions culturelles et sociales.

     

    Cette gauche a « ses » pauvres » comme les ménagères bourgeoises d'antan. « Ses » pauvres sont tous issus de la diversité ce qui permet d'être encore plus flattés dans leur vanité aux bons apôtres. Par contre, les précaires issus de la « France dite périphérique », autochtones, ne sont pas intéressants. Ils sont trop pauvres pour ne pas avoir besoin d'aides, encore trop riches pour y prétendre, et surtout « ils sont tellement vulgaires » ma chèère, des « franchouillards » qui tiennent encore aux valeurs, au vieux pays et à ses symboles. Des « ploucs » quoi aux yeux de cette gauche qui pense et qui profite...

     

    L'autre gauche, plus authentique, se réduit de plus en plus à la portion congrue. C'est une troupe hétéroclite de militants du PCF, d'anciens gauchistes, de vieux syndicalistes. Je me suis d'ailleurs souvent aperçu que moi l'anarchiste de droite, le « réac », le méchant catholique plutôt traditionnel je partageais plus avec certains parmi eux qu'avec des thuriféraires de par exemple « Les Républicains ». Pour une raison finalement toute simple qui n'est pas très compliquée à comprendre, ils sont au fond tout aussi « réacs » que moi pour la plupart. Que ce soit sur la disparition de la transmission des valeurs ou de la culture...

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  • Qui est vraiment à gauche en France en 2014 ?

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     Au delà des petites taquineries sans méchanceté aucune (croix de bois, croix de fer si je mens je vais en enfer) que recèle ce petit article, ce ne sont pas les idéaux élevés que certains communistes et marxistes (ils sont rarissimes) portaient en eux que je moque. Je songe entre autres à un vieux monsieur cheminot retraité qui avait fait les « grèves de 36 » et en parlait encore avec des sanglots dans la voix suscitant l'émotion. J'aimais bien ce monsieur qui parlait des trains avec passion avec moi qui ait emprunté depuis l'enfance tous ceux qui existent ou presque en France et ailleurs.

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    Bien entendu, pour le « méchant réac » que je suis, l'« anar de droite » irrécupérable que tu as encore l'indulgence de lire ami lecteur, l'idéologie issue des livres de Marx et Engels, que j'ai lus et pus étudier et en tirer profit en fac (Quel bonheur !), ne peut mener, quelle soit la manière dont elle est appliquée, stalinienne, pas stalinienne, maoïste, trotskiste, gentille, pas gentille, qu'à une utopie forcée, un bonheur imposé selon des vues très arbitraires aux peuples, contre leur liberté et donc insoutenable, même si ces vues naissent de bonnes intentions sincères, celles-ci ayant causées au cours du sinistre vingtième siècle quelques dizaines de millions de morts un peu partout.

     

    Mais l'Enfer est pavé de bonnes intentions...

     

    Le libéralisme, qui est aussi une idéologie globalisante me répugne tout autant, voire encore plus, par son ambition d'englober et de quantifier tous les désirs humains, jusqu'aux rêves et cauchemars, jusqu'à l'amour qui devient un bien comme un autre que l'on vend et que l'on échange sans plus de questions ou de remords, les citoyens consommateurs que sont devenus les peuples autrefois souverains se soumettant passivement dans la joie et la bonne humeur à des injonctions d'achats tous plus débiles les uns que les autres.

     

    Certains en viennent même à parler de « liberté de consommer », comme si la consommation n'était pas soumise à des mécanismes par nature ne faisant jamais appel au libre-arbitre, comme si elle n'était pas une autre forme d'esclavage, abject car consenti en courant vers l'abîme spirituel, intellectuel, culturel et social que cette avidité produit.

     

    A notre époque manichéenne, mon dégoût du libéralisme me rend finalement, moi, le « salaud social-traître » (TM°), l'infâme catholique « vipère lubrique conservatrice » (TM°) de tendance traditionnelle, cerise sur le gâteau, plus à gauche que Hollande et tout le Péhesse réunis, voire même que des types comme Pierre Laurent ou Jean-Luc Mélenchon qui eux aussi et quoiqu'en pensent leurs soutiens font bel et bien partie de l'oligarchie libérale-libertaire, tenant encore quelques miettes du pouvoir auxquelles ils s'accrochent comme le morpion à l'intimité du membre (uh, uh, uh) du service d'ordre du PC. Aucun d'eux ne remet vraiment en cause l'Union Européenne et son fonctionnement dépendant des diktats monétaristes de la BCE et monsieur Trichet, un des dirigeants réels du continent.

     

    Et les protestations éventuelles que provoquera ce passage ne changeront rien à cette évidence, à ce fait objectif.

    melenchon-parcours-politique-604-564x261.jpgC'est justement car ils font partie des oligarques, tout comme il est vrai un peu plus la famille le Pen, qu'ils conservent et conserveront leurs « ronds de cuir » bien douillets dans les « JT » et chaînes d'infos, de par leur rôle de « bons clients », de « repoussoirs » utiles des sociéto-libéraux et des libéraux-libertaires. Ce qui m'étonne toujours et me révulse personnellement, c'est que ces « coqs de village » prétendent encore parler au nom des petits, des travailleurs et des humbles que concrètement ils ont quant à eux abandonné, je ne parle pas ici des personnes de bonne volonté militants communistes ou « Front de Gauche » qui peuvent faire aussi du bon travail de proximité.

     

    Eux et leurs séides, tous ces bourgeois vraiment à gauche, plus à gauche qu'eux tu meurs foudroyé, je m'étonne d'ailleurs, que ne redistribuent-ils pas leurs revenus, parfois conséquents, que ne collectivisent pas leurs biens ? Voilà des gestes qui seraient forts et rassembleraient du monde autour d'eux, et qui éloigneraient le risque de retour des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°) refrain habituel et éculé qu'ils ont tous entonné dimanche soir en attendant les défilés « citoyens » qui auront lieu quand le FN sera premier parti de France aux Européennes car ils sont encore et toujours coupé du peuple, le « pays légal » ne comprenant rien au « pays réel »...

     

    portrait de Pierre Laurent sur le site de "l''Express"

     

    image de monsieur Mélenchon prise sur ce blog

  • Lettre cruelle à une jeune femme moderne qui rêvait de justice sociale...

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    Lettre également sur Agoravox

    ...Et qui est devenue « réaliste ».

    photo ci-dessous prise ici

    1992-412%20Femme%20Actuelle-04.jpg

    Une fine mouche me l'a fait remarqué dernièrement, finalement dans la plupart des textes que je commet sur le web, je m'adresse à toi, ou je parle de toi. Comme disait l'autre, « Cherchez la femme ». Car maintenant je dois le reconnaître, elle avait tout à fait raison.

    Les grandes envolées, l'ironie, la causticité, les sarcasmes et un certain cynisme, tout cela naît de blessures le plus souvent mal refermées ou pas refermées du tout. Donc, aujourd'hui, j'ai décidé de ne pas tricher et de parler directement de ta personne tout en m'adressant directement à toi, qui lis mes textes.

    Est-ce à dire que je vais être d'un romantisme échevelé dans la suite de cette lettre ?

    Tout comme moi, je sais que tu as horreur des grands sentiments pleins de sucre et de sirop de bois de rose.

    Tu es ce que l'on appelle une jeune femme moderne.

    Tu as réussi ta carrière, tu as un bon poste, un bon salaire aussi, des tas de responsabilités, et des subordonnées dévoués à ta cause. Tu as choisi librement ta vie amoureuse, ou du moins c'est ce que tu voudrais laisser croire. D'ailleurs, tu ne veux pas choisir. Tu veux vivre avec une femme ou un homme et continuer à te laisser séduire ou séduire d'autres femmes ou d'autres hommes.

    Et puis, j'ai vu la photo que tu as laissé sur Facebook, une photo que je trouve triste, on te voit toute seule tenant une bande sur laquelle est marquée ton âge, les reliefs de ce qui semble être un repas de fête juste devant. J'ai trouvé ça finalement assez pathétique, sans ironie aucune, dans le sens que l'impression qui domine de cette image, c'est surtout ta solitude, malgré le bronzage savamment étudié, ta coiffure déstructurée avec style et modernité, le look de femme indépendante et encore jeune malgré tout.

    Sans enfants, cela prend trop de temps, n'est-ce pas ?

    Plus jeune, tu ne voulais pas choisir déjà, tu jouais aussi un rôle. Cela ne me dérangeait pas car j'étais une des rares personnes qui avait le droit à la vraie « toi ». J'étais le plus gâté en somme. Il faut dire que j'étais déjà assez caustique, et que tu savais que le jeu des masques ne m'aurait pas plu.

    C'était une complicité de tous les instants, et pourtant qui aurait cru qu'elle aurait pu exister : j'étais catholique, plutôt du genre « anar de droite », je n'ai jamais rien caché.

    Toi tu étais communiste, très engagée, tu distribuais les tracts les veilles d'élections, et tu étais de permanence dans les bureaux de vote à toutes les élections.

    Maintenant, comme tu as cru mûrir, et que tu t'es habitué aux moquettes profondes des bureaux des décideurs, que tu as même travaillé pour une banque, tu as songé qu'il était temps de devenir réaliste.

    Enfin...

    Réaliste...

    Manière de parler.

    A savoir, accepter quelques injustices, un petit compromis, le plus important, n'est-ce pas, c'est que les choses progressent petit peu par petit peu, tu ne te révoltes plus comme avant face aux profiteurs, aux maîtres du monde ou proclamés tels.

    C'est donc plus une manière de te résigner, et non du réalisme.

    Pour ces raisons, je n'ai pas été étonné de te retrouver à « Terra Nova », et dans le sillage d'un des soutiens de Dominique Strauss-Kahn qui est quant à ses convictions réelles à l'inverse de celles que tu affirmais quand tu avais vingt ans. Il est libéral dans les faits, avec quels aménagements d'un côté ou de l'autre pour donner l'impression qu'il reste de gauche.

    Ce qu'il n'est pas...

    Ou plutôt ce qu'il n'est plus :

    A force de se gaver de bonnes choses, le foie se charge de mauvaises humeurs, le cœur se gonfle de graisse qui gêne la circulation, on respire moins bien, on se dit, pourquoi faudrait-il se passer de ces privilèges et partager les richesses ? Te souviens-tu de « Ruy Blas » :

    Acte III scène 2 :

    «  Bon appétit, Messieurs ! ô ministres intègres Conseillers vertueux, voilà votre façon de Servir, serviteurs qui pillez la maison. »

    Toi qui étais si soucieuse de la liberté et de l'indépendance des femmes, as-tu remarqué que la parole d'une pauvre dame de ménage ne compte pas beaucoup pour eux, dans leur progression vers le pouvoir ?

    Et que le plus souvent, ce sont toujours et encore des hommes qui tirent le bénéfice des réalisations que des femmes comme toi achèvent ?

    Alors, oui, bien sûr de temps en temps, on donne une sorte de hochet aux femmes de ton parti, pour les distraire, une réunion par ci, un congrès par là, une plaquette, une brochure avec beaucoup de grands mots pour assurer qu'il y a un grand souci des droits des femmes au PS. Mais finalement, ce sont toujours les hommes qui sont placés au premier rang sur la photo.

    Je ne sais pas ce que tu ressens à ce sujet maintenant, mais tu n'aimais ni l'ironie, ni la dérision avant, tout en la pratiquant d'ailleurs à grande échelle.

    Tu disais que c'était trop facile. Peut-être l'est-ce effectivement ? Mais c'est aussi une manière d'atteindre à plus de lucidité, donc à être plus réaliste. Et être réaliste de cette façons conduit à rejeter tous les compromis avec ce que l'on pense, et ce que l'on est...

  • Trente ans pour embellir une légende politique - d'un 10 Mai à l'autre

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    On commémore aussi sur Agoravox

     Je me souviens bien de la mort de François Mitterrand le 8 Janvier 1996, du chagrin sincère d'un de mes amis, qui mit une cravate noire, et alla à la messe officielle célébrée par Monseigneur Lustiger le 11 du même mois, qui fut décrété jour de deuil national, à Notre Dame de Paris. Il acheta tous les journaux en parlant, et était réellement effondré par ce décès comme s'il eut perdu un de ses proches.

    france_affiche_mitterrand_1988_2t.jpgMon ami croyait encore sincèrement que l'élection de Mitterrand avait été portée par des idéaux élevés et généreux, et que si ces idéaux s'étaient un peu perdus du fait de la pratique du pouvoir, ils étaient encore bien présents quinze ans après l'arrivée au pouvoir du candidat du « Programme Commun », candidat qui n'était même pas vraisemblablement de gauche.

    Il croyait comme beaucoup encore maintenant en la carrure gaullienne de François Mitterrand, capable de rassembler toute la gauche, et de prendre des communistes au gouvernement (on sait maintenant que c'était surtout une stratégie pour couler le PCF), et de fédérer toutes les bonnes volontés, même de droite, pour amener à plus de bien commun.

    C'est quand même un peu un comble d'ailleurs que le plus anti-gaulliste des adversaires de De Gaulle se pare depuis sa mort des mêmes vertus prêtées au général.

    On peut voir ici que après sa jeunesse passée avec les « Camelots du roi », sa sympathie pour « la Cagoule » (où l'on retrouve aussi le mari de Madame Bettencourt) de Maurice Pujo et Eugène Schueller, et même après la Seconde guerre mondiale, et ce malgré ses activités réputées nombreuses de résistants, il conserve des accointances nombreuses avec ses sulfureux anciens amis, qui le font bénéficier de leurs largesses.

    On se souvient aussi des liens qu'il maintiendra très longtemps avec René Bousquet, ordonnateur pendant la guerre de la déportation des juifs pour Vichy.

    Je me souviens également très bien de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République le 10 mai 1981.

    Il aurait été facile bien sûr d'évoquer l'affaire de l'attentat de l'Observatoire, affaire tragi-comique certainement organisée par François Miterrand lui-même, ceci afin de regagner les faveurs de l'opinion publique, ceci après avoir été un des derniers ministres de l'intérieur de la IVème République, quand Mendès-France était président du Conseil, et on se souvient que dans le cadre de cette fonction Mitterrand fit tirer sur la foule en Algérie.

    Dans un semi-brouillard cotonneux, le 10 mai 1981, j'avais la grippe, j'ai entendu la déception de mes parents qui ont cru, voyant apparaître un crâne chauve que c'était de nouveau Giscard pour sept nouvelles années, puis leur soupir là encore de déception en comprenant que c'était Mitterrand qui avait été élu.

    Le lendemain, au collège, la plupart des professeurs nous ont fait sortir et ranger dans la cour pour nous annoncer que tout était désormais possible maintenant que le pays était sorti de l'ornière conservatrice, que l'accomplissement des « cent-dix propositions » du candidat de gauche allait amener paix, bonheur, liberté, égalité et prospérité dans une France alors perdue dans les ténèbres puisque selon le mot de Jack Lang elle « était passée alors de l'ombre à la lumière ».

    Etre réalistes c'était demander l'impossible.

    A l'époque, il apparaît que personne ne se rendait compte que la crise commencée en 1973, suite à l'augmentation des prix du pétrole et surtout par la déconnexion du dollar de l'or par Nixon en 1971, aggravée en 1979, allait durer jusqu'en 2011 finalement, amenant un chômage structurel (anecdotiquement, après la deuxième crise du pétrole, tout le monde pensait qu'avec un litre d'esence à 5 francs plus personne ne roulerait en voiture, à 1 euro 55 soit une dizaine de francs on voit ce qu'il en est).

    635913_mitterrand-mai-81-elections.jpgPour être honnête jusqu'au bout, il faut reconnaître que la politique keynésienne menée par le gouvernement d'Union de la Gauche aurait pu donner des fruits si celui-ci avait plus tenu compte de l'ouverture de la France sur l'extérieur et de l'interdépendance avec les pays européens. Ceux-ci ont pêché finalement par excès d'optimisme et de patriotisme.

    Nous, nous étions bien sûr ravis, car ils ne nous firent pas cours pendant deux jours, nous devions parler de nos rêves, discuter avec eux de nos désirs.

    Fût même créé un « ministère du temps libre » afin d'organiser tout ce bonheur dont les français allaient pouvoir bénéficier.

    Nous, les élèves, entendions les professeurs annoncer qu'enfin les fruits de « 68 » allaient pouvoir être récoltés.

    Nous avons vécu quelques mois d'euphorie trompeuses. Il n'y avait plus de punitions, plus de mauvaises notes, les mauvais élèves s'entendaient bien avec les bons qui les faisaient travailler.

    On nous assurait que notre avenir à nous les jeunes serait rose et serein, idyllique.

    A la télévision, dans les médias, dans les journaux, excepté les indécrottables réactionnaires désignés à la vindicte publique, car incapables de reconnaître les bienfaits et les progrès que cette élection allaient permettre, tout les artistes, chanteurs, écrivains et journalistes, ou presque, se disaient un peu, beaucoup, énormément de gauche, et ce depuis longtemps, sauf qu'avant ils n'osaient pas le dire, certainement par timidité.

    Curieusement, trente ans plus tard, les mêmes militants qui étaient à la Bastille au soir du 10 mai, qui croyaient tous en l'état de gràce, assurent qu'ils n'étaient pas si crédules et qu'ils savaient bien que Miterrand n'allait pas concrètiser tout le projet présenté ces années là.

    On me rétorquera que deux ans après 1981, dés le retour de la rigueur, et lors de la première dévaluation du franc, les mêmes prétendaient déjà devant qui voulaient les entendre qu'ils n'avaient pas voté pour l'ancien maire de Château-Chinon vingt-quatre mois auparavant. C'est toujours drôle ce genre d'amnésie collective, c'est un peu comme lorsque l'on cherche les électeurs de Nicolas Sarkozy en 2011, quatre ans après, personne ne se souvient avoir fait partie des 53,06 % à avoir glissé leur bulletin dans l'urne pour lui.

    En 1989, lors des célébrations du Bicentenaire de la Révolution Française, on crut revenue l'euphorie des débuts du septennat. Les français se rappelèrent qu'ils étaient passé une première fois « de l'ombre à la lumière » lors de la « nuit du 4 Août » qui abolit, on le voit bien encore maintenant, tous les privilèges, c'est bien connu. Bien sûr, il y eut quelques fausses notes, d'affreux sceptiques osèrent évoquer les « massacres de septembre » commis en 1792 ou le « populicide » commis suite aux guerres de Vendée.

    Et ce malgré l'article de la constitution qui prévoyait pour le peuple le droit à l'insurrection énoncé dans la déclaration des droits de 1793, un droit visiblement perçu comme étant à géomètrie variable pour le pouvoir de l'époque.

    Pour contrer ces horribles personnages on les traita bien sûr de fascistes ou de réactionnaires, de séides de l'extrème-droite, oubliant que l'inventeur du terme « populicide » était Gracchus Babeuf, un révolutionnaire radical.

    Ce ne sont pas les turpitudes sentimentales de François Mitterrand qui étaient choquantes, ni finalement le fait qu'ils les aient caché très longtemps.

    C'était du ressort de sa vie privée, qu'il menait comme il l'entendait, séducteur compulsif comme beaucoup d'hommes de pouvoir.

    Une chose cependant peut encore scandaliser légitiment quant à celle-ci c'est que Mazarine ait largement profité d'un ascenseur social méritocratiquement express ainsi que plusieurs proches de Miterrand, d'autres par contre ne lui convenant pas étant voués à l'anathème.

    L'aveuglement demeure sur Mitterrand, la fascination pour le personnage aussi comme on le voit dans « Le promeneur du Champ de Mars » ou dans le spectacle d'Olivier Py le concernant, « Adagio [Mitterrand, le secret et la mort] ». C'est toujours pour beaucoup de militants de gauche l'incarnation d'un espoir politique, d'un espoir de changement radical, qui n'est jamais venu après le 10 mai 1981, à l'exception de quelques aménagements cosmétiques.

    Par ici un réquisitoire de Desproges contre LE Mitterrand...

    Ci-dessous la nostalgie du 10 mai 1981

  • Le deuxième livre de Frédéric Seaux

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    seaux.jpegL'image s'agrandit en cliquant dessus.

    C'est un livre d'histoire très intéressant de Frédéric Seaux, éditeur, journaliste, correspondant de presse, animateur radio et professeur en lycée professionnel.

    C'est aussi le premier livre publié par sa maison d'éditions, "Cogito Ergo Sum".

    Le blog de cette toute nouvelle maison

  • A peine commencée pourquoi la campagne présidentielle lasse déjà

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    Article en discussion sur Agoravox

    la "Terre sainte de la médiocratie" est aussi sur Agoravox

    Commençons cet article par un avertissement au lecteur, il ne s'agit pas ici de tomber dans « le tous pourris, tous nuls » concernant les politiques mais au contraire que la politique retrouve sa vraie place face à la prépondérance actuelle du « tout économie ».

    Assemblee-Nationale-paris.jpgLa campagne présidentielle a déjà largement commencé.

    C'est tout le problème du quinquennat, à peine la précédente est-elle finie que ça reprend de plus belle quand on pense s'être débarassé une bonne fois pour toutes des discours creux, et des grandes déclarations pompeuses mais vides. Les candidats commencent donc à se déclarer un peu partout, à exposer leur credo politique, bien sûr toujours généreux et favorisant l'épanouissement de la communauté.

    A les entendre, les politiques ne pensent qu'au bien commun.

    On peut même penser qu'ils sont sincères, de DSK à Mélenchon, de Bayrou à Marine Le Pen, alors que l'on sait bien qu'au fond ce qui compte pour eux c'est de se construire un avenir professionnel et personnel qui leur assure le confort matériel qu'ils estiment nécessaires quant à leur mission, se percevant tous comme choisis par le destin pour conduire le destin des êtres humains moins brillants qu'eux à leurs yeux, un peu comme n'importe quel commentateur politique se donnant d'autorité une capacité de jugement plus fine que le commun des mortels dont il est certain de ne plus faire partie.

    Économiquement, pourtant, on peut penser, sans trop s'avancer, que le PS, L'UMP mais aussi le Modem mèneraient finalement la même politique économique, avec quelques variantes par-ci, par là, un peu de social pour faire passer la pilule, ou quelques petits cadeaux fiscaux aux électeurs.

    Le projet du PS est suffisamment vague pour que le candidat qui sera désigné par les primaires puisse s'en accommoder par quelques ajustements là où il le désire. A le lire, le projet du PS ne remet pas en cause l'hyper-libéralisme et n'a dans son havresac que quelques adaptations cosmétiques. Il se focalise sur des dépenses publiques à court terme qui pourraient sembler séduisantes si l'on oublie que les gouvernements nationaux n'ont que très peu de marge de manoeuvre dans l'Union Européenne, étant soumis aux diktats de la Banque Centrale Européenne et de son directeur qui demande quant à lui une réduction des dépenses et emprunts publics.

    Quand on sait que le PS est clairement pro-euroépaniste, cela semble donc contradictoire. Dans leur projet l'état reste encore plus ou moins présent, mais il n'a que peu de rôle vraiment décisionnaire.

    Au bout du compte ce seront les marchés qui décideront tout comme à l'UMP.

    Quant à s'accorder avec les politiques fortement suggérées par Jean-Claude Trichet, l'UMP n'a pas à s'inquiéter, son projet consistant surtout à baisser les impôts pour les catégories sociales où l'on vote le plus pour ce parti. Nulle part dans ce projet, on ne trouve de remise en cause réelle et concrète de la politique monétariste du président de la BCE, que l'on voit encore dans cette vidéo appeler à une politique publique encore plus économe, à un état de moins en moins prégnant. A l'UMP, beaucoup de responsables (voir à ce lien) ne cachent pas que ce qu'ils appellent de leurs voeux c'est la création d'un grand marché transatlantique.

    On notera ici que si ce grand marché est dans les projets de l'UMP et du PS il l'est aussi dans ceux du Modem qui présente des propositions libérales sur tous les plans ne divergeant que sur peu de choses de l'UMP, au Modem on serait un chouïa moins conservateur sur le plan moral.

    On voit également ce projet de grand marché transatlantique rassemble puisque « les verts » (leur projet ici) y sont également favorables par conviction internationaliste pour eux, en étant aveugles quant aux conséquences économiques.

    Sur le site des eurodéputés d’Europe Écologie, on trouve aussi le passage suivant :

    « Les Verts/Alliance libre européenne est un groupe parlementaire européen composé des Verts et des représentants des nations sans état (“régionalistes”) ».

    Pour en mesurer la signification, on se reportera avec profit à l’article « Europe Écologie », « Europe Ethnies » d’Yvonne Bollmann publié par l’Observatoire du communautarisme le 06 juillet 09.

    Curieusement, on notera également que les médias n'accordent que peu d'importance à ce genre de votes pourtant radical quant à ses conséquences sur l'avenir de l'Europe et de la France, une idée qui plaît de moins en moins aux politiques des partis dits traditionnels, même à l'UMP où l'on se pose en ce moment en garants de la laïcité et en défenseurs du pacte républicain, déjà bien entamé.

    Il faut quand même signaler malgré tout que la politique de l'UMP sur ces questions, cynique et électoraliste, part de préoccupations et d'inquiétudes fondées.

    Ce sont ces préoccupations et ces inquiétudes, auxquelles on n'offre aucune réponse qui font le socle du Front National. Et ce n'est pas en calomniant les électeurs du FN, ou leurs candidats, ou en les traitant de « cons » comme Sophia Aram et d'autres que l'on règlera le problème.

    C'est un peu dommage que pour argumenter face à Marine Le Pen on ne trouve rien de mieux que d'exposer au tout-venant ce qui relève de la vie privée et de la morale personnelle, sans s'inquiéter des conséquences (voir à ce lien l'« affaire » « Anggun », on note sur cette « affaire » que les bons apôtres et les commentateurs qui n'ont de cesse d'habitude de hurler au retour de l'Ordre Moral et des Heures Les plus sombres de notre histoire (Tm) se comportent ici en inquisiteurs des plus sévères ou en indics' de basse police).

    En parcourant le programme du FN, on constate que s'il est enrobé de nationalisme et de flonflons patriotes, il est très proche quant à l'économie de celui de l'UMP et du PS ou du Modem. C'est d'ailleurs logique, la plupart des politiques admettent parfaitement, sans trop le dire, l'allégeance de la nation aux directives européennes.

    Quand on s'intéresse aux « petits » candidats, de Nicolas Dupont-Aignan de « Debout la République » à Jean-Luc Mélenchon du « Front de Gauche » en passant par Olivier Besancenot du « NPA », on remarque surtout une chose ou deux.

    Finalement, derrière les formules pétaradantes, les grandes déclarations grandiloquentes, il n'y a pas grand-chose de concret.

    On attendrait pourtant un grand mouvement de protestation centré sur la précarisation de la situation des salariés, des employés, des ouvriers, de remise en cause tangible et bien claire de la politique de la BCE. On se limite beaucoup aux conflits d'intérêts personnels d'ailleurs mis en scène avec complaisance dans les médias (voir ici le débat Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon). Et finalement, les héraults de la République sociale et révolutionnaire, même eux, peuvent être tout sucre tout miel avec celle qu'ils traitent de fascistes par ailleurs (voir ici cette instructive vidéo).

    Ces « petits » candidats, Christine Boutin compris, ressemblent de fait à des fusibles, ou des pantins manipulés de près ou de loin par les « grands » partis pour s'assurer le pouvoir sans peine, sachant que ces « petits » candidats seront bien dociles quant il s'agira lors d'un deuxième tour d'élire.

    Et je ne suis pas tout à fait sûr que les militants chez les uns ou les autres soient prêts à un changement de société pour plus d'égalité. On voudrait que les syndiqués, au moins, qui se mobilisent pour défendre leurs statuts, ce qui est somme toute légitime, se mobilisent et se déplacent contre la précarité plus souvent au lieu de se contenter de quelques lignes alibis en bas des tracts.

    Bref, ce que l'on aimerait, c'est que les politiques, et les militants au bout du compte très dociles, le soient beaucoup moins et qu'ils fassent preuve de courage, au risque de perdre leur situation, leur rond de cuir...

    Ci-dessous un "bêtisier"

  • Les Cantonales et les Heures Les Plus Sombres de Notre Histoire

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    En discussion sur Agoravox

    Depuis dimanche on nous rebat les oreilles des poncifs habituels, le retour des z-Heures Les Plus Sombres De Notre Histoire (tm), sans que cela ne réponde aux questions des électeurs en particulier, des citoyens en général. On rappelle les souvenirs du fascisme, du nazisme et autres dictatures atroces. On parle de Front Républicain contre le Front National car ce ne serait pas un parti démocratique. Il y a donc une chose qui n'est pas logique, si le FN promeut des opinions illégales, contraires aux lois de la République, il faut carrément l'interdire, être cohérent jusqu'au bout.

    Les-cantonales_scalewidth_630.jpgSur le splendide « café du commerce » qu'est parfois Internet, on trouve des idées parfois intéressantes, en oubliant de temps à autres qu'il faudrait aussi pour éviter ce genre de problématique exercer ses devoirs de citoyen et rappeler aux politiques qu'ils sont là pour le Bien Commun et non pour celui uniquement des banquiers et des privilégiés de tout poil qui, en ce moment, pratiquent le clientèlisme à un niveau encore rarement atteint depuis la nuit du 4 Août, où parait-il, tous les privilèges furent abolis.

    On sait bien de toutes façons qu'en 1789 les bourgeois ont pris le pouvoir et qu'ils le gardent depuis. A l'époque, ils affichaient plus clairement les choses, la démocratie était censitaire, et la Loi le Chapelier interdisait toute association ouvrière, maintenant il est pénible de les entendre parer leur égoïsme foncier de classe de discours lénifiants vaguement humanitaristes.

    On traite les électeurs du FN de cons, car ils sont forcément cons de ne pas voter comme on leur dit de voter aux yeux de nos belles élites politiques et intellectuelles. Nous parlons d'élite, dans le « Libération » d'aujourd'hui on peut lire une interview de Nadine Morano, qui si elle avait eu du temps à elle aurait certainement inventé l'eau tiède affirmer en page 3 de ce journal que « nous avons le devoir d'éclairer les électeurs sans les contraindre ».

    En gros, c'est mieux quand même s'ils votent dans le bon sens.

    Tout vote qui ne pas dans ce sens est anti-démocratique.

    C'est une erreur grossière, et complètement stupide, de faire de la « reductio ad hitlerum » jusqu'à la nausée car le racisme, la xénophobie, l'abandon de la liberté des peuples au profit des puissants, ce n'est pas le fait de nostalgiques du IIIème Reich en imper caoutchouc ou de skins bas du front.

    Tout cela venant des « braves gens qui n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux » (voir la suite de la chanson de Brassens par ici).

    J'en veux pour preuve deux anecdotes que je certifie absolument véridiques.

    La première se passe dans un supermarché d'une petite ville. Un clochard, sentant mauvais, était dans une file d'attente à une caisse attendant son tour. La plupart des personnes qui étaient derrière lui, ainsi que la caissière, reniflaient bruyamment et avec ostentation, sans oser dire quoi que ce soit quand même car les bonnes gens étaient courageux mais pas téméraires. Une fois qu'il eût payé, en toute petite monnaie, sa bouteille en plastique de « velours du duodénum », et qu'il fut sorti du magasin, j'assistai alors à un déchainement de remarques sur le pauvre homme qui n'avait certes pas le dos assez large pour toutes les recevoir.

    Et chacun d'y aller de sa suggestion pour résoudre la question :

    « Faudrait les parquer à la sortie des villes ces gens là »

    « Faudrait aussi les obliger à se laver »

    « Et pis faudrait aussi les obliger à travailler passque c'est quand même des fainéants »...etc ad lib

    En moins de dix secondes, des quidams, des pékins moyens venaient de réinventer le principe des camps de concentration. Comme tous les salauds ordinaires, ils venaient de le faire bien sûr en prétendant que c'était pour le bien de ceux qui y seraient enfermés. Dans la file, aucun skin, aucun nostalgique d'Ordre Noir : deux retraités, un jeune homme, trois ou quatre bureaucrates, deux jeunes filles ordinaires et un professeur.

    L'autre histoire se déroule dans un tout petit village, tout mignon, fleuri, et se voulant accueillant, mais pas pour tout le monde. Il y avait 800 habitants, tout le monde se connaissait, se tutoyait, et faisait au moins semblant de s'apprécier devant les étrangers au coin. On tâchait de faire bonne figure. Quand un jour le vieux médecin qui y exerçait décida d'aller finir ses jours au soleil à moins qu'il en ait eu assez de la sclérose mentale gagnant les personnes habitant ce petit bourg.

    Il vendit son cabinet à un médecin marocain. Bien intégré, ses gosses mis dans une boîte privée non loin, une famille déjà de provenance extérieure au village mais en plus d'origine maghrébine, c'était de trop.

    Ce n'est pas que les villageois se conduisirent avec eux méchamment ou durement. On faisait comprendre que l'on préférait aller consulter ailleurs si c'était comme ça plutôt que lui. C'était des petites remarques blessantes mais jamais lourdes ou carrément racistes, la boulangère n'avait jamais de monnaie pour rendre à son épouse, le cafetier faisait toujours des « blagues » sur le fait qu'ils ne boivent pas de vin (des blagues « pas méchantes c'est pour rire » comme disent ceux qui ont toujours à la bouche des plaisanteries pas drôles et blessantes).

    Le tout créait une ambiance délétère qui fut tellement insupportable que le nouveau médecin décida de plier bagages avec sa femme et ses enfants.

    Bien sûr, une fois qu'il fut parti, on fit comprendre que c'était de leur faute, qu'ils étaient trop ci, pas assez ça, qu'ils étaient susceptibles « ces gens là » quand même. Les villageois n'étaient pas encore une fois des semi-gorilles en « bombers », crâne rasé, des admirateurs d'Adolf ou de Benito, il y avait de tout parmi eux, y compris des électeurs de gôche qui donnaient pour les petits n'enfants africains, « des pétroleurs syndiqués, des anars inscrits à la sécurité sociale ».

    Voir ci-dessous la scène du film "Archimède le clochard" dont est extrait ce dialogue.


    Ah ils sont beaux les réformateurs du monde!! par -mirinda-

  • La comédie continue... - D'Hénin-Beaumont à Londres

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    march%C3%A9%20d%27h%C3%A9nin-beaumont.jpgCe dimanche, la comédie continue. On agite le spectre du nazisme, on nous refait le coup de la patrie en danger à Hénin-Beaumont. Et puis rien. Personne ne se demande pourquoi les électeurs votent pour Marine le Pen, personne ne se pose de questions. On les montre comme d'affreux ploucs racistes sans cervelle, des franchouillards de base fans de Djonny, le bob vissé sur le crâne, la gitane maïs au bec, le cauchemar du bobo. A mon avis, c'est peut-être plus complexe, et plus simple en même temps : la vieille dame qui se fait piquer son sac six fois dans l'année, elle en a marre qu'on lui fasse le coup de la France Bennetton, du "tout le monde il est tellement sympâââ", elle sait bien que l'on n'est pas encore vraiment dans la France multiculturelle quand des jeunes femmes s'en-closent volontairement dans une prison de tissu, reniant volontairement leur humanité. On nous parle encore d'éducation, et de pédagogie là-dessus comme Anne Hidalgo qui est ou très naïve ou très cynique ; le commerçant qui se fait braquer pour la vingtième fois en deux ans il finira par partir si les voleurs ne sont pas mis au frais. Les petits caïds de cité qui terrorisent les quartiers sont des miliciens aussi violents que ceux des totalitarismes, compensant leur inadaptation à la société en se vengeant sur les femmes et leurs gosses, leur origine on s'en fout à la rigueur, ça ne règlera pas le problème. Je me souviens pour ma part de cette éducatrice de gôche me faisant l'éloge de l'intégration, tout ça, et puis dix secondes plus tard me conseillant de ne pas prendre telle classe "parce qu'il n'y a que des maghrébins", deux poids deux mesures, et puis on a peur pour les pneus de la bagnole. Il y en a marre de cette hypocrisie.

    Pendant ce temps, à Londres, des parlementaires se sont fait épingler par la presse pour leur malhonnêteté, certains poussés à la démission. Ils se faisaient rembourser l'une ou l'autre fantaisie par l'argent de l'état. Chez nous les mêmes ne font rien, n'essaient pas de règler les problèmes, s'en tiennent à leur clientèle électorale, se font payer autant de fantaisies sans avoir à les justifier (et gare, celui qui demande des comptes sur l'utilisation de l'argent des citoyens par ses représentants est un salaud de poujadiste, même si personne ne sait plus qui était Poujade, peu importe, les références politiques baignent en France depuis 45 dans un présent perpétuel commode) et l'électeur ou cochon de payant les remet en selle quand ces hypocrites sonnent le tocsin à la "télé", balancent des lieux communs, déversent de la guimauve par tombereau, ressassent toujours et encore les mêmes clichés idéologiques jusqu'à la nausée, font la leçon à l'électeur dont ils se targuent encore d'être les lumières, favorisant par ce comportement des Marine le Pen. Cela m'a rappelé avril 2002 et le fameux "sursaut citoyen" que l'on attend toujours, maintenant on a l'impression que "sursaut citoyen" voulait surtout dire "déconnez pas, continuez de voter pour nous, on perdrait de bonnes retraites, on fera rien, on continuera à se coopter entre nous, à détricoter le service public mais on vous servira toujours la soupe de mièvreries qui vous plaît tant".

  • Les français sont-ils encore des veaux sans cervelle ni mémoire ?

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    60% d'abstentions, 28.4% pour l'UMP ; les français étaient et restent des veaux

    veaux-blanc.jpg

     

  • Aller jusqu'au bout de ses idées

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    ana_ar_050507.jpgActuellement, ils ne sont pas très nombreux ceux qui vont jusqu'au bout des idées qu'ils affichent, sauf à droite, les libéraux finalement se comportent exactement comme on l'attend d'eux, ni plus, ni moins, Sarkozy compris, il flambe comme tout bon notable UMP. Quelques uns à droite voudraient bien que l'on reparle de valeurs ou de traditions, et puis finissent toujours par rallier les premiers. Les bourgeois qui affichent quant à eux des idées plus libertaires ou plus progressistes n'assument pas de partager exactement les mêmes privilèges et de finalement ne pas aller jusqu'au bout de leurs théories qu'ils assènent à longueur de dîners mondains ou pas, ou de blogs. Dans leur esprit embrouillé, si j'ai des idées plus ou moins libertaires, je ne suis plus un bourgeois, d'un coup de baguette magique, les privilèges disparaissent. A ceux qui leur rappellent leurs idéaux et qu'ils ont des privilèges exorbitants, ils répondent, c'est l'excuse magique, qu'ils sont "poujadistes", ou "poujados", référence bien désuète d'ailleurs ou élitiste de nos jours. C'est trop facile, les idées ou un mode de vie ne font pas disparaître du tout le fait que l'on profite du système, ce serait tellement simple.

    pariscommune1871.jpgOn pourrait continuer ainsi tellement longtemps se dit le bourgeois, pour qui, de droite ou de gauche ne compte que son magot, en plaçant sa fille, sa nièce, son garçon ou tout autre membre de son réseau afin qu'ils profitent eux aussi d'un mode de vie confortable, en jouant les grandes âmes alors qu'au fond on garde une âme de rentier. Parfois ils vont même jusqu'à mettre sur un piédestal un type comme Jean-Marc Rouillan ou une fille comme Isabelle Ménigon. L'un et l'autre finalement, tout comme les anarchistes du XIXème siècle, ne font que mettre en action une vision concrète des mêmes idées souhaitées "libertaires" et se voulant progressistes des bourgeois décrits plus haut, allant jusqu'à commettre des meurtres de sang-froid si nécessaires. A ce propos, je crois que c'est Lénine qui disait que les capitalistes vendraient ou tresseraient eux-mêmes la corde pour se faire pendre. Quant à moi, une idéologie si généreuse soit-elle au départ, qui prône l'assassinat et le massacre comme préalable à sa mise en oeuvre, se désavoue d'elle-même automatiquement.

    Jusque là la seule tentative de révolution populaire et réellement populaire fût la Commune de Paris (Comme Marx le disait le premier, je crois), matée dans l'horreur par la IIIème République, des bourgeois positivistes et éclairés eux aussi pourtant. Ils ont dû l'oublier en route la Commune remettant en cause pour de bon l'iniquité sociale. Quel dommage que les communards se soient cru obligés de tuer pour des idées eux aussi, de belles idées, la justice et la liberté ! C'est malheureusement l'expression naturelle de la nature humaine qui la pousse trop souvent à la haine et que l'on retrouve à chaque fois.

     

  • Scoop : Gilbert Montagné est notre premier ministre !

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    gilbert-montagne.jpgC'est un coup de tonnerre politique, je l'ai appris ce matin seulement, Gilbert Montagné, le gentil chanteur non-voyant de "Sous les sunlights des tropiques" (que l'on peut entendre en cliquant sur le lien juste avant la parenthèse, spéciale dédicace pour toi Ninif, qui a vraiment des goûts pervers et qui l'imite très bien), il est sarkoziste de la première heure et c'est notre véritable premier ministre, c'est lui qui dirige la politique économique de notre pays. Il y avait pourtant des signes qui ne trompent pas. En effet, depuis quelques jours, les ministres du budget ou de l'économie nous disent 2007-05-18-GvtIdeal.jpgque non il n'y a pas de récession, ou çà une récession ? Tout comme le président de la Banque Centrale Européenne chez Elkabach ou DSK, il n'y a pas de récession. En fait j'ai compris, Gilbert Montagné fait semblant d'être aveugle et tellement gentil, tandis que nos ministres le sont tous par contre handicapés des yeux, et non seulement, mais aussi de la capacité mémorielle, on appelle cela "l'Alzenheimer des politiques", on dit une connerie que l'on oublie dans la minute qui suit : Madame Bachelot est la plus atteinte. De toutes façons le vrai gouvernement on l'a en bas à droite, Mireille Mathieu étant en charge de la culture et Bigard de l'Éducation (on comprend tout maintenant). Oui, je sais, je suis un type méchant qui n'aime pas les gens, faut pas se moquer des aveugles gentils, or je suis pas gentil mais j'aime çà ce qui compense, non ?

  • C'est quand que l'opposition s'oppose ?

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    On nous promettait une rentrée sociale agitée, une sorte de révolution déferlante, et puis...

    Rien. Une ou deux vaguelettes tout au plus.

    100_0125.jpgAu PS, on attend de savoir qui sera le chef pour peut-être envisager de songer à s'opposer à la politique du gouvernement. Mais attention, pour l'instant, on scrute ce que font Fillon et Sarko, on veut faire de "l'opposition intelligente", en gros on pantoufle, même si on s'amuse bien en s'invitant à des "banquets républicains" conviviaux mais sans lendemains. Au PC on va à la fête de l'Huma souscrivant au festivisme communautaire "mais là c'est pas pareil passqu'on est entre nous", on s'autocongratule mais aucune action n'en sort. A la LCR, en attendant le Nouveau Parti Anticapitaliste de Besancenot, qui rappelle partout qu'il est simple postier, oubliant les 48000 euros de sa moitié, on fait des plans sur la comète, très romantiques mais qui n'impliquent surtout pas de suites tangibles, faut pas déconner. On se lance dans de grandes et belles déclarations, et puis, on n'en fait pas plus. Rien sur les lois Dati, rien sur la politique économique, rien sur les "réformes" de l'ASSEDIC et de l'ANPE, rien sur la précarité à part deux ou trois clichés qui font plaisir à dire mais qui sont bien creux. Les profs ont fait une journée d'action mais finalement la rentrée s'est très bien déroulée, banalement, tranquillement : "on a encore quelques acquis" se disent ceux qui restent, "profitons en avant que çà change". Les 11300 suppressions de poste se font dans l'indifférence quasi-générale sans parler des précaires, contractuels enseignants ou administratifs, qui se retrouvent le bec dans l'eau mais eux savent que les "collègues" n'en ont rien à foutre au bout du compte, c'est désolant et révoltant que des chargés d'éducation aient aussi peu le sens de la communauté et de la solidarité. On pousse quelques cris d'orfraie, pour la forme, et puis on fait comme les autres, on rentre dans le rang. De toutes façons, parler de Sarkozy, de lui et seulement lui, pour encore le descendre c'est encore le mettre un peu plus au centre du débat politique. L'affaire "Siné/Val" est représentative : d'un côté l'oppostion intégrée mais inefficcace de l'autre, l'oppostion viscérale, l'on adore s'y regarder le nombril avec délices, et qui est aussi peu convaincante.

    Le fait est que Sarkozy, Fillon et Parisot n'ont aucune opposition en face d'eux. Aucune.

  • Faîtes un geste citoyen - Dégnomez

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    degnomage.jpg

    Et en plus çà se reproduit ces petites bêtes, Carla et Rachida sont enceintes, de lui, y paraît. Il ne faut pas oublier d'aller sur le site du Front de Libération des Nains de Jardin dont je suis membre depuis 1996 (cellule de Beynes dans les Yvelines, ouais je sais c'est pas sérieux, c'est pas sérieux) pour y apprendre toutes les techniques. Pas la peine d'appeler le nabot ci-contre pour vous protéger quand 50 nains corses nationalistes envahissent votre pelouse.

    Post scriptum : Et sinon c'est le quatrième jour sans un mot dans la presse pour les précaires enseignants de l'Éducation Nationale

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  • La conception bizarroïde de l'économie de l'élève Darcos

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    précaire.jpgAfin de "faire des économies", l'on a supprimé 11300 postes dans l'Éducation Nationale à cette rentrée. Afin de compenser le licenciement sec de plusieurs milliers de contractuels enseignants remplaçants, si un prof prend trois heures supplémentaires, il touche une prime de 500 Euros, soient donc 6X500 Euros=3000 euros dépensés pour compenser un plein temps. Sachant qu'un contractuel coûte 2600 Euros à l'État, le système des primes est beaucoup moins intéressant pour faire de réelles économies, car il y a un manque à gagner de 400 Euros. Je ne suis pas très matheux moi-même mais je sais faire au moins une règle de trois simple. C'est étrange, non, il y a eu des volontaires pour prendre les heures supplémentaires nouvellement créées, étonnant, non ? Mais bon, je parle boutique, et je sens que j'ennuie. Sur le blog de Jean-Luc Mélenchon, entre autres, où j'ai laissé mon texte, les commentateurs préfèrent discuter sans fin sur "qui sera le chef ?" alors que la maison brûle.  Car la précarité ne touche pas seulement les 25000 précaires de l'Éducation Nationale, mais aussi les salariés du privé et des autres secteurs de la Fonction publique. Je ne suis pas le seul, il y en a un autre. Quand les concours auront été supprimés, que votre statut aura été laminé, chers collègues, il ne faudra pas venir pleurer car c'est ce qui vous pend au nez, à commencer par le recrutement effectué par le chef d'établissement et la contractualisation du métier  c'est déjà ce qui se fait dans plusieurs lycées et collèges. Mais vous vous comportez exactement comme le type qui tombe d'un immeuble et se dit à chaque étage que "jusqu'ici tout va bien".

    Sinon, toujours pas un mot sur les précaires ni de mots d'ordre de mobilisation au deuxième jour de la rentrée des professeurs.

  • La dette extérieure française a-t-elle diminuée ?

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    sarko.jpgCette année, le montant total de la dette extérieure française se montera à 1250 milliards d'Euros tous ronds, soit bien plus que prévu par madame Lagarde, ce vieux cheval de retour du libéralisme. Curieusement, on n'en parle pas beaucoup dans les journaux télévisés et les quotidiens (excepté un encart dans "le Canard", le volatile étant toujours bien renseigné). Donc, la politique de réduction des coûts de la fonction publique française, de suppression de postes dans l'Enseignement, de précarisation accrue des salariés (le nombre de précaires va augmenter de manière exponentielle, on prévoit l'embauche de 30000 à 40000 "intermittents du tableau noir"), de baisse des subventions, des aides aux associations, ne donne strictement rien contrairement à ce qui avait annoncé aux retraités friqués, aux jeunes cons décérébrés qui sont la base de l'électorat sarkoziste. On reconnaît un arbre à ses fruits et une politique à ses résultats, celle de monsieur Sarkozy et Fillon est nulle. En plus, un des conseillers proches du nabot en chef, Nicolas Baverez, s'est permis de se réjouir de la "capacité d'adaptation" des français quand ils ont moins de pognon. C'est pas possible, mais il semble que on a moins de pognon, on dépense moins. C'est dingue, non ? 

    Sur la photo on voit le président en compagnie de représentants des nouvelles "classes dangereuses" définies par la loi Dati.

  • Amnésie sélective : comment oublier que l'on a voté sans réfléchir ?

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    memoire.gifA la caisse d'un supermarché ce midi, j'entend une femme parler de sa retraite, "de ce que le gouvernement va les baisser, du pouvoir d'achat, de l'horaire de son fiston, qu'est cadre, qui va bosser plus et gagner moins". Je lui demande pour qui elle a voté. Elle ne sait plus trop. Tout ce qu'elle se rappelle c'est que sa fille lui disait qu'il fallait voter Sarko "passqu'il avait une belle gueule". Faut pas se plaindre des "réformes" qu'il met en train alors que vous l'avez élu à 54% braves gens ! A 70%/80% chez les cadres qui vont bosser 235 jours par an, soient, quand on retire les dimanches, les jours fériés, tout le temps somme toute ! A 70%/80% chez les retraités alors que "leur" président est en train de fiche en l'air le système de retraites par répartition, favorisant la capitalisation ! Ce ne sont pas les seuls, à gauche les profs ont fait payer à Ségolène le fait qu'elle travaillait avec Claude Allègre, préférant se tirer une balle dans le pied que de contrer le nabot (dont ils mettent en place les réformes sur l'Éducation avec un aveuglement qui m'affole), quand les autres électeurs de gauche n'ont pas voté n'importe comment sans songer un seul instant aux conséquences. Alors que quand la maison brûle, il faut agir vite et s'unir. A moins que beaucoup de ces électeurs ne soient que des bourgeois comme les autres qui se font plaisir et oublient l'intérêt commun ensuite. Curieusement, tout ce beau monde a oublié les 54% de Sarkozy, tout ce beau monde achète les journaux qui n'arrêtent pas de nous parler de Carla et Nicolas, Rachida et Cécilia.

    Non ? Vous aviez oublié qu'il faut réfléchir avant de voter ?

  • Jack Lang est-il un traître ?

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    lang.JPGBien sûr, il a franchi le "fleuve de la honte" sans trop de problèmes. Il ne faut pas oublier aussi que de nos jours les valeurs de la bourgeoisie industrielle du XIXème siècle triomphant, ce sont les attitudes qui sont importantes, les postures, que l'on soit de droite comme de gauche, y compris la plus radicale, celle qui, si elle ne se retenait pas très fort, irait même jusqu'à accepter de partager son argent. La plupart finissent d'ailleurs par croire à leurs personnages. Bien sûr, la valeur commune à ces bourgeois, libéraux-libertaires, libéraux simples ou "bobos", celle qu'il ne remette jamais en question c'est celle de leur portefeuille et son contenu.

    Donc, si l'on n'a pas compris que le jeu politique est surtout une farce, l'on n'a rien compris, à quelques exceptions. La politique est là également pour aider à la promotion sociale (entendre vers la bourgeoisie), à préserver des égos sur-dimensionnés, et oublier les chiffres qui fâchent, comme celui de la pauvreté : 13.6% de pauvres en France. Jack Lang a d'ailleurs raison, les autres n'ont souvent pas de leçons à lui donner, car lequel d'entre eux a réellement réagi et fait des propositions quant à ce chiffre scandaleux ? Aucun. Les quatre, dont Le Guen et Valls, qui ont réagi hier dans "le Monde" affirment qu'il ne faut pas être sectaire, malheureusement il faudrait l'être contre la précarité. 

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  • Opposition soumise

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    sarko.JPGActuellement, Sarkozy est en train de démonter pièce par pièce le système social français, l'Éducation Nationale, plutôt que de la réformer alors qu'il n'y en a jamais eu autant besoin, de grignoter plusieurs acquis, de se payer la tête des français. Il va à Pékin alors qu'il avait juré ses grands dieux qu'il n'irait pas, c'est une façon de baisser son pantalon en somme. Il place ses amis un peu partout et montre à chaque décision qu'il prend sa soumission au complexe médiatico-militaire qui le soutient, forçant un peu la main de ses amis pour qu'il fasse la réclame du dernier disque de son épouse par intérêt. On se dit que c'en est trop pour le peuple, que l'opposition ne va laisser passer ça, que la colère gronde et que le régime est chancelant.

    Pensez-vous !..

    surendett.jpgLes professeurs, l'administration et les rectorats mettent en place eux-mêmes la réforme qui va leur coûter des postes et transformer leur statut, le peuple continue à se passionner pour les pipôlades du clan au pouvoir, le public regardera en masse les J.O de Pékin et tout le monde semble supporter la hausse des prix spectaculaire que l'on observe depuis huit ans : contrairement à ce que l'on nous avait dit, la tentation a été trop forte d'augmenter les prix après la mise en place de l'Euro, les socialistes se disputent pour savoir qui sera candidat en 2012 (23 candidats déclarés à ce jour), il n'y a donc pas d'opposition. Il est intéressant d'observer les réactions après les sorties de Ségolène Royal sur les trois mises à sac de son appartement, la filature dont elle serait victime, les écoutes qu'elle subirait. Et si c'était vrai ? Dans quel monde vivent ceux qui n'y croient pas ? Cela ne rend pas Ségolène plus â même de diriger l'opposition mais qui a dit que les "barbouzeries" n'existaient plus ?

  • Le crédit et les trois "B" : bouffe, biture et ...

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    2022_PXI_afp_bourse_palais_brogniart.jpgLe problème que personne ne pose jamais est celui du crédit et des prêts dits à la consommation qui sont la forme de capitalisation des particuliers. Notre économie se base sur une capitalisation originelle qui est entretenue par la bourse pour les entreprises, par les banques et les instituts de crédit pour les particuliers, leur faisant miroiter des dépenses dont ils n'ont pas les moyens a priori, afin de "faire comme tout le monde". Les prêts aux particuliers sont généralement à des taux usuraires de 8% à 20%. Quand quelqu'un ne peut plus payer ses traites, il est automatiquement infantilisé, humilié, traité plus bas que terre, car il ne peut plus assurer ce qui est l'essentiel dans notre société et qui sont les trois "B" : Baiser, bouffer, boire. On peut afficher n'importe quelle opinion qui flatte, l'essentiel ce sont les trois "B". On aura remarqué que la gauche, l'ultra-gauche, la droite comme l'extrême-droite ne remettent jamais en cause cette capitalisation, car c'est ce qui entretient la dynamique du système et leur permet de continuer à se consacrer encore une fois aux trois "B", sans se soucier du reste dont ils se fichent complètement tant que cela ne les atteint pas directement, c'est-à-dire quand cela remet en cause ce mode de vie, et puis la capitalisation entretient la machine, ils ne sont pas si fous, ils ne veulent pas abandonner leur confort. C'est la raison pour laquelle ceux qui voient dans l'existence autre chose que les trois "B" sont aussi mal perçus, il y a en effet quand même encore un inconfort à avouer que l'on n'a que ça dans le vie. Le génie de cette société est de tout "chosifier", "logoiser", réifier, de réduire les opinions ou les idéaux à un louque ou une image sans s'y attarder plus.

  • Un peu de pédagogie sur l'Europe

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    Les européanistes ont raison, il faut beaucoup plus de pédagogie sur l'Europe, pour bien faire comprendre ce que c'est. Par exemple, en dehors de ce vote du parlement de Strasbourg pour Comm1-s.gifrefuser de reconnaître l'importance du "Non" irlandais, la commission de Bruxelles vient de prendre une décision qui porte à 60 heures la durée de travail maximum autorisée en Europe. C'est-à-dire que les employeurs pourront demander d'effectuer ce nombre d'heures sans salaire minimum garanti.  Et l'on peut garder un "sans-papier"  18 mois et plus dans un centre de détention. Il semblerait depuis quelques jours que les institutions de l'Union se demandent s'il ne faudrait pas lever le pied au moins quelques mois en attendant que les petits orages déclenchés un peu partout en Europe se calment, en plus, il n'y a même pas eu de victoire de la France pour faire oublier la hausse des prix ou du pétrole, alors il faut bien faire semblant de pleurer quelques larmes de crocodiles. Je rappelle quand même que le projet terminal de Bruxelles quant à l'agriculture est de ne conserver des cultures que le long du littoral européen du Danemark à l'Espagne, sans demander leur avis aux agriculteurs, faut quand même pas exagérer, la démocratie c'est bien tant que les votants votent comme on leur dit de faire.

  • Pour Charles Enderlin

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    Je vais sans doute me faire tuer par quelques lecteurs de ce blog, peu importe, j'aime beaucoup ce journaliste, à mon avis le plus juste sur le Prohe Orient...(les faits concrets sont toujours insupportables pour les extrèmistes ou les porteurs de causes quelle que soit la cause, si généreuse soit-elle)

    Pour Charles Enderlin
    sante2.jpgSept ans. Voilà sept ans qu’une campagne obstinée et haineuse s’efforce de salir la dignité professionnelle de notre confrère Charles Enderlin, correspondant de France 2 à Jerusalem. Voilà sept ans que les mêmes individus tentent de présenter comme une "supercherie" et une "série de scènes jouées" , son reportage montrant la mort de Mohammed al-Doura, 12 ans, tué par des tirs venus de la position israélienne, le 30 septembre 2000, dans la bande de Gaza, lors d’un affrontement entre l’armée israélienne et des éléments armés palestiniens.
    Le 19 octobre 2006, le tribunal correctionnel de Paris avait jugé le principal animateur de cette campagne, Philippe Karsenty, coupable de diffamation.
    L’arrêt rendu le 21 mai par la cour d’appel de Paris, saisie par Philippe Karsenty reconnaît que les propos tenus par ce dernier portaient "incontestablement atteinte à l’honneur et à la réputation des professionnels de l’information" mais admet, curieusement, la "bonne foi" de Philippe Karsenty qui "a exercé son droit de libre critique" et "n’a pas dépassé les limites de la liberté d’expression". Cet arrêt qui relaxe Philippe Karsenty nous surprend et nous inquiète.
    Il nous surprend, car il accorde la même crédibilité à un journaliste connu pour le sérieux et la rigueur de son travail, qui fait son métier dans des conditions parfois difficiles et à ses détracteurs, engagés dans une campagne de négation et de discrédit, qui ignorent tout des réalités du terrain et n’ont aucune expérience du journalisme dans une zone de conflit.
    Il nous inquiète, car il laisse entendre qu’il existerait désormais à l’encontre des journalistes une "permission de diffamer" qui permettrait à chacun, au nom de la "bonne foi", du "droit de libre critique" et de la "liberté d’expression" de porter atteinte impunément "à l’honneur et à la réputation des professionnels de l’information".
    Au moment où la liberté d’action des journalistes est l’objet d’attaques répétées, nous rappelons notre attachement à ce principe fondamental, pilier de la démocratie et nous renouvelons à Charles Enderlin notre soutien et notre solidarité.

    Paris, 27 mai 2008, en cliquant sur la photo on a la liste des signataires

    Pour soutenir cet appel, envoyez vos coordonnées par mail en cliquant ici

    Lien permanent Catégories : Politique
  • Il est temps de se réveiller après le "Non" irlandais

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    Les méchants "nonistes" sont-ils plus lucides ?

    J'ai entendu tout à l'heure Jacques Barrot parler du "Non" irlandais au traité de Lisbonne et nous expliquer doctement qu'il fallait expliquer encore les choses aux irlandais et faire preuve de pédagogie (traduire : ils sont quand même un peu cons, on leur donne le progrès, le PROGRES, l'on vous dit, et ils n'en veulent pas, ces cons), si je comprend bien ce monsieur, il faudrait refaire les élections jusqu'au moment où le résultat lui conviendra.

    Il faudrait se réveiller, depuis la mise en place de l'euro, les prix ont été multipliés par 5 ou 6, quand ce n'est pas par 10 et personne ne réagit. Le prix de l'essence dépasse un peu partout les 1 euros 50 et personne ne semble guerreEspagnemilicien.jpgs'en choquer, continuant à consommer docilement, rognant sur d'autres parts du budget, obéissant, se soumettant sans trop de problèmes à des mesures complètement arbitraires un peu plus liberticides chaque jour. Pour garder leur confort matériel le plus longtemps possible, je l'ai vu au Proche Orient, les peuples sont prêts à céder beaucoup de choses et à subir des contraintes de plus en plus absurdes. Bien sûr, quand il n'y a plus de liberté ou de démocratie, il est trop tard. Cela me laisse rêveur et assez circonspect quand je tombe sur des blogs qui suspectent cette même démocratie d'un peu tout les maux, lui reprochant un peu tout et son contraire, chipotant sur nos libertés.

    Là aussi, réveillez vous, la liberté n'est pas négociable, il y a des pays où prendre un pot avec des amis se règle d'une balle dans la nuque. Il y a des pays où le vote n'est qu'une utopie inaccessible. Mais il y a plus important dans notre société, beaucoup plus important, c'est le fric, et la consommation qui s'ensuit, et l'allégeance au consumérisme quitte à se renier. Pour mon camp, il n'y a qu'une seule chose qui me vient quand je vois que les démocrates chrétiens votent pour le traité de Lisbonne, que certains catholiques nous encouragent à voter Sarkozy, ce n'est qu'une bande d'écervelés, qui votent pour ceux-là même qui sont à l'origine de tout ce qui va à l'encontre de la foi, de tout ce qui va à l'encontre de l'Évangile, là aussi, petit rappel, ce n'est pas un affreux libertaire dépravé, un gauchiste, qui a fait voter la loi sur l'IVG , c'est un président de droite, un libéral, comme sa ministre. De toutes façons, le libéralisme, comme le rappelait opportunément Delanoé, rejoint le libertarisme, y compris sur le plan économique, ce qu'il n'a pas cru bon de rajouter par contre ou qu'il ignore ? Il s'agit finalement en fait de continuer à danser au-dessus du volcan jusqu'à la catastrophe. Quand celle-ci arrivera, ils ne seront pas nombreux à la voir venir.

  • L'Union européenne n'est pas démocrate, les preuves concrètes

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    nbotolisbon.jpgLes parlementaires européens ont rejeté le 21 février 2008 un amendement du groupe GUE/NGL engageant le Parlement européen à respecter le referendum irlandais.

    1 - Amendement n°32 au rapport A6-0013/2008 Richard Corbett et Inigo Mendez de Vigo sur le Traité de Lisbonne présenté au nom du groupe GUE/NGL (Gauche unitaire européenne, gauche verte nordique dont les communistes français) : [l'UE] s'engage à respecter le résultat du referendum irlandais.

    2 - Résultats du votes :
    129 POUR, dont, le groupe Gauche unitaire européenne, les communistes, le groupe ID : Battent, Belder, Blokland, Bonde, Couteaûx, Farage, Goudin, Knapman, Krupa, Louis, Lundgren, Nattrass, Sinnott, Titford, Tomczack, Villiers, Wojciechowski, Zelezny.
    499 CONTRE : tous les députés ALDE (libéraux), PPE-DE (Droite, démocrates chrétiens), PSE (socialistes, verts).

    Sans commentaire...

  • La défaite de la France contre la Hollande

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    henry.jpgAvouons le tout net, je n'en ai pas grand-chose à foutre en l'occurrence : cette douzaine de types multimillionnaires, qui gagne de 3000 à 10000 SMIC par matchs et/ou par mois, se paie la tête du peuple, car ils se paient le luxe de se prendre une déculottée sévère, le bon peuple qui n'y trouve rien à redire aime qu'on se paie sa tête donc. J'ai posé la question souvent à des personnes de gauche comme de droite, qui trouvent toutes normal que ces gars soient autant payés, et que pour la plupart ils placent leur magot en Suisse (je suis sûr que l'on va me dire qu'ils paient des impôts, et patati et patalère, mais non), tout le monde trouve ça normal "parce qu'ils nous font rêver". Un coucher de soleil, des jolies jambes de femme, un Watteau, voilà ce qui fait rêver, un match de foot permet surtout de se défouler. C'est depuis la primaire que les footeux m'ennuient, que les footballeurs me semblent tous ridicules sortis des terrains. Je me souviens des gosses qui s'échangeaient les images "Panini" dans les cours de récré, vingt-cinq ans après, beaucoup n'ont pas énormément mûri, et pourtant j'aimais bien jouer au foot, y compris en UNSS, comme je l'ai fait quatre ans, mais l'idolâtrie, je rejette. Je plains surtout les épouses ou compagnes des supporters de l'équipe de France, car il paraît que les soirs de défaites, il n'y a pas que les drapeaux qui sont en berne. Il y a une chose qui me réjouit, c'est qu'il n'y aura pas de victoire exploitable par le pouvoir en place. Et si les français ont perdu, c'est pour une raison simple, les hollandais ont seulement joué...

    ...au foot.

  • Le vent se lève en Irlande

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    Les européanistes sont comme tout les technocrates, ou les libéraux-libertaires, il sont pour la démocratie quand le peuple fait là où on lui dit de faire et vote comme on lui dit de voter. Sinon, quand le peuple exprime une opinion contraire à ce qu'il considère être le progrès, ça ne va plus ? Vous allez voir que l'Irlande, qui était montrée comme une sorte de vert paradis redevenu vert gràce aux mânes de Bruxelles, va redevenir un pays peuplé d'alcooliques sympas et catholiques qui font plein de gosses et braillent dans les pubs. Les mêmes vont nous dire que 3 millions d'irlandais c'est peu face à 500 millions d'européens. Et alors ? La démocratie n'est-ce pas que les minorités puissent s'exprimer ? Non ? On va aussi entendre la secte des politiciens pédagogistes qui vont nous dire "qu'il fallait plus éduquer le peuple irlandais à l'Europe". Ceux qui disent "Non" et ont dit "Non" veulent bien de l'Europe, mais pas celle-là. Je doute que "le Vent se lève", comme dans le film de Ken Loach, voir la bande annonce ci-dessous, mais on peut toujours rêver...

  • On est toujours trop bon avec l'Europe

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    2006-07-14-09-25-34-Cote-Irlandaise-baignee-par-l-ocean.jpgIl y a trois ans, les français ont voté contre le traité "constitutionnel" sur l'Europe à 55 %. Certes, ils votaient plus pour la plupart contre la politique de Chirac, menée depuis par les mêmes ministres (c'était les mêmes que ceux qui sont au gouvernement Fillon), mais le fait est que c'était "non". Cela ne veut pas dire qu'ils étaient contre l'Europe, tout le monde est pour l'Europe, mais pas celle-là. Depuis quelques jours, l'on nous sert le même refrain qu'à l'époque. Si l'Irlande vote "non" au traité de Lisbonne, c'est le même qu'il y a trois ans, il y aura des pleurs et des grincements de dents, l'Europe s'écroulera. Certes, il faut avouer que les irlandais ont bien profité de l'Europe, puisque c'est en grande partie gràce à ses subventions que ce pays s'est modernisé, ne se réduisant plus aux clichés habituels de la "Guinness", des familles nombreuses, ou d'un pays d'alcooliques arrièrés mais bien sympathiques quand même (comme d'ailleurs certaines régions françaises se sont modernisées gràce à l'Europe, par exemple l'électrification de la voie Paris-Cherbourg  a été possible gràce à une aide de l'Union). Il faut être lucide, si l'Irlande vote "Non", la commission de Bruxelles passera outre, c'est là la noeud du problème...

    En bonus track, "Bloody Sunday" de U2 en live, une de mes chansons préférées

  • Joseph Macé-Scaron est-il bien-pensant ?

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    joseph-mace-scaron.jpgDans un édito paru dans "Marianne", Joseph Macé-Scaron semble croire que les personnes qui ont souligné que les valeurs de l'Islam radical sont indissolubles dans la République sont contre l'Islam. Là, il me déçoit beaucoup. Il sombre dans les abîmes de la bien-pensance habituelle. On sent bien qu'il a envie de dire que les chrétiens et les juifs n'ont pas été mieux auparavant, c'est ce qu'il fait passer entre deux ou trois lignes, prétexte habituel pour ne pas traiter le problème. Ce que cela pointe du doigt, c'est que l'intégration des populations d'origine étrangère, et ce depuis quarante ans, n'a pas été une priorité pour tous les gouvernements qui se sont succédés depuis qui ne l'ont pas fait par peur, par manque de courage politique, par angélisme et par sottise, ou tétanisés qu'ils étaient d'être rapprochés de près ou de loin du Front National et de son épouvantail de chef, épouvantail très utile, que l'Éducation devrait être une autre de ces priorités mais qu'elle est remisée dans les limbes de l'irréflexion politique actuelle. On l'a bien vu encore hier, suite à cette autre affaire judiciaire d'un couple fondamentaliste demandant réparation à une clinique car leur enfant est né handicapé à 100%. Leur demande à été rejetée car il s'avère que c'est la faute du mari qui a refusé que des gynécologues hommes s'occupent de sa femme, ceux-ci n'ont pas pu effectuer à temps la césarienne qui s'avérait indispensable, et le petit garçon est né aux forceps. On croit quand même rêver. Est-ce anti-musulman de dire que ce mari est un con ? Un con dangereux ? Ce qui est étonnant, enfin pas tant que ça, c'est que Joseph Macé-Scaron est rejoint dans son discours par des affidés de Gérard Leclerc qui voient dans les réactions des attaques contre le mariage. Il ne faut pas être naïfs, c'est certainement le cas d'un ou deux intervenants mais ce n'est le problème là non plus, ce n'est que déplacer la réflexion.

  • Chirac nouveau hérault du développement durable

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    1197532578-chirac_afrique.jpgMonsieur Chirac a mis en place une fondation comme l'expliquaient ce matin les journalistes d'Europe 1, que j'écoutais, afin que les peuples prennent conscience des problèmes de la fin dans le monde, des inégalités techniques et économiques, et que la terre "est oune et ounedivisible" comme l'expliquait un des participants de cet organisme qui n'a pas les moyens de ses ambitions certes sympathiques. Ne me faîtes pas dire ce que je n'ai pas dit en plus, ce n'est pas parce que le siège de la fondation Chirac est quai Branly que l'on devra qualifier les aspirations de cette association de masturbation intellectuelle (ah, ah, ah, suis-je donc spirituel !). Il y a une chose que les associés de l'ancien président, que l'on regrette presque maintenant quand on pense au nabot, ne comprennent pas, c'est que le bon peuple a déjà pris conscience des inégalités, de la famine, de la disette, et qu'il s'en fout complètement, tant que son confort intellectuel et matériel est préservé. Même si Chirac n'était certes pas un parangon de vertu, il semblait avoir des côtés conviviaux que son successeur n'a pas, lui qui aime bien la convivialité mais entre nouveaux riches et putes de luxe,..,pardon,..., pouf pouf et avec des jeunes femmes indépendantes soutenues par leurs conjoints et des hommes qui ont travaillé dur pour réussir dans la finance.

    Message personnel : J'ai 39 ans mais suis déjà méchant comme une teigne (j'ai lu quelque part que passé la quarantaine on devient méchant comme une teigne)

  • Spéculations sur la faim dans le monde

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    977.gifLe problème très préoccupant actuellement de la faim dans le monde provient essentiellement de l'hyper-capitalisation de l'agriculture en Europe et en Amérique mais aussi en Asie et en Afrique. Les domaines sont très étendus, les machines de plus en plus technicisées sont des monstres financiers afin de réussir à obtenir un rendement maximum dans le minimum de temps. La terre en sortant exsangue, il faut ensuite nourrir ce qu'il en reste afin de continuer à y faire pousser quelque chose, à rajouter sans cesse plus d'engrais et à arroser jour et nuit par crainte de délaver les champs. L'agriculture dite "bio", en fait l'agriculture traditionnelle d'avant, avant le rendement à tout prix, permet d'exploiter les cultures sans les épuiser, et en plus de nourrir plus de monde. En plus, un lacis d'exploitations traditionnelles, un tissu de petites fermes permettrait de redonner un lien social, une conscience de communauté. Malheureusement, depuis plusieurs décennies, la paysannerie, attirée à la ville par les mirages de l'industrialisation, a cru que sa vie serait plus facile malgré la prolétarisation et le métier d'agriculteur reste encore extrêmement dénigré et extrêmement péjoratif. Et désertifié, la ruralité a fini par ressembler à sa caricature en se repliant parfois sur elle-même.

    Bien sûr, le retour à l'agriculture non-capitalisée exclut de spéculer sur les denrées alimentaires....

    ferme0853dl1.jpgAu sommet de Rome, quelqu'un a prononcé cette absurdité sans nom, provenant de cette saloperie libérale sans nom, elle aussi, qu'est le malthusianisme. Les pays les plus nombreux sont ceux qui meurent le plus de faim. Donc, la faim, selon les hyper-libéraux, c'est pas la faute de la bourse mais parce que ces salauds d'inconscients de pauvres font des gosses. Solution trouvée, il faut les empêcher de procréer. Alors que la plupart des études scientifiques montrent que la nourriture produite aujourd'hui pourrait nourrir équitablement 12 milliards de personnes soit à peu près le double de la population actuelle. Car le problème c'est aussi une réorganisation de la société, une refonte totale des structures. Donc une question d'actes...

    Ici, un homme révisera ses préjugés sur la paysannerie

  • La mariée n'était pas vierge - annulation d'un mariage à Lille

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    801071199.jpgA Lille, le tribunal de la République a cru bon d'annuler un mariage sous le prétexte que la jeune femme n'était pas vierge le soir de ses noces aux dires du mari, marri (ah, ah, ah ! Suis-je spirituel) et contrit bien sûr. Personne ne s'est demandé dans ce tribunal si luil'était d'ailleurs. La confession des deux protagonistes étant musulmane, beaucoup d'édiles ne paraissent pas étonnés par la chose et trouvent cela normal. C'est donc que la religion du mari est plus importante que le droit français et les valeurs qui en sont la base. Pas loin de Lille il est vrai que la piscine de Roubaix a aménagé des horaires spéciaux afin qu'hommes et femmes ne se mélangent pas. On nous dit que ces personnes vivent selon une autre culture et qu'il faut être tolérants, mais pas quand le comportement et les valeurs de ces personnes contredisent les valeurs françaises dont les droits de l'homme, non ? Et là, les défenseurs de la laïcité, qui s'épouvantent si un peu de culture religieuse est abordée à l'école, que disent-ils ? Il est évident que la laïcité n'existe plus et qu'elle est devenue une vaste blague. Que veut-on ? Favoriser la frange la plus radicale de l'Islam, car, cela se vérifie à chaque fois en histoire, quand la frange la plus radicale d'une idéologie ou d'une religion a le vent en poupe, c'est la direction que prend la religion ou l'idéologie, les croyants ou les militants lambda étant persuadés qu'ils sont obligés de suivre de peur d'être marginalisés. De plus, quand une personne se dit musulmane, juive ou chrétienne, on lui renvoie aussitôt dans la figure la phrase rituelle : "J'ai rien contre ta foi, mais je n'aime pas l'intégrisme". Ce qui signifie que la foi religieuse un peu affirmée est assimilée immédiatement à du fondamentalisme. A force d'effectuer cette assimilation, du fondamentalisme et d'obscurantisme, notre société va devoir en supporter beaucoup plus qu'elle ne l'aurait dû. La haine, la violence, la bêtise à haute dose.1753905397.jpg

    Je me suis souvenu aussi à ces intégristes juifs croisés un jour à Tibériade en Israèl. Nous étions allés louer des vélos et il s'est avéré que l'établissement loueur selon le "Guide du Routard" était un bordel pour religieux fondamentalistes qui signent un contrat de mariage avec la prostituée à l'entrée et un contrat de divorce à la sortie une fois l'affaire faite (c'est-è-dire moins de 30 secondes pour certains, ce qui s'appelle un "furtif" selon le langage des professionnelles, "vite fait tout debout"), comme le faisaient les talibans en Afghanistan. Si j'ai saisi la logique du tribunal de Lille, ce comportement est normal en somme.

    en photos, le marié et la solution de son problème et bien sûr une religieuse aux formes rebondies ce qui permet de parler de religion sans gêner les dogmatiques de la laïcité.