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pays réel

  • Chroniques du pays réel - Ce qu'il reste de la ruralité

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    Je ne vais pas le cacher, j'ai eu envie d'écrire cette petite chronique après avoir lu le texte de Gerald Andrieu, "en direct du pays réel", dans la dernière livraison du "Causeur" papier...

     

    chronique du pays réel, société, politique, amaury watremez, pays réel, pays légalLa France était un pays rural. Il y a bien longtemps. On trouvait une exploitation agricole tous les deux-cent mètres. En tant qu'enfant du "baby boom" j'ai vu ainsi que mes semblables ses derniers soubresauts. Quand nous partions en vacances en Vendée, la ruralité avait encore une présence tangible. Il existait encore une véritable vie des villages, dorénavant complètement ou presque désertifiés à l'exception des poivrots locaux. Les bourgs et hameaux ne ressuscitaient pas uniquement les week-end quand les citadins des grandes villes proches viennent se ressourcer dans leurs pavillons "Monopoly".  

     

    Ce qu'il reste de la ruralité, je l'ai perçu en travaillant par exemple à Verneuil sur Avre pendant un an. De par mes obligations professionnelles, j'étais en "pension" à Verneuil durant la semaine. Je n'étais pas le seul dans le cas, nous étions quatre enseignants à dormir dans les chambres normalement désaffectées du collège local. Avec le recul ce sont plutôt des bons souvenirs, nous étions obligés de nous entraider afin de ne pas trop subir l'ennui profond des campagnes vidées de leurs campagnards.

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  • La question derrière le voile pudique du Burkini

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    burkini.jpgIl y a une question bien plus importante que ce bout de tissu derrière tout le questionnement passionné dans un sens ou l'autre sur le Burkini. Ce costume pourtant prétendu traditionnel est né il y a seulement quelques années...

     

    Cette question est simple mais étrangement personne n'ose la poser clairement, je ne vais pourtant pas me gêner. Quand ils sont « issus de la diversité », ces femmes qui promeuvent avec cette fanfreluche pudibonde une vision de la femme inverse aux valeurs françaises, ces hommes qui les soutiennent se sentent-ils encore réellement français ?

     

    Ce n'est pas du tout de l'animosité de ma part à leur encontre, ils ont parfaitement le droit de ne pas se sentir français. C'est juste une constatation objective. Et qui fait froid dans le dos car comment vivre ensemble quand on ne se sent pas appartenir au même ensemble ? Qu'on le refuse catégoriquement et avec violence par des symboles ou autres. Ce ne sont pas les seuls il est vrai. La plupart des citoyens actuels du « vieux pays » désirent faire « ce qu'ils veulent ». Ils sont devenus complètement indifférents aux valeurs communes tout en étant pourtant dociles aux diktats consuméristes.

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  • A la périphérie du pays réel

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    Mon article sur la France à la périphérie du pays légal sur "Mauvaise Nouvelle"

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    société, politique, pays légal, pays réel, amaury watremez

     

  • Black M contre le pays réel

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    histoire, première guerre mondiale, verdun, black m, PS, LR, droite, pays réelL'affaire « Black M » est symptomatique de la coupure profonde entre le « pays légal » et le « pays réel ». S'y opposent d'un côté des élites mondialisées, pour qui la France et l'amour de la patrie sont deux idées mortes et bien mortes, de l'autre la « France périphérique » des petites gens, le « pays réel » oublié, celui des employés, des salariés trop riches pour être considérés comme pauvres, trop pauvres pour être considérés comme vraiment riches. En plus, ne faisant pas partie de « communautés » bien reconnaissables, les médias et le pouvoir les oublient dans les « poubelles de l'histoire ».

     

    Et puis parmi les oligarques et leurs obligés, on est « citoyen du monde », citoyens européens, c'est un fait entendu, on aime bien prendre l'avion et pouvoir éviter de changer sa monnaie dans un pays autrefois complètement étranger. On envoie les gosses en Angleterre, en Allemagne ou aux Etats Unis, des pays offrant des perspectives d'avenir autrement plus honorables économiquement que la France. La France c'est un vieux truc ringard, on la rêve mondialisée, multiculturelle, métissée ce qui est également une manière dans ces milieux hyper-favorisés de se mettre en valeur, de poser à l'humanisme et au progressisme anti-raciste.

     

    Au sein du pays réel demeurent quelques bribes d'identité ayant échappé aux réformes de l'enseignement de l'histoire, quelques restes de valeurs nationales auxquelles le peuple essaie de se raccrocher tant bien que mal tant qu'on le lui permet encore, tant que ce n'est pas encore totalement judiciarisé. Le souvenir des morts pendant les guerres en fait partie, des morts qui étaient des arrière grands-parents, des grands-parents dont l'absence se fit cruellement sentir dans les familles....

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  • Un pays légal toujours déconnecté

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    politique, pays légal, pays réel, société, hypocrisie, démocratie, amaury watremezQuelqu'un l'a déjà écrit il y a des décennies, un « infréquentable » : Charles Maurras, il existe en France un « pays légal » et un « pays réel ». Que ce soit le fondateur de l'Action Française maintenant frappé d'indignité historique n'y change rien, la distinction était et demeure totalement pertinente encore en 2016. Le premier est le pays des élites, de l'oligarchie et de toutes les personnes gravitant autour d'elles, issues des médias entre autres, bénéficiant des avantages matériels et sociaux collatéraux et de réseaux conséquents. On y sait parfaitement ce qu'il faut faire afin de réussir scolairement dans un premier temps puis ensuite matériellement et socialement.

     

    Le « pays réel » est celui de tous les autres subissant des décisions et doctrines politiques permettant toutes au « pays légal » de justifier ses privilèges et son souverain mépris de l'expression démocratique lorsque celle-ci contredit ses prétentions politiques. Le « pays réel » se confond de plus en plus avec cette « France périphérique » des classes populaires, largement dédaignée par les politiques, et évoquée par le géographe Christophe Guilluy que l'on ne peut guère soupçonner de sympathie pour le maurrassisme. Bien entendu comme tous les contradicteurs on lui reprocha de « faire le jeu du Front National ».

     

    Le « pays légal » est complètement déconnecté de la réalité quotidienne du « pays réel ». La plupart du temps c'est juste de l'indifférence assumée et du cynisme. Il arrive aussi que l'on y soit sincèrement persuadé de faire tout ce qu'il faut pour le Bien Commun : en soutenant un homme ou une femme politique, en énonçant des idées qui parfois paraissent contredire l'idéologie dominante tout en participant du système. Cette déconnexion n'est pas seulement le fait de la gauche et n'a rien d'exclusif à la droite. Elle n'est pas l'apanages des européistes ni des libéraux. Elle irrigue toute notre vie politique.

     

    L'on peut même dire que "Nuit Debout" est un mouvement engendré par le pays légal, un simili-mouvement de contestation mené par la progéniture des plus favorisés...

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  • Manuel chez les ploucs

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    manuelorchestre.JPG

    image empruntée au site infoniooz

     

    Le gouvernement s'aperçoit qu'il n'est pas vraiment populaire dans la population française, à commencer par cette France « périphérique » évoquée par Christophe Guilluy dont je parlais hier, cette France méprisé, souvent rurale, constituée d'un tissu de petites et moyennes villes éloignées des métropoles de la mondialisation « heureuse » et autres non-lieux, composée de « travailleurs pauvres » et, ou de plus en plus précaires, trop riches pour métier d'être socialement aidés, trop précaires pour s'en tirer, une France méprisée qui vote de plus en plus le Pen pour toutes ces raisons et non par racisme ainsi que feignent de croire la plupart des bourgeois socio-libéraux que ça arrange.

     

    Donc, les conseillers en « com » de Manuel, et son orchestre, n'écoutant que leurs intuitions géniales ont conseillé au premier ministre d'aller chez les ploucs manger des spécialités locales, pour faire dans l'authentique, « tu 'ois coco ? ». Manuel, et son orchestre, sont donc allés en montagne chez des agriculteurs montagnards, logique, en Savoie, demandant « quelque chose de simple », « sans nappe » je cite pour faire popu. Ce qui montre leur méconnaissance totale et leur mépris de « ces gens-là ». Car dans le peuple, quand on reçoit on met les petits plats dans les grands, on sort justement les beaux napperons, le beau linge de maison, on s'habille, car on aurait l'impression d'insulter les invités en restant en habits de « tous les jours »....

     

    Tu me diras, ami lecteur, ça aussi ça se perd, trop de décervelage, trop de télé-réalité, trop d'Arthur, trop de Cyril Hanouna, trop de de Caunes et consorts à la télévision, entre autres.

     

    Manuel, et son orchestre, et ses conseillers « en com », ont juste oublié une petite chose, cela a déjà été fait par Giscard il y a à peu près quarante ans, le premier janvier 1975 qui s'était invité chez une famille de pl...populaire, trois personnes âgées, exactement de la même manière pour renouer le contact avec un électorat avec lequel les politiques avaient déjà perdu le contact. Il renouvellera l'expérience en mangeant avec des familles-types dont celle qui lui servira les fameux œufs brouillés, et se fera prendre en photo avec des éboueurs au petit matin l'histoire ne disant pas s'il a récupéré des trucs, un fauteuil « Voltaire » par exemple (comme celui sur lequel il s'assit lisant en attendant les résultats le soir du deuxième tour en 74 ?), dans le camion benne (anecdotes toutes racontées sous une forme hagiographique dans ce curieux blog faisant l'éloge du septennat Giscard qui fut en quelque sorte le début de la fin).

     

    Depuis le temps que d'autres et moi rappellent à Manuel, et son orchestre, et aux autres, qu'il y a en France une profonde coupure entre le « pays légal » et le « pays réel » ! Oui je sais, je suis un vieux maurrassien, l'idée vient de Maurras rappellerais-je, et aussi un sale petit bourgeois réactionnaire et hédoniste (je prévois la fiche de l'éventuel flic de la pensée qui me lit). Le « pays légal » même comprend de moins en moins le pays réel qui ne veut plus de ces z-élites qui ne pensent qu'aux intérêts de la même classe depuis que la populace a cru qu'en prenant la Bastille tous les privilèges avaient été abolis du jour au lendemain, ce qui est visible chaque jour on le voit bien : il n'y a plus aucun pauvre dehors en France. On me dira, même une bonne partie des catholiques ont oublié l'accueil des plus faibles, des « petits ». Il n'y a pas si longtemps, dans les familles chrétiennes on laissait certains soirs au moins une place pour quelqu'un qui aurait eu faim dehors, et au minimum on y pensait, on priait pour lui, pour elle.

     

    Manuel, et son orchestre, n'ont pas l'air de comprendre que cela ne changera strictement rien à la colère qui monte ces « coups » de « com », alors que des ouvriers sont licenciés de manière inhumaine encore aujourd'hui, et c'est ainsi qu'Allah est grand.

     

    Imaginer la scène, Manuel, et son orchestre, à table à la montagne m'a irrésistiblement rappelé la scène ci-dessous...


    Les Bronzés mangent à la montagne par tootoo49

  • Le racisme des français ? Ou la coupure entre le pays légal et le pays réel ?

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     racisme_2.jpgDepuis quelques jours, les moralisateurs politiques de la « gôche kipense », essentiellement de la gauche sociétale font un retour fracassant assimilant le désir de retour à la Nation exprimé par de plus en plus de français comme du populisme, voire du racisme. Pour ces braves gens, dont madame Taubira est une des représentantes les plus dures, une des théoriciennes, le lien national, le lien républicain et institutionnel sont des vieilleries tout justes bonnes à être remisées dans le grenier des mémoires, et de mémoires réputées moisies et auxquelles ils ont renoncé depuis belle lurette, se contentant d'essayer d'accaparer à leur et unique profit les miettes de pouvoir national demeurant encore.

     

    Parfois, ce désir de retour à la Nation s'exprime de manière injurieuse et violente, hélas, celle-ci s'expliquant par l'autisme des z-élites, dont madame Taubira, incapables de simplement écouter les inquiétudes des citoyens, incapables de simplement considérer ce que les « simples » citoyens ont à dire. Pire, quand ceux-ci s'expriment hors des rails idéologiques ils sont soient racistes, soient poujadistes, on écarte leur parole d'un revers de la main dédaigneux.

     

    Pourquoi s'étonne-t-elle tant d'ailleurs d'une violence et d'une haine provoqués par son propre aveuglement ? Le fait de traiter les français de racistes montre simplement que comme d'autres, elle n'a toujours rien compris. Et que cela ne fera qu'aggraver les choses et la radicalisation car les citoyens français ne supportent plus vraiment d'être constamment tancés par des bourgeois qui depuis qu'ils ont abandonné leur surmoi en « Soissantuite » sont persuadés de pouvoir prétendre à un rôle de guides du peuple.

     

    Quand un gamin, ou une gamine, dans le métro, dans le bus, dans un car, embête tout le monde en insultant les autres voyageurs, en parlant fort dans son « smartphone », en ne respectant pas les règles basiques de vie en communauté, quand il, elle est affublé-e d'un « baggys » descendant sur son postérieur bien au delà des limites du raisonnablement indécent et qu'il refuse de s'acquitter du prix du billet, ce n'est pas le fait qu'il ait la peau noire, cuivrée ou blanche qui est le problème mais son comportement incivique et irrespectueux des règles de vie en collectivité, de son rejet de ces règles qui ne sont pas entièrement de sa faute certes.

     

    La pauvreté matérielle et intellectuelle, l'absence d'éducation digne de ce nom, la mépris envers la France, l'enseignement auto-flagellant de l'histoire, la vacuité des aspirations suggérées par la société libérale-libertaire, y sont largement également pour quelque chose. Cependant, ces gosses n'ont pas que des excuses, ce serait vite oublier qu'ils sont également dotés d'une conscience tout comme leurs parents et les autres adultes, dont ceux qui ont charge d'éducation, largement défaillants dans leurs missions.

     

    Et qu'à ce genre de gamin, ou de gamine, aidés, suivis, assistés, coconnés, on ne demande jamais aucun devoir en échange, aucune obligation civique de respect envers de ce qui relève du simple bon sens, les français en ont plus qu'assez. A ce sujet, une réaction de Léonarda est parlante, elle avouait vouloir retourner en France « parce qu'on s'occupait beaucoup d'elle », reconnaissant elle-même d'ailleurs ne pas être très assidue en retour. C'était un témoignage presque touchant d'une gamine de quinze ans vivant dans une famille dont le père est un truand, certainement violent avec ses enfants, et la mère une pauvre femme soumise à des coutumes « issues de la diversité » qui n'ont rien de respectables et sont simplement barbares.


    Enfin, être français ce n'est pas qu'un simple bout de plastique en poche...

     

    Toutes ces belles consciences, toutes ces « belles âmes » ne voient pas, ne veulent surtout pas voir qu'il y a dans le peuple un retour de balancier vers la Nation, et vers des valeurs qu'ils conchient. A force d'injurier ceux qui les portent et de les conchier, ce retour de balancier ils le prendront en pleine figure...


    Et la coupure entre "le pays légal" et "le pays réel" n'a jamais été finalement aussi forte et marquée...

     

    image empruntée ici

     

  • Le retour du « pays réel »

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    politique,pays réel,pays légal,société A la lecture de cet article certains m'accuseront d'être un vieux « maurrassien » qui essaie de remettre au goût du jour des vieilles lunes qui rappellent les z-heures les plus sombres de notre histoire, mais cette distinction que Maurras faisait entre « pays légal » et « pays réel » est plus que jamais pertinente.

     

    Je l'assume à plein....

     

    Le « pays légal » ce sont les parlementaires, les gouvernements de la République, les journalistes de la « bonne presse », les éditorialistes assermentés en connivence avec le pouvoir sur la base, croient-ils, de bonnes intentions et du Bien Commun, mais aussi les soutiens de Cahuzac, de DSK, de Sarkozy pris dans « l'Affaire Bettencourt », de Roland Dumas.

     

    Le « pays légal » a depuis longtemps coupé tout lien avec le réel de notre société, qu'il ne veut pas voir, et les français dits « d'en bas ».

     

    Le réel c'est par exemple le fait que de plus en plus de personnes, françaises de première ou énième génération, ne veulent plus vivre selon la loi commune mais selon leurs lois et coutumes p fussent-elles complètement grotesques.

     

    Tous ces représentants du « pays légal » qui n'a plus guère de représentativité réagissent quand l'un d'eux est attaqué avec un esprit de caste systématique, leur caste étant depuis un peu plus de deux-cent ans la bourgeoisie, celle-ci ayant accédé au pouvoir en 1789 et l'ayant conservé depuis au nom du Peuple.

     

    Il est possible que ce Bien Commun, l'un ou l'autre en ait sincèrement quelque chose à faire, mais ils ne voient pas la contradiction qu'il y aurait à s'enrichir parallèlement, frauduleusement ou légalement, pour eux-mêmes, comme le trésorier de campagne de Hollande qui ne voit pas le problème à avoir des comptes « offshore », et lancer avec forces « effets de manche » un discours virulent pour défendre l'austérité afin de maintenir coûte que coûte en place une Union Européenne qui est surtout celle, ultra-libérale, de l'argent et des grandes entreprises, justifiant une pression fiscale de plus en plus appuyée sur ce qu'il reste de la classe moyenne.

     

    Le « pays réel » est plus hétérogène, moins structuré, mais c'est aussi bien l'ensemble des manifestants du 24 Mars trainés dans la boue, les syndicalistes de « Petroplus », les ouvriers qui n'avaient plus rien à perdre de « Continental », ceux qui en ont marre du communautarisme et de l'angélisme à tout propos, les déçus de l'Europe, les électeurs qui en ont marre qu'on les prenne collectivement pour des cons.

     

    Leur colère commence à monter tout doucement face à « une république de copains et de coquins », elle est encore bien balbutiante et trop marqué par l'esprit partisan car si beaucoup osent se mettre en colère anonymement, ils sont encore malheureusement minoritaires à l'exprimer publiquement et remettre en cause clairement ne serait-ce que timidement les fondements libéraux libertaires de la Crise morale grave que notre pays connaît ces dernières années...

    dessin d'Adrien Fournier, d'autres à ce lien