Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

pays

  • La question derrière le voile pudique du Burkini

    Imprimer Pin it!

    burkini.jpgIl y a une question bien plus importante que ce bout de tissu derrière tout le questionnement passionné dans un sens ou l'autre sur le Burkini. Ce costume pourtant prétendu traditionnel est né il y a seulement quelques années...

     

    Cette question est simple mais étrangement personne n'ose la poser clairement, je ne vais pourtant pas me gêner. Quand ils sont « issus de la diversité », ces femmes qui promeuvent avec cette fanfreluche pudibonde une vision de la femme inverse aux valeurs françaises, ces hommes qui les soutiennent se sentent-ils encore réellement français ?

     

    Ce n'est pas du tout de l'animosité de ma part à leur encontre, ils ont parfaitement le droit de ne pas se sentir français. C'est juste une constatation objective. Et qui fait froid dans le dos car comment vivre ensemble quand on ne se sent pas appartenir au même ensemble ? Qu'on le refuse catégoriquement et avec violence par des symboles ou autres. Ce ne sont pas les seuls il est vrai. La plupart des citoyens actuels du « vieux pays » désirent faire « ce qu'ils veulent ». Ils sont devenus complètement indifférents aux valeurs communes tout en étant pourtant dociles aux diktats consuméristes.

    Lire la suite

  • Attendre quoi d'un peuple coupé de ses racines

    Imprimer Pin it!

    pays, france, histoire, terrorisme, attentats de nice, amaury watremezLes populations terrifiées, à juste titre, par les massacres des musulmans radicalisés du Bataclan et de Nice ne savent plus réagir qu'en posant des bougies ou des bouquets, en choisissant « je suis...ceci ou cela » sur « Facebook », en défilant dans de grandes « marches blanches » sans lendemain puis hélas retournent à leur individualisme. Ils font suivre de belles histoires bien mièvres, rassurantes convaincus que la terreur ne va pas durer, que tout va revenir à la normale consumériste et festiviste. Il suffit de le souhaiter, de dire que « c'est pas ça l'Islam » que les musulmans sont modérés et gentils dans leur immense majorité, que tout ira bien.

     

    Peut-on le leur reprocher ?

     

    Cela fait des décennies que l'idée nationale, le sentiment d'appartenance à un peuple, à une histoire, à une culture, sont systématiquement raillés, conchiés et traînés dans la boue. A droite comme à gauche c'est un masochisme mémoriel constant qui domine lorsqu'on évoqué l'histoire de France récente ou non. Rien n'est à retenir, tout est à jeter aux ordures dans notre passé. A droite on reste tétanisé par l'arbitrage moral de la gauche. A gauche on est encore persuadé d'avoir la mission de guider le peuple même malgré lui....

    Lire la suite

  • "Il est aisé de se dire citoyen du monde"

    Imprimer Pin it!

    article_1711-CUL-BOBOLAND.jpg« J’ignore ce que pourrait être l’amour de la France, si l’on n’aimait pas les Français. C’est à la vie de ce peuple, à ce qu’il fut, à ce qu’il peut être encore, à son génie, que je tiens. On le presse de toutes parts ; on l’attaque, on le nie. Français d’hier ou de la veille, soudain transplantés du Nord et de l’Orient dans les faubourgs de Paris, ils n’ont pas conscience du mal qu’ils font au pays qui les accueille. Ils y campent encore et se donnent le droit de juger impudemment ce qu’il faut garder ou non de l’œuvre de vingt siècles : ils n’y sont pour rien, que pour l’avantage qu’ils en retirent ; et ils se permettent pourtant d’en avoir un avis. Qu’ils en aient un, soit ; mais qu’ils l’expriment, non ; et s’ils veulent le faire prévaloir par la violence, ils passent la mesure. Ils ne sont pas du peuple, et ils parlent pour lui. A peine sont-ils de la plèbe, cette lie confuse que tous les flots du hasard, des migrations, de la misère poussent dans les immenses capitales. Il faut du temps à la plèbe, pour devenir peuple : il faut bien des ans, sinon des siècles, pour faire un citoyen. Il est aisé de se dire citoyen du monde, quand on n’est citoyen de nulle part. Un peuple n’est pas une racaille qui ne vit, misérable, que pour ne pas mourir de faim, et dont toute l’âme est dans le ventre. Une nation est un esprit. On le reçoit de la terre et du ciel, en naissant ; on ne l’échange pas contre un autre, comme un billet de banque. »

    André Suarès, Plèbe et peuple, 1936

     

    image extraite de "Bienvenus à Boboland"