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pauvreté

  • Contre la misère vraiment ?

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    pauvreté, société, refus de la misère, Macron, gouvernements, réforme code du travail, amaury watremezLa pauvreté n'est pas un phénomène nouveau. Elle existe depuis toujours, et elle existera sans doute toujours. Il est cependant des périodes de l'histoire où l'on s'en inquiète plus que d'autres, où l'on fait preuve de plus de solidarité au nom de valeurs morales, religieuses, et, ou intellectuelles. Ou alors par « simple » humanité et bon sens. Je me souviens également de la Terre dite Sainte où dans les villes palestiniennes existait et existe toujours une maison d'accueil pour les plus fragiles leur offrant le gîte et le couvert, maison souvent financée par tous les autres habitants pas forcément beaucoup plus riches....

     

    ...Mais on me rétorquera qu'en France « cépapareil ».

     

    J'avais été également frappé dans les années 90 de tous les sans abris que l'on voyait sur les trottoirs, sous les voûtes d'entrée des immeubles de la rue de la Roquette, que les fêtards enjambaient avec indifférence. Alors que tous ces fêtards étaient pour la plupart ce que l'on n'appelait pas encore des « bobos », des bons bourgeois tous de « gôche »...

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  • Le Paris des déglingués

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    politique, SDF, société, paris, invisibles, pauvreté, hypocrisie, amaury watremez

    Sur Agoravox aussi

     

    S'il y a le Paris « bobo » et festiviste, le Paris-musée des touristes, celui des nantis, des très riches, il existe également le Paris des déglingués, une ville tentaculaire et « souterraine ». Ce sont des « invisibles » ou presque, des naufragés de l'existence, personne ou presque ne veut les voir. Ils n'intéressent pas grand-monde. Ce ne sont pas seulement des pauvres gens, ce ne sont pas seulement les « invisibles », les sans-abri, les clochards. Ils leur arrivent de manger à leur faim et d'être déglingué, cassé. Car parfois ils ont juste perdu l'esprit, l'aliénation a pris le dessus sur tout le reste. Ils sombrent, ils le savent, mais ils sombrent.

     

    Ils aimeraient bien que quelqu'un s'arrête et les écoute, prenne le temps de leur accorder un peu d'attention mais malheureusement ils ne savent plus comment l'on s'y prend pour discuter avec un autre être humain. Ils ont oublié. La lubie qui les obsède, leurs compulsions reviennent vite à l'assaut lors de leurs moments de lucidité sur eux-mêmes. Et celle-ci les rend tristes alors ils l'évitent le plus posssible.

     

    Je ne sais pas si ailleurs en France il y en a plus ou moins, si ce Paris des êtres abîmés est un privilège de la capitale, il n'y a hélas pas de statistiques. Je le pense car dans la « ville-Lumière », l'éclat des lampadaires est finalement le meilleur moyen de se cacher des ragots des « braves » gens, de leurs jugements péremptoires, de leurs commérages, de leur indifférence plus ou moins bienveillante envers les pauvres gens. Dans Paris, la personne seule ou abandonnée est plus anonyme. Elle a moins à subir les regards réprobateurs des passants, les réflexions moralisatrices des bonnes dames et des personnes honorables ou croyant l'être.

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  • Chroniques du pays réel – Dans la rue

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    politique, société, SDF, hypocrisie, chronique du pays réel, amaury watremez, pauvreté, précaritéLe but de ces chroniques n'est pas de dresser de mon aimable personne un portrait de saint de vitrail en creux en narrant par le menu mes bonnes actions. Beaucoup le font sur internet, à les entendre ils mériteraient la béatification immédiate et un brevet de civisme. Sur le réseau, tout le monde est courageux, généreux, plein d'esprit chevaleresque. Cela me rappelle toujours cette phrase de Kléber Haedens sur la vulgarité des bons sentiments cachant généralement beaucoup d'estime pour son nombril chez celui ou celle en faisant étalage...

     

    On s'étonne à lire toutes ces déclarations martiales et quasi-révolutionaires, ces exposés longs comme des jours sans pain de bonnes actions, que dans la vie réelle il y ait pourtant toujours autant de femmes voilées, de « barbus », de solitude, d'aliénation sociale, de pauvres à la rue....

     

    Et il n'y a pas besoin d'être grand clerc pour deviner que ce texte va moins susciter le débat que la précédente chronique sur les deux harpies fanatisées rencontrées dans un train. Pourtant plutôt que d'attendre l'hiver et le premier mort de froid je préfère en parler maintenant en plein été, en pleines vacances...

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  • Déplorer les effets chèrir les causes

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    politique, hypocrisie, islam, société, pauvreté, bossuet, amaury watremez« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » disait Bossuet. L'aveuglement des européens dans leur quasi majorité entre angélisme béat, masochisme mémoriel et haine de l'Islam illustre très bien cette phrase de « l'Aigle de Meaux ». Les élites continuent dans nos sociétés à chérir la mondialisation contre la souveraineté des peuples, les sociétés multiculturelles forcément plus libres et plus heureuses, une vision globalement marchande et toute économique de l'actualité, et à entretenir ce « Barnum consumériste » (TM°) du « présent perpétuel » dans lequel nous vivons depuis plusieurs décennies déjà afin d'oublier que l'Histoire n'est pas finie du tout en nous étourdissant de gadgets, de babioles nous encourageant dans notre narcissisme.

     

    Tristes ivresses toujours virtuelles...

     

    En 2016, 10%, voire moins, des habitants de cette planète profitent de 90%, voire plus, des richesses qu'elle peut produire, et les autres 90% d'êtres humains essaient tant bien que mal de vivre -difficilement- sur les 10% de richesses laissées par les précédents. Et pourtant ils sont encore nombreux, commentateurs distingués, éditorialistes médiatiques, simples citoyens, à se demander pourquoi l'Islam radicalisé autant recrute et pourquoi tant de rancoeurs et de colères demeurent à l'encontre des sociétés dites développées dans ce monde. Ces rancœurs sont largement entretenues d'ailleurs par la mondialisation - pourtant réputée heureuse - des communications et des échanges....

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  • Les pauvres sont-ils cons ?

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    G_170_6.JPGJ'écris cet article de ma somptueuse propriété d'Evreux à côté de laquelle les richesses de Tyr et Ninive, tout leur or, sont de la blague. La question du titre mérite d'être posée clairement, mais même en notre époque de darwinisme social avancé et de progrès progressiste en marche, certains ont encore d'étranges pudeurs hypocrites à le faire. J'attends avec une impatience non dissimulée les réactions les plus réjouissantes qui ne manqueront pas de tomber j'en suis certain quant à cet article sur ce blog, sur mon mail ou les réseaux dits sociaux...

     

    Pour se débarrasser des pauvres une bonne fois pour toutes, au moins des plus pauvres, nous avons une solution, nous pouvons les envoyer dans l'espace, nous en avons les moyens techniques. Le pauvre, du moins celui des pays en développement, ne pèse pas lourd, à compter une centaine par navette et une fréquence de tirs régulière, ce serait vite réglé. Hélas, du fait d'un pseudo humanisme dégoulinant persistant encore au cœur de certains êtres humains, y compris dans celui d'un « bankster » cynique, cette solution radicale est malheureusement encore inenvisageable.

     

    C'est dommage car le pauvre est désespérément d'une connerie affligeante, en effet, en été au lieu de passer ses vacances à la Costa del Sol, aux Barbades ou dans l'archipel hellène, voire de faire du tourisme « citoyen » ou « équitable », il préfère aller s'entasser avec ses enfants et sa femme, et parfois ses beaux-parents dans des campings ou dans des locations minuscules de la côte atlantique ou d'ailleurs. C'est alors une foule sordide de misérables qui envahit les plages, attifée de maillots de bain qui se sortent même pas des grandes maisons de couture française.

    N'ont-ils pas honte ? Ils ne sont même pas patriotes....

     

    Le pauvre a des ambitions navrantes, il voudrait avoir plus d'argent et ne plus avoir peur des fins de mois, il voudrait consommer exactement comme les riches. On me dira, en utilisant ce travers, des riches ont pu continuer à s'enrichir en faisant acheter aux pauvres des ersatz des voitures, des cuisines, des maison des populations aisées. Et même, des producteurs télévisuels, en faisant miroiter aux pauvres qu'ils pourraient devenir célèbres malgré leur affligeante banalité en leur montrant des crétins se faisant connaître pour aucun autre motif que l'on a vu leur bobine à la télévision.

     

    De grandes institutions se soucient du pauvre, ainsi l'Eglise et les représentants des autres grandes religions. A la messe catholique, le paroissien ayant les moyens entend parfois qu'il est plus facile à un riche de passer par le chas d'une aiguille que d'entrer dans le Royaume des Cieux, il écoute cela de l'oreille distraite qu'il convient car il sait très bien que c'est une sorte de consolation pour les pauvres.

     

    Le paroissien aisé prie souvent pour les pauvres, il lui est d'ailleurs facile de prier pour les pauvres qui sont loin, dans des pays exotiques, de souhaiter également beaucoup de bien pour ceux qui lui sont proches, ce qui ne signifie pas une seconde bien entendu qu'il est obligé de les aider. Le temps du riche est précieux, il n'a pas que ça à faire, et que connait de la vie moderne ce semi-clochard palestinien qui faisait souvent la fête avec ses amis ainsi qu'en témoignent les livres qui parlent de lui...

     

    Tout le monde sait bien que le pauvre est d'une exigence très souvent excentrique, on leur donne la main, et voilà qu'ils dévoreraient tout le bras, et il faut dire quand même qu'en France, les riches paient déjà bien assez d'impôts pour les pauvres, il ne faudrait quand même pas exagérer. La foi chrétienne, le paroissien catholique le sait bien, est en France une affaire privée, sorti de l'église, le bâtiment, il n'a aucune obligation « de facto » envers son prochain. Il a d'ailleurs été très content de l'élection du pape François qui fera le boulot à sa place car lui n'a pas que ça à faire.

     

    r-THE-CRITIC-PREDICTED-THE-FUTURE-large570.jpg?6Même à gauche, les politiques et les militants se sont lassés de se consacrer aux pauvres. On comprend cette lassitude, les pauvres n'écoutent pas les leçons de sagesse et d'équité sociale que les riches, de gauche, ce qui change tout, leur dispensent non sans générosité, et ne votent même pas comme il conviendrait. Quand on leur rappelle, ces ingrats, qu'il y a plus pauvre qu'eux, à savoir les pauvres « issus de la diversité » (TM°), ils s'en fichent, et quand des progrès sociétaux fondamentaux, comme le mariage homosexuel sont enfin proposés aux masses laborieuses, elles défilent dans le rue, soyons sérieux !

    Le pauvre est réellement pétri d'ingratitude....

     

    Il est donc normal que pour se protéger de cette ingratitude qui pousse le pauvre ou l'ancien pauvre à l'aigreur voire à un désir de revanche qu'il confond avec celui de justice, le riche se protège en confiant les postes importantes à ses enfants ou ses proches, d'aventure à ses conquêtes sexuelles s'il est bon prince, et ne mette pas ses enfants dans n'importe quelle école, ou ne leur fasse faire n'importe quelles études. Le riche oublie alors ses convictions car il sait très bien qu'il n'y a qu'une seule chose respectable en ces bas-monde moderne, avoir de l'argent et savoir le dépenser. Dieu du ciel, la plupart des gens, y compris les pauvres par extraordinaire, sont d'accord sur ce point...


    illustration du haut prise dans "les Poissart" de Tronchet sur ce site

    illustrations du bas prise sur ce site, et extraite de "profession critique", excellent sitcom animé des années 90


    Ce texte n'aurait pas été complet sans la réplique ci-dessous


    LA TRAVERSEE..."SALAUDS DE PAUVRES" par richardanthony

  • "Fantoches politiques"

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    Cette citation du journal de Jules Renard livre mon sentiment quant aux beaux discours sur la pauvreté, aux sermons larmoyants sur la paix et la guerre, sur le partage, au discours vaguement humanitaire dominant, cachant à grand-peine l'égoïsme généralisé :

    Jules Renard - "Journal" (1887-1910) p 282 de l'édition Actes Sud/Babel

    "Et nous sommes tous des lâches, moi le premier, qui ne crie pas à Baüer, Mendès (Catulle) et La Jeunesse "Vous êtes tous des fantoches ridicules, et ce que Jean Roule crie aux politiciens dans la pièce de Mirbeau ("les mauvais bergers" créée en 1897), il vous le criera quelque jour. Il vous criera : " Vous vous foutez bien des ouvriers ! (des pauvres, des précaires...) Les députés ne nous donnent que des paroles, et, vous, si nous demandons du pain et de l'argent, vous nous donnez des articles mais c'est vous qui en touchez le prix ! [...] A bas tous, tous ! [...] le propriétaire qui se plaint tout le temps et qui n'est qu'un hypocrite (Jules Renard parle de lu...et des autres propriétairesi) [...]"

    En illustration portrait d'Octave MirbeauMirbeau.jpg