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pauvres

  • Entre racaille « gentryfiée » et racaille des « cités »

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    politique, société, riches, pauvres, canaille, amaury watremez

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    En Ile de France, mais c'est le cas un peu partout ailleurs, les français de la classe dite moyenne sont pris entre deux feux, entre le marteau et l'enclume. Ils doivent subir sans broncher en théorie la canaille « gentryfiée » d'une amoralité totalement « décomplexée » d'un côté et la racaille des « cités » de l'autre. La canaille issue de la pseudo « gentry », en gros les riches, est de gauche et de droite se trouvant des alibis dans l'un et l'autre camp pour ne défendre qu'une seule chose :

     

    Leurs intérêts matériels privés, bref leur magot.

     

    Les uns se prétendant de gauche affirment qu'ils sont « citoyens » et pour le développement durable, sans pour autant changer profondément d'un iota leur mode de vie. Ils achètent « bio », ils achètent « équitable », c'est donc à les entendre qu'ils aiment partager, qu'ils sont tellement généraux. Ce ne sont que des prétextes, ils méprisent la mixité sociale, ne mettront jamais leur progéniture dans un lycée professionnel par exemple et dédaignent sans aucun remords l'angoisse des plus précaires face à la paupérisation. Ils n'ont pas de mots assez durs pour les « français périphériques » qui ne sont à leurs yeux que des « ploucs », des « franchouillards »...

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  • Charité minute

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    260px-HomelessParis_7032101.jpgIls parlent avec tellement de légèreté de la misère ou de la pauvreté ! Ils en sont abjects ! Que ce soit les bourgeois pédagogues s'apitoyant sur la mort du petit Aylan et des migrants, pardons des réfugiés, ou certains catholiques ou militants de droite redécouvrant soudainement l'existence de « sans abri » de SDF, selon le terme hypocrite. Dans les deux cas, l'apitoiement est une comédie. Ou plutôt non, c'est de la « charité minute », de la charité au micro-ondes réchauffée en trente secondes et se refroidissant très vite.

     

    Ils sont certainement sincères dans la minute où ils prononcent de grandes phrases ronflantes et grandiloquente mais la sincérité ne suffit pas une seconde, tout comme les grosses larmes de crocodiles sur le réseau. Ils confondent constamment comédie des -grands- sentiments et colère juste, sensiblerie et altérité, ou avec de la simple empathie. Cette comédie suffit, qu'elle soit dans la vie ou sur le réseau.

     

    Qu'elle soit suivie ou non d'actes concrets importe peu. Ils ne salueront pas plus leurs voisins dans la rue, ne s'inquiéteront pas plus de l'homme ou de la femme dormant sur le banc en face de leur pas de porte ou sur le quai du métro sous la lumière violente des néons. Ils ne feront pas un geste ou un effort supplémentaire.

     

    Je sais ami lecteur, je l'ai déjà abondamment cité mais le re-cite, ainsi que le disait Bernanos ils ont le « cœur sec et les tripes molles »....

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  • Sociabilité d'un misanthrope ou « chercher un homme »

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    politique,société,spiritualité,pauvres,précarité,amaury watremezJ'ai mes amis, et amours me prenant et m'acceptant avec mes défauts et mes qualités, connaissant mes faiblesses et aussi et mes qualités, et il y a les autres...

     

    ...Dans la vie et les salons mondains où l'on cause j'ai en effet la réputation d'être un emmerdeur infréquentable, asocial, incapable de respecter le contrat silencieux imposant l’obéissance à des compromis de comportement, des petits arrangements pour ne choquer personne, le respect des hiérarchies de groupes. Au mieux, je suis « l'écorché vif » de service sur le « mal-être » duquel on ergote et discute des heures et des heures, il serait plus simple de m'accepter tel que je suis mais cela demanderait de renoncer à des certitudes et préjugés.

     

    Évidemment, il m'est très difficile de me constituer de nouvelles amitiés et mondanités avec un tel comportement. Par contre, étrangement, j'ai toujours eu une extrême facilité pour discuter, échanger, avec les clochards, les « sans abris », les « gens de peu » comme les appellent les « gens de rien »....

     

    illustration : blog "instinct de survie"

     

     

     

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  • Les pauvres ça bouffe n'importe quoi !

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    COURS3Petite-full.jpg

    Avertissement : il y a des vrais morceaux de second degré dans cette note...

    Lundi soir, il y avait une émission avec Cyril Lignac, cuistot médiatique moins patrimonial que Robuchon et moins pontifiant que Bocuse. Je le trouve sincèrement assez sympathique Cyril, d'instinct, je sais que c'est le genre de personnes avec qui je m'entend bien. Il a un côté très affectif et sympathique malgré son ticket de métro en poils sur le menton et sa voix désagréable. Si je comprend bien le positionnement de la cible publicitaire visée par ces émissions, on veut en faire une sorte de Jamie Oliver français, qui a appris aux anglais à mieux manger ce qui en soi est un exploit surhumain. En France, la malbouffe existe, mais la malbouffe française c'est la bonne bouffe anglaise, c'est déjà bien meilleure que les redoutables "Fish and Chips", me fais-je bien comprendre ? Donc, lundi, il est dans une usine de Picardie où déjà les gens parlent avec un accent "bizôrre" pour lui qui vient du Sud martine_cyril_lignac.jpg(l'accent chti en plus appuyé) et en plus ils mangent des gamelles qu'ils trouvent dégoûtantes : salades de riz et thon, salades de pâtes et boulettes de viande, des kebabs/frites qu'ils achètent à côté. Ces prolos, les ouvriers sont des gens ingrats qui ne sont jamais contents, prétendent que c'est par économie qu'ils mangent ça et pour gagner du temps, ils prétendent se lever aux aurores. Pour Cyril, ce n'est pas possible, ils sont paresseux c'est tout. Et comme pour des bobos parisiens, il leur organise un stage de fooding en grand dans l'usine avec la bénédiction du patron. D'autres, plus radicaux, préconisent d'envoyer les pauvres dans l'espace car nous en avons les moyens techniques. Moi, j'aurais bien une idée pour que les prolos améliorent la qualité de leurs gamelles, il suffirait d'augmenter leurs salaires.