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patronage

  • Les pauvres à la porte des églises de France

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    politique, société, religions, christianisme, patronage, jeunesse, curés, catholicisme, amaury watremezLa déchristianisation de la France en général, la désaffection des églises, et des messes dominicales en particulier, trouvent leur origine dans l'abandon par l'église de France des populations précaires et, ou pauvres. Il n'y a guère plus de 4% de français se disant catholiques pour pratiquer régulièrement ou pas trop irrégulièrement. Bien sûr, je n'oublie pas qu'il existe encore maintenant des associations catholiques s'occupant de fournir des aides d'urgence comme le « Secours Catholique », ou de reloger des « sans abris », ainsi « Habitat et Humanisme ». Il demeure des croyants, souvent dans l'ombre, on ne parle pas beaucoup d'eux, aidant encore leurs prochains.

     

    Mais la pratique religieuse est surtout devenue objectivement un conservatoire social permettant à un milieu de « bonnes » familles de se protéger des influences néfastes des « classes dangereuses » si vulgaaaires. Parler des pauvres c'est bien joli, mais les Béatitudes sont oubliées une fois le parvis de l'église franchi...

     

    Ce n'est pas que les précaires ou les pauvres soient rejetés des paroisses avec brutalité ou dans les discours. Les intentions, à commencer par les intentions de prières, sont toujours de bonnes intentions. Cela va même jusqu'à la mièvrerie il est vrai de temps à autres. Mais la pratique active active de l'entre-soi par la plupart des paroissiens actuels, souvent plus ou moins inconsciemment, constitue un repoussoir infranchissable. Leurs manières de se comporter à la sortie de la messe en premier : on ne se dit bonjour qu'entre personnes du même milieu voire de la même profession libérale ignorant les autres...

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