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  • Le Mammouth a le dos large

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    éducation nationale, société, politique, école, rentrée scolaire, parents, enfants, élèves, amaury watremezLes mammouths étaient des animaux un peu lents, à poil long car frileux. Il était très difficile pour les hommes préhistoriques de les chasser car il était quasiment impossible de lui faire prendre une direction qu’il n’avait pas choisi. On avait beau le cribler de flèches, il continuait à se mouvoir longtemps, même lorsque son cadavre était enfin à terre agonisant. A chaque rentrée, le  « Mammouth » actuel, l’Education Nationale,  est malmené, les décisions des ministres successifs le dirigeant ou essayant de le faire raillées, moquées, conchiées.  On prétend en conséquence que cet animal préhistorique refuse d’évoluer vers le XXIème siècle.

     

    Il lui est reproché de ne plus apprendre grand-chose aux élèves à commencer par les fondamentaux, de ne plus transmettre de culture ou de valeurs ni même d’éducation basique.

     

    Les enseignants sont jugés trop laxistes, trop idéologues, pas assez engagés, trop zélés et trop indifférents. Ils sont perçus à droite comme les anciens « hussards noirs » de la République, ce qu’ils ne sont plus, et à gauche comme les garants des progrès de la société, ce qui n’est pas non plus leur rôle exclusif. D’aucuns se disent que c’était « mieux avant », avant les multiples réformes de l’enseignement débutant en 1977 avec la réforme Haby. Mais « avant » bien que les élèves sachent mieux lire et mieux compter, beaucoup étaient laissés sur le bord du chemin, les trop rêveurs, ceux qui n’étaient pas scolaires, inadaptés aux normes.

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  • Les profs boucs-émissaires commodes

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    Ecole, Education Nationale, société, politique, amaury watremez, parentsAu moment du bac cela ne rate jamais, on a le droit aux mêmes polémiques depuis des années, aux mêmes questionnements graves « d'experts » lunettés et cravatés sur la baisse de niveau des élèves depuis des décennies, sur leur manque quasiment total d'appétence des jeunes pour la culture. Sur les réseaux sociaux, l'on fait circuler les pires « tweets » des gosses après les épreuves, les plus décomplexés en matière d'ignorance crasse, avec le plus grand nombre de fautes dans une phrase, ce que je trouve toujours intéressant, dirons nous, quand c'est présenté par des « facebookiens » ou des « tweetonautes » commettant autant d'erreurs de syntaxe que les jeunes montrés comme des demeurés.

     

    Le tout est imputé uniquement à l’École et son « management » défaillant comme si l’Éducation des enfants, la transmission des valeurs et d'une culture ne relevait que des profs et de l'Institution, comme si les parents n'étaient pas des citoyens responsables s'engageant et capables de voter pour des candidats ayant les meilleures solutions pour l’École, éloignées de celles proposées par des idéologues détachés du terrain, proposant de revenir à la transmission des savoirs par exemple, ainsi que l'on en parlait ici...

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  • Psychanalyse de la politique française

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    Marianne sur le divan...

    Elle l'est aussi sur Agoravox

    marianne1.jpgIl y a tout juste 217 ans, les français ont tué le père un 21 Janvier, en exécutant Louis XVI, ils ont cru alors résoudre leur complexe d'Oedipe et se libérer d'une tutelle qu'ils estimaient beaucoup trop oppressante. Le roi était un tyran, le roi disposait d'un pouvoir absolu, disait-on et dit-on toujours, le pays croyait ainsi entrer dans sa puberté en somme. Bien sûr on omet toujours de préciser que loin de progresser tout seul vers plus de maturité démocratique, les français n'ont pas cessé de tenter de se redonner des pères ou des grands pères, des pères fouettards toujours et des grands pères bonhommes mais fermes avec de l'autorité. Le premier père de substitution fût Napoléon, qui fascina les foules surtout à cause de ses victoires militaires, le goût de la victoire, et de la conquête surtout ont toujours de l'effet sur le troupeau grégaire. Il fut pourtant un dictateur sans pareil, un vrai tyran sanguinaire pour de bon, mais certains célèbrent encore sa pseudo-légende. Il eut un petit neveu qui tenta de reprendre le flambeau un peu plus tard, mais finit lamentablement comme son grand-oncle. A l'un, on doit au moins le code civil, à l'autre une France un peu plus moderne, les deux récoltant les fruits des politiques menées avant eux.

    Les français continuaient cependant à se chercher un père, ils le firent jusqu'à la première Guerre Mondiale en se séparant un peu plus en deux camps, ceux qui voulaient un père le plus sévère possible, mais juste, ceux qui en voulaient un mais pour le tuer juste après. Il y eut le général Boulanger un court moment, qui se révéla un poltron sous des airs de matamore, il y eut Clémenceau qui pourtant, quand il était plus jeune était le plus acharné pour tuer tous les pères politiques possibles. C'est depuis cette époque que beaucoup se radicalisèrent contre un autre père qui leur semblait envahissant, le Pape, et une figure de mère caractéristique, l'Église, qui certes, ne fut pas toujours parfaite. Ils étaient comme des enfants turbulents rêvant d'être mis au pas, voulant tuer le Père et la Mère puis s'apercevant juste après que ça ne change rien à leur mal-être.

    effel.jpgComme les adolescents qui découvrent que leurs parents sont des êtres humains comme les autres et non des modèles de perfection, les français réagirent de même, ils rejetèrent leurs parents, exigeant d'eux qu'ils disparaissent ou bien qu'ils soient bien plus durs avec eux, ce qu'ils firent avec le Maréchal Pétain après la défaite de 1940, déculottée due surtout à la désorganisation bureaucratique de l'armée et à l'incompétence de quelques généraux, figures exemplaires d'adultes persistant à se prendre pour des pères alors qu'ils n'avaient pas la carrure. Bien sûr, une fois la guerre perdue par les allemands, les français, aussi versatiles que des ados mal dans leur peau rejetèrent le grand-père qu'ils s'étaient donnés pendant quatre ans pour les sermonner et leur imposer une discipline sans qu'ils aient à faire le moindre effort.

    Depuis 45, deux figures de père dominent contre vents et marées, De Gaulle et Mitterrand, De Gaulle de plus en plus, une figure de père d'autant plus facile et commode à idéaliser qu'il est mort depuis 41 ans, après avoir été rejeté lui aussi, mais cela ses adorateurs l'oublient. De Gaulle idéalisé, c'est le père courageux à la place des ses enfants, qui prend les décisions difficiles pour le bien de ses enfants et qui ne s'en laissent pas compter si on a des envies de révolte post-pubertaire comme en « Soissantuite ». Depuis « Soissantuite », justement, beaucoup pensent s'être définitivement débarrassés de tous les pères potentiels ce qui leur a laissé croire qu'ils pouvaient laisser libre cours à leurs pulsions infantiles, ils se sont alors jetés tous seuls dans les bras de beaux-parents sournois et pervers : Mao, Pol Pot, Che Guevara, Pinochet, et Milton Friedmann, entre autres beaux-pères indignes de la société libérale et consumériste. Et en 2010 en France, notre président actuel, qui est exactement comme si la France était une mère qui s'était mis en ménage la cinquantaine bien passée avec un gigolpince de vingt piges qui lui pique son fric pour se faire plaisir et en mettre plein la vue aux autres. Le bougre sait s'y prendre avec les français qui sont devant lui comme des gosses fascinés par un « m-as-tu-vu » habile pour plaire à tout le monde.