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pamphlets

  • Il leur faudrait un bon autodafé

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    Céline, pamphlets, gallimard, littérature, société, amaury watremez politiqueJe ne suis pas vraiment un fan de l'antisémitisme de Céline, encore moins des écrits où il l'étale avec délectation semble-t-il, celle-ci engendrant un malaise immédiat chez un lecteur avisé. Cette haine judéophobe était d'ailleurs la manifestation d'une détestation universelle du genre humain dans sa globalité. Il y a chez l'auteur du « Voyage au bout de la nuit » et de « Rigodon », ses deux livres m'ayant le plus marqué un ressentiment de tous les instants contre ces semblables.

     

    Ce n'est pas exactement une colère, une vocifération ainsi qu'on l'a cru très longtemps mais l'expression d'une émotivité à fleur de peau. Blessé dans sa chair par le monde, par la sottise de ses semblables, Céline ne sait plus les aimer bien que paradoxalement il fut jusqu'au crépuscule de son existence un médecin dévoué aux pauvres.

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  • « Rivegauchez vous » - Soutien inconditionnel à Natacha Braque

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    Rivegauchez vous aussi sur Agoravox !

    A ce lien une interview exclusive de Natacha Braque, "l'indignée de Saint Germain des Prés", Bravo Natacha !

    Le portrait de Natacha est du site du nouvelobs sur l'article indiqué en lien

    politique,livres,littérature,société,pamphletsIl m'a été assez reproché depuis que je commets des articles sur le Réseau d'être un type un peu trop sceptique quant aux belles causes humanitaires, qui ne se soucie pas suffisamment du développement durable, du commerce équitable et de la biodiversité en centre-ville, et qui parfois ose ironiser sur tout cela, et qui, c'est encore pire, ô sacrilège se fiche complètement que la littérature soit engagée ou « politichiante ».

    image empruntée ici

    78336453_o.jpgEt même, malheureux que je suis il m'est arrivé de louer abondamment les mérites des livres de Jourde et Naulleau, et aussi celui que ce dernier a écrit avec monsieur Domecq pour railler la conception tournée vers le progrès et la lumière de la raison.

    Pour ça, je me repens humblement, oui je me repens (geste suit, voir fig 1)

    C'est aujourd'hui terminé, je me joins ici à tous ceux qui veulent défendre ce qui peut encore l'être de la culture telle qu'elle est pratiquée « rive gauche » car sinon, il y a un risque vraiment trop flagrant pour que reviennent les « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM)°.

    Bien sûr, si je parle de la Rive gauche et du livre de Natacha Braque, il est indispensable que je parle de moi et de ma vie évidemment trépidante et passionnante un minimum.

    C'est par l'entremise de Pascal Fioretto, auteur de parodies que j'ai beaucoup apprécié, (Ici je lâche un nom connu car de nos jours, si l'on est concerné par la littérature, cela n'exclut pas de montrer que l'on connaît des personnalités) que j'ai eu connaissance lors de sa demande de contact sur « Facebook » (TM°) (car oui il m'a demandé en contact sur « Facebook » (TM°) dit-il modestement). Mark Zuckerberg, ce roi des geeks, soit béni, lui qui inventa ce réseau un soir de solitude un peu plus dur que les autres !

    Note personnelle : Rive gauche on trouve que « Facebook » (TM°) c'est bien dans le cas des « printemps arabes », mais que sinon en Europe c'est un truc de plouc ou de beauf décérébré qui ne fréquente pas les mêmes sphères intellectuelles qu'à Saint Germain des Prés.

    C'est bien légitime !

    J'ai donc été ému aux larmes par le livre courageux et indispensable de Natacha Braque (la gloire du Très Haut du Tout Puissant, du Miséricordieux soit sur elle !) qui a pris comme exemple la prose déjà remarquable de Saint Stéphane Hessel.

    Je ne la connais pas, c'est même je crois son premier ouvrage, mais je la soutiendrai jusqu'au bout, quitte à ce que l'on me passe sur le corps, et même que l'on me passe sur le corps plusieurs fois tant qu'à faire.

    La « rive gauche » de Paris, en particulier le quartier de Saint Germain des Près, est encore en 2012 un endroit extraordinaire, et pas seulement pour les films et séries américaines dans lesquels Paris se réduit à ce quartier, avec des types habillés en « apaches » 1900 et des filles outrageusement maquillées, des garçons de café qui sont tous des petits gros moustachus qui disent très bien « Sanque Iou, Miss ».

    En effet, on peut aller boire à la terrasse des « Deux Magots » un expresso beaucoup plus cher que partout ailleurs dans la capitale, et à la Closerie des Lilas, il est tout à fait possible de partager un pastis ou un demi, ou deux, avec un chanteur « énervant » (note prudente : c'est lui-même qui le dit).

    Ce sont déjà deux éléments tout à fait merveilleux et en faveur de cet endroit, et de qu'il produit en matière de littérature ou de réflexion intellectuelle fondamentale, ne serait-ce que culturellement.

    C'est devenu un lieu mythique dans l'esprit de ceux qui font la vraie culture de maintenant depuis que madame Gréco (comme elle l'a elle-même souvent raconté) a perdu son manteau dans l'escalier d'un café miteux, le « Tabou », qui faisait aussi boîte échangiste pendant la Seconde Guerre Mondiale, et qu'elle en fait avec d'autres amis, dont Boris Vian, la première des « caves » de Saint Germain des Prés, avec d'autres fêtards existentialistes (ou existentialistes fêtards je ne sais plus trop), pour la plupart disciples, pour les garçons, de Jean-Paul Sartre, le plus grand philosophe de gauche progressiste du XXème siècle (en effet c'était le seul à pouvoir faire rouler ses yeux en sens inverse l'un de l'autre, Woody Allen prétend que Nietzsche pouvait se lécher les sourcils cela dit, mais Nietzsche est hors concours, même si à Saint Germain des près, on le soupçonne d'avoir influencé un peu les nazis), et pour les filles de Simone de Beauvoir, la première féministe bourgeoise à turban, des beaux quartiers qui n'ait jamais existé.

    Quand on pose la question à des « germanopratins » (habitants de Saint Germain des Près, je précise pour nos lecteurs ruraux), il semble qu'il n'y ait nul besoin de les avoir lu pour en dire du bien, connaître deux ou trois anecdotes cocasses, deux ou trois concepts ou clichés sur ces deux auteurs suffit, dont retenir qu'en gros l'existentialisme c'est faire la fête, boire, coucher à droite à gauche. Enfin, il est indispensable que le jeune habitant de ce quartier dispose d'une mèche de cheveux de bonne longueur, tandis que sa compagne devra quant à elle montrer quelques névroses distinguées de pauvre petite fille riche et malheureuse.

    Bien sûr en parlant de Saint Germain des Prés, on pourrait évoquer aussi Antoine Blondin, dont il convient surtout de rappeler qu'il buvait beaucoup, Roger Nimier, dont il importe surtout à Saint Germain d'évoquer sa mort en voiture de sport, ou Jacques Laurent, mais ces auteurs ont pour désavantage de préférer à Sartre et Beauvoir des écrivains infiniment moins fréquentables comme Chardonne ou Céline, ou encore Marcel Aymé, et de ne parler dans leurs romans que de sujets futiles comme l'amour, le désenchantement, la sottise des grandes personnes en général et de faire montre d'un hédonisme à la fois littéraire et personnel tout à fait mal placé pour n'être pas suspect.

    En effet, ces auteurs n'écrivaient pas pour faire connaître au public des grandes causes fondamentales, mais par plaisir de la littérature avant tout tout comme une certaine Françoise Sagan qui bien de gauche avait un mode de vie et une idée de l'écriture trop proche des auteurs sus-cités pour être totalement honnête dans sa « gauchitude ».

    « Rivegauchez vous » à ce lien