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nuit debout

  • Les vacances de Nuit Debout

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    nuitdebouvac.jpgJe devrais peut-être ouvrir un cabinet de consultations de voyance extra-lucide en politique. J'avais en effet prévenu que dés le début de la période des partiels en université et des épreuves du bac, sans compter la proximité des vacances estivales, il y aurait tout de suite beaucoup moins de monde place de la République pour refaire le monde. Je pense aussi que la pluie tombant depuis quelques semaines y est pour quelques choses. Ce n'est pas un salaud de journaliste ou d'éditorialiste réac qui le prétend mais l'auteur de ce texte sur un média de gauche. D'aucuns se consolent en arguant que tout continue via les réseaux dits sociaux ce qui laisse pour le moins rèveur.

     

    Je me basais entre autres sur ce que plusieurs personnes ayant vécu « Mai 68 » m'avaient dit, sur la fin des manifestations anti-CPE en 2005 ou contre la réforme Devaquet en 1986. A chaque fois, les vacances et la fin de l'année scolaire eurent raison des révolutionnaires de salon qui firent de très bons adjoints à la culture sous Delanoé ou d'excellents cadres bancaires soucieux de progrès humains. Des humanistes qui mettent leurs clients en interdit bancaire ou en surendettement cela change quand même beaucoup les choses, non ?

     

    Ce n'est pas la grande manifestation des gaullistes du 31 mai qui avait faire ralentir et cesser le « mouvement » mais la peur de tous ces enfants finalement très sages à l'exception de quelques irréductibles de louper leur année scolaire ou universitaire et de ne pas réussir leurs études. Quelques exceptions finirent quelques années au Larzac y faire trois petits tours avant de revenir pour finir soit dans la pub soit dans l’événementiel et le festif, soit dans la politique « alternative »....

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  • La haine de la Littérature à Nuit debout mais pas que

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    Livre, nuit debout, politique, société, bêtise, censure, littérature, amaury watremezSi je conchie tous les idéologues, quel que soit leur camp, de droite comme de gauche, quels que soient leur alibi, c'est d'abord de par leur haine profonde de la Culture en général et de la Littérature en particulier, car celles-ci contredisent forcément leurs certitudes à un moment ou un autre. Généralement, la Révolution, la Réforme réputée indispensable des mœurs commence toujours par un bon petit autodafé, une censure au nom de bonnes intentions, toujours.

     

    Poser la question de la censure, l'envisager, c'est déjà censurer.

     

    La censure d'une œuvre se justifiera toujours au nom de la moralisation que les idéologues,théocratiques ou laïcs, prétendent imposer au reste de la société, bien entendu pour son bien. Et cela même si le reste de la société n'est absolument pas d'accord ou s'en fiche. Car les censeurs savent ce qui est bon pour le peuple.

     

    A « Nuit debout », on n'est pas en reste et l'on y respecte studieusement cette « tradition » imbécile. On vient de mettre en place une bibliothèque, « Bibliodebout » (voir à ce lien l'article de la « bibliothécaire » deboutiste) mais, attention, dans un but militant, dans le but d'affermir un discours unique, et je cite « pour se changer les idées », dans l'optique de la conception classique des petits bourgeois de la Lecture : une occupation non productive étant forcément un loisir et rien d'autre. Dans l'esprit d'un militant ou d'un idéologue, la Littérature dont l'apport n'est heureusement pas quantifiable, qui ne sert à rien en tant que telle acquiert une utilité mesurable si elle sert la cause défendue....

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  • Pour en finir avec le matraquage sur Nuit Debout

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    politique, nuit debout, société, hypocrisie, gauche, droite, amaury watremez

    Un article également sur Causeur

     

    La gauche française, ou ce qu'il en reste, loin du « terranovisme » du Parti Socialiste, loin des libéraux libertaires comme Macron, c'est un peu comme les cathos progressistes. Ils ne sont plus très nombreux mais l'on n'entend qu'eux, ils sont encore à de nombreux postes décisionnaires. Et surtout ils se posent encore en arbitres des élégances politiques faisant valoir le plus possible leur capacité de nuisance quitte à se ridiculiser comme Badiou victime d'un canular comme ce vulgaire « sioniste » de BHL avec les dépositaires de la mémoire de Jean-Baptiste Botul.

     

    Il faut dire qu'ils ont beau jeu de le faire. La droite est litttéralement tétanisée par la peur panique d'être assimilée à la Réaction : tout ce qui rappellerait les fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire, des souvenirs « nauséabonds » de Vichy où il y avait des politiques de tout bord, sauf des communistes.

     

    « Nuit debout » est une émanation directe de cette « gauche morale » voire moralisatrice. Et ce sont ses enfants qui chaque nuit se rassemblent place de la République à Paris. Certains se sont demandés gravement, se demandent encore, qui sont ses gosses, de quel milieu viennent-ils. A noter que ce sont aussi des enfants perdus souffrant de carences d'éducations de la part de leurs géniteurs souvent absents à lire l'article de Ludovic Fillois sur Causeur. Leur milieu ? Voyons voir ? Quel est le milieu social où l'on peut se permettre de veiller toute la nuit pendant trois semaines sans incidences sur ses revenus ? Pas un milieu précaire en tout cas, cela paraît largement évident....

     

    Je m'étonne grandement soit dit en passant, en parlant de précarité sociale, que personne ou presque ne se soucie véritablement des personnels de nettoyage de la Mairie de Paris qui chaque jour viennent ramasser les ordures et passer le tout au jet. Eux sont des précaires par contre, le plus souvent mal logés. Où est donc leur place dans les diverses commissions mises en place au sein de « Nuit debout » ? Curieusement (sic) on ne le trouve nulle part. Ce n'est pas très étonnant me dira-t-on....

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  • Nuit Debout selon Pasolini

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    Pasolini, dont beaucoup dans la gauche sociétale se réclament indûment, écrivait cela sur des manifestants étudiants dans les années 70.

    pier-paolo-pasolini-rome-ecrivain-cineaste-italie-apres-guerre_1.jpgCela correspond très bien à, ceux de "Nuit Debout"

    “Vous avez des gueules de fils à papa. Je vous hais comme je hais vos pères – bon sang ne saurait mentir. Vous avez le même regard mesquin. Vous êtes apeurés, sans certitudes ni espoir, certes, mais vous savez aussi être tyranniques, faire du chantage, et vous montrer arrogants et effrontés : prérogatives de petits-bourgeois, mes chers. Tandis qu’hier à Valle Giulia vous vous battiez avec les policiers, moi, je sympathisais avec eux. Car eux sont fils de pauvres.”

     

    PS : Je ne comprends pas comment un type comme Finkielkraut a cru deux secondes pouvoir discuter avec eux place de la République, avec ces "héritiers" à prétentions sociales.

  • Nuit debout et le mythe éculé de Mai 68

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    politique, société, Nuit debout, hypocrisie, amaury watremez

    Cet article est sur Causeur

     

    On nous a encore refait le coup du nouveau « Mai 68 » (« Soissantuite ») à propos de « Nuit debout » comme à chaque mouvement de jeunes durant un petit peu, plus de deux semaines donc. Déjà en 1986 au moment des manifs anti- loi Devaquet (loi qui fut appliquée au cas par cas dans certaines facs dont Dauphine) les commentateurs et les éditorialistes, les morveux rebelles et manipulés par les bourgeois pédagogues, en majorité la gauche sociétale, les révoltés de bonnes familles, avaient cru pouvoir refaire « Soissantuite » fantasmant sur des barricades enflammées, des orgies libertaires sans fin et des fêtes dantesques selon les histoires très idéalisées racontées par tous les « grands anciens » du « mouvement » ceux-ci enjoignant les jeunes à suivre leur exemple.

     

    Enfin les jeunes, surtout ceux issus de leur milieu favorisé, surtout leur progéniture, et bien sûr avant les examens ou les concours d'entrée dans les « grandes » écoles bien entendu...

     

    J'en étais, ami lecteur, de ces défilés contre Devaquet, moi un petit bourgeois hédoniste et réactionnaire dorénavant, moi maintenant l'anarchiste de droite présumé atrabilaire type. Une enseignante, nous voyant arriver le premier jour des manifestations pour avoir cours comme les autres jours, nous avaient carrément fichu dehors nous enjoignant de nous engager « pour notre avenir » tout en promettant de ne pas signaler nos absences. Nous, cela ne nous dérangeait pas trop de sécher quelques heures de cours avec, cerise sur le gâteau, le plaisir de remettre en cause l'autorité, ou de croire le faire, avec la bénédiction de certains adultes à la fois complaisants et démagos...

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