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notre dame

  • Des mégots ignifugés

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    Illustration empruntée ici

     

    Notre Dame, incendie, mégots, politique, amaury watremezDans la presse « mainstream » hier on pouvait lire un certain nombre d'articles que je trouve personnellement abjects suggérant que c'était les ouvriers travaillant sur le chantier de restauration de Notre Dame qui avaient mis le feu en jetant leurs mégots sur les poutres, des mégots que l'on a d'ailleurs retrouvé intacts (une petite recherche google de cinq secondes pour trouver lesdits articles à ce lien). Ce sont des cigarettes drôlement résistantes, il conviendrait de reconstruire la charpente de la cathédrale avec pour avoir du solide. Ce serait original et très français, une charpente toute en « gitanes » maïs.

     

    Imaginons...

     

    Les calomniateurs, qui ont finalement le mépris habituel des petits bourgeois envers les métiers manuels, n'ont même pas de bon sens. Ont-ils vu ce que ça donne un mégot sur une poutre ? On se demande aussi s'il est tellement certain que la cause est accidentelle pourquoi jeter l'opprobre et la suspicion sur des professionnels faisant bien leur métier, qui vont y perdre leur réputation, qui vont eux-mêmes se sentir très mal. On imagine très bien un « communicant » de Freluquet se frapper le front persuadé de son idée géniale : on va accuser les prolos comme ça ce sera emballé...

     

    On ne sait pas remarquez, peut-être que c'était un mégot de la taille de celui en illustration, on le fume à vingt ou trente. C'est de la tabagie conviviale.

     

    Bien sûr, ce n'est pas dit de manière aussi directe, mais il est largement suggéré que c'est ça la cause de la tragédie, ces « ploucs » d'ouvriers. Je trouve le concert de toutes ces saloperies en chœur littéralement parlant abject, et on la sent encore mieux ici la collusion entre les médias et le pouvoir. Pouvoir qui rappelons le connaissait parfaitement à l'entendre les causes « accidentelles » le soir-même avant toute enquête, décrétant ensuite que tout questionnement de bon sens était soit fââchiiste, soit complotiste. Le procédé est ici criant, il faudrait être idiot pour ne pas le voir. Plus c'est gros, plus ça passe, et là c'est bien martelé un peu partout...

     

    Mais cela fonctionne encore sur trop de monde dans la terreur d'être catalogués parmi les fââchiistes !

     

    On l'a bien vu encore avec ce qui est arrivé à Nathalie Loiseau, dont on a retrouvé des traces de son engagement au GUD pendant sa jeunesse, un mouvement dont elle assure ne pas avoir compris l'orientation, nous prenant pour des andouilles. Pourquoi n'assume-t-elle pas d'avoir eu des convictions nationalistes ? Alors que d'autres ont écrit des livres de mémoires atroces sur leur goût pour les petits enfants, que d'aucuns ne se sont jamais excusés d'avoir été des « porteurs de valise », donc complices de terroristes. Il a fallu qu'elle se justifie. Elle rappelle d'ailleurs par son comportement de dénégation fébrile ces curés défroqués qui demeurent quoi qu'ils arrivent des curés, passant le reste de leur vie à se justifier de leur retournement de veste, à ètre encore plus radicaux que les autres.

     

    Et puis désigner les clopes que ces travailleurs honnêtes fumaient en faisant leur boulot c'est aussi être dans l'hygiéniquement correct. Cela permet une leçon de morale supplémentaire faite au petit peuple. Je précise que je n'ai jamais fumé et que je n'ai jamais compris le plaisir de la clope, mais il ne me viendrait jamais à l'esprit de faire de la leçon de morale à ces types qui travaillent très dur. Un ouvrier non seulement doit travailler dur, et beaucoup plus d'années comme Freluquet va sans doute l'annoncer, mais en plus il devrait n'avoir aucun moment de petit plaisir pour décompresser.

     

    D'autres encore rejetteront la faute sur les ecclésiastiques, ceux-ci de toutes façons prompts à tendre la verge pour se faire battre. Ils se feront accuser des brèches de sécurité sans réagir, on a déjà pu entendre le père Chauvet, recteur de Notre Dame, évoquer un bug informatique du système faisant battre les cloches, sans trop savoir...

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand.

     

    Amaury - Grandgil

  • Un homme nommé Macron

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    (projet de spectacle dans la veine de ceux de Robert Hossein)

     

    macron, notre dame, société, politique, anne hidalgo, amaury watremezLecture du jeudi Saint du 18 Avril 2019, deuxième année de l'an de grâce de la Start Up Nation :

    Or, il advint qu'en sa quarantième année, la grande église du centre de sa capitale brûla d'une grande fumée jaunâtre qui n'était pas du tout provoquée par l'emploi de thermite ou de produits pétroliers. Sa flèche qui se dressait jusque là au-dessus de la tête de la populace s'effondra et son toit avec. Macron et ses disciples de se réunir aussitôt pour décider quels actes prendre ou sinon le peuple gronderait.  Ils allèrent bien vite sur le parvis de la cathédrale en compagnie des saintes femmes de Paris. Anne Hidalgo était à sa droite et Edouard Philippe son premier disciple à sa gauche.

     

    La sainte mè...épouse d'Emmanuel tenait sa main. Comme ça il avait moins peur des flammes...

     

    Emmanuel ne fit qu'esquisser quelques gestes de bénédiction de la foule forcément ingrate et fit demi-tour. Pendant ce temps, les gilets jaunes complotaient et méditaient de lui couper la tête avec les réactionnaires et tous les séditieux. Heureusement, Christophe, le disciple qu'Emmanuel aimait veillait et se posta devant l'entrée de la nef endommagée, nef nommée crypte par des journalistes qui y voyaient sans doute un signe de la mort de leur culture.

     

    Sa sainte mè...épouse lui souffla alors de faire appel à ceux qui le suivaient en cachette depuis le début et qui l'aidaient modestement, taisant les secours qu'ils apportaient à Emmanuel. C'était des marchands du temple que dans sa grande mansuétude il ne voulait pas chasser du temple si ceux-ci donnaient de leurs deniers, au contraire il promit de leur rendre honneur ensuite en montrant leur nom un peu partout dans Notre Dame où la masse des fidèles croyant était de plus en plus clairsemée.

     

    On y voyait surtout la longue cohorte des touristes et peu de pèlerins...

     

    Las, Emmanuel n'en pouvant plus voulait faire une déclaration solennelle dont il avait le secret :

     

    "Mes amis, en vérité je vous le dis, en cinq années nous rebâtirons ce temple, en cinq ans, nous la referons plus belle et adaptée à notre époque, plus moderne. Je pense d'ailleurs à demander l'installation de la fibre pour que tous les fidèles sans exception aient accès à la wifi. Bienheureux les paroissiens de demain qui pourront consulter leur mail et continuer de prier, bienheureux les touristes qui viendront au moment des Jeux Olympiques".

     

    La sainte femme qui le suivait qui s'appelait Anne se réjouit et chanta ses louanges. Elle avait eu très peur que ses jeux, ses jeux à elle, soient annulés. Mais ils auraient lieu grâce aux bienfaits du très haut, du très bon, du miséricordieux. "Et c'est ainsi qu'Allah est grand" se dit-elle.

     

    Image empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • En regardant la flèche de Notre Dame tomber

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    Notre Dame, incendie, société, politique, amaury watremezA tous les Quasimodo, les Clopins, a tout le petit peuple de Paris qui était chez lui dans Notre Dame...

    A toi mon Esmeralda chérie...

    Hier, Notre Dame de Paris a brûlé sans discontinuer pendant des heures et des heures, certainement suite à une "erreur humaine" due à un des ouvriers travaillant à la réfection de l'édifice.

     

    Nous dit-on.

     

    On ne peut quand même s'empêcher de songer très fort à toutes les profanations, tous les dégradations qui ont lieu depuis des mois, à l'incendie criminel de Saint Sulpîce...

     

    Si la structure de la cathédrale est debout, et si elle sera sans doute reconstruite avec le temps, le symbole est fort. Il parle de notre pays moralement en ruines, de notre société en miettes. Pleurer ? Oui, comme à chaque tragédie maintenant, on peut pleurnicher, déposer des petits nounours, des bougies, et continuer à pleurnicher encore, en chœur. On peut aussi. On pourrait également enfin sortir de notre torpeur et retrouver notre lignée, se souvenir enfin de qui nous sommes et d'où nous venons.

     

    Notre Dame était là, immense vaisseau de pierre posé au milieu de la ville, comme tant de cathédrales et d'églises, elle montrait ce qu'était le creuset de notre  civilisation, le vrai creuset. Car que l'on soit croyant, que l'on se dise agnostique, athée ou juste indifférent, voire païen, notre mode de vie a été forgé sur les valeurs du Christianisme. Ceux qui ne nous aiment pas ne s'y trompent guère. Il faut les écouter de temps en temps. Pour eux, nous sommes tous des mécréants, tous des "koufars". Il avait fallu un écrivain pourtant païen revendiqué comme Dominique Venner pour essayer de nous réveiller il y a quelques années déjà...

     

    Ce matin dans le train de banlieue que je prends quotidiennement, traversant le "9-3" oh on ne manifestait pas trop bruyamment sa joie mauvaise mais on souriait en coin, on se réjouissait à demi-mots, c'était enfin une revanche, un signe d'Allah contre les infidèles...

     

    Notre Dame était là, elle semblait éternelle, inamovible. On pouvait chipoter sur les catholiques, les accuser de tous les maux, ce qui est facile, la plupart sont maso. On pouvait ergoter sur l'identité nationale, la cathédrale serait toujours là comme une mère un peu négligée mais que l'on croit indestructible. Il serait bien temps à sa maturité enfin venue de faire sa crise mystique, syncrétiste ou non.

    Certains catholiques se réjouissaient d'être des moutons sacrificiels, des agneaux prêts au bûcher, pas de haine disaient-ils, la prière, l'amour tous se tenant par la main.

     

    En observant Emmanuel Macron, sa mè..femme et sa clique, Anne Hidalgo qui avait le regard d'un lapin pris dans les phares d'une voiture s'amener dans le quartier vers minuit, on songeait à d'autres épisodes historiques. Freluquet était sans doute maquillé tel Napoléon III à Sedan en 1871 durant la débâcle. Tous était écrasés déjà par le poids de l'Histoire qu'ils sont incapables de saisir, de relever. Ils avaient hier sous les yeux le résultat concret de leur incompétence, de leur haine profonde et viscérale de tout ce qui est la France, de tout ce qui peut rappeler également notre creuset chrétien. Ils détestent tout ce qui est profond, tout ce qui est beau, tout ce qui nous ramène à la terre.

     

    Tous ces fossoyeurs de ce qui est beau et grand en France, n'ont-ils aucune pudeur ? Que n'ont-ils été chassé du parvis aussi sec ?

     

    Notre Dame n'est pas qu'un monument, n'est pas qu'un tas de pierre et de bois, n'est pas qu'un patrimoine abstrait, un endroit que l'on visite puis que l'on oublie, comme je l'ai entendu à la télévision. Elle a été construite par la ferveur de ses bâtisseurs, elle appartenait au peuple de Paris, aux petites gens depuis quelques temps déjà chassés de la capitale. Depuis sa construction, elle était un asile pour les pauvres, les précaires, les éclopés de la vie comme Victor Hugo le décrit magnifiquement dans "Notre Dame de Paris".

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

     

    Dans le livre X de "Notre Dame de Paris" prophétique Hugo

    « Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. »

     

    « Et au-dessus de la ville, indifférente, la cathédrale seule veillait, demandait grâce, pour l’indésir de souffrances, pour l’inertie de la foi que révélaient maintenant ses fils, en tendant au ciel ses deux tours ainsi que deux bras, simulant avec la forme de ses clochers les deux mains jointes, les dix doigts appliqués, debout, les uns contre les autres, en ce geste que les imagiers d’antan donnèrent aux saints et aux guerriers morts, sculptés sur des tombeaux. »

    J-K. Huysmans, La Cathédrale (1898)

    "Mon beau navire ô ma mémoire
    Avons-nous assez navigué
    Dans une onde mauvaise à boire
    Avons-nous assez divagué
    De la belle aube au triste soir..."

    (Guillaume Apollinaire)

  • Alors que Notre Dame s'effondre

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    Je pense à "l'étrange défaite" de Marc Bloch et les phrases en dessous ce soir...
    "Un jour viendra, tôt ou tard, j'en ai la ferme espérance, où la France verra de nouveau s'épanouir, sur son vieux sol béni déjà de tant de moissons, la liberté de pensée et de jugement. Alors les dossiers cachés s'ouvriront ; les brumes, qu'autour du plus atroce effondrement de notre histoire commencent, dès maintenant, à accumuler tantôt l'ignorance et tantôt la mauvaise foi, se lèveront peu à peu ; et, peut-être les chercheurs occupés à les percer trouveront-ils quelque profit à feuilleter, s'ils le savent découvrir, ce procès-verbal de l'an 1940."
    Marc Bloch.