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  • les escrocs du décodage

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    politique, décodage, société, net, amaury watremezDepuis quelques temps, les pseudo émission de décryptage de l'actualité, dés fois que l'on serait trop bête pour le faire tout seul font florès ainsi que les outils informatiques se prétendant décodeurs d'information. Cela va de "Quotidien" de Yann Barthès en passant par le "28 minutes" d'Arte, du show de l'infoclown Hanouna (TPMP) aux émission spécialisées des chaînes d'info en continu. On y voit toujours les mêmes pseudo-experts, pseudo-spécialistes qui ont pour particularité de penser tous dans le même sens que le tout-économique omnipotent, que le système de pensée libéral libertaire actuel.

     

     Je ne parle même pas du pseudo "Decodex" du Monde dont les créateurs s'affirment objectifs, ce qui ferait presque rire, sans évoquer aussi les arbitres des élégances télévisuelles de l'ancien "Zapping" de Canal devenu "Vu" sur France Télévisions. Même Ruquier dans "On n'est pas couchés" a son petit quart d'heure d'analyse de l'actualité se voulant insolent et tellement incisif alors que tout à fait dans les rails...

     

     Certes, il existe bien des "réacs" ou "gauchistes" de service dans ces spectacles, voire parfois des cathos, musulmans, juifs ou bouddhistes de service (ainsi Mathieu Ricard). Je pense même que beaucoup doivent être convaincus d'être réellement importants, d'être réellement écoutés, alors qu'ils ne sont là que comme alibis, comme quotas, pour bien montrer que la pluralité d'opinions est bel et bien respectée. Ce qui est manifestement faux.

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  • Trump, le Brexit et le Pen la faute du Net

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    Taubira, liberté, net, 13 novembre, radio, télévision, société, amaury watremezCe qui est pratique avec madame Taubira est qu'elle exprime tout haut ce que la gauche dite "morale" et moralisatrice pense tout bas. Elle n'a aucun problème non plus à dire tout son mépris des "ploucs" qui votent le Pen ou Trump ainsi que la majorité des tenants de cette gauche de bourgeois pédagogues. Ce 13 Novembre sur Europe 1 elle a dit ceci qui est frappant : "Internet pose un vrai problème parce que c’est un espace de liberté, de circulation de connaissances, de savoirs."

     

     Le pire est que la droite dite "républicaine" est tétanisée encore maintenant par ces diktats totalement arbitraires...

     

    La Liberté d'expression de tous lui pose donc problème.

     

     En effet, cela gène considérablement la propagation de la bonne parole du progrès constant et des évolutions sociétales réputés inéluctables. Internet permet la contradiction des petites gens, des "fascistes" qui auparavant n'avait pas voix au chapitre. Elle permet aux souverainistes, aux patriotes de s'insurger contre les méfaits de la mondialisation réputée heureuse. Et abomination de la désolation, elle autorise les adversaires de l'avortement pour toutes et de la contraception libéralisée à défendre leur point de vue.

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  • Impasse libertaire et islamiste

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    de Fabrice Hadjaj, très pertinent
    phpESIAd7.jpg" Nous croyons à tort que les mouvements islamistes sont des mouvements pré-Lumières, qui découvriront bientôt les splendeurs du consumérisme. En vérité, ce sont des mouvements post-Lumières. Ils savent que les utopies humanistes, qui s’étaient substituées à la foi religieuse, se sont effondrées. Le relativisme libertaire et le nihilisme nous portent vers une impasse.

     

    Ce n’est plus seulement un pan de mur qui est tombé.

     

    C’est un mur porteur. En reniant ses racines chrétiennes, la France oublie la civilisation qui l’a pétrie. Et le Pouvoir est vide".

     

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  • Un cloporte peut-il être politiquement incorrect ?

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    politiquement-incorrect-de-petillon.1176784159.thumbnail.jpgNote germanopratino-bobo-socialisante ou d'un petit bourgeois hédoniste réactionnaire selon le camp

     

    Sur le net c’est la grande mode, tout le monde est « politiquement incorrect », transgressif, hors normes, à droite comme à gauche, enfin à la droite de la droite et à la gauche de la gauche. Etre politiquement incorrect consiste surtout pour les uns à injurier les bougn…arabes pour qui ils ressentent de la haine, confondant invective et argumentation et pour les autres à décerner des certificats de bonne vie et mœurs politiques, confondant généralement également insultes et réflexion politique poussée, rajoutant à gauche un zeste de prétention à poser en guides du peuple qui n’a rien demandé.

     

    Je les imagine tous, devant leur écran, dans leur « open space », en chemises à manches courtes avec stylo assorti, déjà amers à trente ans à peine, derrière leur comptoir au « Pôle Emploi » ou à la CAF, se défoulant de leurs rancoeurs, de leurs frustrations, se vengeant de complexes d’infériorité divers et variés. Bien sûr, ils s’expriment anonymement. Ils ne sont pas complètement fous. Bien entendu, ils ne s’exprimeraient jamais avec autant de fougue et d’emportement passionné dans la vie de tous les jours. Ils n’ont pas envie de se faire mal voir du patron et, ou de leur bouchère…

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  • La dictature de l'émotion et du premier degré

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    politique, société, blog, net, twitter, hypocrites, amaury watremezPour conjurer le Mal, le désespoir, les enfants engloutis par la boue, les peuples mourant de faim, il existe une arme assez efficace, l'humour. Aucune discussion n'est possible face à des êtres humains se laissant aller à leurs instincts les plus abjects, il est par contre beaucoup plus sain de les ridiculiser, de se payer leur tête, les mettre en face de leurs contradictions, leur veulerie, leur sottise.

     

    Pierre Desproges par exemple le disait il aurait « contrepété aux portes des chambres à gaz » pour faire la nique aux salopards. Jonathan Swift pendant la grande famine irlandaise dont il a souffert autant que beaucoup de ses compatriotes écrit un livre de cuisine pour accommoder les petits enfants. N'oublions pas l'humour juif, celui des frères Marx ou de Robert Scheckley. Continuer à faire rire et à rire soi-même pour éviter de sombrer dans la grisaille de la sinistrose, de la pensée vulgaire, au sens de commune, oublier les salauds...

     

    L'humour caustique a souvent été la première politesse du désespoir face au malheur du monde...

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  • Petits monstres 2.0 ou « le Seigneur des mouches à l'ère numérique »

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     Aujourd'hui c'est la journée contre le harcèlement, en particulier le harcèlement dans la jeunesse, à l'école, sur les réseaux dits sociaux et dans les cours de récréation qui Maupassant le disait déjà en son temps, sont parmi les lieux les plus cruels qui soient. En 2013, donc quand quelque chose ne va pas du fait de l'effondrement à peu près total des valeurs, des repères et de la morale à cause de la société libérale libertaire, on fait une journée pour ceci, ou contre cela en feignant de croire que cela va régler quoi que ce soit.

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    C'est comme quand le thermomètre descend comme en ces derniers jours de novembre, on se souvient soudain qu'il y a des pauvres qui dorment dehors, ou qui meurent de froid. Et puis on les oubliera un peu plus tard après s'être donné bonne conscience. Juste avant les fêtes bien entendu afin de réveillonner en toute quiétude et sans culpabilité ou remords éventuel...

     

    Dans une époque où la plupart des liens qui reliaient les individus entre eux, de la famille à la société, à la paroisse, au quartier, sont systématiquement conchiés et reniés, parfois par bêtise, souvent par inconscience, et le tout au profit du « tout économique » pour qui un bon citoyen consommateur est un citoyen consommateur sans défenses autre que lui-même pour résister éventuellement au consumérisme et à aux injonctions de la publicité, des médias et j'en passe, dans ce genre d'époque alors que tout le reste a été jeté aux ordures, c'est la loi du plus fort qui domine, le darwinisme social violent qui se manifeste chez la plupart des individus qui le pseudo anonymat du Net aidant se croiront autorisés à aller encore plus loin dans l'abjection et le ricanement que ce qu'ils s'autoriseraient dans la vie quotidienne.

     

    Le « Seigneur des mouches » s'est mis au numérique, au fichues « NBIC » (TM°), ou « TICE » (TM°), et autres acronymes qui réduisent les êtres humains à de simples interfaces biochimiques avec les machines, qui deviennent des machines, des choses que l'on gère, car maintenant l'on « gère l'humain » qui devient un élément comme un autre de comptabilité en somme.

     

    William Golding raconte dans ce roman, allant à rebours du mythe du nécessaire retour à une sauvagerie somme toute salutaire et « pure », comment des jeunes a priori éduqués, formés et intelligents en viennent à recréer alors qu'ils sont naufragés sur une île déserte non pas une société idéale et utopique mais une société de cauchemar basée sur la violence et la haine du différent, du hors-norme, du faible.

     

    L'on a cru longtemps que le Web, le super-réseau allait justement permettre de recréer par le biais d'un partage global des connaissances un monde plus équitable, plus juste, privilégiant la culture et le savoir, la soif de découvertes, on évoquait l'avènement du « village global » de MacLuhan, d'une planète enfin unifiée, alors qu'Internet s'est principalement développé et se développe encore maintenant surtout pour deux choses : le porno le plus basique, le plus crade et la violence par l'entremise les jeux virtuels hyper-violents sur lesquels les plus jeunes internautes peuvent passer des heures et des heures par jour et qui le font par conformisme social extrême et la peur panique d'être exclu du reste du groupe en affirmant sa différence. Les utopistes sont des rêveurs sympathiques mais qui méconnaitront toujours la nature humaine et ses travers hélas encore dominants actuellement.

     

    Ainsi, de même sur les réseaux sociaux, certains d'entre eux se réveillant la nuit pour continuer à « tchater » dans le vide, car sans véritable interlocuteur en face d'eux, et hélas dans la grande majorité des cas pour harceler la personne différente, hors-norme ou considérée comme faible sans se soucier des conséquences dramatiques pouvant advenir car dans ce genre d'échanges virtualisé l'autre n'a plus de chair, de corps, et donc n'existe pas vraiment aux yeux des harceleurs, des cyber concierges et autres concierges internautesques.

     

    Le rire dans ces échanges n'est plus qu'un ricanement malveillant et lâche.

     

    Cette société des mouches 2.0 est comme le rêve humide d'un dictateur du début du XXème siècle, que ce soit Mussolini, Staline ou Hitler. C'est la concrétisation d'une société où l'individu est soumis sans se poser de questions à un système parfaitement absurde qui prétend le protéger et qui le prive de ses libertés sous prétexte de la transparence délirante actuellement à l'oeuvre avec son consentement imbécile, toujours à cause de la peur panique d'être hors du groupe, raccrochant toute dignité et son amour-propre à la possession ou non d'un gagdet électronique tout ce qu'il y a de plus inutile.


    image prise ici

  • Les nouvelles folies bourgeoises

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    Dédié à Aurélie Filipetti, Anne Hidalgo, NKM, Bertrand Delanoé, Michel Champredon, Jean-Michel Ribes, BHL, Daniel Buren, Jack Lang, Daniel Cohn-Bendit (pauvre Cohn), DSK et tant d'autres que j'oublie...


    Il y a déjà quelques temps, alors que je participais à une soirée mondaine ou plus ou moins, se voulant « libérée » et culturelle, tout en n'étant finalement rien d'autres qu'un agrégat de snobinards mécheux, de salonnards tous « fissapapamaman » et de pauvres petites filles riches à névroses chics et très chères, j'entendis un des invités confier à un autre sans trop de discrétion qu'il était fort étonné de constater que même « sortant de ce « milieu » je fus si cultivé et tellement ouvert ». Je n'en conçus pas de la colère, après tout c'était flatteur. Je lui demandais de quel « milieu » voulait-il parler en évoquant « ce » milieu ? Il me dit sans beaucoup de gêne qu'il parlait du milieu petit bourgeois catho, un peu versaillais sur les bords, un peu « coincé » sur le plan des mœurs, conservateur aussi sur l'argent et l'éducation et qu'il s'étonnait.

     

    Je lui rétorquais que lui aussi faisait partie d'un milieu bourgeois, plus favorisé d'ailleurs que celui d'où je suis issu, sur le plan matériel et des réseaux. Ce à quoi il me répondit que « bourgeois » c'était surtout un sentiment, un état d'esprit, et que lui ne se sentant pas « bourgeois » ne pouvait pas l'être, oubliant en passant que c'était aussi une situation matérielle confortable objective, et non seulement, donc, un « sentiment ». Lorsque je lui fis part de mon opinion sur le sujet, « je voyais le mal partout, et je ne pensais qu'au fric », lui bien sûr en ayant à foison ne se posait pas la question des ressources. Il m'assèna croyant m'échever qu'en fait j'étais un cynique...

     

    J'étais pour lui un « huron » de Voltaire, un « persan » de Montesquieu, ce n'était pas possible à ses yeux que l'on puisse être ouvert à la culture en dehors de son microcosme.

     

    Dans les pays anglo-saxons, les « bourgeois », les riches, les parvenus n'ont pas honte de l'être, il est normal de montrer son argent et d'être fier de sa réussite sociale et financière, et celle de ses enfants en profitant des réseaux des milieux financièrement confortables. On a bien du mal à comprendre en Floride ou en Californie pourquoi les français ont tellement de préventions avec l'argent, on y est moins hypocrites avec l'argent il faut dire ami lecteur, car on sait très bien que « s'il ne fait pas le bonheur » il achète beaucoup de choses qui permettent au moins une certaine sérénité du côté du portefeuille mais aussi pour se consacrer à autre chose, du moins dans notre société matérialiste où il est quasiment impossible de s'en passer à moins d'un changement radical.

     

    En Allemagne, vieux pays de tradition protestante, à Berlin on n'hésite pas à se rassembler en mouvements pour dire que l'on peut être « pauvre mais sexy ». La personne qui a les moyens ne verra pas l'utilité de montrer ses ressources avec ostentation, elle n'en ressent pas le besoin, elle sait qu'elle a travaillé, le plus souvent, pour les obtenir, et trouve ça normal, elle n'en tirez aucun orgueil.

     

    Elle en profitera, cette personne, pour voyager et parfaire sa culture et ses connaissances de manière studieuse, organisant sa vie active et sa retraite avec le même pragmatisme, voire même elle encouragera ces enfants à parcourir le monde et voir du pays et d'autres cieux.

     

    En France, pays où l'on feint de croire que la méritocratie n'est pas une légende urbaine, ou rurale, ceux qui ont de l'argent, ceux qui profitent du système par tout un ensemble de petits et grands clientélismes, de népotismes et favoritisme plus ou moins avoués, plus ou moins digérés, culpabilisent d'avoir du pognon et de ne jamais craindre pour leurs fins de mois. Pour compenser, pour ne plus se sentir coupables, ces bourgeois en ont conçus des prétentions à la fois culturelles et sociales, leur permettant de croire que s'ils sont favorisés, c'est parce qu'ils le méritent et qu'ils ont un rôle à jouer, un rôle de guides, de phares des peuples.

     

     

    Ceux qui ont ces prétentions, ces folies bourgeoises d'un genre nouveau, ne voient pas le problème. De par leur conditionnement de milieu, ils estiment qu'ils sont parfaitement légitimes pour les exprimer, que c'est même pour eux en quelque sorte une mission quasiment divine. Il faut dire qu'ils ont conservé la même hypocrisie morale, et ce malgré « 68 », concernant les seules motivations qui les meuvent réellement, à savoir boire, baiser et bouffer et jouir -de leurs privilèges- sans entraves.

     

    Ces "guides" de la pensée, Internet, notons le, les emmerde beaucoup, car tout le monde peut s'y exprimer, y compris les  "basses" classes ou les "classes dangereuses" que les bourgeois méprisent encore avec enthousiasme qualifiant toute pensée indépendante des personnes qu'ils dédaignent de "populisme", de "poujadisme" grossier voire pire, d'encouragement à revenir aux "z-heures les plus sombres de notre histoire". Très vite sur le Réseau, le petit bourgeois montrera son mépris de classe, surtout s'il est à court d'arguments.


    Le mépris utilisé en dernier recours, il appellera ça prendre de la hauteur alors qu'en fait il se comportera exactement de la même manière que son ancêtre guizotiste et, ou positiviste...


    Il a voyagé, il trouve ça super la diversité, les autres coutumes, le multicul et le métissage culturel, quand il voit une noce africaine fêtée selon le folklore de l'un ou l'autre pays, cela lui rappelle en plus son denier séjour avec "Nouvelles Frontières" et un spectacle de danses traditionnelles. Et lui au moins n'est pas homophobe comme ces cathos coincés, d'ailleurs, il le prouve, il a plein d'amis "pédés" ainsi qu'il le dit souvent en employant ces termes pour se donner le genre affranchi.

    Ce qu'il ne sera jamais...

    image extraite du film "Folies Bourgeoises" de Claude Chabrol, de 1974 et prise sur ce site

  • "Je te tiens, tu me tiens par la barbichette" sur Internet

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    société, politique, coïtus interruptus, net, forumSur Internet, en cas de polémique, c'est un peu « je te tiens, tu me tiens par la barbichette » en plus globalisé cependant, ou de « qui pisse le plus loin ? » ou « qui a la plus grosse ? » (je veux parler de la verge, ami lecteur toi qui est si prude). Vouloir jouer à ce genre de petit jeu juste après la puberté quand on a besoin de se prouver qu'on est devenu un grand garçon ou une grande fille, c'est normal, passé trente ans, soyons généreux, c'est inquiétant. Avoir besoin de prouver sa virilité ou sa puissance de séduction en jouant les coqs de basse-cour sur le « Web » (TM°) suppose d'ailleurs parfois alors que l'on a des doutes ou des craintes de ce point de vue...

     

    On commente les écrits de l'un ou de l'autre par des petites phrases sibyllines qui se veulent d'une grande finesse, voulant dire tout et son contraire. Ces petites phrases cachent souvent un désir de revanche sur ceux dont on pense qu'ils ont mieux réussi scolairement, qu'ils sont cultivés mais pas par curiosité intellectuelle, mais car « bourgeois », j'en passe et d'autres énormités. C'est la perpétuelle comédie de la justification, auto-justification, le jeu des injures et des noms d'oiseaux bien cachés derrière le pseudo-anonymat du réseau, un opéra-bouffe que l'on joue pour tromper son ennui.

     

    Ces injures très rapides sur les fora naissent surtout de l'absence d'opinions réflechies et réelles chez la plupart des interlocuteurs internautesques qui se contentent la plupart du temps d'aligner sans scrupules les lieux communs que l'on trouve dans leurs milieux (fora, pluriel de « forum » ami lecteur, toi qui l'ignore peut-être étant peut-être une des victimes d'une des mirifiques réformes pédagogistes de l'enseignement des Lettres depuis la réforme Haby et en plus ça fait plus chic de le placer dans un texte).

     

    Curieusement, ce sont bien souvent ceux qui prétendent défendre les droits de l'homme et la démocratie qui sont les plus rapides à s'affranchir, car ils estiment en avoir le droit de par leur rôle de « phare du progrès progressiste », de toutes les règles régissant a priori un débat démocratique sain. Derrière cette farce, il y a surtout les complexes divers et variés des arbitres des élégances, des frustrations diverses et nombreuses, un besoin de se défouler d'une société dont on estime qu'elle a été tellement injuste avec son génie (sans bouillir ; NB : cette blague fonctionnera avec les plus de vingt ans, d'un temps que les « moins de vingt ans etc... »)...

     

    La plupart des internautes tombent dans le panneau de justifier leurs convictions après des échanges qui se veulent un peu musclés, pleins de dérision et d'humour glacé et sophistiqué mais qui tiennent le plus souvent de la cour de récré, à savoir une bande, une tribu, un groupe qui s'acharne sur le bizut, le « pas comme nous », le contradicteur. L'homme et la femme sont un animal grégaire, être en troupeau, penser en troupeau, le rassure, ils se sentent plus fort, et ils commencent par défier les nouveaux arrivants avant de pousser le brame incitant les autres membres de la horde au coït. On en déduit que le coït n'arrive jamais car ces polémiques sont sans fin.

     

    C'est un bonus (un bonus des « boni »), parfois pour eux de jouer les chefs de meute, ceux qui indiquent à la horde qui mordre ou sur qui hurler l'hallali. C'est l'occasion pour l'individu lambda de devenir un mâle ou une femelle « lambda ».

     

    Soulignons que les femmes en ce domaine, la polémique sur Internet, sont bien souvent tout aussi violentes que les hommes, voire parfois plus. Finalement, c'est un autre genre de parade nuptiale répétons-le.

     

     

    Que le forum soit de droite, de gauche, catholique, ultra-mon tin, bouffeur de curés, juif, athée, sioniste, pas sioniste, c'est toujours la même attitude qui domine et qui va de pair avec une vision en noir et blanc de la réflexion politique, alors que la réalité, on le sait, ne comporte que des nuances de gris (je ne parle du récent « best-selleure » porno ménager qui vient de remporter un certain succès). Quand on a des convictions réelles, profondes, et raisonnées, et une certaine expérience de la vie, on ne peut que connaître ces nuances et éviter de ranger les uns ou les autres dans des cases bien pratiques.


    image extraite du film du même titre de Jean Yanne et prise sur le site toutlecine.com

  • Pourquoi écrit-on -vraiment- sur le Net...

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    Il y a quelques jours, ami lecteur, je participai à un échange qui t'aurait certainement passionné, toi qui aime les questions existentielles tant qu'elles sont posées par de jolies filles pas trop farouches ou du moins s'en donnant le genre. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais ce que dit une jolie femme semble toujours largement plus intéressant que ce qu'exprime une moche, tout en sachant qu'une jolie femme qui a des prétentions intellectuelles est souvent une emmerdeuse qui trimbale avec elle des névroses chics de pauvre petite fille riche. 


    société,net,blog,écriture,politiqueNe me fais pas dire ce que je n'ai pas dit, ami lecteur, je n'ai pas dit que les filles intellectuelles étaient toutes des chieuses, simplement celles qui ont une certaine tendance à la vanité et à se surestimer culturellement car elles ont fait deux ans de « psycho » ou de « Lettres modernes ». Et pour t'avouer une chose, je crois que j'aime bien les chieuses, elles ont quelque chose de plus.

    Ce soir-là, une brune séduisante inspira une bouffée de sa cigarette d'un air réfléchi, prit une pose et demanda à l'assistance presque exclusivement masculine présente :
    « Pourquoi écrit-on sur Internet ? Et pourquoi s'engage-t-on parfois en écrivant, sur les réseaux sociaux et sur le Web ? »

    Les mâles présents, tous blogueurs émérites, metteurs compulsifs de liens d'actualité brûlante sur leur profil « facebook » (à défaut d'autre chose si tu me permets cette allégorie hardie ami lecteur), prirent les attitudes qu'ils estimaient convenir pour signifier que cela les interpellait profondément, comiquement torturées et concernées par ce que disait la jeune femme, ( concernés où ça ? Quelque part, au niveau du vécu bien entendu selon les termes consacrés ).
    Le premier dit avec conviction :

    « Pour remplir un vide existentiel », le deuxième affirma : « C'est comme une catharsis, c'est une thérapie en fait pour affronter le monde ». Votre serviteur passa encore pour un méchant cynique lorsqu'il suggéra benoîtement :

    «  Pour plaire aux filles ? ».

    Cela fit rire la jeune femme qui posait la question, qui se fichait au fond complètement de la réponse, voulant simplement voir qui serait le plus empressé autour de la table à concocter une réplique qui le ferait passer pour un prince charmant. Mes congénères masculins me fusillèrent du regard, faussement outrés par cette sortie triviale qui réduisait les grands discours qu'ils balançaient au tout venant ou livraient à leur blog à de banales parades nuptiales en somme.

    Le discoureur, le militant, quel que soit son camp, reste au fond un mâle alpha comme les autres qui a besoin de se démarquer et d'affirmer sa virilité ou ce qu'il imagine être sa virilité, de montrer qu'il domine le reste du troupeau. Il finit toujours par se vanter d’entraîner une petite partie du troupeau avec lui. Le militant, personnellement, d'où qu'il parle, finit toujours par me casser les pieds, car à un moment ou l'autre il faudra bien qu'il fasse des compromis avec ses idéaux supposés, qui pour un chef, qui pour une idéologie.

    Les jeunes et jolies femmes ayant quelques prétentions intellectuelles aiment ce genre de discoureurs, elles savent très bien quel au final leur véritable motivation mais elles apprécient que ceux-ci l'enrobent sous des dehors chevaleresques et idéalistes car la plupart ne rêvent encore que du prince charmant, sont encore des petites filles, ont des désirs d'intérieur bien « popotes » qu'elles ne veulent pas s'avouer, supportant des sales types et des salauds longtemps car elles continuent à croire que le salopard se transformera en amant de conte de fées, en Tristan dont elles seraient les tremblantes et rosissantes Iseult.

    Écrire pour combler un vide, c'est au fond essayer d'écrire sur du vide, donc sur du rien, du pas grand chose, cela ne présente pas grand intérêt. Écrire et s'en servir comme catharsis, cela n'aura d'intérêt que si l'auteur a du style, et si son propos tend à l'universel, qu'il concerne le lecteur. On me dira, ce genre de catharsis permet de rédiger les nombreuses autofictions qui plaisent beaucoup au public mécheux et en scooter germanopratin pour qui dépasser le « périph » c'est déjà une aventure...

    Ce texte t'est dédié à toi qui me lis encore après toutes ces années, qui aimait bien réunir autour de toi des poètes « maudits » rejetant la pensée « bourgeoise » tout en bénéficiant du sens du confort de cette classe sociale, des révolutionnaires en goguette qui rentrèrent bien sagement dans les clous une fois leurs diplômes acquis, des jeunes femmes libérées qui ont pour la plupart toutes finies en « ménages monoparentaux », progressistes au fond par jalousie des familles nombreuses, tous là autour de toi surtout car tout comme moi ils auraient aimé se perdre dans tes yeux gris, certains tout comme moi s'y étant perdus.


    photo, l'auteur en vacances

  • Toujours les mêmes rengaines sur Internet

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    Net, politique, société, grégaires, troupeau, bêtes à cornesLe Net, ce superbe outil, tourne en rond, amplifiant l'antique ragotage au niveau planétaire, entrainant la la simplification à outrance des discussions, et ce sont toujours les mêmes rengaines, les mêmes refrains, les mêmes slogans qui dominent en fond sonore.

     

    Tu parles de littérature, tu veux en parler de manière un peu plus exigeante que de se contenter à l'image des critiques télés de répéter la quatrième de couverture, tu n'es rien qu'un prétentieux imbuvable.

     

    Tu parles de bonne chère, de gourmandise, de convivialité, tu n'as même pas honte de ne pas avaler cinq fruits et légumes, tu es au choix un réac ou un goinfre, qui se fichant de son taux de gamma GT et de son choléstérol n'est même pas hygiéniquement correct.

     

    Tu évoques les bons vins, leur parfum, leur robe, ce qu'ils t'inspirent, car ce n'est pas le tout de boire du vin, encore faut-il savoir en parler, tu es un alcoolique en puissance, irresponsable en plus car incitant à boire.

     

    Ce qui amène à penser que sur le net, on est resté au fond extrêmement puritain, de ce puritanisme moderne qui se marre des meilleures intentions humanitaires mais puritanisme quand même.

     

    Et ces néo-puritains doivent quand même sacrément s'ennuyer...

     

    En politique, c'est pareil, personne ne semblant voir que la vie politique française est une blague, que les gouvernants soient libéraux libertaires ou socio-libertaires, ce qui revient au même. A droite, l'on voit toujours le PS comme un parti marxiste par exemple, un ramassis de brutes révolutionnaires le couteau entre les dents. A gauche, c'est à peine si l'on ne parle pas des capitalistes qui boivent littéralement la sueur des travailleurs sur leur dos. Tu es soit libéral jusqu'au boutiste, plus intransigeant que Milton Friedmann sur le monétarisme, ou révolutionnaire radical, réclamant des lendemains qui chantent, la table rase sans comprendre que cela passerait par un changement radical du mode de vie.

     

    Ce sont toujours les mêmes réponses automatiques, standardisées, c'est comme appuyer sur un bouton.

     

    Tu évoques les juifs sans agressivité ni acrimonie, tu es sioniste, voire un agent de la Hasbara. Tu parles des musulmans sans haine, tu est déjà un « dhimmi » vendu au califat, un pro-palestinien se sentant encore coupable des crimes de la colonisation et devant payer. A l'inverse, tu décris les incivilités multiples commises par des gamins « issus de la diversité » (TM°) tu es ou raciste, ou un nazillon qui s'ignore. Il n'y a jamais de demie-mesure, jamais de nuances.

     

    Et bien entendu je ne parle même pas des catholiques sans cesse renvoyés à l'Inquisition, les Croisades, Galilée et Giordano Bruno et leur moralisme qui serait celui d'une vieille fille chaisière à saint Honoré d'Eylau, tout en les moralisant. Ce n'est pas qu'il n'existe pas de côté « réserve sociale » chez les catholiques mais ce n'est pas une raison pour les conchier et les traîner dans la boue ainsi qu'il est coutume de le faire dés qu'ils osent ouvrir un peu la bouche. On me dira, chez les cathos eux-mêmes on aime bien les chapelles bien cadrées, en « istes » ou en « iques », selon que l'on soit nostalgique de l'ancienne liturgie, sur-affectif ou soucieux de progrès.

     

     

    Là encore on ne connait pas de juste milieu alors que l'on sait très bien que les adversaires des catholiques les mettent tous dans le même sac de toutes façons. Alors oui, le Net rend fou et fait rigoler les puissants ainsi que les polémiques stériles et infécondes entre prétendus ennemis idéologiques irréductibles.


    L'affiche du film de Ferreri vient de là

  • La rage au coeur je pars d'Agoravox

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    net, agoravox, trolls, cyber indicsJ'ai demandé la suppression de mon compte sur Agoravox, par lassitude extrême, à cause principalement des commentateurs (Achéron alias Perseus, Pyrathome, RedJ, Baska, Constant danlayreur, Mortelune, entre autres, tous "antisionistes"... rire jaune) qui ne prennent même pas la peine de lire les articles que je publie, qui sont juste là pour attaquer ma personne, ce qu'ils font en meute, qui ne veulent pas débattre, qui veulent juste se défouler, qui ne sont que dans l'injure et l'allégation, et veulent continuer à l''être en toute impunité, qui ne supportent pas l'expression d'opinions différentes des leurs, considérées aussitôt comme l'expression d'avis de "fachos".


    Une petite bande qui navigue de Causeur.fr à Tak.fr distribuant les bons points à tour de bras, des boutures de miliciens politiques, des commissaires politiques frustrés....
    Ils vivent dans l'illusion de cette impunité, car c'est une illusion, ils s'en rendront compte à leurs dépens à un moment ou un autre et contre leur gré, on ne peut rien faire contre, dommage...
    Bien entendu, ils ne l'emporteront pas au paradis et assumeront leurs responsabilités peut-être plut tôt qu'ils ne se l'imaginent..


    Agoravox ne doit-il accueillir que des diatribes antisionistes, des plaidoyers pro Chavez, pro Mélenchon, sans qu'il n'y ait donc plus de pluralité possible ?
    C'est visiblement leur avis....


    Cela aurait été bien que les "lecteurs invisibles" se manifestent un peu plus...

    Merci à Chalot, au Chat, à Aita, à Rocla, JL, Jean Pelletier, Loatse, Pale Rider, Oncle archibald, Lupipistrelle et d'autres qui sont toujours pertinents mesurés et capables de débattre sans sombrer dans l'injure...

    Sans rancune et amitiés à Sampiero qui lui a été toujours loyal...

    Et bien sûr bises au Collectif "Morice", le pire d'entre eux, à la fois injurieux, calomniateur, parano, etc...


    Un exemple de ce qu'un certain Pyrathome laisse sur Agoravox impunément (jusque là...)

    "Déjà presque 95 % ont voté non à ce torchon mensonger....
    Spartacrasse, ce n’est pas en répétant des mensonges à longueur de journée que ceux-ci deviendront des vérités......
    Ton monde idéal de cupidité n’est qu’une chimère sans lendemain, une métastase purulente dont le monde va se débarrasser promptement et inéluctablement, il n’y a pas de place dans la nature pour les anomalies génétiques....."

    Un exemple de la prose d'une certaine Mortelune ci-dessous

    "« le pape des humbles et des pauvres »

    Pourrait-il en être autrement ?
     
    @ L’auteur, 
     
    je savais les sionistes prêts à tous mais pas à cracher sur la dépouille de H Chavez sans respect pour sa mort, et s’agenouiller devant le pape quelques jours plus tard. Quelle mauvaise fois chrétienne !
     
    En plus sans le savoir vous désavouer tous les papes précédents, toute l’église catholique et Jésus fils de Dieu ; Humble parmi les humbles, pauvre parmi les pauvres. Vous est vos amis vous avez toujours les mêmes comportements hypocrites.
    Ce titrage ’ racoleur’, des médias l’ont fait et c’est la marque des illuminatis."

    Je cite avec des pincettes...
     

  • Tous censeurs sur Internet ?

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    Aussi sur Agoravox

    Dédié à Eugène Lampiste

    Internet est un formidable espace de liberté.

    C'est une évidence.


    politique, net, blog, hypocrisie, censure, surveillanceCelle-ci fait peur aux institutions et aux tenants du pouvoir, politiques et économiques, mais aussi à tous ceux qui pourraient l'exercer, à savoir tout le monde, et qui finalement ont très peur de le faire, un peu comme ces enfants sages qui ne veulent pas prendre leur indépendance par rapport à leurs parents ou à leurs maîtres, qui ont très peur de penser par eux-mêmes.


    J'en veux pour preuve entre autres cet ami m'affirmant que ce que j'écris dans mes articles, sur mon blog, en statuts « Facebook » (TM°), et sur Agoravox, est dangereux en soi car contrevenant gravement aux idées énoncées par tout le monde par ailleurs, que cela me fait remarquer et courir un risque grave amenant la perte de toute possibilité de vie sociale.


    D'après son argumentaire, ce qui était le plus dangereux était surtout de se singulariser par rapport aux autres, et non d'avoir des idées différentes.


    Pour lui qui a des idées apparemment opposées aux miennes, ce n'était pas les opinions qui étaient dangereuses mais de sortir du standard de pensée ou de réflexion, de ne pas rester dans sa case bien définie, le « catho réac », selon l'étiquette dont on m'affuble le plus souvent, se devant d'être forcément « bégueule » sur le plan du sexe, libéral en économie, et bourgeois, forcément bourgeois, voire si le méchant réac insiste un émule de Jorge de Garcia l'inquisiteur malfaisant du « Nom de la Rose »,


    Celle ou celui qui prendrait le risque de cette comparaison s'étant contenté du film de Jean-Jacques Annaud n'ayant jamais lu l'excellent livre de Umberto Eco qui parle aussi de la puissance de la littérature.


    Tout comme à l'inverse, quiconque critiquant le libéralisme étant désigné à la vindicte comme une sorte de « moujik » dangereux le couteau entre les dents, et forcément marxiste, alors qu'on peut être anti-libéral sans être obligatoirement un émule de l'auteur du « Capital »...


    Bien souvent, j'ai d'ailleurs compris que ce n'était pas mes idées qui m'étaient en fait reprochées, mais mon désir d'indépendance face au collectif, mon désir de ne pas être inclus forcément dans le troupeau selon une appellation contrôlée bien définie. Cette volonté de sortir du confort intellectuel collectif est vécue et perçue par ses esclaves consentants comme une atroce prétention, une vanité insupportable quand celle-ci n'est pas psychiatrisée, assimilée à une volonté de contrôle de ses semblables, un mal-être du à des traumatismes vécus durant l'enfance.

    Internet par cette expression tous azimuts a ses risques inhérents, ses extrémistes qui ont la parole de plus en plus décomplexée, ses maniaques du complot, mais ce sont après tout des risques à prendre afin de se confronter à tous les sujets, ce qui permet parfois de démasquer les faux-semblants, les mensonges, l'hypocrisie.


    Et les poncifs les plus éculés qui sont la plupart du temps la base de réflexion de tous ceux qui prétendent se conduire en véritables humanistes sur le Net, ayant le courage insigne à leurs yeux de se dire contre la violence, la haine et l'injustice, pour la liberté, l'égalité et la paix surtout quand il n'y a aucun risque à le faire et que cela n'implique aucun acte concret...


    Le réseau des réseaux est un terrain privilégié pour ceux qui les expriment sans aucuns scrupules ni remords réels, ces poncifs, privilégiant les échanges manichéens qui font du « beuzze » (TM°) sans remettre l'essentiel en cause aux discussions réellement argumentées qui sont autrement plus dangereuses, et subversives, le « beuzze » (TM°) étant ce qui fait tourner le mieux le système spectaculaire qui distrait l'individu moderne, le citoyen consommateur, de toute réflexion un peu construite sur sa place dans la société contemporaine.


    Tout ce qui pouvant prêter à débat est traité sur le mode affectif et des procédés qui bien que grossiers fonctionnent à chaque fois.


    Est-il devenu dangereux d'exprimer des opinions à contre-courant sur Internet comme dans la vie ?


    Ce n'est pas qu'il y ait une réelle censure officielle. C'est beaucoup plus pervers...


    Celle-ci a à première vue disparu.


    Par contre, c'est l'ensemble des individus qui devient censeur du voisin, et ce pour diverses raisons dont la jalousie, l'envie, la peur de ne pas être comme les autres, la lâcheté par peur de ne plus pouvoir se faire une place à cause de personnes que l'on voit comme supérieures car ayant des velléités d'indépendance, les frustrations ressenties à ne rien sentir de particulier chez soi, la simple sottise aussi, celle de l'imbécile docile et satisfait de l'être.


    Les collègues « gougueulisent » les nouveaux dans un service sans que la direction n'ait à le faire, les ragots vont bon train suite à ce que les un ou les autres laissent de « traces numériques ».


    Et celui qui oserait montrer un embryon de différenciation ou d'indépendance d'esprit est lentement mais sûrement ostracisé sans que les tenants du pouvoir n'aient à bouger le petit doigt, il suffit d'évoquer les sanglots dans la voie la Crise et les difficultés qu'elle implique, la construction d'une mondialisation montrée comme heureuse, forcément heureuse, et le contradicteur qui se conduirait en trublion irresponsable, en enfant gâté qui serait responsable de tout ce qui pourrait bloquer l'avènement de l'utopie universelle ou supposée telle.


    Ces dangers bien réels pourraient décourager de s'exprimer réellement librement sur le web, moi cela m'inciterait à rajouter quelques cuivres et grosses caisses....

    image empruntée au blog la quadrature, excellente source sur les risques de censure du net

  • Les écrivains antisémites à l'index ?

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    littérature,société,politique,net,morale,religions,hypocrisieAussi sur Agoravox

    Ci-contre photo au sujet du malheureux (c'est le moins que l'on puisse dire) voyage en Allemagne nazie de Montherlant, Drieu et Fraigneau pendant la Seconde Guerre Mondiale...

    En visitant divers fils de commentaires sur divers forum internet ces derniers jours, je suis tombé sur des diatribes incendiaires mettant en doute la possibilité de lire des écrivains qui auraient émis à un moment ou un autre de leur vie des opinions maintenant « contre-natures », à savoir antisémites, et bien sûr suggérant que toute personne aimant lire ces écrivains partageait leurs antisémitisme :

    Céline en premier lieu, comme le dit très bien Roger Nimier, son antisémitisme était surtout le reflet d'un dégoût de la déplorable humanité dans son ensemble ;

    Drieu la Rochelle, parfois devant la vacuité des aspirations de l'époque on se prend à avoir envie d'écrire une date, de suicide, sur un miroir, comme son « Feu Follet » ;

    André Fraigneau, poète ami de Yourcenar qui en était passionnément amoureuse, un genre de faune « années folles » qui tourne mal lui aussi, comme d'autres pendant l'Occupation ;

    Georges Bernanos dans ce cas serait considéré comme antisémite, ce qui serait un non-sens toutes les cellules de l'âme du « Grand d'Espagne » rejetant la haine, lui qui dédie « la Grande peur des bien-pensants » à Édouard Drumont, antisémite célèbre de la fin du XIXème siècle ;

    Jacques Chardonne, qui écrivit des pages remarquables de sensibilité sur le couple, et qui collabora avec entrain ;

    Robert Brasillach, auteur d'une « Histoire du cinéma » avec Maurice Bardèche qui a fait date, (on peut s'abstenir de lire « les 7 Couleurs »), et de « poèmes de prison » plus inspirés que ces précédentes productions ;

    ou Lucien Rebatet, qui sent encore plus le soufre que le précédent qui était au fond un innocent aux mains sales etc...

    Bien sûr, la plupart des commentateurs mettant en doute la lecture de ces auteurs sentant le soufre ne les avaient pas lu, et ne se plaçaient que sur le plan moral, d'aucuns même se ridiculisaient en montrant leur ignorance en pleine lumière en confondant Alphonse Daudet et Léon son fils d'Action Française.

    Doit-on alors vraiment s'interdire de lire des auteurs du XXème siècle parce qu'ils ont été antisémites ou parce qu'ils ont proféré des horreurs, ou leur adoration de différents régimes totalitaires ? Il ne resterait plus grand-monde dans les précis de littérature à usage des potaches ou des étudiants, les littérateurs qui resteraient éventuellement seraient on s'en doute des plus fades de toutes façons bien que moralement irréprochables.

    Cette tentation de ne lire que des auteurs « exemplaires » on la retrouve à gauche comme à droite, où la sottise devant la littérature est souvent la même. La littérature « exemplaire », porteuses d'histoires « exemplaristes » n'est plus qu'un alibi, une paire de gros sabots que chausse l'auteur pour vendre sa « vulgate » idéologique personnelle.

    Il serait également intéressant de poser les questions qui viennent ensuite à l'esprit :

    Lit-on un auteur pour ses opinions ou pour son style ?

    La réponse est assez rapide, ses opinions de départ si le style est intéressant ou talentueux, si son écriture est fluide, n'ont strictement aucune importance. Il en est même qui brouillent les pistes comme Maurice Sachs, juif, d'abord à gauche, puis très à droite finissant plus ou moins en cheville avec les nazis avant de finir déporté. Maurice Sachs est l'exemple parfait de la complexité des êtres humains et de leurs actes, et qu'ils ne sont pas réductibles à des « pro ci » ou « pro ça », « anti ci » ou « anti ça » faciles à identifier.

    Où les moralisateurs de la littérature classent-ils donc Marcel Aymé par exemple ?

    Il est maintenant classé à droite, voire très à droite, voire bien sûr dans les écrivains suspects d'amitiés coupables avec l'occupant pendant la Seconde Guerre.

    Il suffit de rappeler que pendant celle-ci il écrivit un article incendiaire contre « l'étoile jaune » imposée aux juifs, et que s'il signa pour une pétition pour la grâce de Brasillach, il en signa aussi une autre pour celle de trois militants FLN pendant la Guerre d'Algérie.

    Certes, ll y a aussi ceux qui prétendent tout apprécier de Céline justement parce qu'il était antisémite obsessionnel, alors qu'ils n'auront lu de lui que les pamphlets et ignoré les romans du bon docteur Destouches. N'oublions pas tous ceux qui prétextent le rejet des haines de Céline mais qui sont fascinés au fond par celles-ci comme Michel Bounan qui écrivit il y a quelques années un pamphlet contre l'auteur du « Voyage au bout de la nuit ».

    Les choix moraux de l'auteur en particulier concernant la politique doivent-ils influer sur notre appréciation de son œuvre ?

    Encore une fois, si le talent littéraire de l'auteur est remarquable, cela n'a aucune importance, en notant qu'un lecteur est généralement un adulte capable de faire la part des choses ce que les moralisateurs littéraires sont bien incapables de faire.

    Au fond, il me semble que les « moralisateurs » littéraires qui rêvent d'envoyer aux enfers les auteurs que j'ai énuméré et d'autres ont en commun avec les fanatiques, les idéologues et les petits bourgeois de rêver d'autodafés géants car ils ont peur de la littérature qui encouragent celui qui s'y laisse aller à réfléchir par lui-même et de là parfois à remettre en question les dogmes, les préjugés et l'autorité illégitime de certains.

    Qu'ils continuent donc à avoir peur, cela prouve que les livres sont encore bien vivants.

  • « Les posters de filles nues sur tes murs... » - à propos de "la situation des esprits" de Jean-Philippe Domecq et Éric Naulleau

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    Sur Agoravox en débat

    « Les posters de filles nues sur tes murs... »

    illustration prise ici

    1984_2_george_orwell.jpgDans une chanson de Cabrel (vous savez, le chanteur qui chante la « CâAbâne au fond du jardin »...), il est question d'un type qui veut se faire passer pour cultivé, fin et intelligent, et raffiné alors qu'au mur chez lui il y a des posters de femmes nues.

    Les individus modernes, voire post-modernes, qui utilisent Facebook (TM°), MSN (TM°), qui ont un blog (TM°), qui sont sur les forums, sont un peu dans le même état d'esprit, sur le net on joue un rôle où l'on se met le plus en valeur, pour compenser une vie que l'on estime médiocre, pour se rattraper de ses frustrations et complexes plus ou moins assumés, et aussi par peur d'affronter la réalité, là-dehors, derrière l'écran, derrière la fenêtre, et d'aller à la rencontre des autres personnes pour de vrai..

    A lire les deux tiers des statuts Facebook, des articles de blogs, et j'en passe, la plupart des gens n'écoutent que des classiques de la chanson, du classique tout court, et ne lisent que des livres passionnants, bref, ne sont pas des personnes s'adonnant à quelque forme que ce soit de légèreté.

    Alors que l'on n'a jamais eu autant besoin de celle-ci.

    Nous sommes dans une époque qui adore se vautrer dans la gravité à tout bout de champ, et l'esprit de sérieux pour tout et n'importe quoi, un show soit-disant « téléréel » devient une aventure, la neige, qui tombe chaque année en France, une tragédie, une vedette qui a un petit succès, une star et j'en passe et des meilleurs, car à cet esprit de sérieux, qui comme disait quelqu'un « fait le bonheur des imbéciles », se rajoute un esprit de superlatif pour toutes les choses qui nous entourent, fussent-elles anodines au dernier degré.

    Ce qui est également amusant que la plupart des auteurs de ces « chefs d'œuvre » inconnus et en péril, croient bon d'adopter, pour parfaire leurs personnages, un ton pompeux et doctoral qui fait beaucoup rire, employant à qui mieux mieux le « nous » dit « de majesté » par exemple

    C'est un peu comme lors des sondages concernant les chaînes de télévision, tout le monde regarde « Arte », personne n'écoute les « tubes », personne ne regarde de séries « B » ou de comédies, personne ne regarde jamais TF1, non, non, non, « Arte », et les chaînes de cinéma en noir et blanc, non tout le monde n'a l'air de ne voir que des chefs d'œuvre du cinéma, des grands longs métrages à thèse, personne ne se colle jamais devant une série télévisée ou un film d'action.

    Ou alors c'est l'autre extrême, un anti-intellectualisme forcené et appuyé où l'on refuse de lire quoi que ce soit d'un peu relevé, où l'on se vautre dans la « junk culture » avec délices en assénant que de toutes façons les gens cultivés c'est rien que des prétentieux, où l'on martèle que toute culture est une forme d'oppression et de contraintes, de vanité sans limites.

    De vieux enfants sur le réseau

    Les poèmes ou les textes parfois maladroits, parfois bien écrits qu'on peut lire sur le net, qui parlent pour la plupart du mal-être de la personne qui les rédige pour diverses raisons : un chagrin d'amour mal digéré, un problème de famille, une question plus personnelle encore, donnent toujours l'impression d'avoir été rédigés par des petites filles malheureuses ou des petits garçons tristes et solitaires, et non par des adultes qui pour beaucoup adorent ressasser encore et toujours leurs malheurs ou supposés malheurs, détestant l'ironie ou la critique toujours prises au premier degré, et comme des attaques personnelles.

     

    Attention, je précise d'ailleurs que mon propos n'est pas ici de railler les souffrances ressenties par telle ou telle personne, ou de les mépriser, aucune souffrance n'est méprisable, et même pas celles qui témoignent aussi de l'ultra-narcissisme moderne, et tout cela au fond témoigne surtout, d'abord et avant toute chose de l'épouvantable crise de sens, je n'ose morale, qui sévit dans notre société où il est logique que la chose à laquelle les gens se raccrochent soient ce qu'ils connaissent ou croient connaître le mieux, à savoir eux-mêmes et l'argent, qui devient la seule et unique valeur repère.

    Alors oui, de temps en temps, certains se donnent des alibis, pleurent à chaudes larmes sur les pauvres, les SDF qui meurent de froid, et qu'on oublie sitôt le mois de mars passé, sur les pays en guerre civile, sur les enfants mal nourris, mais personne absolument personne ne veut réellement remettre en cause son mode de vie et surtout de consommation.

    La confusion entre la vie réelle et la vie virtuelle, bien confortable, bien pantouflarde, est quasiment totale, un peu comme ses personnes avant qui étaient persuadés que le « speaker » dans la télévision s'adressait à eux personnellement et non à la caméra.

    Comme si la personne faisant preuve d'ironie ou de sens de la dérision était forcément en train d'attaquer quelqu'un qu'elle ne connait pas vraiment, qu'elle n'a jamais rencontré, car une rencontre ne se fait pas derrière un écran, elle se fait face à la personne. Mais il apparait bien que les individus modernes, à l'instar de Winston Smith à la fin de "1984" aiment "Big Brother" auxquels ils se soumettent sans aucun problème...

    ici un papier de Serge Tisseron sur le narcissisme moderne

  • Journal de Vacances 6 - Le conformisme euphorique en 2011

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    Aussi sur Agoravox

     ou version remixée de « Tout va très bien Madame la marquise »

    En devoirs de vacances, une citation de Philippe Muray dans « Après l'histoire »

    image prise ici

    standard-people-2.jpg?1257951870“La satisfaction avec laquelle elle (l’époque) se montre, son conformisme euphorique autant qu’ignominieux, son allure de tranquille impunité quand elle déploie l’éventail de ses plus malfaisantes sottises et l’ensemble difforme de ses nuisances approuvées, enfin cet incroyable teint de rosière qu’elle arbore en toute occasion, lorsqu’il s’agit de célébrer de nouvelles mutations, d’applaudir au défi ludique des surfeurs des neiges, au succès d’Internet, à l’adoption d’Halloween par les peuples colonisés, au triomphe de l’économie de marché, de la transparence, des patins à roulettes, du droit d’ingérence, du principe de précaution, du Tribunal pénal sublime, subliminal et international, et des pique-niques citoyens avant les séances de cinéma en plein air, font ardemment regretter qu’elle n’ait pas un seul visage sur lequel on puisse taper avec gaieté et sans relâche.”

    Aux lecteurs qui sont coutumiers des raccourcis faciles, je rappelle que Muray était plus dans la ligne du socialisme orwellien que dans celle de la droite radicale. Ce serait plus que réducteur, et surtout stupide, de le traiter de facho voire, on le voit de plus en plus, de suppôt du sionisme ou même d'agent de la Hasbara.

    Impressions de vacances :

    Je me souviens de la grande période de la main « Touche pas à mon pote » et des deux disques, américains et français, contre la famine en Éthiopie, on y percevait les prémices de ce « conformisme euphorique ». Je n'avais pas compris à l'époque pourquoi il fallait absolument porter le fameux badge pour être estampillé non-raciste, ce qui me semblait absurde. On a vu par la suite quant à la xénophobie que cela n'a strictement rien changé.

    Quant à la famine éthiopienne, je me souviens de ce camarade certainement un peu naïf ayant proposé aux autres dans sa classe de consacrer l'argent qu'ils comptaient dépenser pour leurs vacances de ski pour en envoyer au moins une partie en Afrique. Il ne récolta pas un centime, car il y a toujours loin de la coupe aux lèvres et des belles intentions à leur concrétisation.

    Ce « conformisme euphorique » dont parle Muray on le constate encore maintenant en lisant, en écoutant les réactions des uns et des autres après « les printemps arabes » et après la tuerie commis par le taré haineux d'Oslo qui est le fruit plus de son époque que des thèses racistes (par ici un excellent article qui défend et développe cette thèse).

    Après ce massacre, beaucoup de belles âmes et de grands esprits ont décidé que de fait toute critique des pays musulmans, de leurs « printemps » et de ce qui s'y passe est définitivement de l'islamophobie ou du racisme, un danger favorisant le retour des « heures les plus sombres de notre histoire » selon la formule consacrée (TM).

    La plupart se sont émus, à juste titre, des propos d'un élu, dans un mail privé adressé à un militant, d'un humour particulièrement lourdingue, platement xénophobe, mais de là à convoquer Hitler, le nazisme, le fascisme pour condamner ces écrits, il devrait quand même y avoir un sens des proportions. Bizarrement, personne ne s'émeut que c'est un acte de délation qui est à la base de cette « révélation », une délation peut-être vertueuse, mais de la délation.

    Ou alors est-ce que les belles consciences mutent d'elles-mêmes en flics de la pensée ?

    Elles se posent en censeurs des mœurs politiques et sociales sur le Net où toute contradiction quant à leur discours est aussitôt assimilée à du fascisme.

    On aimerait les entendre s'indigner, et condamner, les massacres de chrétiens, catholiques et protestants, commis au Vietnam. Mais curieusement, dans ce cas, foin d'indignation vertueuse, le silence domine.

    On aimerait également les entendre condamner les agressions perpétrées contre les chrétiens d'Orient (ici un résumé de quelques évènements sur un site que l'on ne peut vraiment soupçonner d'être cagot).

    Mais là aussi le silence assourdissant est de mise, parfois les belles consciences daignent cependant répondre en affirmant hypocritement qu'elles se soucient de tous les massacres commis dans le monde sur des minorités et qu'elles ne vont pas favoriser le souci de l'une ou de l'autre, ou alors on parle d'affrontements chrétiens/musulmans comme en Égypte.

    Une chose qui m'étonne beaucoup dans l'engouement des occidentaux pour les « printemps démocratiques » arabes, c'est l'aveuglement systématique devant certaines choses. Dans notre pays, les mêmes seront les premiers à hurler comme des vierges outragées aux attaques contre la laïcité dés que le Pape ouvre la bouche sur n'importe quel sujet, mais là ça ne les choque pas que le cri de ralliement des insurgés soient en Syrie ou ailleurs : « Allah Akbar » comme on a pu l'entendre et le voir à de nombreuses reprises.

    Ce n'est pas exactement un appel à plus de démocratie et à la liberté religieuse que de crier que « Dieu est grand ».

    Les occidentaux festivistes feignent alors de croire que ce n'est pas si grave.

    Comme ils ignorent volontairement le fait que les « printemps arabes » sont aussi un symptôme du renouveau et du regain de pouvoir de l'Islam chiite face à l'Islam sunnite représenté par les monarchies pétrolières du Golfe compromises avec les américains, et les wahhabites.

    Bien sûr les bonnes âmes d'Occident pèchent surtout par ignorance, l'ignorance du fait que ce n'est pas par les bonnes intentions que l'islamisme ne sera plus un danger, ou parce qu'on le décide après une tuerie commise par un détraqué mais en favorisant l’exégèse du Coran jusque là interdite, celle-ci étant la seule voie, mais cela demande des efforts de réflexion, et il est bien plus satisfaisant de se lancer dans de grandes tirades moins fatigantes et de surjouer le positivisme politique, quitte à chausser des lunettes roses et ne pas voir le réel.

    Ce réel que les festivistes ne veulent pas voir, ce qu'ils ne voulaient pas voir au moment de la famine en Éthiopie déjà en 1984 due principalement aux déplacements de population du régime de l'époque dans ce pays (lire un historique ici), c'est un peu comme dans le cas de la famine au Soudan et dans la Corne de l'Afrique. Là aussi, il y a beaucoup d'hypocrisie et même une cerise sur le gâteau de cette hypocrisie comme on va le voir.

    Tout le monde sait parfaitement que les famines en Afrique sont dus, plus qu'à la sécheresse, principalement aux affrontements inter-ethniques, comme ici hélas, ou , ou là encore, et aux manigances des gouvernants européens mais aussi africains.

    La cerise sur le gâteau de l'hypocrisie, c'est de savoir que la famine au Soudan est due principalement au rachat de bonnes terres arables pour y faire pousser du carburant « bio » qui alimentera les moteurs des mêmes belles consciences si concernées par le monde, et indignées, mais pas tant que ça au fond donc...

  • Blog en vacances

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    MM-0.jpgLe glorieux leader lumineux vous l'indique lui-même, "il est parti par là" (l'auteur du blogue)...

    Ce blog est donc en vacances.

    Son auteur se repose des pros-sionistes délirants, des pro-palestiniens de même acabit, des adeptes du grand soir vite fait tout debout, des petits marquis du libéralisme, des soutiens des partis (divers) de DSK, des complotistes fous, des maniaques de l'indignation hargneuse, des illuminés qui sont persuadés que le Ternet leur parle directement....etc

    Et il lit : plein d'auteurs qui emmerdent les bigots du littérairement correct.

  • Les massacres d'Oslo - Faut-il avoir peur des pauvres types sur Internet ?

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    Sur Agoravox aussi

     Vendredi 22 Juillet un homme a ouvert le feu sur la foule, visant surtout les populations d'origine étrangère près d'Oslo, après un attentat meurtrier à la bombe ayant eu lieu dans cette même ville.

    Ce n'est pas la première fusillade meurtrière ayant lieu en Scandinavie, comme on peut le constater à ce lien. La haine a de multiples origines malheureusement.

    image ci-dessous, de la tuerie de Columbine, prise ici

    columbine02.jpgJe suis à peu près certain que beaucoup vont ressortir le refrain habituel du danger du retour des « heures les plus sombres de notre histoire », d'un retour au fascisme, au nazisme, et ce qui leur fait le plus peur, à un « ordre moral ».

    Ils n'ont pas entièrement tort, la haine en 2011 devient un problème réellement préoccupant, profondément inquiétant, elle trouve de plus par Internet un vecteur commode, elle se pare toujours de bonnes intentions, c'est toujours le camp d'en face qui a tort et qui est responsable de la haine. Sur Internet, le fanatique, l'extrémiste, le racialiste, le xénophobe, quelle que soit sa xénophobie, défaut hélas commun à toutes cultures.

    Les pro-sionistes délirants sont ainsi légions tout comme les pro-palestiniens du même acabit. Les uns ont peur d'un choc prochain des civilisations, qu'ils appellent plus ou moins de leurs vœux, les autres. D'autres encore détestent leur propre culture, leurs origines et leur histoire qu'ils rejettent avec un masochisme souvent appuyé.

    Selon eux, dans leur identité, rien n'est à sauver, rien n'est à rattraper tout est mauvais.

    C'est le meilleur moyen de laisser le drapeau, l'hymne et l'histoire d'un pays aux extrémistes.

    Au fond, comme dans le cas de Maxime Brunerie, qui le reconnaît maintenant, comme dans le cas des tueurs de Columbine, la fusillade a tout à voir avec la vacuité absolue du monde contemporain et hyper-libéral qui laisse la haine prospérer sur les vestiges des valeurs, des idéaux qu'elle a détruite en ne promouvant que l'avidité comme seul et unique repère.

    Et au fond, comme Maxime Brunerie et comme les tireurs fous de Columbine, l'assassin de l'île d'Utoya est un pauvre type qui a cru pouvoir exister en massacrant, les autres et au fond lui-même car c'est aussi une histoire d'auto-destruction.

    Ils partagent tous également la même passion du divertissement virtuel, le rejet de la réalité, de tout ce qui pourrait les ramener à leur vérité intérieure ce qui pour eux est insupportable, ce sont des victimes devenus bourreaux de la virtualisation du monde.

    Brunerie n'échappe pas à la société du spectacle en se repentant, il en reste partie prenante en écrivant un livre sur ce sujet.

    Il prend sa dose, son « fix » de célébrité express, et croit encore y trouver une reconnaissance satisfaisant son narcissisme car pour lui c'est tout ce qui importe.

    Sur Internet, le pauvre type, ou la pauvre fille, est une espèce qui pullule, il trouve sur le réseau matière à se défouler contre le monde entier de ses frustrations, de sa colère, de sa haine, de sa solitude aussi et de tout ce qui bride son nombrilisme en général.

    Car le problème au fond est que le pauvre type perdu sur le Web est seul, trop seul. Il est seul mais il ne veut pas prendre le risque d'aller vers l'autre, il préfère jouer un rôle, se donner un genre, un genre qui le mette en valeur, c'est tout ce qui compte dans un monde où seule l'apparence importe et non la profondeur réelle des sentiments.

    C'est plus facile que de prendre le risque de l'altérité réelle, face à face. Car en plus sur le net, le pauvre type a l'impression de l'impunité totale, de pouvoir injurier, railler, dire tout ce qui lui passe par la tête sans que cela ait des conséquences quelconques.

    Il est noyé dans la masse indifférenciée des individus de la société moderne, spectaculaire, marchande ; il est égaré dans les non-lieux , selon le terme de Marc Augé, qui sont érigés un peu partout dans le monde, halls de banque feutrés, grande bibliothèque sans âme.

    Sa solitude l'étouffe, le fait souffrir au dernier degré, bientôt, décharger son agressivité sur internet ne lui suffit plus, sans le vrai frisson du risque.

    photo ci-dessous du tueur d'Oslo prise ici

     

    1311378457373_34.jpgEt étant seul, il reste centré sur son nombril, sur son égo, sa petite personne.

    Il faut trouver une raison à tout cela, une cause à sa solitude, un facteur toujours extérieur, et pour beaucoup c'est forcément celui qui est différent qui est la cause de tous les maux, hors des normes, différent du reflet dans le miroir où l'individu moderne aime bien se regarder, reflet qu'il aime bien retrouver également dans les personnes qu'il côtoie.

    Il cherche à être reconnu, mais comme il ne s'aime pas, il cherche à être reconnu pour quelque chose qu'il n'est pas, ce qui lui semble mieux. Car il se trouve nul, sans don réel. Il voudrait paraître bien supérieur alors qu'il se voit comme médiocre. L'individu moderne se déteste au fond.

    Mais il déteste aussi ce qui est différent de lui.

    Heureusement, grâce à dieu, tous les pauvres types et les pauvres filles du réseau ne se mettent pas à tirer sur la foule par besoin d'exister.

    Mais la haine progresse et cela suffit à terrifier...

    Ci-dessous le trailer d'Elephant de Gus Van Sant, et à lire : "Rage" de Richard Bachman alias Stephen King.

  • Sur l'auteur du blog... "Comment" et "No Comment"

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    Certains se demandent quant à mon auguste personne : il est de droite ?

    Ou il est de gauche ? Est-il Roux ou Combaluzier ? Jacob ou Delafon ?

    Comme si il était obligatoire de se situer par rapport à un groupe ou un parti ?

    De se rattacher à des normes de réflexion que l'on n'a pas choisi et en gros de se charger de chaînes mentales volontairement. Ce qui est notable de toutes façons est que la plupart des militants sont au fond des larbins qui s'ignorent (le plus drôle étant que pour eux c'est l'autre le larbin).

    D'autres semblent penser qu'affirmer son scepticisme devant les grands discours, les belles paroles, les poses, et finalement les mensonges, d'afficher son pessimisme, et ce que d'aucuns appellent du cynisme c'est ne pas aimer l'humanité.Et cela c'est très mal de douter du progrès réputé constant des consciences gràce à la technologie, toussa...

    Car les beaux esprits se doivent d'aimer tout le monde, donc personne.

    Voilà quelques éléments de réponses, sinon, comme lui en-dessous, sur le reste : "No Comment"

  • Message personnel à une jeune femme moderne

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     Il y a quelques temps, j'avais écrit ceci. J'ai pu constater non sans amusement que ce petit texte était le premier lu sur mon blog et qu'il avait suscité des réactions sur ton espace du « Livre de visages ». Oui, je sais, c'est immoral, c'est mal d'être allé regarder ces réactions. C'est un peu le « screwball » commencé il y a vingt ans qui continue. C'est en l'occurence comme des préliminaires qui durent depuis deux decennie, des préliminaires qui s'éternisent, me feras-tu remarquer, et en plus devant tous les passants.

    Mais les préliminaires c'est ce qu'il y a de meilleur en amour, non ?

    Quant à ce message, on pourra dire qu'ils viennent au choix d'un pauvre type caustique qui vit dans ses souvenirs ou d'un amoureux qui se fait encore des illusions...

    Peu m'importe.


    FRANÇOISE HARDY - Message Personnel par Pat-Sera

  • Blog piraté dimanche

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    virus_88.jpgCe blog a été piraté toute la journée de dimanche.

    Il semblerait qu'aller à contre-courant soit mal vu par le troupeau.

    Pour ma part, cela ne changera rien strictement RIEN au contenu des articles.

  • Physiologie des commentateurs

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    Parfois on ressent presque de la lassitude devant les platitudes déballées d'un bout à l'autre du réseau, les délires complètement irrationnels et irresponsables de petits bureaucrates frustrés ou simples minables, coincés dans leurs prétendus "open space" ou dans leur toute petite vie, qui se venge sur les forums ou de simples pauvres gens qui n'ont que ça pour communiquer en ces temps de grande solitude et d'hyper-communication.

    zzzzzzzzzzzzzzzzz20125.jpg99% du temps, ils se donnent un rôle qui les vengent du réel.

    J'avoue, parfois on en a peu marre des commentateurs qui évitent la discussion réelle plutôt que de la rechercher à chaque fois. Je me pose des questions sur leurs motivations : est-ce le plaisir de saccager par le mépris, la haine et la raillerie un texte qu'ils n'auraient pas été fichus d'écrire car l'effort leur apparaissait trop important ?

    Est-ce de la basse envie, de la jalousie vis à vis de l'auteur du texte ?

    Ou bien est-ce seulement l'expression d'un ressentiment contre la Terre entière du fait de complexes sociaux ou culturels qui les poussent à se défouler ainsi ?

    On me dira, ils sont nombreux, les cloportes, clampins et autres espèces de mythomanes, pour la plupart des génies méconnus injustement à leurs yeux, car à leurs yeux ils sont géniaux.

    A leurs yeux seulement.

    Avant ce genre de personnages se contentait d'envoyer des lettres anonymes à la Caisse d'Allocations Familiales, à la Sécurité Sociale ou aux Impôts pour dénoncer ses voisins (à la Kommandantur pendant la Seconde Guerre Mondiale). Maintenant, gràce à l'accesibilité formidable du Net, il exprime sa frustration et sa colère envers également tous ceux qui contredisent ses certitudes qui sont nombreuses, ou les lieux communs qui lui tienne lieu d'opinions selon lui.

    Ils sont de différentes sortes ou espèces :

    Ceux qui ne lisent pas l'article jusqu'au bout et se contente du titre et de ce que l'auteur dit de lui. Ils répondront donc quant aux préjugés qu'ils ont sur les choix mis en avant par le rédacteur des articles : ce sont souvent des syllogismes extrêmement basiques.

    Église catholique = méchants, le rédacteur se dit catholique donc le catholique = méchant et réactionnaire.

    Contester le libéralisme = marxistes, marxistes = méchants donc contester le libéralisme et ses conséquences (dont la soumission du politique aux marchés), c'est être non seulement méchant mais un affreux révolutionnaire le couteau entre les dents.

    Il y a ceux qui jouent hypocritement les chasseurs citoyens de méchants forcément ait-citoyens, les robins du bois du net, se prenant très au sérieux dans leur rôle de justiciers anonymes, car modestes je suppose.

    Ils oublient qu'être citoyen, ce qui implique d'avoir des droits mais aussi des devoirs, c'est aussi se comporter de manière responsable et adulte, et d'essayer autant que possible de ne pas contrevenir aux règles de vie régissant la communauté (en principe).

    Ils oublient aussi qu'ils ne sont finalement que des bien-pensants comme les autres et rien de plus.

    A la fin, du fait de l'addition de tous ces comportements déplorables, Internet devient un espace d'incivilité permanente et d'irresponsabilité totale.

    Rien n'a de conséquences, les injures sont bénignes, les lois n'ont plus cours.

    Tout est permis.

    Ce qui implique malheureusement une chose inquiétante, la démocratie et les droits de l'homme, les libertés, tout ce que l'on suppose acquis dans nos sociétés ne l'est finalement que très superficiellement, et que le vernis de la civilisation de liberté et tolérance craque très vite.

    Car très vite c'est la loi du plus fort, de la majorité qui l'emporte, la loi de la Jungle où c'est le dernier qui a parlé qui a raison, où celui que le troupeau a envie de suivre car il sait flatter les bêtes à cornes dans leur médiocrité.

  • Ellroy, le sexe, l'amour et l'écriture

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    Sur Agoravox on parle aussi d'Ellroy et des femmes

    « Pour un fanatique religieux de droite, j'ai trouvé que tu manquais de foi »

    On trouve cette phrase dans le dernier livre de l'auteur de « L.A Confidential » et du « Dahlia Noir ».

    C'est une femme qui le lui dit, une femme qui se moque des clichés sur cet auteur, qui le dit, il « fait son numéro » en jouant les croyants hyper-rigides et droitisé à l'extrême alors qu'au fond il doute de tout, y compris de lui, ne cherchant au fond qu'une chose, aimer, et trouver une forme de rédemption par l'écriture.

    Car l'écriture est un enjeu existentiel, tout comme la lecture peut l'être, elle permet d'effacer pour un temps le cynisme, le désespoir et l'acédie que l'on est tenté de ressentir face à la médiocrité du monde. Elle fait oublier toute cette médiocrité, ces basses pulsions, ces haines, ces dégoûts que l'on peut ressentir face à la bêtise, à l'hypocrisie, aux faux semblants en général.

    jelroy.jpgLes écrivains sont des types pitoyables et grandioses, des ratés aux yeux du monde, incapables de maitriser leurs pulsions ou leur émotivité, j'en ai encore eu la confirmation en lisant « La Malédiction Hilliker » de James Ellroy. Ellroy reste encore, cinquante ans après le meurtre de sa mère, un petit garçon livré à lui-même et terrifié, perturbé et amoureux d'elle, se croyant coupable de cette mort du fait d'une malédiction enfantine qu'il lança sur elle un soir de colère, comme les enfants le font quand ils se font gronder et qu'ils trouvent cela injuste.

    Bien sûr, comme les enfants sont parfois beaucoup plus sérieux que les adultes dans leurs haines ou leurs amours, Ellroy à neuf ans s'est persuadé que la sienne avait fonctionné et qu'il avait tué sa mère.

    Il en est d'autres qui recherchent des femmes qui ressemble à leur premier amour à jamais perdu, de grandes et minces jeunes brunes, et se perdent, qui croient la retrouver un temps, et se perdent, qui croient trouver l'Autre majuscule, la femme qui les consolera, et se perdent, et qui continuent quand même leur quête qui est aussi celle de ce qu'il y a de meilleur en eux, car ce n'est pas grave de sombrer, ce qui est grave est de porter un masque social et de jouer la comédie de l'adaptation alors que l'on sait que ce monde est grotesque et absurde.

    Dans ce livre superbe, James Ellroy ne fait pas que se livrer sur son obsession des femmes, sur ses amours, sur la mort de sa mère et la nullité de son père, il explique aussi pourquoi on se met à écrire, pourquoi quelqu'un se met dans la tête que les mots qu'il aligne sur une feuille ou un écran auront un intérêt quelconque pour qui que ce soit. J'y retrouve le même genre de considérations brûlantes que dans le journal de Manchette ou la correspondance de Flaubert.

    Qu'ils soient classés dans la boîte « classique », ou « de genre », les écrivains écrivent pour conjurer leurs nombreuses blessures, qu'ils écrivent pendant les périodes de rédemption, avant de se sentir à nouveau insatisfaits et de repartir en chasse.

    Une partie d'Ellroy est sans doute mort une première fois ce jour du meurtre de Jean Hilliker.

    A travers ses livres, il a cherché à exorciser tout cela, mais jamais de front, dans cet ouvrage il le fait pour de bon.

    Il se confesse, à la fois pudique et exhibitionniste, altruiste et narcissique.

    Il parle de sa compulsion pour les femmes, l'amour passionné et le seXXXe.

    Et il reste un petit garçon terrifié encore après ce livre.

    Dans « Ma part d'ombre », il avait déjà essayé d'enquêter sur ce traumatisme fondateur, de revenir sur les lieux où sa mère se perdait avec d'autres hommes, à l'endroit où on l'a assassinée, au cœur cette ville tentaculaire, décadente et fascinante qu'est toujours Los Angeles, la ville qui fait fantasmer encore maintenant les clampins du rêve et ceux qui veulent être célèbre à tout prix, même pour rien.

    Ellroy est très souvent tombé amoureux, se jouant des films en Technicolor du fond de sa chambre pourrie à côté de Hancock Park, dans sa tanière minable, il passait des nuits dans le noir à attendre que le téléphone sonne, après avoir donné son numéro à une fille qui lui avait plu, et qui l'avait sans doute oublié dans la minute même, des filles aux cheveux auburn, sûres d'elles apparemment, comme Jean Hilliker, sa mère.

    Ellroy se faisait des films, mais comme il l'avoue :

    Il pensait surtout au seXXXe qui le torturait, le faisait se tordre de douleur, d'épouvante et de plaisir mêlés.

    Il avait peur du seXXXe, peur des femmes aux cheveux auburn qui lui rappelait sa mère, et il avait envie d'elles pour conjurer le sort.

    Il aimait le seXXXe et les images qu'il créait en lui.

    F4AE2DAFC681DEE822F028_Large.jpgPlutôt que d'être amoureux, il se vautrait dans son enfer personnel, entre l'ingestion d'amphétamines et des étreintes tarifées avec des professionnelles qui étaient comme souvent à Los Angeles des « occasionnelles » qui faisaient ça comme elles le prétendaient en « attendant un rôle », toutes prises au piège du miroir aux alouettes des collines de Burbank.

    Toutes se disent que ce n'est pas grave de tapiner, et quand elles osent enfin se regarder dans le miroir, il est trop tard, elles sont définitivement marquées par l'alcool, les passes, et les médications diverses qu'elles prennent pour tenir le coup.

    L'une d'elles le console un soir, comme un pauvre gamin, car il ne peut s'empêcher de pleurer, soudain lucide sur l'abîme où il s'enfonce.

    Une autre soirée de dérive, il avale trop d'amphétamines et manque de mourir, et il s'en tire.

    Avant de se mettre à écrire.

    1291366_37831310-2cc8-11e0-b71e-00151780182c.jpgIl publie son premier roman et commence à vouloir fonder une famille, il veut des filles, mais il continue à chercher une femme aux cheveux auburn, à attendre leurs coups de fil dans l'obscurité, à se dire que c'est l'Autre majuscule qu'il vient de rencontrer et à ne pouvoir s'empêcher de regarder les autres femmes devant les cinémas, chez elles ou derrière les vites des « Dinners ».

    Il se marie trois fois, divorce deux, il croit trouver la femme de ses rêves, celle qu'il avait déjà convoqué dans ses fantasmes quand il n'était encore qu'un drogué sans toit furetant dans les maisons bourgeoises et volant des dessous aux filles, un pauvre raté louche, obsédé et malade, qui du fond de la saleté de son âme en perdition espérait toujours retrouver un peu de lumière, un peu de clarté.

    Peut-être Ellroy est-il de droite ?

    Je ne sais pas. Il me semble que ce serait un classement réducteur, très réducteur. Il est certainement de droite, mais pas libéral, au sens qu'il rejette les idéologies utopiques prétendant faire le bonheur de l'Humanité même malgré eux.

    Est-ce un fanatique religieux ?

    Non plus, c'est un croyant sincère, qui sait que l'humanité existe encore même au plus profond de ceux qui se croient éloignés du divin, et méprisés en tant que tels par leurs congénères pour qui ils sont des alibis faciles.

    Il sait que la foi ce n'est pas se croire parfait mais connaître ses faiblesses, ses manques, ses doutes, se savoir pitoyable, se voir dans sa vérité, voir donc aussi les autres avec acuité. Ce n'est pas une foi coupée à la moraline ou aux bons sentiments.

    C'est la raison pour laquelle ses livres sont dérangeants et bouleversants, et durs, car ils sont lucides. On aimerait qu'une proportion un peu moins infime d'êtres humains le soient également un peu plus.

    Deux photos de Jean Hilliker en ilustrations, la deuxième avec James Ellroy dans les bras

    Ci-dessous une vidéo où Ellroy parle de L.A sa ville maudite.

  • "Money for nothing" et Dutourd au paradis des écrivains

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    Aujourd'hui j'écoute "Money for nothing" de "Dire Straits" comme cela a été interdit par une harpie canadienne et quelques associations ayant plaidé en justice du fait de l'utilisation du mot "faggot" (tapette) dans la chanson.

    Écouter la chanson ci-dessous

    Et je relis "Au Bon Beurre" de Dutourd, qu'il devient de plus en plus incorrect de lire à l'ère des indignations de Stéphane Hessel et ses thuriféraires. Anecdote amusante, une excellente adaptation avait été tournée par Édouard Molinaro avec Roger Hanin, beau-frère de qui vous savez, et Andréa Férréol. Alors qu'en 2011, les mythes éculés sur la Seconde Guerre sont encore plus d'actualité, on doute qu'un tel tournage soit encore possible...

    Voir un extrait ci-dessous


    Watch Dire Straits - Money for Nothing in Musique  |  View More Free Videos Online at Veoh.com

  • Ma véritable auto-biographie

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    Où comment je suis devenu un onaniste de sacristie réactionnaire, pseudo anarchiste de droite soutenant en fait les classes bourgeoises et exploiteuses.

    tq6451.jpgJe suis donc bien né en 1969, le 21 mai, dans l'hotel particulier de Père et de Mère à Paris dans le XVème arrondissement, et mon vrai nom est Amaury Watremez de la Seine de Touraine.

    Nos gens étaient allés quérir les sages-femmes pour me faire venir au monde.

    Dés ma naissance, il a été fait appel à la Maréchale Leclerc pour qu'elle soit ma marainne. Celle-ci m'entretint dans les valeurs bourgeoises et les bonnes moeurs dés que je fus en âge de comprendre.

    Celle-ci me porta sur les fonts baptismaux à la Madeleine, bien entendu. L'Archevêque de Paris avait d'abord refusé de célébrer mais Père insistant et promettant d'aider ses oeuvres, le prélat, un saint homme se laissa fléchir.

    Bien sûr, l'office était en latin, et il y eut ensuite une procession de pénitents habillés de rouge avec des cagoules pointues.

    A l'école maternelle, il fut hors de question de me mélanger avec le vulgaire, plutôt donc d'aller à l'école Saint Youri Gagarine de Livry-Gargan, je fus inscrit par mes géniteurs dans un cours particulier où j'appris les rudiments de la vie en société gràce à quoi, je peux maintenant encore garder ce maintien et cette simplicité qui ont fait ma légende, surtout quand je sors de ma Rolls, avec chauffeur.

    De temps, Père et Mère invitaient les enfants des domestiques afin de me divertir, et de me confronter au peuple et à ses coutumes grossières. Je me lassai rapidement de ce genre de divertissement qui devenait ensuite fort pénible, car je ne comprenais un traître mot du sabir qui leur tenait lieu de langage.

    En primaire, bien entendu, j'avais un précepteur à domicile, le même que Bernard-Henry (Lévy), son père était un ami de la famille qui nous était très sympathique malgré ses origines populacières. Père aimait à dire que « ces gens là ont tué le Christ mais qu'ils sont néanmoins diablement intelligents et doués pour les affaires ».

    i006191.jpgJ'eus également parfois la visite de la petite Christine Angot, une enfant très nerveuse et perturbée qui va maintenant jusqu'à renier ses origines aristocratiques alors que chacun sait qu'elle s'appelle Christine de la porte de Belleville, et que sa famille remonte aux croisades.

    Le soir, quand j'allais aux représentations de l'Opéra en compagnie de Père, Mère et de Bernard-Henry, il nous arrivait de passer devant les grilles de la cité Saint Joseph Staline de Saint Ouen et de nous émerveiller de l'étonnement naïf des gueux sur notre route.

    Père aimait nous acheter des crèmes glacées dans une pâtisserie de Neuilly, le jeune homme qui nous les vendait parfois était malheureusement trop nerveux et peu aimable, nous n'y allions que très peu souvent.

    Un jour malheureusement, il y eut un accident bête, l'un d'eux se jeta la tête la première sous les roues de notre véhicule, ce fut aussi douloureux pour notre chauffeur que la mort de celui qui se suicida avec le démonte pneu d'icelui, comme l'autopsie le prouva.

    Ces deux incidents regrettables me firent prendre conscience de la brièveté de l'existence et ainsi naquit en moi une conscience politique.

    Car enfin, il me semble qu'il faille vraiment préserver les avantages acquis conquis par la classe bourgeoise, ceux-ci étant gravement menacés par les hordes socialistes qui ont déferlé sur la France après le 10 mai 1981.

    Quelques temps après ma puberté, Père m'emmena voir une dame charmante qui habitait visiblement toute une suite à l'Hotel Lutétia, hotel qui nous était cher pour ses références historiques.

    Celle-ci m'initia aux choses de la chair, avant que je ne sois présenté aux jeunes personnes de la Bonne Société, toutes excellement élevées en batterie à la maison des Demoiselles de la Légion d'Honneur.

    Hélas, celles-ci étaient souvent de basse extraction, trop basses, je cherche encore celle qui perpétuera ma lignée. Père et Mère étaient cependant désolés pour moi.

    Ils avaient beau convoquer différentes promises dans notre résidence secondaire des hauts de Berck-Plage, rien n'y faisait.

    Je rejetais d'emblée certains milieux parisiens du fait de leur endogamie bien trop risquée pour ma future lignée (certains ne sont même jamais allé à une messe selon le vrai rite, pas celui qui nous imposé par l'Église renégate et franc-maçonne au pouvoir depuis 1962. Ce ne sont pas là des suppositions frivoles. On sait bien que quand on écoute « Yesterday » des Beatles à l'envers on entend distinctement « Paulus VI is evil » fort distinctement).

    Depuis quelques années, je me consacre à mon enrichissement culturel, ce que je peux faire depuis mon mariage avec Marie-Edmée Floristal, la fameuse héritière de la chaîne de charcuterie « tout bon, tout cochon », charmante vieille dame de 97 ans qui a décidé de m'aider à réaliser mes rêves. Je voudrais faire taire si cela était possible les odieuses rumeurs colportées sur son ancien mari depuis quelques temps : ce n'est pas parce qu'il faisait partie de « la Cagoule », qu'il était ministre de l'Agriculture de Pierre Laval et que ses enfants faisaient partie de la LVF qu'on peut l'accuser d'avoir été partial pendant la Seconde Guerre.

  • Jouons avec Pierre Desproges et Jacques Séguéla

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    imagetribunal.jpgLe jeu est simple, on remplace Jacques Séguéla par le nom et le prénom de n'importe quelle icône politique à la mode en ce moment, et je garantis des heures de rigolade (enfin des heures, je ne sais pas mais au moins cela évite de pleurer face à la nullité des débats politiques actuels).

    "Jacques Séguéla est-il un con? La question reste posée. Et la question restant posée, il ne nous reste plus qu’à poser la réponse. Jacques Séguéla est-il un con ? De deux choses l’une, ou bien Jacques Séguéla est un con, et ça m’étonnerait tout de même un peu, ou bien Jacques Séguéla n’est pas un con, et ça m’étonnerait quand même beaucoup.

    Supposons que Jacques Séguéla soit un con, je dis bien supposons et j’y tiens, car jamais, Mesdames et Messieurs les jurés, car jamais, monsieur le Président, jamais et nous le savons, et pas seulement de Marseille, jamais je ne me permettrais sans preuve d’insulter un prévenu, même et surtout quand il s’agit comme aujourd’hui, d’un handicapé publico-maniaque de type Napoléon de gouttière minable et incurable confit dans sa suffisance et bloqué dans sa mégalomanie comme un marron dans le cul d’une dinde. Oui je sais, la comparaison est ordurière, et je prie le syndicat des dindes ainsi que le Denise Fabre fan club de bien vouloir m’excuser.
    Supposons que Jacques Séguéla soit un con, je répète, supposons, car seule l’autopsie pourra nous le révéler tout à l’heure. Si Jacques Séguéla est un con et que je le dis froidement, comme ça : "Jacques Séguéla est un con". Que se passe-t-il, mesdames et messieurs les jurés? Eh bien, mesdames et messieurs les jurés, il se passe qu’en vertu des lois démocratiques qui régissent ce pays, cet homme est en droit de me traîner en justice pour divulgation d’un secret militaire. Parfaitement, déjà en 1939, tout le monde en France savait que le Général Gamelin était un con sauf les militaires. C’est ça un secret militaire. De la même façon, mesdames et messieurs, il ne fait aucun doute qu’aujourd’hui si Jacques Séguéla est un con, il ne fait aucun doute, dis-je, que tout le monde en France s’en est déjà aperçu sauf les militaires et les socialistes évidemment qui n’avaient déjà pas tout compris pour Gamelin, mais, bon, on n’est pas là pour enfoncer les charlots.
    Supposons maintenant que Jacques Séguéla ne soit pas un con, c’est une simple supposition, si Jacques Séguéla n’est point un con et que moi, Pierre Desproges, j’affirme le contraire sur l’antenne, si je dis : moi, Pierre Desproges, j’affirme que Jacques Séguéla est un con. Que se passe-t-il, mesdames et messieurs les jurés ? Eh bien c’est très simple, Jacques Séguéla me traîne en justice pour diffamation. Et qui c’est qu’a l’air d’un con? Lui ou moi? Imaginons la scène. Jacques Séguéla va voir un juge, un vrai Juge, et lui dit : M’sieur, y a Desproges eh ben y fait rien qu’à dire qu’on est un con. Et que répond le vrai Juge? Vous croyez peut-être qu’il va lui répondre: c’est celui qui le dit qui y est? Non, pas du tout, Le juge me condamne et colle trois briques d’amendes à Claude Villers qui est finalement le seul responsable après Dieu de toute les ordures, de toute les insanités ordurières proférées à longueur de journée dans ce prétoire. Laisserais-je commettre cette infamie, mesdames et messieurs les jurés? non! Laisserais-je punir un homme pour une faute que j’aurais commise ? Laisserais-je la justice de mon pays accabler mon Cloclo juste et bon, à qui je dois tant et qui m’a sorti de la médiocrité télévisuelle dans où je stagnais pour me plonger dans la nullité radiophonique où j’exulte?…"

    image prise sur le site desproges.fr

    Extrait du Tribunal des flagrants délires du 25 octobre 1982

    Ici le réquisitoire en entier

  • Prendre la pose humaniste et la garder sur Internet et ailleurs

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    J'illumine aussi sur Agoravox

    En ce début d'année, j'ai eu une illumination, il s'est passé un miracle du nouvel An. Quand on discute avec quelqu'un n'étant pas forcément d'accord avec vous, on croit souvent que la personne en face a réfléchi longuement sur ses engagements, s'est posé toutes les questions relatives à ces engagements, sait se remettre en cause et remettre en causes ses opinions.

    et-la-tendresse-bordel-28-02-1979-17-g.jpgJe prenais quant à moi toujours au sérieux, ou presque, ces engagements affichés, respectant finalement toujours celle ou celui ne pensant pas comme moi, car étant persuadé que ce qu'elle affirmait penser et faire était profond. Je dis ou presque car je me rappelais bien de ce camarade des bancs de la fac, communiste révolutionnaire selon ses dires, et capable de virer des personnes de leur logement quelques années plus tard, comme j'ai pu lire qu'il le fit, ironiquement non loin des lieux mêmes où nous étudions et où il lui arrivait de prononcer ces homélies enflammées pour la Révolution et la libération de tous les prolétaires..

    C'était une grossière erreur, les opinions affichées par telle ou telle personne, qu'elle soit de gauche ou de droite, mais c'est mieux vu d'être de gauche, et, ou de passer pour rebelle, ces opinions reflètent essentiellement la posture que prend la personne, sa pose qu'elle tient sur Internet ou dans la vie pour raison « x » ou « y ».

    Et à notre époque où l'apparence est reine, la posture est le plus important, les opinions sont presque secondaires finalement :

    Cela va de la compensation d'une frustration réelle ou imaginaire quand elle était plus jeune aux conséquences d'un complexe social ou non d'infériorité.

    Le complexe d'infériorité ne naît la plupart du temps que du ressentiment contre la société de ne pas pouvoir être autant consommateur qu'on le souhaiterait. C'est pour cela que le pseudo-révolté ne respectera au fond que le fric encore et toujours malgré ses textes parfois enflammées contre les riches z-et les privilégiés dont il voudrait être.

    On dit à la fois tout et son contraire, pour se mettre en avant et plaire au chaland, être reconnu pour ce que l'on s'imagine être une vie intérieure intense alors qu'il ne s'agit la plupart du temps que d'opposer des certitudes à d'autres certitudes, ou de balancer autant de lieux communs que possible, des lieux communs qui parfois s'opposent entre eux mais ce n'est pas très grave aux yeux de celui ou celle qui se contredit tout seul.

    Il y a bien sûr, mais de moins en moins le complexe d'infériorité culturelle : Actuellement, il y a un paradoxe très fort quant à l'appréciation de la littérature : un complexe d'infériorité, confinant parfois à la haine du livre, de ceux qui n'ont pas lu, lié également à une mise au même niveau de toutes les œuvres, Julien Gracq à égalité avec Nothomb et Alexandre Jardin, et un mépris pour le savoir en général et le littéraire en particulier. Ce qui change cependant est que les ignares sont de moins en moins discrets.

    La posture rebelle, révolté de salon, révolutionnaire en charentaises, vient le plus souvent de petits bourgeois gâtés par la vie, matériellement s'entend, favorisés qui par le portefeuille de PapaMaman, qui par des réseaux, qui s'en sentent la plupart du temps coupables et cherchent à se déculpabiliser en adoptant ce qu'il s'imagine être l'attitude type ou du voyou ou de l'anarchiste genre Brassens, qu'ils portent aux nues car finalement celui-ci comme d'autres icônes du même acabit se mettaient en marge de la société en quelque sorte par procuration, ce qui permet aux petits bourgeois de rester fondamentalement un petit bourgeois et cependant de se sentir mieux dans sa peau, libéré, décomplexé, décomplexé le plus souvent d'être ignare ou inculte, trouvant en plus sur le réseau des spécimens dans son genre, auprès de qui il fait illusion, ou d'impressionner deux ou trois comparses en étalant son maigre bagage.

    Notez bien que quand je parle de petits bourgeois ici, je ne parle pas seulement de la caricature commode traînant encore dans notre société, BCBG, ou NAP (Neuilly, Auteuil, Passy), en lodens et Cyrillus ™ qu'il pleuve ou qu'il vente. Un petit bourgeois est un petit bourgeois quelle que soit son apparence, son look ou son sentiment de l'être ou pas, qu'il le veuille ou pas...

    Le plus souvent, les faux rebelles, les rebellocrates ou « mutins de Panurge pour reprendre l'expression de Philippe Muray me rappellent cette citation de Kléber Haedens parlant de Voltaire :

    « Voltaire, conservateur, antidémocrate convaincu, il plaît à la foule parce que ses idées sont simples, superficielles, correspondent aux vœux du plus grand nombre et s’expriment dans une forme alerte, vive et plaisante" (note personnelle : Je suis étonné que les thuriféraires de Stéphane Hessel n'aient pas parlé de Voltaire, icône presque aussi inattaquable que Zola, à son propos). »

    Contredire ces faux rebelles, ce n'est donc pas contredire leurs opinions à leurs yeux, leurs certitudes ou les lieux communs qu'ils avancent sans vergogne constamment, et sans se lasser, c'est remettre en cause leurs personnes et le rôle qu'ils jouent, qu'ils confondent avec la vérité de leur être, ne sachant plus très bien ce qui tient du réel, ce qui tient du virtuel, ce qui tient de la vérité intérieure, ce qui tient du reflet que l'on voudrait avoir dans le miroir.

    Les contredire c'est les renvoyer à leur imposture, à ce qu'ils sont en vérité. C'est les obliger à un peu de lucidité sur eux-mêmes, ce qu'ils ne veulent surtout pas. Et ils savent très bien qu'ils finiront bien un jour par suivre les rails comme tout le monde, et rentrer dans le rang, car ils n'ont en fait jamais songé à vraiment en sortir.

    Ci-dessous, encore des petits bourgeois voulant êtres "des voyous, vrais de vrais hors la loi..."

    D'autres encore, et une jolie chanson de Nino Ferrer
    Les Babas Cool
    envoyé par YopEater. - Court métrage, documentaire et bande annonce.

  • Les cons ça ose tout...

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    Spéciale dédicace à tous les tarés, trolls et fanatiques divers que j'ai pu croiser sur divers forums. J'ai été succesivement sioniste, puis pro-Hamas, et ainsi de suite, et j'en passe et des meilleurs : du geek qui vocifère car on remet en cause ses hallucinations au vrai fanatique qui n'admet pas que l'on puisse vouloir nuancer certaines questions.  Cela va de l'attaque "ad hominem" aux injures les plus débiles. On a quand même l'impression que l'arbitraire progresse dans les consciences parfois, il y a donc encore du boulot !

    Sur Internet, planqué derrière son anonymat, l'imbécile se sent pousser des ailes et l'ignare se décomplexe.

  • L'arnaque à la nostalgie sur Internet

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    provoque quelques grincements de dents de nostalgiques sur Agoravox

    Depuis quelques années sur Internet fleurissent les sites cyniques qui surfent sur la nostalgie lointaine de l'enfance, summerstock3.jpgperçue alors comme idéalisée et rose, ou de l'adolescence, vue par les trentenaires et les quadragénaires aussi niaiseusement que comme dans « la Boum » ("drimes are maille réality, zi onely singue aille ouante ize tou bi loveu baille iouuu !..") avec Sophie Marceau, ou « LOL » avec la même (décidément) mais cette fois c'est elle qui joue la maman célibattante divorcée hyper-active et épanouie dans sa maternité de femme moderne qui assure.

    Les parents sont super à la coule, des parents de rêve pour l'ado irresponsable que l'adulescent reste très longtemps, la grand-mère est idéale, le petit copain est drôlement gentil. On veut se rappeler sa propre enfance et sa propre adolescence sous ce prisme déformant et rosâtre alors ni l'enfance ni l'adolescence ne sont pas des périodes si heureuses. Les enfants peuvent être très cruels, et déjà avoir exactement les mêmes préjugés stupides de leurs parents, et persécuter un des leurs juste parce que sa tête ne leur revient pas.

    Les adolescents sont pour la plupart encore plus normatifs et ne supportent pas ceux qui sortent de la logique de groupe, ou de tribu. Grandir et mûrir c'est surmonter tout cela et devenir enfin soi-même sans plus se soucier de l'opinion des autres, de leurs préjugés, avancer, aller de l'avant toutes voiles dehors. Me voilà bien romantique dira-t-on, mais la maturité a ceci de bien qu'elle permet de vivre plus sereinement. Dans notre société, elle est le mal absolu, il faut rester « jeune » jusqu'à son grand âge, avoir l'air d'être aussi frais et dispo qu'à vingt ans à quarante, cinquante, soixante. Là-dessus, la médecine fait des miracles, on le voit par exemple en regardant des photographies d'épouses de présidents ou d'actrices, qui ont toutes le nez fin et pointu à la « Michael Jackson ».

    Certes, ces sites permettent parfois de renouer le dialogue avec des amis un peu perdus de vue mais l'amitié que l'on avait pour eux avait commencé bien avant la démocratisation d'Internet et elle continuerait après sans passer par ce médium. Il y a aussi les amis du tout premier cercle, que l'on appelle une fois toutes les 36 du mois dont on sait qu'ils seront toujours là quel que soit ce que l'on aura à partager avec eux, les joies, les peines, les souffrances.

    On aimerait bien, c'est même la grande mode, renouer avec les amours perdues, retrouver celle que l'on aimait de loin, c'est là le plus grand leurre, c'est laboum.jpgtrès à la mode. Certains se retrouvent puis le quotidien faisant son oeuvre, on finit quand même par se perdre de nouveau. Cela fait des histoires à l'eau de rose pour les journaux qui en font leurs choux gras dégoulinants de guimauve. C'est dangereux aussi car on peut être déçu, l'amour de jeunesse, élancée et svelte, ressembler à une matrone aux bras gros comme ses cuisses, la femme de sa vie quand on avait vingt ans, peut également devenir une ménagère désespérée ou une « executive woman » seule et névrosée, anorexique par instinct grégaire et emmerdeuse par esprit de contradiction poussé à l'extrême.

    Une chose que n'avoue jamais la plupart des personnes qui s'inscrivent à ce genre de sites, c'est que si elles font ça et idéalisent leur jeunesse c'est d'abord et avant tout parce qu'elles se sentent frustrées de leur présent, lésées de tout ce qu'elles pensaient légitimes d'avoir et qu'elles n'ont pas reçues, et dans le passé l'herbe sera toujours plus verte que dans un présent décevant. Bien sûr, il y a tout simplement comme je l'ai déjà dit plus haut celles qui veulent retrouver des amis égarés en chemin. Mais c'est plus rare.

    Ce que l'on constate aussi, c'est que leur présent est drôlement bien, ils ont dans leur grande majorité tous réussis, voire ce qu'ils vivent maintenant dépassent leurs espérances les plus folles de jeunesse à les lire. Ils sont comblés par leurs gosses et n'ont aucun problème de couple. Le quotidien a l'air, à les lire, d'un chemin semé de pétales de roses. Je ne sais pas, peut-être est-ce vrai pour l'un ou l'autre, l'une ou l'autre ? Mais pour les autres, on est moins sûr. Sur le profil on met une photo flatteuse, ou de soi plus jeune (vous me direz, je ne vois pas quel masochisme devrait pousser les gens à montrer d'eux une photo moches, bouffis, ou trop maigres, mal fagottés, pas réveillés). On me rétorquera « tu quoque », certes, oui, ce n'est que depuis quelques semaines que je ressemble pour de bon à la photo que l'on peut trouver sur mon blog, le charmant séducteur que j'étais dans toute la splendeur de ma prime jeunesse, quand toutes les filles étaient à mes pieds (Comment ? J'exagère ?).

    Tout ce que vende ces sites n'est pas de la vraie nostalgie, la tristesse devant un monde, un univers disparu à jamais, celui de l'enfance, quand on croyait que les voitures voleraient en 2000 et que nous irions sur Mars comme à Paimpol ou « Berck Plage ». C'est un peu dommage que les enfants soient devenus tellement prosaïques, de vrais petits consommateurs en puissance eux aussi, tout un marché à exploiter plus tard par les marchands de sentimentalisme.

  • Les complotistes de la vingt-cinquième heure

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    Du 11 Septembre à l'alunissage du 22 Juillet 1969

    Cet article énerve déjà quelques fous du complot sur Agoravox

    paranoia.jpgInternet favorise le complotisme, et les complotistes. Si la théorie du complot donnait d'excellents films dans les années 70, comme «  les Trois Jours du Condor » voire « French Connection », ou les films de John Carpenter qui joue tous sur la paranoïa du spectateur, depuis que la parole du débile de base se libère sur Internet, elle donne lieu surtout à des délires absolus et hallucinants qui montrent bien que tous les cinoques ne sont pas enfermés, de celui qui est persuadé qu'il y a une base extra-terrestre sur la lune, preuves bidon à l'appui, à celui qui est à peu près sûr qu'il existe un gouvernement secret à 300 mètres sous la glace de l'Arctique et qu'il rassemble à peu près toutes les minorités que les cinglés ont toujours en horreur en 2010 (le contenu du gouvernement secret change selon la nationalité du complotiste mais il y a des constantes, ce qui revient le plus souvent étant le « complot juif » et le « complot catholique via l'Opus Dei »). Le complotiste lambda ne supporte pas la contradiction, pour lui ou parfois pour elle, on veut le/la faire taire, c'est sûr; On prête au contradicteur de sombres intentions, de noirs desseins.

    Et puis il faut bien qu'il/elle explique sa médiocrité par quelque chose, ça n'est pas possible pour lui/elle que ça ne vienne que de ses carences.

    Sur Internet, mais pas seulement, parfois ça donne ce que l'on ne peut appeler que des bouquins, et non des livres, on peut lire que rien ne s'est passé le onze Septembre et qu'en fait c'est une manipulation à la fois des services secrets américains et israéliens. Quelques millions de new-yorkais ont pourtant clairement vu les deux avions percuter les deux tours, quelques dizaines de milliers d'habitants de Washington ont pourtant clairement vu un avion tomber sur le Pentagone, tout comme à peu près 4 milliards et demis de téléspectateurs qui étaient devant leur télévision. Pour ceux qui l'on vu, je rappellerai d'ailleurs que l'on y croyait à peine, ayant déjà vu cette scène dans de nombreuses fictions au cinéma ou à la télévision. Et pourtant, elle a bien eu lieu. Le plus affreux, et qui montre en même temps la logique grotesque des terroristes, c'est que les victimes des attentats ont été surtout, du moins pour les deux tours, des musulmans « sans-papiers », des travailleurs clandestins, les mêmes que les fanatiques prétendent défendre.

    Je me suis toujours demandé d'où pouvait bien venir ce déni de réalité, ce rejet absolu de la vérité toute crue des faits. Il y a tout simplement le crétin crédule prêt à croire toutes les âneries qu'il lit sur Internet et qui contredisent ce que disent les personnes mieux informées, il s'offre alors une sorte de revanche et de vengeance pour compenser ses propres frustrations : « les z-intellos, y sont pas plus intelligents que moi, moi je sais mieux qu'eux ».

    Et de rejeter jusqu'à l'absurde les faits avérés.

    Il y a la personne de gôche, persuadé que les américains sont le Grand Satan, et/ou, qui ne peut envisager que des populations qui ont été victimes du racisme, de guerres civiles ou de violences ne peuvent devenir violentes à leur tout, et victimes de leur bêtise ou de leur haine, et/ou qui ne peut comprendre que des populations pauvres se comportent avec agressivité, le pauvre étant gentil, beau et sentant bon, et pouvant servir éventuellement de « bon sauvage » lors de rassemblement politique ou en parlant dans des chansons drôlement engagées qui prône l'amour libre, les pistes cyclables et la beauté des petits lapins dans la nature.

    409302471_small.jpgL'alunissage du 22 Juillet 1969 est un autre excellent exemple de la sottise et de l'aveuglement complotiste. Selon une légende tenace, Stanley Kubrick lui-même aurait tourné les « scènes » de l'alunissage dans un studio abandonné quelque part près de Cahuenga Boulevard. Selon les tenants de cette théorie, on voit une caméra dans le casque d'un des astronautes et le drapeau « flotte au vent ». C'est justement les deux détails qui confirme la véracité de l'évènement et la fausseté de la version complotiste. N'importe quel réalisateur, surtout Kubrick, n'aurait jamais laissé passé de pareils « erreurs » de script. Un faussaire a tendance à en rajouter pour faire vrai. Le drapeau « flotte » car les sauts des astronautes sur le sol lunaire en font vibrer le mat, et la caméra est celle des astronautes. En lisant cela, un adepte de la théorie du complot sourira avec condescendance car ses croyances sont comme des dogmes religieux, jamais il ne les remet en doute, ce sont tous les autres qui sont dans l'erreur. Le complotiste vit dans un monde romanesque, une fiction où il peut jouer les héros. Il ne veut pas en surtout, il a trouvé la théorie globalisante qui explique tout.

    ci-dessous un extrait de l'excellent "Invasion Los Angeles" de John Carpenter, fable sur notre société et série B d'un très bon niveau

  • les matamores de l'islamophobie

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    Petit coup de sang...

    1010475445.jpgEn ce moment, sur nombre de forums, de sites, de blogs, on trouve beaucoup de vociférations sur l'Islam, et ses manifestations, comme le port du voile intégral, en France. On donnerait presque raison aux vociférateurs car leur colère peut paraître bien souvent fondée, on ne compte pas les attaques intégristes contre la dignité des femmes, la judéophobie grandissante dans beaucoup de nos banlieues, sans parler du non-respect des droits de l'homme ou des valeurs de la République bafouées sans aucun complexe. Curieusement, cependant, ces vociférateurs, quand il s'agit de soutenir solidement Taslima Nasreen, Ayan Hirsii Ali, ou Lila A. prof à Saint Denis, entre autres, on ne les entend plus, il n'y a plus personne pour agir concrètement. Et, j'en ai souvent parlé : quand il faut aider de manière tangible les chrétiens d'Orient, ou les populations d'Irak, c'est là aussi le grand silence, le grand désert. L'un d'eux me l'a dit un jour, c'est « quand même que des histoires entres bougnoules », c'est d'ailleurs ce que pensent tous les matamores du Net ou d'ailleurs.

    Les uns sont obsédés par l'islamisation jusqu'à la monomanie (que n'attendent-ils pour revenir aux chiffres romains ?) : ils tapent à bras raccourcis sur l'Éducation Nationale, applaudissent quand on annonce une diminution du nombre de professeurs, la diminution des crédits à des associations qui font du bon travail, il y en a quand même une ou deux. Les autres sombrent dans l'angélisme, ne veulent rien voir se laissant aller au masochisme national de mise depuis quelques décennies, abandonnant le drapeau, l'hymne national et la devise du pays aux lepènistes, encourageant par sottise les manquements à la laïcité. D'autres encore prônent des lois quasiment d'exception et se réjouissent presque de la guerre civile que leur bêtise et leur soif de violences pourrait entraîner. Et il y a aussi ces français de deuxième ou troisième génération qui réécrivent parfois abusivement l'histoire, ainsi les « indigènes de la République ».

    Sans réfléchir beaucoup.

    Mais, quand une jeune fille proche de leur maison, de leur immeuble, a besoin d'aide, quand elle se fait maltraiter par ses frères et les autres hommes du quartier, personne ne tente quoi que ce soit, personne n'a rien vu, rien entendu. C'est d'ailleurs une constante, quand des parents tapent leurs enfants, ou se tapent dessus, quand une mère tue ses gosses, quand des gosses subissent des violences sexuelles, les voisins, dans notre beaux pays sont sourds, aveugles, et muets, et lâches.

    Et surtout lâches.

    On remarque surtout, enfin, l'ignorance totale de ce qu'est l'Islam, de ce qu'est la civilisation arabe. On subit également les conséquences de l'infantilisme encore largement enraciné dans notre société par la génération des baby-boomers, incapables de passer à l'âge adulte, celui des responsabilités. Cette génération a été incapable de prendre ses responsabilités concernant l'immigration et l'intégration, la plupart des politiques à ce sujet depuis cinquante ans ayant été d'une nullité incomparable quelle que soit l'étiquette des gouvernants au pouvoir.

    Quelques uns parmi eux ont le culot de nous faire croire qu'ils ont appelé de leurs vœux l'indépendance de l'Algérie par grandeur d'âme, alors que c'était tout simplement parce que la plupart étaient incapables d'admettre que des musulmans puissent être français et qu'ils ne le souhaitaient pas. Leurs descendants ont quant à eux moins de mal à l'avouer.