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nation

  • Mémoire des harkis

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    politique, Algérie, harkis, souvenir, nation, gaullisme, De Gaulle, Amaury watremezJe pourrais réécrire ici un énième énonçant encore une fois les malheurs qui sont advenus aux harkis lors du départ des français en 1962 après les accords d'Évian. Leur tragédie est en 2016 connue et documentée, sans parler des quelques assassinats de pieds noirs dont la fusillade de la rue d'Isly. Il suffit d'effectuer sur Google une recherche qui prend quelques secondes. il y eut 220000 morts massacrés le plus souvent de manière ignoble :

    écharpés, éventrés, crucifiés etc....

     

    Cependant, ces faits pourtant établis, personne ne veut vraiment les entendre, les admettre ou les reconnaître ou sans doute est-ce aussi une profonde indifférence qui domine ainsi qu'envers les chrétiens orientaux.

     

    Les harkis, ces supplétifs de l'armée française en Algérie, ils avaient choisi la France, ont fait les mauvais choix. Aux yeux de la mémoire collective, tout est de leur faute. Comment avait-il pu être autant voire plus patriotes que les français pour qui la nation est une idée morte ? Tant pis pour eux s'ils ont été logé des décennies dans des camps sans eau courante ni électricité rappelant de forts mauvais souvenirs. Dans leur cas, les indignés professionnels ne s'émeuvent pas vraiment. Ils s'en fichent même complètement.  La journée nationale d'hommage aux harkis c'est un os donné à ronger aux "franchouillards", aux ploucs nostalgiques...

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  • "Il est aisé de se dire citoyen du monde"

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    article_1711-CUL-BOBOLAND.jpg« J’ignore ce que pourrait être l’amour de la France, si l’on n’aimait pas les Français. C’est à la vie de ce peuple, à ce qu’il fut, à ce qu’il peut être encore, à son génie, que je tiens. On le presse de toutes parts ; on l’attaque, on le nie. Français d’hier ou de la veille, soudain transplantés du Nord et de l’Orient dans les faubourgs de Paris, ils n’ont pas conscience du mal qu’ils font au pays qui les accueille. Ils y campent encore et se donnent le droit de juger impudemment ce qu’il faut garder ou non de l’œuvre de vingt siècles : ils n’y sont pour rien, que pour l’avantage qu’ils en retirent ; et ils se permettent pourtant d’en avoir un avis. Qu’ils en aient un, soit ; mais qu’ils l’expriment, non ; et s’ils veulent le faire prévaloir par la violence, ils passent la mesure. Ils ne sont pas du peuple, et ils parlent pour lui. A peine sont-ils de la plèbe, cette lie confuse que tous les flots du hasard, des migrations, de la misère poussent dans les immenses capitales. Il faut du temps à la plèbe, pour devenir peuple : il faut bien des ans, sinon des siècles, pour faire un citoyen. Il est aisé de se dire citoyen du monde, quand on n’est citoyen de nulle part. Un peuple n’est pas une racaille qui ne vit, misérable, que pour ne pas mourir de faim, et dont toute l’âme est dans le ventre. Une nation est un esprit. On le reçoit de la terre et du ciel, en naissant ; on ne l’échange pas contre un autre, comme un billet de banque. »

    André Suarès, Plèbe et peuple, 1936

     

    image extraite de "Bienvenus à Boboland"