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  • Laëtitia Millot veut nous dire quelque chose...

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    Laëtitia Millot sort un livre : on s'en fout ? On s'en fout.

    51JjnjSq3RL._SL500_AA300_.jpgAvant-hier sur Europe 1, j'entends incidemment cette info dont je me fiche complètement mais que je trouve intéressante pour parler de l'édition actuellement : Laëtitia Millot, une des actrices sans vraiment de charisme de « Poubelle la vie », le sitcom mal torché mais ultra-populaire de France 3, d'un didactisme bien-pensant (le truc est bourré d'infos « citoyennes », (contre l'homophobie, les zomos et les lesbiennes sont drôlement sympatoches, contre le racisme, les beurs et les noirs sont des personnes formidables, contre la cigarette, l'alcool, pour les cinq fruits et légumes par jour, contre ces méchants cathos réacs et j'en passe...), étonnant, enfin étonnant, je ne suis pas sûr.

    Au bout de deux minutes, je décroche généralement.

    Or donc, Laëtitia Machin sort un livre car elle veut que les gens « sachent qui est la vraie Laëtitia Millot » et entretenir un peu plus son narcissisme comme la plupart des acteurs de notre beau pays.

    En l'occurrence, on a envie de lui répondre comme ça à brûle-pourpoint que l'on s'en fout complètement, c'est mon cas car je suis un gros méchant comme une teigne, mais il s'est quand même trouvé un éditeur pour sortir ce livre, (enfin, je veux dire, ce livre). Il n'y a pas de mystère à cela, ça rapporte et il y a bien quelque part dans Paris un « nègre » désargenté (un « ghost writer » veux-je dire, on a plus le droit même dans ce cas, moi-même je ne dis plus mon « Curriculum Vitae » mais mon « Riculum ») qui a pu pondre deux-cent quarante feuillets en moins de trois semaines (ce qui fait que ce li...cette chose pèse autant qu'une bouteille d'« Harpic WC ») et se faire un peu de pognon, on est content pour lui.

    Je suis à peu près sûr que ça va se vendre sur la base du « je parle aux gens simples » comme elle a dit pendant son interviou -sous entendu pas aux sales intellos qui lisent des livres prétentieux qui habitent tous Saint Germain des Près et ricanent dés qu'un péquenot humble et gentil passe devant eux- comme si elle pensait très fort que son public est constitué de demeurés, ce en quoi je ne suis pas loin de la suivre. Tu n'as pas tort Laëtitia. Cela dit, je connais une ou deux personnes qui regardent ce feuilleton en sachant très bien que c'est de la m...erde, pour rester dans le subjectif. Je les absous de ce plaisir coupable ne regimbant pas de temps à autres à voir un bon nanar poilu et giboyeux (pas trop longtemps cependant car sinon ça attaque le cerveau).

    D'un autre point de vue, ce bouquin est aussi nul, (j'ai écrit nul ? J'ai écrit nul, vous ne rêvez pas amies midinettes qui me lisez peut-être) que la plupart des romans et œuvres littéraires pour certaines z-engagées que l'on porte aux nues dans les « z-in-rocks » ou « Téléramou » ; leurs auteurs sont tout autant persuadés que la sympathique comédienne de « Poubelle la vie », j'emploie ici une formule à la « Télé 7 Jours » que raconter leur vie est passionnant et plein d'enseignements pour le lecteur, de leurs émois de petite bourgeoise névrosée découvrant la Porte de la Chapelle le soir après 22 heures, quand le quartier est normalement déconseillé aux moins de 18 ans, à leurs obsessions des étrons de leur progéniture comme Marie D. qui me rappelle toujours ces élèves sages, tellement dociles, castratrices et sèches, du genre à se demander « la composition chimique des étoiles » quand « elle regarde le ciel la nuit » selon l'excellent portrait que fait de ce genre de filles Truman Capote dans « Breakfast at Tiffany's ».

    Laëtitia a également des prétentions on me dira, et elle se permet elle aussi des familiarités en tutoyant dés le titre son lecteur en affirmant « je voulais te dire... », ce qui rappelle étonnamment la chanson-pastiche d'« Indochine » ou de la « Mano Negra » par les « Inconnus » ("je voulais te direuh ce que je peux pas écrire, faudrait que j'invente des mots qu'existent pas dans le dico, c'est toi que je t'aimeuh, vachement beaucoup...). Notons aussi que son titre ressemble à celui d'un roman de Marc Musso ou Guillaume Lévy qui ont eux aussi l'habitude de dire qu'ils écrivent pour des gens simples.

  • Il leur faudrait une bonne guerre...

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    Hier, j'ai regardé sur mon lecteur dévédé le jugement de Poivre d'Arvor au « Tribunal des Flagrants Délires ». Alors, certes il y a la liberté, étonnante en 2010, de ton de Desproges, de Rego, et 14360_221589952480_63240972480_3621572_1968713_n.jpgmême de Claude Villers, mais on oublie aussi la liberté de ton du public, en 1982. Aujourd'hui le public conspue quand l'animateur lui dit de conspuer : « Ouuuuh » parfois en tapant des pieds, ou bien quand il est content, le public scande : Wooh oh oh oh ! (ad lib) ».

    Quand on parle de Desproges, il faut aussi secouer la tête en soupirant et en se lamentant : « Y'en a plus des comme lui », ce qui permet de se rencogner dans sa case bien confortable et de ne pas trop contredire le troupeau dans ses certitudes.

    A cette époque, le public se paye la tête de l'invité, quand celui-ci pontifie ou verse dans la prétention, tout comme les deux rigolos sus-nommés plus haut. Le public était largement moins révérent et déférent envers les vedettes, « ceusses qui passent très souvent à la télé et que c'est pour ça qu'elles sont bien ». On est stupéfait du changement en un peu moins de trente ans, du passage à l'âge de l'esclavage médiatique.

    Aujourd'hui le public rigole quand un rigolo médiatique montre son cul (rires gras du public) ou dit une grossièreté que n'aurait pas renié Mimile l'ivrogne officiel du « Rendez-Vous des chasseurs » de « Trifouillis les oies ». Je connais bien Mimile, il vaut bien Béachèle, le philosophe à moitié prix.

    Il est souvent de bon ton de se moquer des z-intellos « qu'ils sont trop compliqués à vouloir qu'on comprende bien le français ou qu'on lise des livres » (re-rires gras du public).

    La révérence est à ras-bords sur le net aussi. Parfois, quand j'ai envie d'un bon agacement je vais lire tel ou tel blog de jeune personne active qui veut montrer qu'elle positive aussi dans la culture, généralement elle aime tout, et la plupart du temps, les pires livres et les pires films que le troupeau aime beaucoup déjà. Bien sûr, Gavalda ou Delermee, ce n'est pas nul, il y a au moins quelques idées de style, mais cela reste superficiel si encore on lisait ça sur les blogs qui aiment tout. Mais l'on y préfère Marc Lévy et Guillaume Musso, Douglas Kennedy et Véronique Olmi. On aime sur les blogs positifs ce qui sombre dans le gentil, le mélo, le mièvre et le sucré. On aime les stâârs, les Ken et Barbie du cinéma, les auteurs en kit vus à la télévision chez Ardisson ou « Fogue » voire chez Eric Naulleau

    (Note personnelle sans aigreur : avec qui je dois manger un de ces jours depuis quelques mois déjà mais ces gens du chaud bize sont over bouqués tout le temps, pas une minute à eux, uh, uh, uh, ici l'auteur du blog coince un peu de jetage de noms pour montrer que lui aussi il connaît des gens qui passent à la télé même s'il ne les a eu qu'une fois au téléphone, serait-il une midinette ? Et il rappelle qu'il est toujours partant pour l'invitation).

    Pouf pouf

    Enfin bref...

    Il y aussi les z-ados, les « z-homards », se jugeant, se jaugeant sur leur possession du dernier portable dernier cri, sur la marque de loques qu'ils portent, sur le fait qu'ils regardent ou non la dernière émission à la graisse de racolage, sur l'argent des parents, sur l'argent qu'ils ont. Ils s'en fichent de la culture, suffit de taper ce qu'on cherche sur Internet, ils s'en fichent que leurs idoles soient des fantoches, pour eux ce sont des idoles. Ils n'ont pas besoin d'une bonne guerre, la guerre, ils la font tous les jours depuis longtemps sur tel ou tel jeu virtuel où l'on flingue du zombie, des flics aussi, du terroriste, du soldat, ou des passants (c'est le pied le jeu avec les passants, plus tu en écrases, plus tu as de points, il y a le sang qui gicle et tout, c'est drôlement réaliste, et après on me dit que l'humanité est bonne et généreuse, que je suis caustique et pessimiste).

  • "Zone Xtrème" - le document qui fait froid dans le dos

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    Pour dénoncer les méfaits de la téléréalité, entre autres, un producteur, Christophe Nick, a reconstitué l'expérience de Milgram : un quidam pose des questions à un comparse, et lui envoie des décharges électriques -fictives- à chaque erreur, les candidats de ce pseudo-jeu sont allés à 80% jusqu'à la décharge mortelle, parce qu'ils passaient à la télé, parce que la télé leur disait de le faire.

    L'indocilité est de plus en plus rare, et la capacité à réfléchir tout seul visiblement.

    Ce documentaire fait extrêmement froid dans le dos.

    Voilà où nous en sommes...

    Voilà précisément où en est notre société.

  • La Fraternitude

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    Fra-ter-ni-tude !

    please_give_to_the_human_fund_at_festivus_card-p137714674150027251q53o_400.jpgMes bien chers frères, mes bien chers soeurs,

    Ne reprenez pas avec moi tous en choeur, ce n'est pas le sermon du boogie-woogie...

    Quand je vais à la messe le dimanche, il y a une chose dont j'ai horreur, c'est le baiser de paix. Les voisins de rangée, ceux qui sont devant, ceux qui sont derrière, se retournent avec un grand sourire fendu jusqu'aux oreilles et te serrent la louche d'un air qui veut dire que « nous sommes tous frères », pour un peu certains d'entre eux ont la larme à l'oeil facile. C'est n'est pas le pire, le pire étant les intentions de prières des laïcs souvent pleins de bonnes intentions (ah, ah, ah, suis-je spirituel) mais complètement à côté de la plaque du point de vue du réel.

    On appréciera à sa juste valeur l'initiative d'un diocèse consistant à porter aux prisonniers de la taule locale une main en plâtre symbole de fraternitude et un grand panneau avec les signatures des paroissiens volontaires. Je suis sûr que cela a réchauffé le coeur des dealers, des gamins violentés et des mauvais garçons enfermés à huit ou neuf par cellule à peu près aussi grande qu'un placard à balais.

    Sortis de l'église, par contre, ils t'ont déjà oublié, adieu solidarité, altérité et fraternitude car ce qui compte le plus quant au respect de l'autre, c'est comme tout le monde surtout le fric et l'appartenance parfois au « Rotalyons club », cette franc-maçonnerie des bourgeois de province.

    Il est également de bon ton à la télévision ou sur le net de multiplier les évènements vaguement humanitaristes qui permettent de se donner bonne conscience en pleurnichant un peu, mais pas trop et pas longtemps sur les chtits n'enfants noirs d'Haïti, les chtits n'enfants jaunes de Thaïlande, les myopathes avec le Téléthon, tellement mignons dans leurs fauteuils électriques, les malades du SIDA (enfin ceux qui restent télégéniques, faut pas déconner, ceux qui font la manche dans le métro en exhibant leur « kaposi »pour un ou deux euros de plus, ceux qui sont séropositifs dans les pays miséreux, on ne les montre pas, comme si le SIDA concernait deux ou trois arrondissements de Paris).

    Une semaine après on a oublié les chtits haïtiens, les chtits thaïlandais, les myopathes et les sidéns, on est passé à autre chose de beaucoup plus important : les médailles françaises aux JO d'hiver, le dernier album minaudé de Carla, la dernière pétarade du Don Camillo « über alles » du Sud Georges Frêche, et questions fondamentales entre toutes, qui va être juré à « la Nouvelle Star » ? Ou les audiences de « la Ferme célébrités en Afrique » ?

    (disons plutôt chez les sauvages vu la conception de ce continent qu'ont les « créateurs » de ce zoo humain).

    La fraternitude est à l'oeuvre dans ces émissions, on se serre, on s'embrasse à tout bout de champ pour pas grand-chose, on s'étreint pour des bêtises, on pleure à chaudes larmes pour rien, pour une queue de cerise, pour des querelles de cour de récréation, des crèpâges de chignon de gamines. Et encore une fois qu'elles ont dit : « T'es plus ma copine », des gamines sont encore copines deux minutes après tandis que les adultes, qui sont sérieux, peuvent rester fâchés des années sans autre raison que leur ego surdimensionné.

    Le fraternitude va de pair avec une conception « tatasse » de la gentillesse, comme dans les romans d'Anna Gavalda ou ceux de Véronique Olmi, les mamans y sont des femmes actives « super », qui arrivent à mener de front une carrière « super » et à éduquer très librement mais sereinement des enfants « super », elles ont un « super » mari sympacool. Les grands-parents sont des seniors, faut pas dire vieux, encore très actifs, qui participent à autant d'activités qu'ils le peuvent (là, il ne faut pas suggérer que c'est parce qu'ils ont compris qu'ils n'ont rien à se dire, une fois les gosses casés). Grand-mère ne tricote pas un chat sur ses genoux, grand-mère fait du trekking ou du saut à l'élastique. On aime bien commisérationner à qui mieux-mieux, mais surtout pas faire quelque chose pour changer le monde (à part un « lipdub » crétin).

  • La Ferme, les has-been, et les naïfs

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    Le prime-time de cette émission débile est, semble-t-il, boudé par les téléspectateurs. On pourrait se dire alors qu'ils ne sont pas si cons qu'on le dit, les braves veaux qui regardent la télé-réalité surTF1, mais hélas, c'est parce qu'ils ont déjà vu tout ce qu'il est convenu de voir sur Internet, sur les sites de partage vidéo ou sur les blogs de « fans » écrits en SMS donc délicats à déchiffrer. Ce arton22945.jpgqui leur plaît, ce qui fait le beuuuze comme il est convenu de dire en ce moment, c'est un couillon qui est un peu le « monsieur tout le monde » de la Ferme, un frimeur de Prisunic, Mickaël Vendetta, qui balance tout ce qui lui passe par la tête (ça passe pour de la franchise) et se comporte en petit con avec les « vedettes » enfermées volontaires, une soeur de chanteuse québécoise, une chanteuse des années 70 un rien oubliée - elle avait le même strabisme et la même origine que Joe Dassin- une ancienne sportive en patins, et des "sauvages" en pagne tout autour, pour le folklore, le but du jeu étant de les fragiliser nerveusement, de les pousser à bout pour qu'elles fassent le spectacle, qu'elles fondent en larmes comme des gamines de douze ans à la moindre peccadille, qu'elles se tabassent, et que sais-je encore ?

    Le top du top c'est qu'ils exécutent le simulacre de la reproduction dans une piscine.

    Ainsi l'imbécile devant son poste ou son écran d'ordinateur pourra se dire que les « fermiers » de ce zoo humain sont comme lui, aussi nuls que lui, et ont des aspirations aussi médiocres et méprisables.

  • Nos curés ont-ils besoin d'un coach ?

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    Coach pour curé

    pretre_academy_flyer_p-662d2.jpgJe l'ai lu dans le « Famille chrétienne » de la semaine dernière, en avant-dernière page, un monsieur propose ses services d'ancien manager en entreprise pour les prêtres en paroisse ou les séminaristes, pour leur apprendre à parler devant un public, et ne pas ennuyer l'auditoire. Le côtche les pousse aussi à serrer la pince des gens à la sortie de la messe, à faire dans la « public relations » efficace. Il faut être ludique, sympacool et que les paroissiens ne se posent pas de questions qui pourraient bloquer leur digestion du repas dominical. Moi qui suis naïf, je pensais jusque là que les prêtres avaient déjà un coach, ce type mort sur la Croix il y a deux-mille ans, un certain Christ, Jésus Christ...

    Note personnelle : ce Jésus on a un mal fou à le trouver sur certains sites diocésains, comme celui d'Évreux par exemple. Et on y voit une croix qui ne ressemble pas trop à une croix, faut pas choquer, faut pas brusquer.

    Post-scriptum qui n'a rien à voir : Depuis deux jours, je suis monté sur le Ring dont je suis un des chroniqueurs littéraires.

  • Comment se foutre du monde avec succès

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    La plupart des hommes politiques se foutent du monde, ou surfent sur le populisme, il faut croire ça marche.

    Ainsi en témoigne cette vidéo ci-dessous ayant pour héros le Béru du Sud, alias Georges Frêche, qui est un peu un Béru "über alles" "avé l'assent".

    C'est quand même ahurissant qu'il ait été réélu après ça et tête de liste PS. Comme il fait mauvais genre, Aubry veut maintenant l'évincer sous un prétexte qui en plus enrichit le jeu de Georges.

  • Note gentille sur les gentils "terroristes du TGV"

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    Les gentils médias, les gentils policiers et les gentils terroristes

    article_SGE.JGD75.080807175158.photo01.photo.default-512x405.jpgHier les gentils policiers (voir photo, un sympathique et jovial policier répond gentiment aux voyageurs) et les gentils médias ont dit que si les trains qui vont gentiment à grande vitesse, pleins de gentils riches qui voyagent gentiment et de gentils pauvres qui travaillent, arrivent en retard c'est à cause de gentils terroristes de l'ultra-gauche que l'on a envie de cajoler quand même pour leur apprendre à être moins méchants. Les gentils riches et les gentils pauvres qui travaillent ont dit que ce n'était pas grave mais qu'il fallait simplement que les gentils agents de la SNCF promettent que ça n'arriverait plus . Personne n'en est sûr de leur culpabilité, mais les gentils étudiants ont quand même gentiment accepté d'être arrêtés comme gentils terroristes, d'être interrogés gentiment pendant quatre jours par de doux policiers à la matraque si douce et l'annuaire si doux aussi. Il paraît que les policiers sympa étaient au courant des projets des gentils étudiants. Des méchants penseraient alors, mais pourquoi ils ont laissé faire dans ce cas ? Tout simplement parce qu'ils sont capables d'attentions, de gentillesse et de délicatesse. Ils voulaient faire plaisir aux gentils étudiants d'ultra-gauche. Ils voulaient aussi faire plaisir au gentil président et à sa gentille ministre pour faire oublier la méchante vilaine crise et les tombereaux d'argent donnés aux banquiers qui n'ont pas été gentils du tout mais se repentent j'en suis sûr, ils regrettent de tout leur coeur allez on le sait bien, ils ont promis qu'ils ne le feraient plus. C'est d'ailleurs étonnant que dans le même temps sorte un film sur les gentils terroristes de la Bande à Baader, des gamins gentiment civilisés fascinés par l'ultra-violence gentille car ils n'avaient plus que la méchante destruction à désirer.

    Comme les gentils policiers, les médias sympas, la gentille ministre et le gentil président veulent faire plaisir aux gentils citoyens, ils ont bien dit que les gentils étudiants d'ultra-gauche venaient d'un mignon petit village dont ils ont répété le nom à de nombreuses reprises pour être certains d'être bien compris. Si les gentils étudiants sont innocents ce sera de leur méchante faute car ils ont été très vilains. Et personnellement je trouve que ce n'est pas très très gentil que notre gentille société ait tellement peur de ses gentils enfants sages.