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mythes éculés

  • Mythes éculés

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    300px-Prise_de_la_Bastille-eb6eb.jpg"Vous n'allez tout de même pas remettre en cause les acquis démocratiques de la Révolution ?" puis-je lire d'un commentateur courroucé dans le fil d'un article sur un site politique. Il exprimait cela après avoir lu un affreux réactionnaire sans doute remettre en question le bien-fondé des différentes lois sociétales édictées dans notre beau pays depuis la loi Veil. Ces lois sont comme les pierres levées de Stonehenge, intouchables, immobiles pour l'éternité, juste attaquées par la lente érosion des siècles...

     

    Vous n'allez tout de même pas faire une chose pareille ? semble-t-il (ou elle) dire  comme si son interlocuteur allait montrer son sexe à tous les passants ou faire quelque chose d'encore plus choquant. C'est pourtant un des mythes éculés sur lequel se fonde notre mythologie dite républicaine. On ne peut absolument pas remettre en question ce mythe voire le nuancer même du bout des lèvres sans prendre le risque de se faire aussitôt traiter de réac nostalgique de l'ordre moral, des fameuses heures les plus sombres, j'en passe et des meilleures.

     

    Même à droite de la droite on n'ose pas trop le dire non plus même si on le pense par ailleurs alors que pourtant des historiens pour certains marxisants comme Braudel remettaient en doute la nécessité absolue d'une révolution en France, rappelant que celle-ci avait fait perdre cinquante ans au pays quant à son développement et sa modernisation.

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  • Que choisir ? Lénine ou Louis XVI ?

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    lenine_coca_cola_kosolapov1980.jpgTous les 21 Janvier, je connaissais un vieux monsieur qui levait les couleurs pour commémorer la mort de Lénine. Il était retraité de la SNCF et chez lui le communisme restait un idéal acceptable. C'était un pur, pas un petit bourgeois qui se donne le genre dandy de gôche, ou épicier révolutionnaire, personne n'avait le coeur de le détromper. Il vivait avec ses chats, et ses souvenirs émus de vieilles locomotives à vapeur et de la fraternité heureuse des cheminots. En face de chez lui habitait un autre vieux monsieur qui lui aussi levait les couleurs, mais pour se rappeler l'éxécution de Louis XVI, ce jour où les français crurent tuer un tyran, avant de se jeter dans les bras d'un véritable autocrate, lui, Napoléon Bonparte, quelques années plus tard. Napoléon faisait tirer sur la foule, pour Louis XVI c'était impensable, en plus on ne tirait pas sur des femmes fussent-elles d'immondes tricoteuses. Aux Tuileries, celles-ci et des tricoteurs, donc un peu de toute la lie de l'époque, tout ce beau monde avide de richesses et seulement de cela se précipita pour chercher la vaisselle d'or qu'ils étaient sûrs de trouver à l'intérieur. louis-xvi-execution.jpgDans leur furie de ne pas pouvoir piller encore assez, ces héraults révolutionnaires « compensèrent » en massacrant les personnes qui travaillaient là, en les tuant horriblement. Belle mythologie en effet que celle-là ! De nos jours, on nous explique encore que ce n'est pas si grave, tout commes les morts de la « Vendé vengé ». Ce sont des dérives certes regrettables mais il faut bien en passer par là pour faire le bonheur du peûûple même malgré lui, n'est-ce pas ? Lénine, lui, par exemple, n'a pas eu de ces préventions. Quand il fallait massacrer, on y allait sans faire tant de chichis, ou pour créer une nouvelle police secrète, qui prit la suite directe de celle du tsar, on lui pardonna, au grand homme, car tout cela partait d'une bonne intention. Lénine a été embaumé dans un cercueil de verre, comme Blanche Neige, car même si les hommages c'est bourgeois et même si les êtres humains naissent libres et égaux en droits, il en est qui sont plus égaux que d'autres.

    J'aime bien aller à la Chapelle Expiatoire, havre de paix au milieu de Paris, on n'est pas loin de Saint Augustin et du Père de Foucauld, et tout près de chez Proust qui descendait parfois pour aller au café Weber tout proche, où l'on croisait également Debussy.

  • Le mirage Obama

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    obama1.jpgPour une fois, ce blog va se faire didactique. Le saviez-vous ? Obama, le sauveur du monde, le nouveau Messie laïc des médias, le héros au sourire si doux, et aux dents si blanches, a bombardé plus de bombes et dépensé plus de crédits militaires que son prédécesseur pourtant réputé belliciste et aimant la guerre. Le héros se soumet lui aussi au lobby militaro-industriel. Les petits jeunes hommes noirs américains qui ont voté Obama, entre autres, à qui l'on promettait l'utopie et la naissance d'un nouveau monde, vont donc aller se faire tuer en Afghanistan, et un peu partout au Moyen Orient, en cadeau du président US pour montrer sa gratitude. Le prix Nobel de la Paix, il le méritait drôlement, il paraît, mais avant d'être président il me semble, non ?

    Ce qu'il y a de bien avec un cataclysme en Haïti c'est que ça permet de se racheter et une conscience morale et une image.

    Ce qui est quand même amusant, d'un certain point de vue, est qu'on parle toujours de lui comme noir alors qu'il est métis. Ce sont les mêmes qui mettent en avant le multiculturel et le métissage justement, quand ils en parlent comme noir, c'est finalement leur inconscient qui parle, on doit forcément être d'une race, pas entre deux. Un métis ne peut exister vraiment selon cette logique, donc le métissage non plus...

  • "Ghost World" - L'Amérique loin des grands sentiments

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    J'aime bien "Ghost World", le film où Scarlett Johanson, avec qui je vis une passion affolante depuis deux mois, devient adulte. C'est un film qui parle de la véritable Amérique, pleine de paumés, d'excentriques, de filles maussades parce qu'elles s'ennuient, de parents dépassés, d'hypocrisie puritaine (l'épisode "Coon Chicken" déclenché par Enid, jouée par Thora Birch).

    Je me sens proche de tous les personnages qui pour certains sortent de "la Conjuration des Imbéciles".