samedi, 07 novembre 2009

Rostropovitch à la chute du Mur de Berlin

Le mur de Berlin était une saloperie contre la liberté de millions de personnes, nul besoin d'en dire beaucoup plus. Alors, oui, tout n'est ni rose ni parfait depuis, le libéralisme étant également une autre horreur tout comme le consumérisme. Mais quand la liberté est victorieuse, rien d'autres ne prévaut ou ne devrait prévaloir et quant à moi je refuse qu'un idéologue, un bureaucrate, un politique, m'impose sa conception du bonheur, même avec les meilleures intentions du monde...


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Petit hommage à Jacno qui vient de mourir

A entendre de ci de là, les années 80 c'était terrible, la bof génération, des gosses perdus entre "Soissantuite" et la génération suivante, plus droite dans ses baskets. Maintenant ce sont les quadras coincés entre bobos et bobeaufs, retraités des pavés et idéologues nostalgiques des murs de toute sorte.

Il y avait Elli et Jacno pour la bande son, après les "Stinky Toys" et avant les chansons pour Lio quant au deuxième et les musiques plus carribéennes pour la seconde. A l'époque, les chanteurs populaires chantaient chez Rohmer...

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samedi, 31 octobre 2009

La raison d'État et la morale – Chirac en prison ?

Les infortunes de la vertu

fragonard_le_verrou.jpgEn ce moment, on s'émeut du scandale absolument faramineux que chaque semaine révèle, en ce moment c'est Chirac qui est sur le banc des accusés avec Pasqua, qui est toujours une sorte de « Don Camillo über alles » ainsi que le caractérisait Desproges. Pour Polanski, pour Frédo Mitterrand, les belles voix des grandes consciences de notre beau pays ont dit : « attendez, c'était il y a longtemps, il faut pardonner, tout peut s'oublier ». Ils l'ont dit aussi pour une terroriste allemande ainsi que pour Battisti il y a quelques années. Pour Chirac, ils sont bien emmerdés, les mêmes disent : « il faut que la justice suive son cours », ils le sont encore plus pour Tonton Charlie. Quand c'était Papon alors, ils auraient fait quoi ? On devine. On a surtout l'impression d'un bon tas de fausses pucelles pseudo ingénues criant à l'infortune de leur vertu alors qu'elles s'en foutent finalement car ils ont perdu leur pucelage il y a quelques années. C'est toujours, cette indignation à géométrie variable, une manière de rejeter celle, réelle, du peuple, considéré comme un ramassis de « pue la sueur » que l'on méprise copieusement, que l'on traite de facho, que l'on rejette chez le Pen dés que l'on peut. Et l'on feint de ne pas voir une chose importante, ces affaires comme « l'angolagate », ou « Clearstream » c'est le genre de boue dans laquelle le coq gaulois est obligé de rester les deux pieds bien plantés pour garder un minimum d'influence et de prospérité, et que le pays conserve un minimum d'insouciance pour s'offrir le luxe de chamailleries futiles.

mardi, 27 octobre 2009

A wop bop a loop bop, alop bam boom

« Rock Strips » (direction éditoriale : Vincent Brunner, bandes de Berbérian, Sattouf, Catel, Serge Clerc...etc

rock+strips878.jpgJe me suis acheté ce recueil de BD collectif qui parle du rock car je trouve que les livres qui parle de cette musique sont par la bande des sortes de traités sociologiques qui en disent long sur notre époque, plus long que des pavés bien plus mal écrits et largement plus prétentieux. Tous les quadragénaires et quelques trentenaires, à moins qu'ils n'aient été sourds, aveugles ou bien très sages, ont tous dans les oreilles un peu de « Rolling Stones » (contrairement à ce que l'on dit, on peut être autant « Stones » que « Beatles », indépassables quant à l'originalité de leurs créations), voire des « Clash » (pour moi ce sera « Rock the Casbah »), un zeste d'Iggy Pop, des volutes de Janis Joplin (le segment sur elle est assez convenu : Oulala, Janis était drogué, et alcoolique, quel scoop !), et quelques fragments de David Bowie, peut-être même une ou deux chansons d'Elton John avant qu'il ne tourne DJ pour pompes funèbres et grandiloquentes, « Blondie » (la bande qui en parle oublie que c'était un groupe punk qui s'est mis à bien se fringuer par dérision, pour se moquer de l'engouement des bourgeois pour la révolte de pacotille de certains de leurs congénères) ou les « Pixies ». On est loin des chanteurs formatés, des groupes montés pour le fric, même quand il s'agit d'imposture on s'aperçoit combien l'époque a changé : ainsi quand le livre parle des « Sex pistols » et de l'arnaque de ce groupe pseudo-punk monté de toutes pièces, arnaque dada ou surréaliste car il en sortit quand même beaucoup de créativité.

Parler de Rock est hyper-subjectif, il y en a qui s'arrêtent à Elvis, qui a tout piqué aux chanteurs de blues, il faut quand même le reconnaître, d'autres qui ne jurent que par la New Wave, l'électro et l'industriel, bon, et alors ? Cela montre la vivacité encore maintenant de cette musique que l'on croit agonisante. De plus, c'est la musique des rêves et des premières désillusions, en l'occurrence pour les quadragénaires quand ils se sont aperçus que leurs ancêtres « baby boomers » ne voulaient vraiment pas que le monde change après les sixties, étant maintenant arrivés à l'âge où ils songent surtout à ce que la génération suivante leur paye la retraite. On croise d'ailleurs beaucoup de rockeurs sexagénaires, et pas seulement à Gstaad, à queue de cheval grise sur calvitie, ou en bottes orthopédiques de motard bientôt sénile, qui râle sur la mollesse des jeunes et leur absence de révolte tout en serrant les fesses quand la crise menace leur magot à la banque. C'était toute l'ambiguïté du Rock, à la fois sincère et drôlement commercial quand même. C'était déjà une industrie à l'époque des « Stooges » et des New York Dolls. C'est comme ce livre il est vrai, très bien marqueté, ultra-cadré et référencé, mais on n'ira pas plus loin, on restera bien sage, on est loin d'Hunter Thompson ou Lester Bangs, ou Nik Cohn. En le lisant, j'ai pensé au livre d'Alain Dister sur les années 60, on reste sur les rails...

Ci-dessous retour aux fondamentaux qui n'ont rien perdu de leur force...

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samedi, 24 octobre 2009

Je me souviens de Lou Reed

Pour oublier la dureté de l'époque rien de tel que d'écouter ce genre de morceau, une petite promenade dans les marges, "on the wild side"...

17:22 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, politique, société, littérature, cinéma, velvet | |  Facebook

jeudi, 22 octobre 2009

Les cinquante ans de la "Dolce Vita"

Fellini, il y a bien longtemps…

0000-5973-4~Federico-Fellini-Roma-Posters.jpgFellini, c’est comme beaucoup d’autres artistes, acteurs ou créateurs, beaucoup ont de lui une image faussée, la « Dolce Vita », c'est pour eux seulement le glamour toc, les pipôles menant la grande vie, belles voitures décapotables de grande marque, belles femmes, de l’argent par les fenêtres, de l’hédonisme hyper-matérialiste, et seulement ça. Aucun ne voit la critique de la vacuité de ce demi-monde des « pipôles » justement, l’imbécillité de leurs aspirations, être célèbre pour être célèbre, sans avoir forcément de talent particulier, pour le fric et l’ostentation, tout ce que n’est pas Fellini. Celui-ci, qui était un grand raconteur d’histoires, inventait beaucoup d’anecdotes, quand il était interrogé par les journalistes, par pudeur, pour ne pas avoir à étaler sa vie privée au vu et au su de tout le monde ce qui est à notre époque la grande mode, en ajoutant plusieurs couches de pseudo-affectivité pleurnicharde et envahissante. Fellini s’en moquait déjà dans « la Dolce Vita » mais aussi dans « Il Bidone » et dans « le Sheikh blanc ». Dans « Fellini Roma » il y a une scène qui résume bien ce qu’est pour lui le cinéma, partager son amour des gens, malgré leurs défauts, et de la vie, malgré la grisaille du monde, et la bêtise : il va voir Anne Magnani avec sa caméra, et une petite équipe de tournage, il veut lui parler de Rosselini encore un peu, de Rome, de l’Italie et aussi de sa vie, lasse, les yeux cernés, elle lui dit gentiment : « Vai a dormire Federico », comme à un enfant curieux, un peu trop, qui ne comprendrait pas que le monde des adultes est déjà une sorte de purgatoire, que ce n’est pas drôle, que ça ne sert à rien d’en parler autant. Et le cauchemar de Fellini c’est maintenant, en ce moment, en nos temps de présent perpétuel morne et consumériste, la vulgarité, l’ignorance crasse et la sottise grégaire ont rarement été aussi puissantes. 

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samedi, 17 octobre 2009

"Gossip" pour la colère

C'est "Gossip" et la voix de Beth Ditto, qui a un physique qui n'est pas vraiment conforme, qui exprime le mieux pour moi la colère que l'on pourrait ressentir face à la docilité de ce monde de consommateurs immatures et infantiles, conditionnés à toujours désirer plus (déjà aujourd'hui, un monde fou à se presser dans les rayons des hyper-super-marchés, c'est bientôt Halloween, quoi ?).

17:26 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, cinéma, littérature, musique, mode, colère, nostalgie | |  Facebook

mardi, 13 octobre 2009

« Boyzone » et l’antisémitisme

Un article de Jean-Louis Essefii, ancien chroniqueur pour « Cosmopolitan » et « Marianne » ainsi que "Science et Vie junior" entre autres

00151070_lg.jpg« Stephen Gately, membre du boys band « Boyzone » a été retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel de Majorque. Aussitôt des journalistes de l’empire du Bien, qui prônent le retour à l’Ordre Moral ont suggéré fielleusement que c’était du fait de l’absorption massive d’alcools et de drogues, chacun étant pourtant parfaitement au courant qu’à travers ses textes engagés, Stephen mettait en avant une vision saine et progressiste du monde actuel. En payant des gigolos ou des gitons, Stephen ne fait que remettre d’équerre l’équité qui devrait toujours avoir cours dans notre monde. Son analyse économique était particulièrement pertinente d’ailleurs dans « All the time in the world » ou « Believe in me ». Dans « While The World Is Going Crazy », le groupe se montrait particulièrement attentif aux préoccupations écologiques de son public. On pense aussi qu’à travers des paroles faussement anodines, Stephen se souciait de l’antisémitisme grandissant des croisés de l’Ordre Moral de retour, certains étant crypto-pétainistes comme l’auteur de ce blogue qui est également un crypto-catholique traditionaliste réactionnaire et vichyste qui se cache sous des dehors aimables de gauchiste à la petite semaine. Il est sauvé par le fait qu’il a conscience de ses gros handicaps et qu’il veut s’amender, enfin du moins c’est l’impression qu’il me donne depuis qu’il m’a recruté pour écrire sur son site. Les mêmes croisés de l’Ordre Moral ont cru ensuite voir dans « Boyzone » de la pédophilie alors qu’il n’en était rien, le groupe voulait simplement souligner l’homophobie latente de notre société. Comme Stephen Gately vivait encore chez sa mère à 33 ans, d’autres ont cru qu’il était juif, et ont pensé voir là l’origine de ses dérives alcooliques et sexuelles. On le voit bien quand même par cet exemple que l’antisémitisme est encore présent dans notre société, que ces attaques contre le leader de « Boyzone » rappelle les heures les plus sombres de notre histoire, ce n’est pas irresponsable d’invoquer la « Bête Immonde » à tout bout de champ, monsieur Vatremèze, il faut en parler tout le temps et à n’importe quelle occasion, c’est la seule manière de détruire la judéophobie en France. Je pense qu’il faudrait que tous les hommes et les femmes de bonne volonté devraient faire entendre leur voix pour défendre la mémoire de Stephen Gately ».

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samedi, 03 octobre 2009

De retour en Palestine

Quand j'écoute cette musique, je ferme les yeux, et je suis immédiatement de retour en Palestine ou en Israèl, dans un "sheirout" qui fonce à toutes blindes vers Tel Aviv, Ramallah, Naplouse ou ailleurs sur la terre du Proche Orient qui est, comme l'a dit un de mes commentateurs avec justesse, ma "terre d'utopie" que moi j'ai trouvé, une terre violente, dure et à fleur de peau mais beaucoup plus humaine et libre...

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vendredi, 18 septembre 2009

Anciennes idoles d'anciens jeunes

La mort des idoles

point_break.jpgLes américains ont Patrick Swaize ou Souaizi, nous on avait Filip Nikolic des « toubitri » ainsi que le disait ce matin Alain Delon (il vous en prie) sur Europe 1, notre spécialiste en star qui en a profité pour parler encore une fois de sa personne. C’est deux idoles des midinettes des années 80 qui sont partis le même jour sans retour. Les filles aimaient bien « Dirty Dancing », souvent moquées de leurs grands frères cruels (clin d'oeil), et les garçons aimaient bien les filles qui voulaient en refaire un rimèque mais n’est pas Patrick Swaize qui veut. La musique de ce film me rappelle une blonde toute bouclée qui m’a montré le pas de la chanson « I have the time of my life ». Elle avait un parfum qui sentait la vanille, normal, une quille à la vanille pour un gars au chocolat dans mon genre. On a dansé là-dessus dans un tunnel de verre au-dessus d’un autoroute quelque part entre l’Italie et la Suisse une nuit d’hiver. Elle écoutait en boucle Luther Vandross, qui chante dans le film, et qui est à la Soul music ce que Chritophe Maé est à la chanson française, c’est-à-dire de la soupe. C'était l'époque des films musicaux kitschoïdes, à la fois pathétiques et touchants, comme "Hair", le premier dans le genre, "Flashdance", ou avant, "Fame". Le genre, qui relève de la cinéphilie honteuse a ses chefs d'oeuvre, comme "All that Jazz".

niklic.jpgFilip Nikolic (photo ci-contre) a posé sur des dizaines de magazines pour jeunes filles en fleur, et en émoi, hystériques rien qu’à le voir marcher les soirs de première. C’était le début de la célébrité pour du rien, ou plutôt pour des chansons stupides, des chansons sans queue ni tête. Dans « Point Break » (voir photo en haut à gauche), au moins, Patrick Swaize incarnait un gangster surfer (ouais, je sais) qui avait un sens politique profond et philosophait grave devant le soleil couchant au-dessus du Pacifique, dévalisant les banques en se déguisant en anciens président américains (je rigole, mais ça avait de la gueule). Bien sûr, il y eut des mauvaises langues pour dire que comme "Top Gun" c'était une histoire camouflée d'hormosessuels latents tout ça (les amitiés saines et viriles toussa...). Ensuite il a tourné dans « Road House », une connerie « Z », plaisante si l’on est vraiment bien luné, une histoire pour « Truck driver » dans laquelle on trouve également Ben Gazzara très loin d’Otto Preminger ou Cassavettes. Filip Nikolic, quant à lui, après avoir été rejeté dans l’enfer des has-been, s’est converti au catholicisme, ce qui lui valu quelques railleries des pseudo-caustiques médiatiques comme Guy Carlier toujours prompts à tirer sur les ambulances ou les cibles avec lesquelles ils ne courent aucun risque. Je trouvai cela beau de passer de la plus parfaite vacuité à la recherche du Beau. Patrick Swaize a quant à lui joué dans un excellent film, dans le même temps, entre deux nanars « direct to video » dont une resucée du « Monde Perdu » pas si mal coproduite par l’Afrique du Sud : « Donnie Darko », un objet filmique très intéressant bien que perclus de tics de caméra vulgaires,, dans lequel il est une sorte de gourou du bien-être, du positivement correct, au langage aussi déplorable qu’un créatif de pub.

13:06 Publié dans Article | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : société, cinéma, musique, télévision, politique, idoles | |  Facebook

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