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mort

  • Le ciné de Charles

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    cinéma, société, aznavour, hommage, mort, amaury watremezSi j'aime bien quelques chansons d'Aznavour, j'ai largement tendance à le préférer au cinéma....

     

    Il promène sa gueule caractéristique dans de nombreux films "noirs" des années 50-60, son accent de "titi" parisien pur sucre, son physique faussement frêle car il jouait toujours des "hommes" des durs. Il disait très bien aussi les dialogues d'Audiard. Il les avait en bouche aussi bien que les autres habitués du "petit cycliste". Celui-ci, faux dilettante, avouait d'ailleurs s'inspirer des expressions originelles  des acteurs et les utiliser pour leurs personnages. La plupart des répliques de Ventura et Blier dans "les Tontons Flingueurs" sont des phrases que l'un ou l'autre a dit auparavant dans des contextes bien entendu différents...

     

    "Éparpillé par petits  bouts façon puzzle" par exemple, c'est de Blier, "il commence à me les briser menu" c'est de Ventura aussi à la base, ou "tu veux quand même pas qu'on forme une amicale", réplique qu'il lance à Annie Fratellini dans "La métamorphose des cloportes" également...

     

    Dans "Tirez sur le pianiste" de François Truffaut, d('après David Goodis, polar bavard qui se la raconte un peu, Charles est le seul intérêt du film avec la merveilleuse Marie Dubois. On me rétorquera que c'est déjà pas mal, mais ce film noir qui nous dit, nous hurle, qu'attention le réalisateur n'est pas dupe des ficelles du film de genre qu'il entend déconstruire, tout ça, ne m'enchante pas. Et certes bien sûr il y a aussi la scène avec Michèle Mercier au début de l'histoire pour la bonne bouche et l'anecdote gauloise. Je crois que l'on est en droit de préférer "la mariée était en noir", plus sobre, plus "à l'os". C'est Charles qui dans "un taxi pour Tobrouk", film de guerre inoubliable et pacifiste dans le meilleur sens du terme, qui dit la réplique immortelle :

     

    "Deux intellectuels assis vont moins loin qu'un con qui marche"....

     

    Dans "La métamorphose des cloportes" d'après Boudard, il est Edmond le copain d'enfance d'Alphonse qui finit par le trahir par trop de rancœur et de jalousies accumulées. Edmond, c'est le copain petit dur à carrure d'ablette, le petit voyou qui ne s'en laisse pas compter mais qui reste le petit qui a besoin d'un grand pour être protégé. Après avoir essayé de jouer la comédie de l'apaisement, du brave type transformé par la spiritualité indienne et tout le tremblement, Edmond finit par cracher son dépit à Alphonse qui le retrouve dans un petit pavillon meulière après avoir fait quelques années de "cabane" à cause de lui et qui veut lui casser la figure mais qui n'aura finalement pas à se donner cette peine.

     

    Et bien sûr il est le "petit" Kachoudas dans "Les fantômes du chapelier" (voir à ce lien) de Claude Chabrol d'après Simenon, le petit tailleur plus courageux que les tous les fiers-à-bras qui ose montrer à l'assassin Serrault qu'il le surveille, qu'il l'empêchera de commettre d'autres meurtres. Après ce film il ne tourna pas grand-chose de notable excepté un petit rôle dans "le Tambour". Quand je regarde ces films j'ai toujours l'impression que Charles est un de mes oncles parigots, un oncle de rêve, un de ceux que l'on sent un peu fragile derrière la carapace...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration  empruntée ici

  • Mort d'un vieux salopard

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    Castro, mort, la havane, société, communisme, politique, révolution, utopie, amaury watremez Fidel Castro est mort hier à la Havane. C'était un des derniers dirigeants « historiques » d'un « paradis » communiste toujours et encore vanté par le PCF ou le Front de gauche et d'autres, une légende historique avec Ernesto « Che » Guevara, pourtant boucher d'opposants politiques dans de nombreux pays d'Amérique Latine loin du mythe. Nonobstant, Castro était un des derniers « véritables » révolutionnaires. Les derniers militants communistes, il en reste quelques uns dans les salons bourgeois mais qui pensent ainsi qu'en banlieue dans l'une ou l'autre MJC « Youri Gagarine » et autre cantine « Joseph Staline » ne se sentent pas très bien.

     

    Devant leur queue de cheval juvénile, il leur semble que leur calvitie s'agrandit, ils se regardent dans le miroir et constatent que leur petite brioche de notaire de province pointe un peu plus. Avant d'aller pointer au « Flore », ils lèvent le poing face au miroir de leur salle de bains scandant « Révolution ! ». Ce geste fait un peu trembloter la graisse de leur bras.

     

    Les pauvres gens ! Les pauvres vieux ! Qui va les secourir, les soulager de leur immense chagrin ?

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  • La mort de Rémy Sarlat

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    Un jeune homme, souffrant d'une maladie dégénérative incurable, s'est donné la mort il y a quelques jours ne pouvant supporter ses souffrances. Son cas ne se règle pas en quelques formules, deux ou trois phrases martiales contre l'un ou l'autre. C'est cependant symptômatique du fait que dans notre monde on ne supporte plus la souffrance, ou la mort, que d'ailleurs le système contribue à entretenir en favorisant l'égoïsme et l'hyper-individualisme, notre société ne pratique quotidiennement ni la compassion, ni la somains_moins_lourdes.giflidarité, ni l'entraide (à quelques exceptions). C'est également dû à l'infantilisation ahurissante des populations que l'on pousse à se comporter en adolescents tout au long de leur vie. Bien sûr, il ne s'agit pas de ne pas soulager la souffrance, de la contempler sans compassion ni pitié, en laissant faire. Il faut dire aussi es choses clairement alors pour les promoteurs d'une loi sur le suicide dit assisté ou l'euthanasie : quand on souffre trop, quand on monopolise trop d'énergie de notre entourage, on doit disparaître ? Un corps qui ne fonctionne plus, c'est comme une machine obsolète. Dans ce cas, pourquoi enterrer les morts voire même garder leurs cendres dans des vases si on ne croit en rien. Pourquoi autoriser les vieilles personnes de continuer à vivre dans ce cas ?

    Ensuite, les promoteurs d'une telle loi s'en prennent encore et toujours aux catholiques qui représentent, je le rappelle, 3 ou 4% de la population pour ceux qui pratiquent et vivent selon les recommandations de l'Église, donc, en quoi ont-ils une influence ? Ce n'est pas grave, ils s'en prennent encore plein la figure pour pas un rond. Un incroyant ne peut pas comprendre le point de vue la foi sur la question de la mort, en effet, quand on ne croit pas en Dieu, après la mort il n'y a plus rien, même si d'aucuns, on ne sait jamais, demandent quand même une messe d'enterrement ou du moins une bénédiction. Quand on croit en Dieu, la mort n'est pas la fin. Depuis déjà plusieurs siècles en plus, les chrétiens, loin d'être indifférents à la souffrance, aident à la soulager et non à la contempler d'un "oeil mauvais". Bien sûr, il y a des progrès, comme l'accompagnement à la grossesse et à l'enfantement qui ne se fait plus obligatoirement "dans le douleur". Rappelons aussi que la société "de progrès" et positiviste du XIXème siècle ne prévoyait rien quant à soulager la douleur des malades ou des indigents. On sait aussi que depuis longtemps dans les hôpitaux, les médecins aident parfois un malade à partir de manière discrète ou pas. Parfois même les infirmières le font sans leur demander leur avis.

    euthanasie.jpgDans les cas médiatisés depuis quelques années on a dit beaucoup de contre-vérités, un médecin du centre de Berck où se trouvait Vincent Humbert l'a écrit, peu avant le dernier moment il ne voulait pas mourir. Pour les deux autres cas, dont je respecte infiniment les souffrances physiques et morales, Chantal Sébire et Rémy Sarlat, je vais être plus provocateur que d'autres : leurs discours à tous les deux sur le fait que leurs morts devraient  servir d'exemples pour une loi à venir sur l'euthanasie m'apparaissent d'un narcissisme sans commune mesure. Je me tue mais le monde change après moi, comme d'autres pensent qu'à leur mort le monde s'arrêtera de tourner. Enfin, l'euthanasie est somme toute logique dans une société hyper-matérialiste, le corps étant marchandisé, réfié, on ne peut que le considèrer que comme une mécanique qui doit être performante. Dans les pays où l'euthanasie est légale, comme dans ceux où elle ne l'est pas, quand on "débranche" un malade, car on n'utilise pas de morphine (ça coûte cher !) la personne met trois jours à mourir de faim, de soif, et d'essouflement. Cela, c'est le réel.