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moeurs

  • Amour hors norme ou déviance ?

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    André Cayatte reviens ils sont devenus cons !

     

    moeurs, sexualité, macron, brigitte, politique, amaury watremezDans un beau film, très polémique aussi (voir à ce lien), André Cayatte évoquait le cas de Gabrielle Russier, enseignante amoureuse folle d'un de ses jeunes élèves, suicidée en prison alors que des torrents de boue se déversaient sur elle. Le film n'approuvait pas la liaison, il montrait juste que les protagonistes d'une telle histoire ne sont généralement pas d'un bloc, il racontait d'une manière nuancée et intelligente ce qui s'était passé quitte à choquer. C'était dans l'ébullition de l'après 68 quand tout et n'importe quoi était dit sur la sexualité.

     

    Même si comme Humbert Humbert persuadé que Lolita vit très bien leur relation, l'enseignant de 31 ans condamné hier (voir à ce lien) et Gabrielle Russier se leurraient sur la passion qu'ils pensaient vivre. L'époque du film avec Annie Girardot et Bruno Pradal était il est vrai un temps où la délation collective en meute ne valait pas condamnation...

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  • François Hollande et la « Lush Life »

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     Depuis quelques jours on parle beaucoup de l'aventure de François Hollande avec Julie Gayet, qui aurait commencé il y a deux ans, actrice qui serait enceinte depuis quatre mois. François Hollande de petit gros mou du genou avec bedaine de notable provincial « ad hoc » devient l'exemple type du séducteur cachant bien son jeu (le pouvoir ça aide), créant de fait une solidarité curieuse entre petits mâles blancs de gôche comme de droite sur Internet comme au comptoir du « café du commerce ». Notons que l'on remarquait le même genre de solidarité curieuse et d'expression bruyante et sa finesse de sa masculinité autour des mâles alphas qui donnent le « la » au groupe dans les groupes de chimpanzés au rocher des singes au zoo de Vincennes, s'acharnant parfois sur une femelle qui n'a plus la côte auprès du chef en la rouant de coup alors même qu'elle est à terre.

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    Ceux-là, à l'image de ces chimpanzés, n'ont guère d'indulgence pour Valérie Trierweiler décrite un peu partout comme un parangon de harpie, suggérant que c'est certainement sa faute si elle a été trompée. Les dames n'ont d'ailleurs guère plus d'indulgence :

     

    « Si le président est allé voir ailleurs, c'est bien de sa faute allez »

     

    Je rejoins là-dessus l'opinion des journalistes anglais pour qui leurs confrères français ont fait preuve comme à chaque fois avec un représentant du pouvoir en place d'une révérence impardonnable incompatible en théorie avec cette profession. Aucun parmi eux, y compris ceux réputés plus incisifs ou insolents (la bonne blague) n'ont posé de questions réellement gênantes, y compris sur son « coming out » social-libéral qui semble étonner de nombreux électeurs de gauche qui visiblement n'ont pas lu son programme.

     

    Et voilà que ce non-évènement fait remonter la côté de popularité du président, c'est toujours bon aux yeux du troupeau d'électeurs un type qui couche à droite à gauche. On préfère les chefs qui ont une sexualité exigeante et multiple, on sourit avec indulgence, on lui pardonne, « on sait ce que c'est ». On oublie même qu'en plus de Gayet et Trierweiler il y eut aussi Anne Hidalgo...

     

    A la rigueur, on s'en fout complètement qu'il ait des maîtresses et des enfants cachés, les dirigeants ont toujours eu ce genre de comportements inévitables pour quelqu'un disposant encore une fois du pouvoir, ce n'est pas ça le problème, le problème est que le président se conduit avec le même sens des responsabilités qu'un gosse de douze ans dans ses affaires. Un de ses biographes, pourtant énamouré de son sujet de rédaction, a souligné que si à la place d'un paparazzi il y avait eu un « sniper », Hollande serait mort...

     

    Ne se mariant pas, ou ne se pacsant pas après tout, avec Valérie Trierweiler il ne lui a donné aucune légitimité. Elle devrait pourtant en avoir une pour justifier les dépenses de sécurité pour elle et ses enfants occasionnées par sa présence, et par ses activités de « première dame ».

     

    Or, ces dépenses de l'argent public n'ont aucune légitimité légalement puisque selon la loi Valérie Trierweiler n'est rien. Concrètement. Idem quant à Julie Gayet qui a bénéficiée des services de l'État et du « privilège du prince », enfin pas après que la chose ait été ébruitée. C'est d'ailleurs curieux que dans un gouvernement où l'on se prétend aussi soucieux de l'égalité des genres, des sexes et des chances la « promotion canapé » d'une des camarades de jeux du président ne choque pas et et que la ministre de la Culture soit en somme « aux ordres » le petit doigt sur la couture de son tailleur-pantalon.

     

    On me dira, Hollande est logique, et opportuniste, il sait très bien que la France est morte et enterrée depuis longtemps aux yeux des dirigeants européens, tout comme la démocratie réelle (au moment du référendum sur le traité constitutionnel européen on a eu un exemple flagrant du mépris de l'expression démocratique des peuples), il sait très bien que son rôle est d'entériner et de faire appliquer en France les « desiderata » de la Banque Centrale Européenne, de la Commission de Bruxelles et des dirigeants du tout-économique. Au pire, on lui laisse la possibilité de marquer son mandat par quelques mesures sociétales « gadgets » qui feront plaisir à quelques « bobos », un tout petit milieu spécifique, et autres privilégiés, qui aiment bien se dire libertaires, quant aux mœurs.

     

    Et c'est aussi que la plupart de ces femmes libres que l'on entend vanter les mérites de leur existence tellement ouverte au monde, à la modernité et au progrès progressiste restent finalement des midinettes comme les autres, qui attendent toutes le prince charmant, fût-il un petit gros...

     

    image empruntée au site de RTL

     

    Ci-dessous "Lush Life" la vraie

     

  • Les catholiques doivent-ils se laisser insulter ?

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    Aussi sur Agoravox

     Cet article est en réponse à un texte du bloggueur Pneumatis sur le sujet qui réagissait à une émission de Radio Notre Dame (réécoutable en podcast sur le site de la Radio, ici à ce lien) du mardi 11 octobre où étaient invités entre autres Frigide Barjot et Daniel Hamiche.

    image du Saint Sépulcre prise ici

    1126-saint-sepulcre.jpgDe plus en plus, les catholiques en France subissent l'opprobre quasiment général dés qu'ils osent élever la voix contre l'époque et ses dérives parfois imbéciles, contredire le consensus mou général autour du vague humanitarisme prévoyant, à savoir un amalgame de lieux communs mollassons sur le thème de « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil si on me laisse faire ce que je veux ». On me dira, les catholiques osent rarement s'élever contre ce qui contredit leur foi, ils sont d'une timidité maladive, et n'affirment leur foi avec conviction qu'entre eux, ce qui ne sert pas à grand-chose.

    Généralement, on oppose d'ailleurs aux catholiques qui élèvent la voix ce verset de l'Évangile qui voudrait qu'ils tendent l'autre joue en cas d'offense, en plus de leur jeter à la figure l'Inquisition, la Saint Barthélémy ou que sais-je encore.

    De leu demander de tendre forcément l'autre joue, ce serait les confondre avec des moutons prêts à tondre, ce qu'ils ne sont pas.

    Ils se contentent de grands discours un peu creux, mièvres et sans trop de fond, et finissent souvent par sombrer dans un relativisme de leur propre foi. C'est parfois compréhensible et humain. La pression de la société est énorme, et il arrive qu'elle conduise à faire preuve malheureusement d'une certaine lâcheté pour ne pas perdre le lien que l'on a avec les autres.

    Ces cathos de service très très gentils qui parlent tout le temps de dialogue, en oublient que pour qu'il y ait dialogue, toujours est-il qu'il faut que l'autre en face soit d'accord.

    Quand le Pape parle du préservatif et des mœurs modernes sur le sujet, émettant des doutes sur le bien-fondé de comportements qui sont des comportements à risque sur le plan physiologique et moral, relayé par les croyants et les prêtres, le hourvari est général car au fond c'est tout ce qui intéresse ces contradicteurs, à savoir, n'avoir aucun frein à la satisfaction de leurs pulsions égo-centrées. On se demande d'ailleurs en quoi l'opinion du Pape compte vraiment pour des gens se prétendant libéraux sur le plan de leur vie privée, libre de toutes attaches.

    Prenons garde à ne pas sombrer dans l'abstraction et l'intellectualisation de la foi, la vérité est dialogante si l'interlocuteur accepte ce dialogue, s'il veut s'ouvrir un minimum, or, c'est là que le bât blesse le plus souvent.

    Cela me rappelle ces chrétiens qui à Jérusalem voulaient absolument dialoguer avec les juifs et/ou avec les musulmans. Ceux-ci sont souvent naturellement accueillants ce qui poussait à une confusion et laissait croire à une ébauche de dialogue, mais sur le fond, juifs et musulmans disaient en grande majorité, à de rares exceptions, clairement et nettement :

    « Bien sur que nous pouvons dialoguer sur la foi, si vous commencez par abjurer le christianisme ».

    Beaucoup de chrétiens recherchant ce dialogue faisait surtout des concessions en affirmant par exemple que nous avions le même dieu, ce qui est faux, le dieu des juifs n'est pas le dieu des musulmans qui n'est pas le dieu des chrétiens.

    Autre exemple, la plupart des incroyants acceptent le dialogue avec les catholiques, il y en a souvent dans les groupes d'étudiants à la fac, de ces "cathos de service", à condition que ceux-ci n'affirment pas trop de choses exigeantes sur le plan moral et restent finalement bien dans le moule sociétal actuel, on les écoute, tant qu'ils ne gênent pas. Or, la foi n'est pas de la guimauve, c'est de la TNT. Une foi qui ne dérange pas les certitudes, c'est de la guimauve.

    En Terre Sainte, j'ai pu le constater un peu plus chaque jour, ce dialogue n'est pas dans les grandes déclarations, les attitudes volontaristes, il est dans les petites choses, les gestes, les attentions, toute chose que les chrétiens de France ne savent plus faire naturellement, il leur faut passer par une intellectualisation.

    A Jérusalem, je me souviens de ces séminaristes nous demandant :

    « De quoi devons nous parler aux musulmans pour entamer le dialogue ? De la transsubstantiation ? De la Trinité ? etc... » .

    Nous répondions à chaque fois qu'il convenait plutôt de commencer en disant bonjour, en offrant un café, un thé, et que le reste viendrait.

    image de la Basilique de Bethléem prise ici

    bethleem.jpgCette rencontre de l'autre était pratiquée par les chrétiens d'Orient qui plaçaient les étrangers à leurs paroisses au premier rang, sans se poser de questions. En France, il serait bon d'entendre moins de bonnes intentions et plus d'actes de ce genre, sans ostentation.

    Il ne s'agit pas dans un dialogue de se poser comme "supérieur", surtout pour un chrétien qui en théorie se reconnait pêcheur, mais avoir la Foi c'est déjà s'être ouvert, au moins un petit peu, à une personne qui est Dieu, et à l'autre. De plus, il ne s'agit pas pour un chrétien de "convaincre", mais d'aider ceux que nous rencontrons à s'ouvrir eux aussi à ce sens de l'autre, ce qui ne passe pas par des bonnes paroles ou des réflexions intéressantes et élevées, mais dans des petites choses bien concrètes.

    Des personnes qui ne sont pas chrétiennes pratiquent déjà cet accueil de l'autre, mais sans la conversion du cœur à Dieu, pour un chrétien, cela ne va pas totalement jusqu'au bout. Dans les intentions de prières, d'ailleurs, on demande souvent que les dirigeants soient ouverts à la justice et à la paix, ce qu'ils ne seront pas sans conversion.

    On aimerait en ce moment qu'au moins les catholiques de France évoquent le sort des chrétiens d'Orient, qui au lieu de connaître un sort idyllique dans les terres qui ont connu le « printemps arabe » subissent plutôt de plus en plus de persécutions.

    Les européens, les français, n'en ont pourtant rien à faire des souffrances des chrétiens coptes en particulier, et orientaux en général, à quelques exceptions près. On parle d'"affrontements entre coptes et musulmans" dans les médias, ce qui est une bonne blague. On ne veut pas trop s'impliquer par manque de courage.

    Les français sont en règle général complètement indifférents au sort de ces croyants persécutés de fait, catholiques à 40%, orthodoxes à 60%. Ils sont très rarement évoqués dans les paroisses, les groupes de prière, de catéchisme, où l'on parle de beaucoup de choses sauf de ces frères dans la foi, où l'on évoque d'autres fêtes religieuses en oubliant la persécution des chrétiens arabes.

    Je croyais que le fameux "Printemps arabe" allait amener un vent de démocratie et de tolérance sur le Proche Orient. il semble qu'il risque d'amener surtout au pouvoir des islamistes un peu partout, et de la haine contre les coptes, les grecs-catholiques, les syriaques et les melchites. Mais cela, il ne faut pas trop le dire, les minorités chrétiennes n'ayant visiblement pas le droit à quelque compassion là-bas comme ailleurs,

  • DSK libéré sur parole ou le bal des valets

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    en discussion sur Agoravox

     Depuis quelques heures, c'est le déferlement de jésuitisme et le festival des bonnes consciences hypocrites autour de l'affaire DSK. Quelques doutes sont émis sur la moralité de la présumée victime, et voilà l'ancien directeur du FMI innocenté complètement par ses partisans. On ressent leur soulagement presque odieux. Ce n'est quand même pas une petite femme de ménage qui allait contrecarrer les ambitions de leur champion et les leurs.

    image prise ici

    011803_e0273fde.jpgCe n'est quand même pas un petit excès d'hormones de l'ex-candidat à la présidence (il est possible qu'il revienne dans la course avec les honneurs ce qui est en quelque sorte la cerise sur le gâteau) qui allait interrompre le bal. Collés aux fenêtres de celui-ci certains prennent partie avec emportement pour Strauss-Kahn en n'espérant même pas pouvoir un jour entrer, on se demande si c'est de l'obséquiosité, de la crédulité ou juste un symptôme d'esprit grégaire.

    Depuis quand également faut-il qu'une victime soit moralement parfaite pour que l'on tienne compte de sa parole ?

    Depuis quand une victime doit-elle être une émule de la Vierge Marie ?

    Et précisons quand même que cela ne remet pas en question une seconde ce qui s'est passé dans la chambre du Sofitel de New York, ce ne sont pas des doutes sur les évènements, mais des doutes sur la crédibilité de la plaignante. Les faits ne sont pas une seconde remise en cause, seulement les motivations de la plaignante.

    Et il reste inculpé.

    Il est curieux que les partisans de DSK parlent d'ailleurs à propos de cette affaire de présomption d'innocence, notion qui n'existe pas en droit américain.

    Depuis quand les soutiens de DSK se préoccupent-ils tellement de moralité ?

    Ne sont-ils pas pour une société de progrès, une société sexuellement libre dans laquelle il n'y a plus de contraintes ni de préjugés bourgeois rétrogrades ?

    A entendre tous les soutiens de DSK, leur conception de la femme oscille toujours comme avant entre la maman et la putain, sans intermédiaire possible entre les deux. Cela reste donc une conception très bourgeoise.

    Et il semble qu'il paraisse inconcevable pour eux qu'une femme se refuse à leurs désirs à moins d'être folle ou frigides, conception qui naît souvent d'un défaut de virilité soit dit en passant.

    Ne sont-ils pas pour une société d'égalité entre les sexes ?

    Ne sont-ils pas les premiers à s'enthousiasmer pour la « théorie du genre » ?

    C'est assez ironique, je trouve, de constater que les amis du président de l'ex-président du FMI, pur représentant de l'oligarchie, se révèlent au fond catholiques dans leur conception du péché et de la miséricorde.

    Que l'on me pardonne ce trait d'esprit caustique ...

    Au moins, avec les soutiens de DSK et les déclarations de ses proches, on a au moins une certitude, ce n'est pas parce que l'on se dit de gauche qu'on l'est vraiment, ce n'est pas parce que l'on se dit de gauche que l'on est réellement prêt à faire quelque chose par exemple, au hasard, pour une réfugiée sans-papiers, obligée de s'adonner à divers trafics pour survivre.

    Voilà pourtant un sujet intéressant qui pourrait intéresser a priori quelqu'un se réclamant de la gauche.

    Serait-ce que ceux qui défendent DSK ne soient pas exactement sincères dans leurs déclarations très généreuses concernant les pauvres ?

    Serait-ce qu'il y ait là une hypocrisie ?

    La Fontaine a bien raison, que vous soyez puissant ou misérable, la justice n'est pas du tout considérée de la même manière. En parlant de présumé innocent, comment se fait-il par exemple que l'on présente partout Xavier Dupont de Ligonnès comme forcément coupable des crimes atroces de sa femme et ses enfants alors qu'il a été probablement lui aussi assassiné ? Pourquoi personne ne considère-t-il cette hypothèse comme recevable ?

    Serait-ce parce qu'il a moins d'amis riches et puissants ?

  • Panurge for ever

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    moutons_de_Panurge.jpgLe mouton existe depuis toute éternité dirait Vialatte, au moins depuis la création du monde, et on peut dire que ce n'est pas un charognard à l'absence de dents pointues que l'on peut constater dans sa gueule. Le troupeau de Panurge s'est agrandi depuis le XVIème siècle. Les prés où paissent les troupeaux ont fini par recouvrir le monde et les bergers se sont multipliés, chacun se disputant l'autorité du cheptel qui obéit selon ses caprices aux chiens de berger ou aux rapaces même qui les abusent. On donne l'illusion de se garder elles-mêmes à quelques têtes de bétail qui tentent vainement de ressembler aux loups ou aux aigles qui continuent de tournoyer en rond au-dessus, qu'elles ont plus de valeur en les montrant aux foires ou aux comices agricoles, mais quand la tonte arrive, tout le monde y passe. La tonte est très facile, les moutons y sont conditionnés dés leur plus jeune âge. Et quand il s'agit d'en cuire un ou deux, on choisit en premier les têtes de bétail les plus dociles qui s'en vantent jusqu'au four. Certaines poussent la folie jusqu'à s'y préparer Roubion1.jpgen se laissant engraisser. Le troupeau bêle souvent devant les trains qui passent, surtout devant les trains de luxe qui transportent les bêtes sélectionnées par le fermier et qui font son orgueil. Ces bêtes sélectionnées ont malgré tout une certaine autorité, quand l'une bouge les autres suivent, même quand il s'agit de se jeter du haut d'une falaise. Le fermier Panurge élève également des lemmings maintenant, des animaux qu'il vend pour sa fourrure et qui lui coûte un peu moins cher. Le lemming rêve de ressembler au mouton dont il a déjà l'instinct grégaire. Comme un curieux bipède qu'il aperçoit parfois en bas sur la plage quand il se prend son élan pour se jeter dans l'océan. L'homme se déplace également en troupeau, comme on peut le voir sur la photo en bas à droite qui montre un départ en vacances. Les troupeaux admirent tous leur berger, ils l'idolâtrent. Ils le portent au nadir de leurs aspirations car les troupeaux aiment bien être dominés et méprisés. Parfois, il arrive que des têtes de troupeau veuillent sortir du rang, mais on les considère bien vite comme des bêtes malades et le vétérinaire a tôt fait de les euthanasier