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  • Migrants : ce n'est que le début

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    A gauche, enfin la gauche sociétale, on a depuis longtemps « ses » pauvres attitrés comme les dames patronnesses d'autrefois, ce sont les migrants en général, les musulmans en particulier. Les autres pauvretés, les autres précarités n'existent pas, voire pire encore on les oppose. De toutes façons un pauvre qui ne serait que français, « de souche », est forcément un plouc. Ces migrants, ces musulmans on les aime bien car leur pauvreté est lointaine. Elle est exotique. Elle rappelle ses voyages que l'on a fait en Méditerranée, les rares fois où l'on est sorti de l'hotel pour aller s'acheter une babiole dans les marchés à touristes.

     

    Ainsi, en se paysant quelque colifichet, le bourgeois pédagogue se déculpabilisait. Il n'était pas si égoïste puisqu'il avait fait l'aumône de son temps et de son argent. Depuis quelques années, il rajoute un « selfie » effectué avec l'autochtone afin d'apporter une preuve et de montrer combien il est humaniste.

     

    Un précaire de cet acabit, et moi le premier il ne s'agit pas non plus de nier leur précarité matérielle, est à peine un être humain. Ce n'est qu'une pauvre chose, un pauvre hère sans cervelle et sans cervelle qui ne sert qu'à se donner bonne conscience. Quand il fait preuve de violence ou d'agressivité, cela ne peut pas être sa faute. Jamais. Il sera excusé par la confrontation de sa culture avec la nôtre, par son ignorance, par sa naïveté. S'il violente les femmes c'est par pure candeur, et non par perversité. Et puis ces filles qu'il a parfois brutalisées n'avaient pas besoin de s'habiller aussi court, aussi léger...

     

    C'est ce que l'on entend régulièrement de la part de politiques ou de militantes se prétendant pourtant féministes radicales. C'est encore la faute de l'Occident corrupteur. Il est plus simple pour elles comme pour le bourgeois pédagogue de présenter Mohamed Merah en victime par exemple, victime du racisme, des préjugés, raison pour laquelle il s'est mué en monstre (en ce moment au Festival d'Avignon, voir à ce lien).

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  • Quelques millions de général Piquemal ?

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    politique, société, piquemal, calais, migrants, immigration, amaury watremezLe général Piquemal, ancien général de la Légion étrangère, a subi une garde à vue de plus de 40h dans la nuit de dimanche à lundi du fait de sa participation à une manifestation « anti-migrants » initiée en grande partie par des militants d'un illusoire mouvement « Pegida » français, interdite par la préfecture du Pas-de-Calais. La centaine de manifestants l'entourant a été condamnée pour une vingtaine d'entre eux à des peines de prison ferme extrèmement sévères.

     

    Sorti d'un court séjour à l’hôpital le général Piquemal a exercé un rétropédalage quant à sa participation à la manif interdite. Selon son nouveau discours beaucoup plus mesuré, il n'aurait rien eu à voir avec les personnes présentes qu'il haranguait pourtant avec vigueur d'une toute autre manière (voir à ce lien) : des soldats perdus voulant continuer à servir leur pays, des personnes issues de cette « France périphérique » méprisée par le pouvoir ...

     

    Il « regrette » et ne savait pas avec qui il se trouvait ....

     

    Ironie, le directeur de cabinet de la préfecture, un certain monsieur Desplanques (ça ne s'invente pas) à la tête de jouvenceau dispensé d'EPS, si soucieux des rappels à la Loi, a été photographié devant un migrant fumant un pétard nonchalamment (voir photo ci-après) adossé à une cabine de bus....

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  • Le « pays légal » moralise encore - « l'Appel des 800 »

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    politique, migrants, société, calais, jungle, amaury watremezLe « pays légal » c'est le pays des privilégiés, de ceux ayant des réseaux et sachant les activer, c'est la part la plus favorisée de nos contrées. On y rajoute aux prétentions matérielles des prétentions politiques et sociales, et culturelles. Et l'on aime bien y poser aux guides du peuple, bas peuple n'ayant rien compris, le « pays réel ». Les petites gens y sont toujours méprisées, car finalement, pour tous ces bons bourgeois pédagogues (terme que je préfère à « bobo ») le peuple se compose surtout de « classes dangereuses », insupportables à leurs yeux de moralisateurs patentés à vouloir participer ne serait-ce qu'un tout petit peu à la vie démocratique.

     

    De toutes façons ces bourgeois pédagogues en réponse aux angoisses, au questionnement des citoyens face à la montée des communautarismes, ne savent que les traiter de fââchiistes ou de séides de Marine le Pen, pour qui je n'ai jamais voté et ne voterai jamais, suspicion qui ne manquera pas d'arriver suite à cet article....

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  • Charité minute

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    260px-HomelessParis_7032101.jpgIls parlent avec tellement de légèreté de la misère ou de la pauvreté ! Ils en sont abjects ! Que ce soit les bourgeois pédagogues s'apitoyant sur la mort du petit Aylan et des migrants, pardons des réfugiés, ou certains catholiques ou militants de droite redécouvrant soudainement l'existence de « sans abri » de SDF, selon le terme hypocrite. Dans les deux cas, l'apitoiement est une comédie. Ou plutôt non, c'est de la « charité minute », de la charité au micro-ondes réchauffée en trente secondes et se refroidissant très vite.

     

    Ils sont certainement sincères dans la minute où ils prononcent de grandes phrases ronflantes et grandiloquente mais la sincérité ne suffit pas une seconde, tout comme les grosses larmes de crocodiles sur le réseau. Ils confondent constamment comédie des -grands- sentiments et colère juste, sensiblerie et altérité, ou avec de la simple empathie. Cette comédie suffit, qu'elle soit dans la vie ou sur le réseau.

     

    Qu'elle soit suivie ou non d'actes concrets importe peu. Ils ne salueront pas plus leurs voisins dans la rue, ne s'inquiéteront pas plus de l'homme ou de la femme dormant sur le banc en face de leur pas de porte ou sur le quai du métro sous la lumière violente des néons. Ils ne feront pas un geste ou un effort supplémentaire.

     

    Je sais ami lecteur, je l'ai déjà abondamment cité mais le re-cite, ainsi que le disait Bernanos ils ont le « cœur sec et les tripes molles »....

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  • Le SDF et l'humaniste de réseau social

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    Capture-decran-2012-12-19-a-12.jpegDepuis les quelques jours de « buzz » numérique sur le petit garçon syrien noyé sur une plage turque, les humanistes -de réseau social je tiens à le préciser- n'ont de cesse d'encourager à l'accueil des migrants, pardon des réfugiés, avec des sanglots dans les « smileys » et des larmes dans les « LOL ». Bien entendu, ce n'est pas qu'ils en prendront chez eux. Ils ne sont pas fous...

     

    Attention, ils ont tous de bonnes raisons de ne pas en loger, ils reçoivent du monde, ils ont de la famille en week-end chez eux, mais cela ne les empêche pas de moraliser tous ces méchants s'inquiétant d'un « Camps des saints » en vrai, appelant à plus de nuances et de retenue, et aussi de pudeur, et aussi un peu moins d'hypocrisie larmoyante. Ce larmoiement de Tartufes incapables de saluer leur prochain sur le seuil de leur porte, infoutus de simplement regarder leur voisin,e dans un transport en commun sans les « transports » communs...

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  • Le bal des faux-culs continue

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    Nous vivons en 2015 dans une société d'une dureté sans pareille dans laquelle une personne en dehors des normes est conspuée et, ou rejetée systématiquement. Le darwinisme social est une réalité concrète de tous les jours, il ne choque plus personne, tout le monde trouve cela normal à quelques exceptions. Les faibles, les éclopés, les originaux sont ignorés, méprisés, subissent l'indifférence du reste du monde. Il convient de ne pas être trop grand, trop petit, trop maigre, trop gros, trop ceci, trop cela. Intellectuellement, l'on se doit de suivre le mouvement, l'allégeance à la dictature de l'émotion, et surtout, surtout, ne pas pousser à la réflexion personnelle.

     

    Le contradicteur des certitudes sociétales modernes est automatiquement injurié et soupçonné des pires avanies, un fââchiiste c'est sûr, avoir une opinion originale, nuancée, argumentée est interdit. On se doit de pleurnicher, pour les conséquences l'on verra après, l'essentiel c'est d'abord de se donner bonne conscience, c'est d'abord de se mettre en valeur...

     

    Et pourtant, pourtant...

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  • Le retour des pleureuses

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    politique, migrants, société, hypocrisie, amaury watremezSur le net ou ailleurs, les pleureuses, fussent-elles catholiques, incroyantes, de droite ou de gauche, restent complètement ou presque indifférentes au sort des chrétiens d'Orient ou des yézidis. Ils se fichent comme l'an 40 de leur voisin expulsé de son logement, sont sourds aux cris de la femme ou des enfants battus à côté de chez eux, regardent ailleurs lorsqu'il croise un sans abri faisant la manche dans la rue fixant alors le plan du métro avec un intérêt passionné feint non sans difficultés. Ils ne se désolent pas le moins du monde pour les paysans pressurés par les réglementations débiles et ubuesques, les conséquences de la mondialisation réputée heureuse...

     

    Mais quand il s'agit de pleurnicher en chœur en relayant et partageant partout la photo d'un enfant noyé, ils se bousculent au portillon !

     

    C'est à qui aura le « statut » le plus larmoyant, le « touite » le plus émouvant, le plus « citoyen » et con-cerné, le plus culpabilisant pour les méchants fââchiistes et autres petits bourgeois hédonistes et réactionnaires réclamant un semblant de nuances dans ce déferlement de pleurnicheries d'une sottise sans nom. Toute cette guimauve donne à la fois le diabète et des nausées à sa seule évocation...

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  • Le « Camp des Saints » en vrai – Invasion pacifique

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    Dans ce roman hautement politiquement incorrect publié en 1973 mais prophétique, Jean Raspail imagine l'afflux d'un million de migrants en Europe à cause de la pauvreté, des dictateurs, des théocrates et plus généralement de l'avidité face à une société apparemment d'abondance. Les autorités débordées s'y montrent totalement incapables de juguler l'arrivée de ces populations, et la population française s'y comporte dans sa majorité avec une veulerie impressionnante, incapable de réaction, quelle qu'elle soit.

     

    migrants, société, politique, immigration, hypocrisie, amaury, watremez, misèreLa civilisation occidentale dans ce livre est décrite comme dégénérescente car l'avidité à satisfaire ses appétits les plus abjects y étant devenu le seul repère.

     

    Bien sûr, cela n'a rien à voir avec la réalité de 2015 diront les « petits jeunes gens réalistes » et les bourgeois pédagogues. Les premiers invoqueront la mondialisation inéluctable des échanges et des personnes, l'émergence des nouveaux pays industrialisés, le changement de paradigme indispensable pour comprendre les « nouveaux enjeux » que généralement ils ne subissent pas....

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