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martine aubry

  • Martine découvre le communautarisme

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    martine aubry, immigration, société, politique, migrants, sécurité, amaury watremez, lilleIl est facile d'ironiser sur la déclaration que Martine Aubry, la maire de Lille, a faite sur certains quartiers qui ne sont plus en République (voir à ce lien) et qu'elle en avait parlé à Gérard Collomb. On sait bien qu'il y a certainement derrière l'intention de récupérer l'électorat qui vote dorénavant FN. Mais si elle elle le dit même pour ces raisons, elle la chrétienne de gauche, c'est que la situation doit être vraiment gravissime. Et qu'elle le dise montre aussi qu'une partie de la gauche commence lentement -il serait temps- à ouvrir les yeux sur les conséquences de sa propre politique menée depuis plus d'une quarantaine d'années. Elle a raison de fait, dans ces endroits nos lois, nos valeurs n'ont plus cours.

     

    Et c'est de notre faute.

     

    On nous cite toujours lorsque l'on évoque ce problème des cités les exceptions confirmant la règle, les professeurs encore dévoués, les éducateurs encore tous à leurs tâches malgré des salaires que l'on en est droit de trouver indécent. On nous demande des chiffres en réponse, des éléments statistiques alors que les statistiques ethniques sont interdites en France. On compare la délinquance des "blousons noirs" des années 50-60 à celle des "lascars" de cité. D'aucuns comme Samuel Laurent osent le rapprochement entre la brute rappeuse ayant pondu ce texte sur la pendaison des blancs et Brassens. Et puis de toutes façons c'est un fait entendu, tous ceux mettant en garde contre la montée des communautarismes, des revendications obscurantistes sont des racistes.

     

    Quand on ne laisse pas entendre qu'ils sont bons à psychiatriser...

     

    Dans les quartiers règne la loi du plus fort, la haine aveugle et brutale, la violence absoluée, celle du "business" de la drogue et autres trafics qui permet aux habitants des "cités" de consommer allègrement les produits vendus dans les zones commerciales qui sont toujours à proximité des immeubles. Tant que ça fait marcher la consommation, d'où vient l'argent n'a aucune importance n'est-ce pas ? Le système vendra la corde pour se faire pendre. La loi de ces "affaires" est une loi d'airain, très dure, personne ne peut prétendre y échapper. Cela commence par l'intimidation qui fonctionne à chaque fois, car la police n'intervient plus depuis longtemps : On les comprend, nous ferions-nous trouer la peau pour 1800 euros par mois nets ?. Les quelques "toubabs" ou "koufars" qui restent on les met au pas rapidement. Beaucoup devancent cette mise au pas en faisant le ramadan, en étant plus royalistes que le roi du Maroc en quelque sorte.

     

    Et puis quant aux éducateurs, ils n'ont pas envie qu'on leur crève les pneus s'ils se montrent un peu trop fermes...

     

    Je ne parle même pas ici de tous les "natios" et souverainistes enflammés que l'on peut lire, surtout sous pseudo, sur le net. Dans la vie, et c'est normal, c'est humain, ils sont moins exaltés, moins radicaux. Il faut bien vivre, et, ou survivre dans des environnements difficiles, de plus en plus. Il faut bien aller au travail, gagner sa croûte malgré une situation clairement de plus en plus tendue pour une seule raison. Tout le monde s'est satisfait pendant des décennies des grandes déclarations de bonnes intentions, bien lacrymales, bien gentilles aussi. Mais personne ne s'est soucié de savoir si ces populations s'intégraient ne serait-ce qu'un minimum à notre pays, des populations dont les modes de vie et valeurs témoignent surtout ne serait-ce qu'à leur arrivée de la sottise obscurantiste la plus crasse, de la loi du plus fort, du plus riche...

     

    ...Et le fait que cela ait existé en France supposément n'est pas une excuse.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

    Amaury - Grandgil

    illustration empruntée ici