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mai 68

  • Adresse aux baby-boomers

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    Il y a des exceptions (confirmant la règle, il y en a toujours), je ne généralise pas une seconde. Il existe des baby-boomers qui n'ont pas seulement songé à jouir le plus possible d'une société de consommation à outrance qui finalement n'aura pas duré très longtemps dans sa formule ouverte à tous. En 2018, et de plus en plus, la fameuse classe moyenne qui en profitait se paupérise très rapidement, seuls les très riches bénéficient des largesses du système économique.

     

    Et cela baby-boomers c'est en grande partie de votre faute. Vous vous lamentez de ce que déjà vos enfants et petits enfants vous haïssent mais ils ont des raisons...

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  • Mai 2018 a-t-il commencé ?

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    grèe, société, histoire, mai 68 , économie, amaury watremezCinquante ans après, "Mai 68" continue d'avoir son pouvoir de fascination sur les observateurs politiques et les citoyens. Ce fut pourtant tout au plus un monôme de petits bourgeois favorisés qui le provoqua et le fit durer surtout de par l'absence de réactions durant un temps. C'était le révélateur de nouvelles aspirations nées durant le "Baby Boom". Certes, ce n'était pas aussi creux que cela, il y avait une véritable recherche d'alternative à cette société consumériste naissante, une quête brouillonne d'idéaux et d'autre chose que le simple conformisme social :

     

    Se marier, faire des enfants, acheter une maison, épargner, consommer etc...

     

    A l'époque, le plein emploi était une évidence comme il semblait évident qu'il durerait toujours la prospérité ne devant pas s'arrêter. La précarité n'était pas encore d'une brûlante actualité. Les populations très défavorisées étaient conservées sous le tapis, pudiquement, on n'en parlait pas. On ne s'y intéressait pas. Ce qui était ironique était, est toujours, que la contestation de l'ordre bourgeois venait des enfants les plus favorisés, les plus aisés au moins matériellement, les plus bourgeois quoi.

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  • Mai 68 et sa mythologie intimidante

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    histoire, société, politique, mai 68, révolution, amaury watremezPrès de cinquante après « Maissoissantuite » la mythologie liée à l'évènement intimide encore beaucoup la droite et toute la société. Dés que quelqu'un veut parler d'une révolution sociale, même quand celle-ci n'a rien à voir il évoquera un « nouveau » « Mai 68 ». Les « réacs » ou qualifiés ainsi se sont donnés pour maîtres et penseurs des anciens des barricades pas tout à fait repentis de leurs erreurs de jeunesse. Certains d'entre eux avaient cru voir dans « Nuit debout » un renouveau de leurs aspirations de jeunesse mais la rencontre avec la nouvelle génération se passa plutôt mal.

     

    Ces petits cons mal élevés furent insolents, sans doute à cause de la déliquescence des valeurs provoquées et voulues par leurs grands ancêtres...

     

    La plupart se lamentent sur la destruction de valeurs communes que dans leur jeunesse ils n'ont eu de cesse de remettre en question et de dynamiter, eux. Ils se sont continuellement trompés, soutenant les pires dictateurs, de Mao à Pol Pot, soutenant sans faillir une société ultra-libérale. Ils sont de « bons clients » de la télévision. Ils sont comme les bourgeois de la chanson de Brel. Ils sont toujours désireux à partir de maintenant de s'assurer une retraite confortable de « pères de la nation », et finir à l'Académie sages et honorés par le pays, un peu comme le père Hugo à la fin.

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  • Lettre ouverte à une « célibattante » de quarante ans

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    intéressera les célibattantes et célibattants sur Agoravox

    Hier j'ai reçu sur Facebook une demande d'« amitié » d'un ancien flirt de fin d'adolescence, une certaine Laure, une période où l'on se leurre sur ses sentiments en parant ses désirs de grands sentiments.

    n6.gifJ'ai regardé deux fois son parcours pour vérifier que c'était bien elle, car sur la photo elle ne ressemblait absolument pas au souvenir que j'avais d'elle. A l'époque, il y a plus de vingt ans, elle avait une cascade de cheveux auburn, un buste chasse-neige et des yeux gris-bleus très pétillants. Ce n'était déjà plus à la mode d'avoir des formes à cette époque, d'être pulpeuse comme elle l'était.

    Elle était cultivée, fine et faisait preuve de beaucoup d'humour. Elle avait énormément de charme et le monde à ses pieds.

    Et là je voyais une femme qui semblait avoir déjà cinquante ans, des lunettes « sécu » sur le nez, la chevelure terne et le regard perdu dans le vague.

    Bien sûr, les amoureux éconduits même vingt ans après ont tendance à se réjouir cruellement, de se dire même malgré eux : « tu vois, si tu étais resté avec moi, ça ne se serait pas passé comme ça ».

    Et puis, on ressent de la pitié et cela amène ensuite d'autres questions.

    Elle fait partie de cette génération née juste après « Mai 68 » dont les vieux combattants nous ressassent encore les beautés et les merveilles de nos jours, radotant exactement de la même manière que les vieux messieurs moralisateurs des temps anciens.

    Laure a grandi pendant la fameuse « parenthèse enchantée », cette période où les professeurs, les instituteurs, les intellectuels, les journalistes et la plupart du commentateur enjoignaient de tout vivre, tout ressentir, d'échapper à la routine d'une vie équilibrée perçue automatiquement comme aliénante.

    On nous disait que le monde était à nous, que nous devions vivre et aimer passionnément quitte à sombrer dans des excès dangereux. Alterner les partenaires sexuels comme on disait à l'époque, comme on dit encore, était quasiment obligatoire.

    Alors qu'au bout du compte c'était toujours les fantasmes masculins qui dominaient, celui de la bourgeoise libérée qui ne porte pas de culotte et change d'amant comme elle éternue.

    Ce n'est pas que l'on doit regretter la situation avant 68, la pudibonderie, les garçons et les filles corsetés, leur ignorance totale de la sexualité jusqu'à leur mariage, pour certains d'entre eux, ceux habitant à la campagne avaient des leçons de choses sous leurs yeux avec les animaux dans les fermes.

    Mais l'on est passé d'un extrême à l'autre, et l'ignorance en matière sexuelle est toujours la norme même si les enfants et les adolescents ont accès au porno très tôt, justement pour cette raison a-t-on envie de dire.

    Si « Mai 68 » a amené les accords de Grenelle qui ont entrainé certains aménagements cosmétiques du libéralisme à la française, il n'a fondamentalement rien changé à l'iniquité fondamentale de notre société.

    Par contre, il a engendré un bouleversement des mœurs et mis fin à l'hypocrisie morale des plus privilégiés qui n'ont plus ressenti le besoin de mettre un paravent pudique pour camoufler leurs coucheries et aventures adultérines ou pas.

    Laure voulait vivre comme les adultes nous intimaient de le faire dans les années 70. Elle voulait être une femme libérée, indépendante, et faire une belle carrière, et trouver dans le même temps le prince charmant qui saurait la combler, un prince de rêve à la fois très viril et féminin dans l'écoute, bien élevé et mauvais garçon, artiste et capable de faire la vaisselle.

    Je l'avais vue dans une émission de Delarue il y a quelques années, témoignant comme jeune femme en quête de ce genre de fantasme totalement inepte au bout du compte. Elle le faisait certainement dans l'espoir de le rencontrer enfin, qu'il était là derrière le poste, caché quelque part, subissant sans broncher les conseils débiles d'un coach grotesque lui apprenant à « gérer » ses sentiments comme on gère son portefeuille d'actions.

    Elle est d'une famille qui a des relations dans le milieu culturel, et des moyens, l'on y est ouvert d'esprit, jusqu'à un certain point.

    Comme beaucoup d'autres célibattantes, elle s'est retrouvé seule dans son appartement parisien, avec quelques amis empressés avec elle quand elle avait les moyens, beaucoup moins quand elle s'est retrouvée au chômage avec un enfant à élever.

    Elle a fait une solide dépression et ne peut plus vivre sans neuroleptiques.

    Un jour elle en a pris de trop car elle avait beau connaître du beau monde, elle avait compris que ce beau monde ne l'aiderait pas et que l'on ne peut pas vivre tous ses désirs où l'on veut quand on veut comme nous l'a fait croire la génération qui a « fait Soixante-huit », que vivre ses désirs sans frein a des conséquences. Et que finalement cela conduit à introduire le consumérisme roi dans la vie personnelle de chaque individu qui consomme du sexe et se soucie moins d'aimer vraiment.

    Les représentants de celle-ci d'ailleurs ont profité à fond de la « parenthèse enchantée », ont fait l'amour autant qu'ils pouvaient sans se soucier du lendemain, sans faire beaucoup d'enfants, se disant que finalement ce serait à leur progéniture de s'en occuper. Ils ont fait mine de penser – ils le font toujours- que leurs enfants feraient la révolution et obligeraient les banques et les patrons à financer leurs retraites tout en sachant très bien que leurs enfants devraient surtout travailler plus et plus mal, subir une précarité violente pour s'en sortir.

    Laure est loin d'être la seule à avoir vécu cette descente aux enfers de la solitude et de la dépression. Parfois, ce n'est pas si grave, cela ne va pas si loin, mais que de blessures ouvertes on peut voir chez tant de femmes de son âge, désillusionnées, perdues, paumées, abandonnées, qui ne se sont pas vues vieillir car pour la plupart elles croient encore à ses illusions, ou feignent d'y croire car c'est plus rassurant.

    Les célibattantes s'entretiennent, quitte à faire appel à la chirurgie, quitte finalement à se soumettre à d'autres diktats que leurs ancêtres, tout aussi arbitraires et méprisants envers les femmes qui manquent toujours de choix de vie entre la maman et la putain.


    Cookie dingler femme liberee
    envoyé par jc761. - Regardez la dernière sélection musicale.